Voilà mon quatrième chapitre. Enfin. Le cinquième est déjà entamé et vous devriez pouvoir le lire d'ici trois jours maximum. Bref.. ce chapitre-ci est une phase importante. Ce n'est pas le plus intéressant, loin de là. Je suis même un peu déçue. Néanmoins, je dirais que c'est l'élément déclencheur, en quelque sorte. Mais l'histoire avance lentement, donc l'intrigue ne fait que commencer. Je ne vous en dit pas plus et je vous laisse là-dessus.
À très bientot... Sandra
Hermione ne jugea pas nécéssaire de retourner en cours. De toute façon, ça devait surement bientôt finir et elle n'en avait pas dutout envie. Elle marchait tranquillement dans les couloirs du chateau, rencontrant de temps en temps quelques élèves qui n'avaient pas cours et qui bavardaient joyeusement. D'ailleurs, toute cette joie lui donnait mal au coeur. Pourquoi est-ce que tout le monde était joyeux ? Si le bonheur était contagieux, Hermione ne l'avait pas encore attrapé. Finalement, plutot que de les voir rire et s'amuser tous, elle se dirigea vers la Salle Commune afin de s'y enfermer.
Assise dans un fauteuil, elle observa les flammes du foyer sans vraiment les voir. Ce n'était pas compliqué, elle était repartie dans sa tête, là même où elle se perdait parfois. Ça lui arrivait de plus en plus souvent depuis l'été.. Ça faisait combien de temps qu'elle était là au juste ? 2 minutes ? 15 minutes ? Une heure ? Tout ce qu'elle savait c'était qu'il y avait des voix de l'autre côté du tableau de la grosse dame qui l'avait tirés de ses souvenirs.
- …savais que je n'aimerais pas m'occuper de ces bêtes !
C'était encore Ron qui raillait contre son cours. D'ailleurs, Harry, Dean, Seamus et Neville l'approuvait. Pour une fois que tout le monde était d'accord avec lui. Les Gryffondors n'avaient plus de cours pour le reste de la journée, ce qui leur donnait un bel fin d'après-midi ensoleillé pour eux. Ils se dirigèrent tous vers le parc où quelques élèves étaient déjà près du lac à se prélasser sous les rayons chauds de septembre.
Finalement assis sous l'ombre d'un arbre, le stress des cours, l'inquiétude des devoirs et toute la pression accumulée au cours de la journée retombèrent. Ils avaient décidés, d'un commun accord, je ne pas parler des cours et des devoirs en cette fin d'après-midi agréable.
- Alors dit-nous Hermione, qu'est-ce qu'elle te voulait encore MacGonagall ?! demanda Ron, aussi curieux qu'à son habitude.
- Rien de bien spécial, elle voulait juste reparler avec moi de mes absences pendant les cours, ça l'inquiète un peu je crois. Et puis de toute façon, on avait dit qu'on ne parlerais pas des cours..
Elle avait menti. Pourquoi ? Elle n'en savait rien mais elle avait juger bon de le faire. Pourtant les autres n'étaient pas dupes, ils savaient bien qu'elle cachait quelque chose. Un professeur ne va pas chercher son étudiant dans un de ses cours seulement pour discuter de quelques trucs. Malgré le fait que les autres se posaient des questions, la jeune brunette fit comme si de rien n'était. En fait, elle restait plutot silencieuse et ne disait rien afin de passer plus inapercue.
Ils passèrent tout l'après-midi à l'extérieur. Ils jacassèrent tout ce temps, sauf Hermione qui se reposait les yeux grands ouverts. Puis, l'heure d'aller manger arriva. Encore une fois, pendant qu'ils mangeaient tous sans retenue, une seule personne n'y allait pas à coeur joie. Hermione bien sur.
Ayant remarquer l'attitude plus qu'étrange et différente de son amie, Ron se pencha sur le côté, vers Harry et lui dit doucement :
- Tu crois qu'elle nous cache quelque chose, hein Harry ?
- Je sais pas trop.. mais si on se fit à son comportement depuis le retour des vacances d'été, je dirais que y'a un truc qui cloche.
- J'aimais mieux l'autre Hermione, dit Ron d'un air légèrement penaud. Elle est trop différente d'avant celle-là !
- Je te l'accorde.
Malgré les regards discrets vers la jeune fille, cette dernière ne sembla pas le remarquer, elle ne faisait que jouer de la fourchette dans son assiette, la tête ailleurs. En fait, elle avait bien trop souvent la tête ailleurs d'après Ron et Harry.
- À quoi crois-tu qu'elle penses ?
- J'en sais rien Ron, l'été l'a changé et j'aimerais bien savoir pourquoi. Mais qu'est-ce qui peut se passer de si.. important ! pendant des vacances pour que ça change autant quelqu'un ?!
- J'en sais rien, et si j'étais toi, je ne lui demanderais pas non plus, elle risque de te sauter à la gorge !
- Ouais, et avec son humeur, je serais même pas…
Harry ne put pas terminer sa phrase, son amie venait de se lever de son banc brusquement. Ses doigts étaient tellement crispés sur sa fourchette qu'elle en avait les jointures blanchies.
- Ne vous avisez pas de mettre votre nez dans ma vie privée..
Sa voix était faible, rauque, presque comme un murmure. Mais si directe qu'elle attirait l'attention tout de suite, personne n'osant lui répondre quoi que ce soit.
Hermione se déplaca entre les tables vers la grande porte. Ses doigts fins encore agrippés sur la fourchette, des larmes silencieuses coulaient sur son visage rouge de colère et de honte. Ses bras tremblaient légèrement mais juste assez pour que ça se voit. Hermione avait soudain l'apparence d'une femme fourbue de la vie. Comme si elle avait accumulée trop de choses en peu de temps. En fait, c'était bel et bien le cas, mais était-elle vraiment prête à se confesser auprès de ses amis. Ces amis qui s'inquiétaient, un peu trop. Était-elle prête à leur avouez ce qu'elle cachait, ce qu'elle tentait de cacher ?
Non. Pas encore, pas dutout même ! Comment pourrais t'on être prêt à dire ce genre de chose à de simples amis ?! C'était impensable. Pour elle, s'était tout simplement impensable.
Ses pas colèreux la conduisèrent dehors, sous le léger vent de septembre. Le vent fouettait à présent son visage, séchant peu à peu les larmes qui coulaient encore sur ses joues. Sans vraiment réfléchir, elle s'avanca vers le lac, d'un pas lent mais décidé. Son regard portait sur l'horizon, là où on ne voit pas où le lac se termine et où le ciel commence. L'eau immergeait tranquillement ses pieds et ses chevilles. Le regard là ! Toujours, porter droit devant elle, comme s'il n'y avait rien d'autre. Les genoux. Les cuisses. Observant le ciel comme si c'était la première fois. La taille. Les seins. Ne se rendant compte qu'à moitié de ce qu'elle était en train de faire. L'eau lui donnait l'impression d'être si légerte. Les épaules.. Maintenant, il n'y avait que sa tête qui dépassait du lac. Puis elle s'arrêta. Elle pris le temps de savourer la sensation de l'eau fraiche sur sa peau. Elle se sentait si bien, si libre ! Comme si elle n'avait aucune limite. À cet instant, elle ne pensa à rien d'autre que ce semblant de paix que le lac interdit lui procurait.
Mais son instant de paix ne lui dura qu'à peine une petite minute.
- Hey Granger ! Qu'est-ce que tu fais là ?! Non mais t'es malade, tu veux te noyer ?!
Cette voix. Malefoy. Il était toujours là au moment même et à l'endroit même où il ne devrait pas se trouver.
- T'es complètement disjonctée ! Sors de là ou tu vas finir par te tuer. Et j'vais pas te chercher, hein !
Avait-elle vraiment le choix ? Et puis qu'est-ce qu'il faisait là de toute façon ? Cet imbécile de Malefoy ne comprendrais donc jamais ! Elle n'avait pas l'intention de s'immerger la tête, juste de profiter du liquide clair sur son corps. Elle fit demi-tour. Malgré les larmes encore un peu apparentes sur son visage, ses yeux lancaient presque des éclairs. Elle sortie de l'eau presque au pas de course, se dirigeant tout droit sur le serpentard blond.
- Qu'est-ce que tu fais là, hein Malefoy ? Tu me suis pour mieux me provoquer ?!! Toi, j't'assure que t'as très mal choisi ton moment pour venir m'écoeurer !
Elle criait. Pas d'autre mot, elle criait carrément. Maintenant, il était à quelques centimètres d'elle et Hermione le poussa de toute sa force. Dans cet élan, la Gryffondor fit atterir le Serpentard par terre, propulsé sur les fesses !
- T'en as pas fini avec moi imbécile !!
Alors qu'elle criait, elle leva la main pour lui administrer la gifle de sa vie.
- C'est assez !
Ces paroles, ce n'était pas Hermione qui l'avait dit, mais quelqu'un d'autre qui visiblement, avait assister à la scène et qui venait d'arrêter l'élan de la main d'Hermione seulement par sa simple voix.
MacGonagall.
- Ne vous avais-je pas dit que je ne voulais plus vous revoir de sitôt ?!
Hermione leva les yeux vers sa professeur de métamorphose. Ses lèvres fines étaient pincés. Son front était plissé et laissait paraitre de nombreux rides. Ses yeux étaient tellement colériques qu'ils ne formaient plus que deux petites fentes sur son visage indigné.
- Miss Granger, je suis infiniement déçue de votre comportement. Vous vous méritez une retenue ainsi que 15 points retirés à votre maison. Vous êtes entrée dans le lac, avez faillit lever la main sur un autre étudiant. Vos actes me décoivent Miss Granger, ils me décoivent profondément. J'étais là, j'ai tout vu et tout entendu. Vous n'aviez même pas l'ombre d'une raison d'agir ainsi. Je vous attend donc ce soir même dans mon bureau à 20 heures. Ne soyez pas en retard.
Malefoy arborait une mine réjouie. Son ennemie venait de se prendre des heures de retenues et lui il s'en tirait à bon compte. Qu'est-ce qu'il pouvait demander de mieux ?
- Quant à vous monsieur Malefoy, ce sont vos paroles qui vous trahissent. 5 points en moins pour votre maison. Et enlevez moi ce sourire désagréable de votre visage.
Et elle partie. Elle laissa tout seuls les deux adolescents qui se détestaient plus que jamais à cet instant.
- N'oublie pas de penser à moi ce soir lors de ta retenue.
C'est avec un sourire arrogant et narquois qu'il quitta la jeune fille dégoulinante de l'eau du lac. Cette dernière resta là, geler jusqu'aux os, quelques minutes. Repassant en boucle la dernière scène dans sa tête. Personne ne la comprendrait donc jamais. Elle était condamnée à vivre ainsi toute sa vie ? Elle espérait de tout son coeur que non. Puis finalement, elle monta se sécher.
Il était maintenant 19h45. Elle s'était douchée et était partie errer dans les couloirs. Elle marcha et marcha. Encore et encore, sans vraiment savoir où elle alla. Les tableaux des couloirs peu fréquentés la regardait avec un air à la fois surpris et inquiet.
20h. Toujours là à marcher en ayant la ferme intention de ne pas aller à sa retenue, la jeune fille continua à explorer.
20h30. Ça faisait une demie-heure que sa retenue était commencer, en principe. Elle aurait bien dut y aller mais sa professeur ne la comprenait pas et elle avait pris sa décision.
20h43. Elle était maintenant dans l'aile ouest du chateau, au sixième étage. Sois à l'opposé de sa Salle Commune mais un étage plus bas. Elle entendit tout à coup des pas et des murmures, comme si quelqu'un la suivait et était l'autre côté du coin du mur.
- Ouii c'est ça ma petite.. sens, sens !
C'est pas vrai, ça ne pouvais pas être vrai ! Si elle se faisait prendre par Rusard et son affreuse chatte, elle serais ramener à la professeur de sa maison, sois MacGonagall. Cette professeur devait surement avoir lancée quelqu'un à sa recherche quand elle a constater qu'elle n'était pas dans sa Salle Commune. Elle aurait des problèmes, beaucoup de problèmes si elle ne trouvait pas tout de suite une façon de retourner à son dortoir sans se faire piéger. Non seulement elle n'était pas aller à sa retenue mais elle se promenait dans les couloirs de l'école après le couvre-feu. En gros, elle était dans la merde et il fallait à tout prix qu'elle fuit.
Hermione vit une petite ombre approcher du coin. Elle sut tout de suite que c'était Miss Teigne et son doute fut confirmer lorsqu'elle vit la chatte hideuse du concierge apparaitre à l'angle du couloir, un peu plus loin. Sans demander avis, elle pris les jambes à son cou et couru dans le sens opposé sans un regard derrière. Pour elle, c'était comme si tout était au ralenti. Elle se vit courir lentement, elle entendit même la voix de Rusard au ralenti. Sa vue était embrouillée et ses pensées étaient toutes tournés sur le seul et même problème. Sa fuite !
- Vas-y ma Miss Teigne, attrape cette étudiante ! Aller cours ma jolie, cours, mais ma chatte t'attrapera.
Hermione courait et elle fuyait, comme si elle n'avait jamais couru auparavant. Si seulement elle savait où elle se dirigeait. Puis soudain, elle arriva à un cul-de-sac. Décidemment, c'était bien sa chance…
