Han je suis tellement contente d'avoir ma première revieweuse, en plus c'est toi. Je suis tellement contente que je vous poste la suite illico presto.
Chapitre 4 : Surprise !
Cela fera 3 mois. 3 Mois demain. Et Konzen ne se sentait toujours pas prêt d'accepter ce mariage arrangé. Bien sûr il n'avait rien avouer, à personne : Goku avait insister pendant les premières semaines, puis avait finalement cédé sa place à Kenren qui ne cessait de l'ennuyer avec son évanouissement, présumant qu'il s'agissait d'une maladie de vieillesse précoce chez les dieux, et Tempo a essayé juste une seule fois.
Mais à chacune de ces tentatives, cela finissait en coup et en bosses. A l'exception de Tempo, qui comprenant la douloureuse mission qui lui avait été attribuée avait stoppé les tentatives d'éclaircissement, Goku et Kenren s'en était ressortit, comment dire, avec plus de marques sur le corps.
Et la Kanzeon se régalait jour après jour du spectacle qu'offrait la longue plainte agonisante de son cher neveu, plainte qui se transformait au fil du temps, en une envie phénoménale d'égorger quelqu'un.
Konzen avait lutté avec force, avec courage, avec sagesse, pour ne pas détruire la moitié du Royaume céleste par sa colère et sa haine, alimenté par ses deux compagnons et par les rires incessants de la vieille peau. 3 mois déjà, et le dieu ne semblait pas s'en sortir.
Enfin, la veille précédant l'annonce importante, Kanzeon fit venir son neveu seul, au même endroit où elle lui avait annoncé, il y a de cela 3 mois.
Kanzeon : Comment vas-tu mon cher Konzen Doji ? Tu sembles angoissé, aurais tu peur que ton mariage soit un échec.
Konzen : Tu peux pas savoir comme j'espère que se soit un gros bide, répondit il avec sa voix la plus douce et la plus légère (ironie quand tu nous tiens)
Kanzeon : Je constate que tu ne t'y es toujours pas fait à cette idée de mariage, mais si je t'ai fais venir ici, c'est justement pour que tu saches les raisons qui m'ont poussés à faire ce choix. Je pense d'ailleurs que tes amis Kenren et Tempo y sont concernés, ainsi que ton petit protégé, mais pas directement.
Konzen : Je me doutais bien que tu ne ferais pas ce genre de chose juste par le plaisir de m'embêter, mais avant d'avoir tes explications, pourrai je savoir pourquoi moi ?
Kanzeon : Plus tard Konzen, plus tard.
La déesse se leva de son fauteuil et contempla son neveu avec une appréciation étrange. Elle n'était pas comme d'habitude, rassurante, puissante, malicieuse, mais plutôt calme et absente. Ses longs cheveux d'un noir de jais étaient détachés pour une fois, et cascadait le long de ses épaules frêles et arrondies. Elle se tenait droite, avec l'éternel lotus blotti dans sa main gauche. Sa main droite était posée sur ses hanches anguleuses, et soutenait le poids de son bras.
Elle observa silencieusement Konzen, appréciant chaque seconde à admirer l'étonnante texture de sa peau, la douceur et la brillance des rayons de soleil qu'étaient ses cheveux, sa mâchoire fine et légèrement anguleuse, ses lèvres de miel, ses yeux d'un améthyste flamboyant. Oui, elle n'avait pas eu tort de la lui remettre.
En fait, la déesse pensait en cet instant, que ces deux êtres étaient finalement destinés, et que, qu'importent les raisons qui pourraient venir à les séparer, le destin les rassemblerait forcément.
Kanzeon avait compris depuis bien longtemps, que l'océan de solitude, de décadence, de silence et d'enfermement qu'était devenu son neveu, ne provenait pas du fait que cela soit dans son caractère, mais plutôt dans l'isolement qu'il était devenu.
Il avait besoin de quelqu'un. Une personne qui puisse briser cette carapace indestructible qu'il s'était fabriqué, une personne ayant la capacité de régénérer cette âme de poussière que l'on lisait dans les cendres de sa mélancolie…
La déesse se retourna, et fit face à l'étang :
Kanzeon : Dis moi mon neveu, as-tu un cœur de pierre ?
Konzen : Qu'est ce que tu racontes encore ?
Kanzeon : Ne cherche pas d'échappatoire mon neveu et réponds à ma question.
Konzen : Comment veux tu que je sache…tu es vraiment bizarre depuis que tu m'as annoncé cette nouvelle.
Kanzeon : Disons que, pour une fois, je suis incertaine de ce qui va se produire. Cela n'en est que plus excitant je l'admets, mais j'ai encore des doutes te concernant. As-tu un cœur de pierre, ou un cœur de glace ?
La dernière question instaura le silence dans la cour. Ils n'étaient que deux pourtant, la lourdeur de ce silence était insupportable pour Konzen, non pas parce qu'il était habitué aux rugissements quotidiens de Goku, mais surtout parce que la question formulée était douloureuse à entendre.
On lui avait souvent reprocher d'être un cœur de pierre, mais il ne voyait pas la différence entre cœur de glace et cœur de pierre. Personnellement, il s'était accepté tel qu'il était, et avait accepté son sort à l'avance, condamné à vivre éternellement dans la solitude et la douleur de l'isolement.
Seulement sa tante avait déjà tout vu, et lui avait remis le petit Goku. Et depuis qu'il était là, Konzen ne cessait de se poser des questions concernant sa propre attitude. Parce qu'au fond de lui, le lien qu'il avait tissé avec ses compagnons prenait une ampleur beaucoup plus importante qu'il n'aurait cru.
Et Konzen avait peur de cela, peur parce qu'il ne le contrôlait pas, peur parce que sa propre attitude l'échappait totalement.
Lui dont on disait que la saveur de l'hydromel dégoûtait, que la beauté des fleurs écoeurait, que la douceur des femmes le faisait fuir, lui, l'insensible, le solitaire, l'ennuyé…
Finalement, le soupir de sa tante rompit ce silence et cette remémoration de douleur :
Kanzeon : Passons, je dois t'expliquer pourquoi j'en suis venue à conclure cette affaire. Tu ne sais pas encore qui tu vas épouser n'est ce pas ?
Konzen : En effet.
Kanzeon : Alors promets moi de ne pas m'interrompre jusqu'à ce que j'ai terminé mon récit.
Konzen Doji ne répondit pas, mais la déesse jugea qu'il respectera l'engagement :
Kanzeon : As-tu entendu parlé de Nataku ? Le prince guerrier ?
Il hocha silencieusement de la tête.
Kanzeon : Cette enfant aberration est le fils de Ritoten. Cet homme est l'incarnation même de l'ambition et du désir de pouvoir. Il a manipulé son fils afin d'atteindre les hautes sphères du pouvoir céleste et il contrôle par lui l'armée du monde céleste. Récemment, ma sœur, donc ta tante, a apprit qu'il cherchait à s'emparer du trône céleste. Tu comprends que si c'est le cas, nous sombrerons sous une air de chaos et de dictature et je refuse pertinemment.
Elle se tut pendant quelques secondes, prenant son souffle à travers le pollen des fleurs :
Kanzeon : Et pour prendre le pouvoir, il lui faut le contrôle totale de l'armée et l'accord des Bodhisattva. Tu comprends que nous n'accorderions jamais une telle chose, aussi a-t-il songé à un chantage. Il désire une personne dont la puissance pourrait menacer l'ordre des Bodhisattva et une telle personne existe. Forte heureusement, cette personne s'est retrouvée être une autre aberration, et se trouvait être en pénitence dans le Togenkyo. Tu connais la loi, elle y avait été chassée suite à une protestation face à l'empereur et elle en avait encore pour de nombreuses années. Cependant, il y a un accord qui stipule qu'elle peut faire pénitence au monde céleste sous condition. Ici, les conditions veulent qu'elle épouse un Dieu. Bien sûr, elle doit le déclarer et accepter sa condition de soumise à l'époux ou à l'épouse qui en sera le gardien et le mettre jusqu'à la fin de la pénitence et comme tu dois t'en douter, peu d'exilés prennent la peine de se soumettre à un autre Dieu pour poursuivre leurs punitions ici. C'est pourquoi cet accord est rare. Mais Ritoten désire l'utiliser en épousant cette personne. Me comprends tu ?
Konzen : Je ne vois pas ce que je viens faire dans cette histoire…
Kanzeon : Ne t'inquiète pas j'y viens. La personne en question est sous la responsabilité de ma sœur Meitreya la Bodhisattva porteuse de l'amour. Nous avons put convenir à un arrangement qui verrait que le jour de l'annonce de l'accord, donc demain, la personne désigne un autre dieu que Ritoten. Bien sûr, celui-ci a beaucoup influencé notre jeune demoiselle, mais la confiance qu'elle porte envers l'ordre des Bodhisattva est plus grande que la peur qu'elle éprouve pour Ritoten. Elle a accepté les termes du contrat.
Konzen : Elle a accepté d'être la femme d'un dieu qu'elle ne connaît même pas ?
Kanzeon : Oui, pour sauver le royaume céleste. N'est ce pas un digne sacrifice ? Le problème c'est que ma sœur est bien trop ancré dans le domaine de l'armée et les remords pourraient aggravés la situation si elle épousait un dieu sous l'ordre de Meitreya. C'est pourquoi elle m'a demandé de choisir un dieu sous ma tutelle, qui n'obéit qu'à lui ou qu'à moi, un dieu sans ambition. Tu es l'exemple parfait de ce que je recherchais mon neveu et puis, j'ai vu ce que Goku t'a apporté, tu as besoin de douceur mon neveu et cette femme est l'idéale.
Konzen resta silencieux, refoulant en lui la haine et la rage qui commençait à faire surface. Ce fut en se massant l'arrête du nez de sa main gauche qu'il demanda la promise en question :
Kanzeon : Tu vas être marié à La Grande Prophétesse, Vierge née de l'hymen entre la lune de compassion et la miséricorde de la terre, Yakumo no Hana.
Konzen : La Yakumo ? Tu plaisantes ? Je croyais qu'il était…
Kanzeon : interdit de la toucher ? Mon cher neveu, de nos jours les interdits sont difficilement maintenus. Maintenant que tu sais, parles, j'écoute tes contestations.
Konzen : Je ne l'ai jamais vu !
Kanzeon : Il faut un début à tous, répondit elle avec le sourire.
Konzen : Je suis un mari pitoyable ! Je ne saurai pas m'occuper d'elle !
Kanzeon : Vu les circonstances, je crois que c'est elle qui s'occupera de toi mon cher neveu.
Voyant qu'il n'avait plus vraiment grandes choses à dire, elle acheva la conversation :
Kanzeon : Demain, l'annonce sera faite devant l'empereur céleste en personne. Tes compagnons seront présents aussi. Je me charge de tenir Goku en laisse. Cependant j'espère que tu seras à la hauteur et présentable. Pour tout le monde, c'est Ritoten le futur époux, cependant, beaucoup viendront dans l'espoir d'être le futur choisi. Ce sera à elle de décider.
Konzen : Et sait elle au moins qui choisir ?
La déesse sourit mystérieusement à cette question, puis répondit :
Kanzeon : elle sait simplement que le dieu qu'elle devra épouser possède des cheveux étincelants tel le soleil et le regard aussi pure que la surface miroitante d'un lac endormie, un regard d'améthyste…Tu n'as pas à t'en faire mon cher neveu, elle saura quoi répondre à la question.
Elle le congédia et attendit qu'il soit totalement parti pour se retourner vers sa sœur qui attendait patiemment derrière un pillier.
Kanzeon : Je n'ai plus rien à faire maintenant, j'ai agis au mieux.
Meitreya : J'ai confiance en toi ma sœur, je sais que tu as fait le bon choix.
Kanzeon : Dis moi, toi qui portes l'amour, que penses tu de ces deux là ?
Meitreya : L'amour qui va naître sera si puissant qu'il résonnera à travers les temps et les vies. Ils s'aimeront encore et encore, même après la mort.
Kanzeon : Et penses tu que cette puissance provient de Yakumo ?
Meitreya : La puissance de cet amour proviendra de ces 5 personnes, une famille soudée à jamais ma sœur. Toi-même tu dois t'en douter.
Kanzeon : Oui je m'en doute, j'aimerai savoir ce qui va se passer pourtant…
