Chapitre 4 : Un agent avant tout
Mrs Dinozzo lui expliqua donc qu'en sortant de cette soirée de charité organisé par les marines, elle et son mari avaient pris la limousine pour être ramenés chez eux. Au début tout se passait bien même si Mr Dinozzo semblait penser à autre chose. Elle n'avait pas osé le déranger. Soudain, le chauffeur se mit à crier qu'il n'y avait plus de freins, elle avait eu très peur, elle pensait que sa dernière heure était venue. Mr Dinozzo semblait lui moins fataliste mais quand même inquiet. C'est quand elle commença à se demander comment ils pourraient s'en sortir, qu'elle entendit un grand bruit et qu'elle s'était évanouie. Elle s'était réveillée à l'hôpital, elle n'avait presque rien, les médecins lui ont dit que c'était un vrai miracle qu'elle s'en soit sortie. Son mari n'avait pas eu la même chance. En expliquant à son fils la scène de la reconnaissance du corps à la morgue de l'hôpital Mrs Dinozzo ne put s'empêcher de verser à nouveaux quelques larmes. Peut être avait-elle vraiment aimé cet homme après tout. Il faut dire que jamais le problème ne s'était posé en ces termes. Elle appartenait à une famille riche mais les Dinozzo étaient encore plus riches et le mariage avait été quasiment arrangé. Si elle cherche dans ses souvenirs elle ne peut pas dire cependant qu'elle eut été vraiment malheureuse.
Le chauffeur était lui aussi mort et Mrs Dinozzo était donc le seul témoin de ce qui semblait au premier abord pour tout le monde y compris la police un accident. Tony Dinozzo n'était pas tout le monde et il savait que son père avait souvent trempé dans des affaires plus ou moins louches. D'ailleurs il se demandait si les 100 000 dollars qu'il avait versé aux anciens combattants n'était pas la moitié de ce qu'il leur avait volé quelques années auparavant. Mr Dinozzo avait toujours réussi à s'en sortir vis à vis de la justice mais il devait avoir des ennemis, c'était évident. Tony décida donc, au lieu de passer sa journée à se morfondre avec sa mère dans le manoir, d'aller faire ce qu'il faisait le mieux, enquêter. Il demanda à sa mère la permission d'emprunter une des voitures de la famille et il lui demanda également toutes les informations qu'elle pouvait avoir sur cette soirée de charité. Tony embrassa rapidement sa mère et alla au garage.
C'était le seul point commun qu'il avait avec son père : l'amour des belles voitures.
En effet une partie de la fortune de Mr Dinozzo était dans son garage. Plusieurs bolides étaient là y compris la fameuse Aston martin db5 de cet agent secret si particulier. Tony essaya de prendre la voiture la plus passe partout et son choix se porta donc sur une Ford mustang Shelby gt 500 de 1967, une pure merveille. Il descendit doucement l'allée, et il en profita pour écouter ronronner la bête qui dormait sous le capot. Il se rendit donc logiquement sur le lieu de la soirée, un grand bar chic, le plus réputé de la ville. Une fois sur le parking il se résolut à appeler Ziva. Il ne pouvait pas la laisser sans nouvelles même si il pensait bien que Jen ne les avaient pas laissé en plan. Il composa le numéro et fut surpris d'entendre la voix inquiète de sa partenaire à la première sonnerie.
Ziva : Tony que se passet-il ?
Tony : Calmes toi je vais bien, je suis devant le bar où étaient mes parents hier soir. Je suis en train d'enquêter pour savoir si la mort de mon père est un accident ou pas.
Ziva : Je peux t'aider ?
Tony : Ca m'étonnerait que tu puisses depuis Washington. Le mieux que tu puisses faire c'est attendre mon retour et en profiter pour te concentrer pleinement sur ton enquête.
Ziva : Il ne se passe rien ici et je me sens inutile. J'aimerais pouvoir t'aider je vais voir si je peux prendre une semaine de congé et venir t'aider.
Tony : Ziva, ce n'est pas la peine je n'ai plus 5 ans et si on laisse Mc Gee seul avec Gibbs je ne donne pas cher de sa peau. Je sais que tu t'inquiètes pour moi et ça me touche beaucoup mais je suis le seul à pouvoir m'occuper de cette affaire. Par contre tu peux essayer de retrouver les anciens combattants présents à la réunion où étaient mes parents hier. Regardes si parmi eux certains avaient une vraie raison de lui en vouloir. J'appellerais Gibbs quand j'aurais interrogé le gérant du bar. Je te rappellerais toi aussi dans la journée.
Ziva : Si tu m'oublies je te le ferais payer Dinozzo .
Avant que le jeune homme ait pu répondre autre chose, l'israélienne raccrocha.
Au moins ce n'est pas Ziva qui allait l'empêcher de faire son enquête …
