Et voilà enfin la dernière partie de ces deux chapitre écrit par Blue Nessae, après c'est à moi de prendre la relève et je fière de vous dire que la nouvelle image (voyez ci-dessus) de cette fic m'a bien inspiré :D c'est FeatherShining qui m'en à envoyer le lien (avec beaucoup de difficulté je dois dire x)) alors remercié la aussi car elle fera arriver la suite cette histoire plus vite :p !

Paring : ZoSan
Rating : M
Disclamer : Ce dernier chapitre est à Blue Nessae, quant aux perso, ce radin d'Oda-sama continu de se les garder pour lui tout seul…

ENJOY !


Chapitre 2 partie 2 :

''Pfffff, Petit bisou, petit bisou. Je l'ai bien eu mais il me faudrait plus que ça pour m'encourager, là !''

«_ET ARRÊTE DE PASSER DEVANT LES CLIENTS ! Je t'ai déjà dit qu'il faut utiliser les passages aménagés derrière les fauteuils et les canapés ! Les consommateurs ne doivent pas s'apercevoir de la présence d'un serveur, ils ne doivent même pas voir que leur commande est posée et enlevée de leur table sous leur nez ! C'est assez clair pour toi, p'tit branleur ? Ou la réputation des blondes s'étend à leurs confrères ? Mais qu'est-ce qui m'a pris d'engager un merdeux comme toi ! Fallait que Tonio tombe malade juste aujourd'hui. Et, évidemment, tous les serveurs potables ont été engagés il y a belle lurette par mes concurrents ! Qu'est-ce que j'ai fait au Ciel pour… et QU'EST-CE QUE TU ATTENDS ? Reste pas planté là à me regarder avec cet œil de merlan frit ! Va faire ce pour quoi je te paie ! Et trop bien pour la façon dont tu t'acquittes de ce travail, tu peux me croire. Du temps de ma jeunesse, on nous formait autrement, crois-moi ! Et jamais je… »

Sanji poussa les portes du dos, les bras chargés d'un immense plateau recouvert de chopes pleines à ras bord, et s'enfuit loin des vociférations de son patron d'un soir. Il fulminait intérieurement, mais ne pouvait rien faire s'il voulait ne pas avoir à subir l'horrible vengeance de Nami.
Quand même, un mot de plus sur le vieux schnock et je lui refaisais le portrait, Nami ou pas ! Bon, allez, faisons un grand sourire. C'est déjà assez compliqué de draguer tout en restant dans l'ombre, ce n'est pas avec une mine chafouine que ça marchera mieux.
Et aussitôt apparut sur son visage un sourire charmeur et mystérieux, tout à fait dans l'ambiance de la salle plongée dans la pénombre, lumières des chandeliers tamisés et accueillant velours des fauteuils cramoisis. Il se déplaçait souplement, d'une démarche ondulante, frôlant plus que de raison les quelques femmes délaissées qui attendaient que leur compagnon ou leurs amies daignent leur porter attention, mollement appuyées sur les dossiers et les accoudoirs. Au moins n'avait-il pas motif de se plaindre du choix qui lui était offert. Ni de son costume réglementaire : sobre et classe, très proche de ce qu'il portait habituellement, taillé dans un tissu et d'une coupe plus précieux. Il échangea un regard prometteur avec une jeune nymphe aux lèvres sanglantes et passait à la table suivante lorsqu'il sentit un poids choir sur ses épaules.

«_Usopp ! Je peux savoir ce que tu fais ici ? murmura-t-il rageusement.
— Oh, je viens aux nouvelles, répondit ce dernier en ôtant son bras. Savoir comment ça se passe de ton côté. Et puis, surtout, je ne voulais pas manquer ton expression quand tu le verras.
— Quand je verrai qui ? demanda le dandy, furieux d'être ainsi dérangé, en continuant à servir le plus discrètement possible.
— Lui.»

Ce fut tout d'abord un courant d'air, un souffle court et frais qui l'avertit. Cet endroit s'était révélé assez chic pour avoir un hall d'entrée, et sentir le froid du dehors malgré le sas et la distance indiquait qu'un groupe nombreux venait d'arriver. Puis le volume sonore augmenta légèrement et quelques éclats de voix aiguës se firent entendre. Apparemment, le groupe était composé en grande partie de filles surexcitées qui tentaient de se calmer et d'adapter leur comportement à la préciosité du lieu. Elles surgirent de l'autre côté de la salle. Le sourire de Sanji s'agrandit largement. Il y aurait bien là de quoi constituer son petit harem de la soirée. Puis il fronça les sourcils. Le pirate au grand nez avait parlé au masculin singulier. Or, il ne voyait là que du féminin très féminin au pluriel bien nombreux. La petite bande descendit les escaliers et s'avança. Le cuistot distingua en son centre une silhouette, plus grande que les autres d'une bonne tête au bas mot. Puis les filles s'écartèrent pour lui laisser le passage tout en se pressant contre lui et en levant des yeux langoureux. Quand il se remémore ces moments, Sanji suppose que c'est à cet instant que son cerveau disjoncta et que sa mâchoire se décrocha. À l'instant où il le vit apparaître, lui, comme né de l'écume des peaux blanches des demoiselles.

Il n'y avait pas à dire, l'escrimeur avait la classe.

De la prestance, Sanji le savait déjà : il en fallait un sacré paquet pour réussir à avoir l'air impressionnant sapé comme il était dans leur vie de tous les jours. Mais niveau classe, jusqu'à aujourd'hui, il fallait bien reconnaître que Petit pois n'avait jamais rien laissé entrevoir de tel. Néanmoins, ce soir, il s'était vêtu tout simplement d'un costume noir, pantalon en cuir léger qui le collait comme une seconde peau et veste moins fine en peau de daim idéalement lissée, ainsi que d'une chemise de soie bleue nuit.

''Sobre, mais efficace.'' Pensa le blondinet.

Il déglutit tandis que son regard suivait le revers de la chemise, ouverte jusqu'au quatrième bouton, et dont le bâillement dévoilait plus ou moins le torse selon les gestes du jeune homme. Ce dernier avait gardé les trois sabres qui pendaient à son oreille gauche et sa main s'était ornée d'un anneau doré à l'index. Enfin, les détails qui tuaient : des lunettes teintes d'un orange tirant sur le jaune et une chaîne de bronze qui lui enserrait le cou et dont quelques maillons pendaient, comme une invite à venir l'attacher pour mieux le soumettre. Le cuistot avait le souffle court. Il ne broncha pas quand Zoro passa devant lui sans lui adresser un regard, suivi par sa troupe de groupies. Mais alors que l'escrimeur l'avait dépassé et que le serveur sortait de son champ de vision, ses pupilles glissèrent vers lui et un coin de sa bouche se souleva en un sourire carnassier. Le cœur de Sanji marqua un battement.

«_Pas mal, hein ? C'est moi qui l'ai conseillé. Alors, qu'est-ce qu'un grand séducteur comme toi en dit ?» fit Usopp en se tournant vers son ami.

L'emplacement à sa droite était remarquable de par l'absence d'individu. Là-bas, les portes de l'arrière-salle se refermèrent.
Très bien. Alors soit Zoro est complètement ridicule et il est allé rire un bon coup loin de la clientèle, soit il l'a mauvaise parce que notre sabreur est en passe de devenir le Don Juan de notre bateau et que par conséquent qu'il est, lui, en train de perdre son pari.
Le pirate au grand nez contempla songeusement sa création et l'essaim de midinettes qui l'entourait.
''Mais je crois pouvoir affirmer sans trop m'avancer qu'il s'agit de la deuxième explication.'' se dit-il avec un sourire satisfait.
Et encore une fois, l'adepte de la salopette se trompait.

Alors qu'il poussait les battants, Sanji s'aperçut qu'il n'avait pas distribué la moitié des commandes. Le patron allait lui tomber dessus dans un instant. Et bizarrement, il s'en moquait. Ce qui lui importait réellement en ce moment était de savoir que Géant vert était très proche de remporter le pari. Jamais, à un seul instant, il n'avait imaginé, n'avait vraiment envisagé la possibilité de perdre. Il s'aperçut, à son grand soulagement, qu'ils avaient oublié de fixer un gage dans leur précipitation. Puis se rendit compte qu'il n'était pas si soulagé que ça, en fait. Il s'appuya dos au mur. Quelque chose le turlupinait, quelque chose chatouillait chez lui un point sensible. Voir Zoro entouré de toutes ces filles, oui, voilà de quoi exciter sa jalousie ! Pourquoi Tête de petit pois pouvait-il profiter de ces jeunes et fraîches demoiselles alors que lui était confiné ici ? Comment se faisait-il qu'il paraisse soudainement aussi intéressé par la gente féminine alors qu'auparavant il l'ignorait et qu'elle le lui rendait bien ? Et pourquoi cette brunette le collait-elle d'aussi près ? De quel droit ? Il se sentit brusquement en manque de nicotine. Et cette autre fille, la grande perche avec une grosse bouche trop peinte, elle lui avait frôlé la joue de la main, non ? Elle avait dangereusement approché ses lèvres des siennes. Qui l'avait autorisé ? Et pourquoi cet abruti se laissait-il faire ? Il fallait être aveugle pour ne pas voir qu'elles n'attendaient qu'un claquement de doigts pour se donner à lui !
Pourquoi ? Parce que je l'ai poussé à cela. Un baiser et il gagne contre moi. Un baiser, juste un baiser… Ce n'est pas la mer à boire ! Ça ne veut rien dire, ça. Tiens, hier, il l'avait embrassé et résultat : niet ! Ce matin, il avait remis ça et que dalle ! Rien n'a changé entre nous !
''J'ai simplement trouvé une nouvelle manière de le taquiner, c'est tout. Je ne suis rien pour lui et lui n'est rien pour moi. Strictement rien pour… ''

«_Hé ! P'tit merdeux ! Arrête de bailler aux corneilles ! Pourquoi tu crois que je te paie ? Pour exterminer les mouches en les gobant ? Remets-toi immédiatement au travail ! Et immédiatement, ça veut dire tout de suite, p'tite blonde !»

Les pupilles du serveur se rétrécirent. Ses mains tremblèrent, menaçant de renverser le plateau et ses verres. Pas possible, il allait l'exploser ! Cependant, quelque part dans son cerveau retentit la voix de Nami et sa terrible promesse. Il réprima un frisson, de peur cette fois-ci, et passa devant le tenancier tout fier d'avoir sû mater ce jeune délinquant — un voyou, comme tous les autres, comme tous les jeunes !

Sanji entra dans la salle et acheva de servir les consommations qui traînaient encore sur son plateau. Puis il prit les nouvelles commandes, passant comme le lui avait demandé le patron derrière les sièges moelleux. Il n'irait pas tout de suite prendre celles de son rival et du harem privé de celui-ci. Et d'une, parce qu'ils étaient arrivés après d'autres clients qui n'avaient pas encore été servis, et de deux, parce qu'il n'avait aucune envie de voir son adversaire triompher ouvertement devant lui et prouver sa supériorité en tripotant ces petites traînées qu'il avait ramassées en chemin. Bien que lui-même ne dirait pas non à une petite séance de chatouilles avec ces jolies demoiselles, si l'occasion lui était donnée. Mais bon, quoiqu'il en soit, il ne pourrait éviter de passer souvent derrière Petit pois. En effet, ce dernier avait choisi comme emplacement un renfoncement au centre du côté gauche de la salle. Ce qui signifiait concrètement que pour déambuler en toute discrétion, il devrait circuler dans son dos sept fois sur dix. En d'autres mots, Géant vert aurait voulu le narguer qu'il ne s'y serait pas mieux pris autrement. Mais bon ! Quand faut y aller, faut y aller ! Prenant son courage à deux mains et son plateau d'une seule, Sanji se dirigea vers son opposant. Il allait serrer les dents et supporter sans broncher les vannes que l'escrimeur allait lui balancer. Fort et digne face à l'adversité.

''Fort et digne.'' se répéta-t-il comme il passait juste derrière lui.

Zoro commençait très légèrement, vraiment extrêmement légèrement, mais commençait quand même, à en avoir marre. La barbe. Les boules. Et tout le reste avec. Son pantalon lui collait aux jambes, et sa veste l'empêchait de se mouvoir correctement… Et le monde était ridicule vu en orange.
Cependant, cela n'était rien comparé au plus horrible, au plus atroce ! Ces filles ! Toutes ces filles ! Elles étaient comme engluées à lui ! Elles posaient leurs mains moites sur lui, guettaient chaque instant de faiblesse ou de déconcentration pour caresser son torse ou entrelacer leurs doigts aux siens.
Et puis elles n'arrêtaient pas de parler. Sans interruption. Même pas pour respirer. Si seulement elles pouvaient mourir asphyxiées…
Enfin, un bon point dans ce mauvais plan : la tête qu'avait faite le cuistot lorsqu'il l'avait vu ! Impayable ! Zoro se doutait bien que ce dernier ne s'attendait pas à le voir aussi différent, mais à ce niveau-là ! Quand même, en y réfléchissant, ce n'était pas exactement la colère, qu'il s'attendait à provoquer, qu'il avait lu sur son visage… Pourtant, il s'était bien agi d'une expression avide, comme de la jalousie, et d'une émotion brûlante qui avait rendu les pupilles bleues fiévreuses.
''Bref, tant pis !'' abandonna-t-il en laissant pendre ses bras de l'autre côté du dossier et en étouffant un bâillement. Mieux vaut se concentrer sur ma prochaine action. Puisque je suis apparemment en bonne voie pour gagner le pari, je vais me contenter de l'empêcher de combler la marge entre lui et moi. Le meilleur moyen reste encore de le déconcentrer. Mais comment ?
C'est alors qu'il vit le cuistot s'approcher de lui.

''Enfin, il arrive pour prendre notre commande ! Ce n'est pas trop tôt. Quel tire-au-flanc quand même…''

Puis un doute s'insinua dans son esprit.

''Non, ce n'est pas pour nous qu'il vient, il ne regarde pas de notre côté. Dans ce cas, pourquoi passer par là ? À cause de la disposition des canapés ? On dirait…''

Un large sourire sadique retroussa ses babines comme une idée se fit jour en son esprit.
Sanji passa derrière son légume préféré quand tout à coup il sursauta. Mais, faisant semblant de rien, il continua sa route en rigolant intérieurement. Ainsi, parmi toutes les jeunes sylphes qui entouraient son adversaire, il y en avait une qui le trouvait à son goût ? Toujours une de moins à coller Petit pois, donc. Il servit la table quatorze, un sourire flottant sur ses lèvres, et repartit, bien décidé à voir quelle fleur, prête à être cueillie, lui avait ainsi fait des avances. Il espérait simplement qu'elle oserait de nouveau ce geste afin qu'il puisse la repérer. Et quand il repassa derrière le canapé de la table onze, il ne fut pas déçu dans ses attentes : la personne qui lui avait frôlé les fesses à son passage précédent recommença. Le hic, c'est que cette personne c'était Zoro.

Sanji trébucha et manqua de renverser son plateau. Putain, mais à quoi il jouait, l'enflure ? Et à quoi pensait-il pour oser ce geste en public, entouré par une foule de midinettes aux aguets ? Le cuistot, rouge de honte et de rage, regagna les cuisines pour en ressortir aussitôt. Il alla servir la table huit, puis s'approcha de la onze.

«_Bonsoir ! Mesdemoiselles, monsieur, avez-vous choisi ?»

Bien qu'il s'efforça d'être le plus professionnel possible, il ne put empêcher sa voix et ses mains de trembler lorsqu'il prit la commande. La colère grondait en lui, il n'avait qu'une envie : se jeter sur l'escrimeur et l'envoyer en orbite par une suite de coups de pieds bien placés. Lorsqu'il se retourna, il entendit les filles se moquer de sa confusion et Zoro leur dire :

«_Allons, mesdemoiselles, il ne faut pas lui en vouloir, à ce pauvre garçon. Votre beauté troublerait le cœur et l'esprit des plus endurcis.»

Elles gloussèrent à ce compliment si bien tourné et le blondinet s'en alla à grands pas, maudissant le green boy et ce stupide pari qui était à l'origine de tous ces changements qui s'étaient opérés chez lui. Mais comment aurait-il pu savoir que cela se passerait ainsi ? Au départ, il s'agissait d'une victoire facile !

«_Commande pour la seize prête ! Allez, file avant que le patron ne t'accuse de tirer au flanc ! lui conseilla le cuisinier.
— Ok, merci, j'y vais.
— De rien, mon gars, répondit le coq avec un clin d'œil. Et prends cette nuit pour ce qu'elle est : quelques heures pénibles, mais avec à la clef une jolie petite somme et la liberté de casser la gueule aux enquiquineurs une fois la paie donnée.
— Hum… Pas bête, c'est un plan auquel réfléchir.
— De quoi te remonter le moral ?
— En grande partie, oui.
— Super ! Ma B.A. de la journée ! J'dormirai mieux la nuit prochaine. Vas-y maintenant, ou…
— Ouaip, je sais.» le coupa Sanji en lui rendant son clin d'œil.

Il rentra dans la salle le cœur un peu plus léger, mais déchanta rapidement quand il se rappela que la table seize se situait au-delà de la onze. Et donc, qu'il lui faudrait repasser derrière le fauteuil périlleux. Ce qu'il fit avec appréhension et en rasant les murs. Malheureusement, la largeur du passage n'était pas si large que ça, et il sentit bientôt une main le caresser avec un mouvement plus appuyé que les précédents. Néanmoins, il réussit à rester stoïque, avec plus de mal au deuxième passage. Parce que, merde, il fallait bien l'avouer, l'escrimeur avait le chic pour tâter tout en douceur et en force, pile au bon endroit, caressant d'une main assurée les courbes du fessier crispé. Quelques minutes plus tard, il revint à la table maudite, les commandes sur son plateau. Nerveux, il resta planté devant les clients, ou plus exactement le client et ses groupies, n'osant pas faire le tour pour servir de derrière le canapé comme le patron lui avait recommandé. Mais c'était sans compter sur la vigilance dudit patron. Tout à coup, Sanji se sentit saisi par le col et rejeté en arrière. Il garda tant bien que mal l'équilibre et réussit l'exploit de ne rien renverser. Aussitôt une poigne lui attrapa la cravate et l'attira une tête plus bas, tout près d'un visage rouge aux veines éclatées.

«_Dis-moi, pisseux, murmura l'espèce de pitbull humain, je ne t'avais pas ordonné de passer derrière les canapés ? Continue à te foutre de moi et tu ne feras pas la nuit dans mon établissement. Quant à ta paie… La petite rousse m'avait bien dit que tu bossais ici à cause d'un besoin urgent de fric, non ? Alors je pense que ce n'est pas la peine que je termine ma phrase.»

Il relâcha le serveur qui reprit sa respiration.

«_Je t'ai à l'œil, blondinette. Alors pas un pas de travers, pigé ?»

Il s'éloigna après un dernier regard. Sanji lissa sa veste du plat de la main et remit sa cravate en place. Il resta le plus longtemps possible dos à Zoro afin que ses joues rendues écarlates par la honte reprennent une couleur correcte. Dire que l'escrimeur avait vu ça ! Il n'y avait plus moyen, là. Qu'il gagne ou perde le pari, il se ferait chambrer de retour sur le navire. Néanmoins, ce qui faisait le plus mal était encore d'imaginer la mine dégoûtée que Petit pois ne devait pas manquer d'arborer. Il pivota et se glissa derrière le canapé principal, le plus proche de la table, le plus dangereux. Les verres furent déposés un par un et le tremblement des mains qui les servaient ne fut pas détecté par les midinettes occupées à glousser tandis que l'objet de leurs minauderies se trouvait occupé, lui, à peloter sans complexe le serveur. Ce dernier n'osait pas réagir — pas réagir de façon volontaire, s'entend. Parce que son corps n'avait pas attendu une invitation pour manifester ses réactions!

Une des jeunes femmes remarqua alors la mine et l'état du cuistot.

«_Zoro ! Ce pervers est en train de nous mater ! Mais c'est dégueulasse !»

Refroidi d'un seul coup d'un seul, Sanji se redressa et ramena ses mains dans ses poches.

«_ Aaaaah ! Je suis sûre qu'il est en train de se tripoter ! Zoro-chéri, tu ne vas pas laisser passer ça, quand même !»

Le blondinet blêmit et, se baissant pour ramasser le plateau qu'il avait laissé tomber, il marmonna quelques vagues excuses et s'enfuit sans demander son reste. Les frêles demoiselles entreprirent de piailler toutes ensemble leur indignation. Zoro, lui, regarda d'un air intrigué et songeur Sanji courir vers les cuisines.


Et c'est là que vous vous dites : « Ouah Omya-chan t'a du courage de reprendre une fic qui s'arrête comme ça ! ». Ouai en effet, j'y avais pas vraiment réfléchie, je suis complètement folle comme fille maintenant j'en suis sûre, parce que ici s'arrête l'histoire écrite par Blue Nessae et maintenant c'est moi qui vais devoir m'atteler à la suite…

D'ailleurs cher(e)s lecteurs/lectrices j'ai besoin de vous. J'ai une vague idée de toutes les menaces possibles et imaginables qu'a pu inventer Nami pour obliger Sanji à jouer au serveur mais aucune ne me satisfais vraiment (je suis sûre que Nessae avait une idée mais elle n'a pas eu le temps de la coucher par écrit… -_-). Enfaite je suis sûre aussi que ça à un rapport avec Zoro… alors vous qui me lisez si une infime idée vous traverse l'esprit à ce propos, l'auteure serais très heureuse de pouvoir lire vos suppositions afin de finir au mieux cette fic !

Donc… LAISSER DES REVIEWS :D