Chapitre 3

Le retour de Terry partie 2 :

Candy fut appelée en urgence par le Dr. Martin, elle était censée être en congé, mais le petit garçon qui vint l'appeler lui avait dit que c'était à cause de Monsieur Albert. Candy avec angoisse couru aussi vite que ses jambes la portaient. « Albert, mon Albert, ce n'est pas possible, pas lui… » Ses pensées s'embrouillaient, elle ne voulait pas encore vivre un drame et surtout, elle ne supporterait pas de perdre Albert.

Elle arriva enfin à la Joyeuse petite Clinique, elle déboula dans la salle d'attente.

Albert ? Où est Albert ?

Candy, ma petite ! Chut, Albert va bien, il s'est évanouie au restaurant, il dort pour l'instant, alors rentrez chez vous et je vous ferai appeler dès qu'il reprendra conscience !

Non Dr. Martin ! Je veux rester avec lui, s'il vous plait, puis-je le voir ?

Ma petite Candy, à une condition, laissez-le se reposer, il est éreinté.

D'accord Dr.

Doucement Candy entre dans la petite chambre, la seule d'ailleurs de la clinique. Les rideaux étaient tirés, elle avança à tâtons afin de ne pas faire de bruit et surtout de ne pas tomber. Les larmes lui vinrent aux yeux dès qu'elle eut posé le regard sur l'homme inconscient allongé dans le lit. Elle lui caressa la joue avec tendresse, puis elle s'approcha tout en regardant autour d'elle et lui déposa un baiser léger sur les lèvres.

Mon amour, mais qu'est-ce qu'il a bien pu t'arriver ! Remets-toi vite, j'ai tant besoin de toi…

Albert était quant à lui dans un brouillard dont il aurait aimé s'en sortir. « Candy, oh non Candy, ne pleures pas, je ne veux pas de larmes dans tes yeux !» Il essayait de bouger mais en vain, ses yeux ne voulaient pas s'ouvrir et son corps refusait de faire le moindre mouvement.

Candy s'allongea auprès de lui, il put sentir sa douce chaleur, mais là encore il ne pouvait pas bouger, il aurait tellement aimé essuyer avec des milliers de baisers chaque larme qu'elle versait en cet instant à cause de son état.

Épuisée, Candy s'endormit en ne lâchant pas la main d'Albert. Le Dr. Martin qui vint la voir, sourit, puis ressortit aussitôt de la chambre, il avait compris que ces deux-là, n'était pas seulement bons amis.

Albert était toujours en train de combattre ses démons intérieur, épuisé par tous le travail qu'il fournissait ses derniers temps afin de pouvoir donner une vie meilleure à Candy, il sombra à son tour dans un sommeil sans rêve. Ce n'est que le lendemain matin, très tôt que son corps lui obéit enfin. Il ouvrit les yeux, et sentit un poids sur son torse. Les souvenirs affluèrent, il déglutit et ferma les yeux afin de ne pas succomber à la faiblesse. Il les rouvrit et observa à nouveau la jeune femme allongée près de lui. Elle était fascinante, si belle et il ne put s'empêcher de poser ses lèvres sur celle de la jeune femme.

Candy sursauta, mais quand elle vit que c'était Albert, elle s'accrocha à son cou et à ses lèvres comme si celle-ci était sa seule bouée de sauvetage.

Ma chérie, je t'en supplie, cesse de pleurer ! Je vais bien, je ne me suis pas ménagé ces temps-ci, je ferais plus attention à l'avenir, je te le promets !

Albert j'ai eu si peur !

Je travaille trop ses derniers temps, et je n'ai pas pris assez de repos, mais tout va bien, je te le promets !

Il la serra fort contre lui, il voulait tellement son bonheur. Il allait ralentir, et trouver un emploi mieux payé pour construire leur avenir. L'entrée dans la chambre du Dr. Martin les fit se séparer. Il demanda à Candy de bien vouloir sortir, afin qu'il ausculte Albert.

Alors, comment vous sentez ce matin ?

Mieux, beaucoup mieux Docteur. Quand puis-je sortir ?

Ce matin, si vous me promettez de prendre soin de vous et de penser à vous reposer !

Je sais que j'ai tiré sur la corde, je peux vous garantir que je saurais pour la prochaine fois que je ne dois pas dépasser certaines limites !

Bien…Alors je ne vois pas pourquoi je vous garderai plus longtemps ! Vous pouvez sortir Albert.

Candy raccompagna Albert jusqu'à l'appartement, elle lui fit promettre avant de repartir à la clinique de se reposer et de ne pas reprendre le travail avant qu'il ne soit complètement rétabli. Albert hocha de la tête et poussa Candy hors de l'appartement avec douceur en lui donnant un dernier baiser avant de fermer la porte.

Mais voilà qu'il commençait déjà à s'ennuyer, il décida tout de même d'aller prendre l'air et surtout de passer à l'auberge pour informer son patron qu'il ne reviendrait pas avant la fin de semaine. Mais c'était sans compter sur l'affluence qu'il y aurait à l'auberge. Albert venait d'apprendre qu'une troupe de théâtre devait donner quelques représentations à partir de ce soir et que ce n'était pas le moment pour lui d'être absent. Il ne pouvait rien refuser à ce patron qui lui avait tendu la main quand il en avait besoin, alors il accepta et promit d'être là le soir même afin de prendre son poste.

Lorsque Candy termina sa journée et qu'elle rentra à l'appartement, Albert avait déjà préparé à l'avance le repas. Elle fut étonnée et après l'avoir embrassé avec tendresse elle lui jeta un coup d'œil accusateur.

Que me vaut ce regard, qui glacerait même un volcan ? Dit Albert pour la taquiner.

Je suis sûr que tu as quelque chose à me dire et que cela ne va pas me plaire !

Décidément je ne peux rien te cacher ! Je suis passé à l'auberge pour prendre congé pour le reste de la semaine, mais voilà, une troupe amateur est arrivé et jouera quelques jours à Chicago…

Donc tu as accepté, de travailler, alors que tu n'es pas encore remis !

Ma chérie, je te promets de me ménager, puis je prendrais quelques jours de congé afin de me reposer. Candy, je ne ferai plus rien qui risquerait de nuire à notre bonheur. Je me sens bien, ça va aller !

Bien, si tu te sens mieux, donc je dîne seule ce soir ?

Oui, je dois partir, je t'aime Candy, ne m'attends pas, je risque de rentrer tard !

Fais attention Albert ! Je t'aime aussi !

Un dernier baiser, et Albert fila rapidement.

Aussitôt arrivé, Albert fila à la cuisine, ce soir il devenait commis. Le restaurant était bondé, et les plats s'enchaînaient très vite afin de satisfaire cette nouvelle clientèle intéressée par cette troupe non connue. La cuisine n'étant séparé que d'une fine paroi de la salle, Albert put écouter le jeu des acteurs qu'il trouvait excellent. Cela lui donna envie d'y inviter Candy.

Il était déjà tard lorsqu'Albert rangea enfin la dernière assiette dans le placard. La pièce était elle aussi terminée, il pouvait entendre le raffut que faisaient les comédiens en rangeant leur décor qu'ils remonteront le lendemain. Il vit l'heure, se mordit la lèvre car il était déjà presque minuit. Il avait dit à Candy de ne pas l'attendre, alors il alla proposer son aide à la troupe.

Il sortit de la cuisine et traversa la vaste salle. Il vit un des comédiens et s'en approcha.

Je peux vous aider ?

Bon sang, il n'y avait pas de doute, c'était bien lui !

Terry se retourna brusquement vers l'homme.

- Albert ?!

On se connait ? Votre visage me dit vaguement quelque chose…

Albert ! Bien sûr que nous nous connaissons ! C'est moi Terry !

Terry vit le visage crispé d'Albert, celui-ci resta muet, il voulait parler, mais aucun son ne sortit de sa bouche.

Albert vous allez bien ? Vous êtes pâle !

Albert secoua la tête afin de se remettre de cette rencontre. Il serra les poings quelques secondes, puis repris ses esprits.

Ça va, merci ! Excusez-moi Terrence, mais comme je ne me rappelle plus de mon passé, enfin, je pense que vous êtes au courant !

Oui…

Terry mourrait d'envie de demander des nouvelles de Candy à Albert, mais il hésitait. La réaction de son vieil ami l'en dissuada, il préféra lui proposer de s'assoir en l'invitant à prendre un café. Car lui-même avait arrêté l'alcool depuis son départ de New-York.

Que faites-vous à Chicago Terrence ? Et surtout, dans une troupe inconnue ?

C'est une longue histoire Albert ! Mais, si je peux me permettre…Dites-moi comment elle va…avait débité Terry à toute vitesse.

J'attendais que vous me posiez la question… « pourquoi a t-il fallut qu'il revienne maintenant, maintenant qu'elle était guérie de lui… »

Terrence, elle va bien, elle a repris le cours de sa vie, Candy est enfin heureuse…Il ne faudrait pas tout gâcher ! elle mérite d'être heureuse, ne croyez-vous pas ?

Je n'ai pas réussi…Je l'aime toujours Albert, je veux juste lui parler, nous avons besoin de parler de ce qui s'est passé ! Il y a tellement de zones d'ombres !

Pourquoi maintenant ? Savez-vous dans quel état j'ai retrouvé Candy ? Elle était malade, elle a mis des mois à s'en remettre ! Vous n'avez pas le droit de revenir ainsi dans sa vie ! Elle est heureuse ! S'obstina Albert, qui avait peur que Terry vienne gâcher ce bonheur trouvé auprès de Candy.

« Je ne vous reconnait pas mon ami… » Albert ? J'ai l'impression que ma venue ne vous enchante guère !

Vous n'y êtes pas Terrence ! Ce que je veux, c'est le bonheur de Candy !

Et si je serais en mesure aujourd'hui de lui donner ce bonheur ?

Non Terrence ! Non ! Vous ne pouvez pas faire cela ! Et votre fiancée à New-York ? Qu'en avez-vous fait ?

Susanna n'est pas ma fiancée ! Elle ne l'a jamais été et ne le sera certainement jamais ! J'aime Candy, et vous ? L'aimez-vous ? Terry soupçonnait fortement Albert d'être amoureux de Candy, il était bien trop froid avec lui depuis leur rencontre !

Albert ne répondit pas, il regardait sa tasse en se remémorant les bons jours passés auprès de Candy ! S'il l'aimait ? Oh oui il l'aimait plus que tout ! Il mourrait pour elle et ne la blesserait surement jamais comme Terry avait pu le faire !

Votre silence parle de lui-même ! Donc vous aussi ! Comme tous les hommes qui l'ont côtoyée ! Je ne veux pas vous froisser Albert ! Mais je pense que j'ai le droit de rencontrer Candy, elle seule pourra juger si elle veut encore de moi dans sa vie ! Cette fois-ci je ne laisserais personne se mettre en travers de mon chemin !

Pourquoi Terrence ? Pourquoi maintenant qu'elle est heureuse ? S'énerva Albert qui se leva en renversant sa chaise.

Parce que le temps a passé et que j'ai réfléchit ! Sans elle je ne suis rien ! Qu'une loque imbibée d'alcool du soir au matin ! cria Terry plus fort qu'il ne l'aurait voulu.

Albert allait répliquer, mais le patron de l'auberge vint les interrompre, il prit Albert par le bras et l'emmena avec lui dans une pièce à côté.

Je suis désolé John, je n'aurais pas dû m'emporter ainsi avec un client ! Cela n'arrivera plus !

Albert, vous devriez rentrer chez vous ! Demain je vous propose de prendre votre journée, vous m'avez l'air de ne pas être en grande forme !

Merci John, je vais suivre votre conseil…Je vous dis à mercredi alors !

Merci Albert ! Reposez-vous bien ! Et faites attention en rentrant chez vous !

Albert quitta la pièce et retourna dans la grande salle. Terrence avait disparu. En soupirant il quitta l'auberge. Arrivé dehors il respira très fort l'air frais de cette nuit de printemps. Puis il se mit en route vers l'appartement. Derrière lui, du haut d'une des fenêtres, Terry observa Albert s'éloigner. Il avait compris qu'Albert aimait Candy et que la tâche de l'approcher ne sera pas facile. Mais il était hors de question d'abandonner ! Pas maintenant qu'il avait eu le courage de tout quitter afin de la revoir.

Arrivé chez lui, Albert trouva Candy endormi sur le canapé. Avec douceur il la souleva dans ses bras afin de l'emmener dans sa chambre. Il ouvrit la porte avec son pied, puis la referma sans bruit derrière lui. Il déposa Candy dans son lit délicatement, elle ne s'était même pas réveillée. Il s'allongea un moment à ses côtés. Il observa au clair de lune toute la délicatesse de son visage. Il écoutait comme si c'était une berceuse la respiration lente et régulière de sa fiancée. Il repensa aussitôt à sa soirée qui avait si bien commencé ! Une vive colère le prit ! « Comment peut-il se permettre et revenir ainsi la bouche en cœur et signifier qu'il veut le bonheur de Candy ?! C'est juste inimaginable ! »

Il déposa un baiser sur les lèvres de Candy puis sortit sans faire de bruit. Il alla directement dans sa chambre et s'allongea encore habiller sur le lit. Le sommeil le fuyant, il rumina toute la nuit la venue de Terry à Chicago.

Le soleil lui léchant le visage, Albert ouvrit avec difficulté les yeux ! Au chant d'un coq non loin, il sut qu'il était encore très tôt ! La nuit avait été mauvaise et pour la première fois, son humeur l'était aussi. Il se leva en grimaçant, il lui fallait un café.

Candy dormait encore, il en profita pour lui préparer son déjeuner. Il se demandait s'il devait parler avec Candy de sa rencontre, mais un sentiment étrange l'en empêchait. Il ne voulait pas qu'elle sache ! « Elle ne devait pas savoir ! » Tout à ses pensées il ne l'avait pas entendu arriver, elle avait passé ses bras autour de la taille d'Albert et posé sa tête sur son épaule.

Bonjour mon amour ! Tu es rentré tard ?!

Bonjour ma chérie ! Oui, tu dormais et je t'ai même allongé dans ton lit !

Merci mon amour ! Alors comment était cette troupe ?

« Non je ne lui dirais rien ! » Ils sont talentueux…

Tu n'as pas l'air d'en être convaincu !

Je suis juste fatigué, d'ailleurs je suis en congé aujourd'hui ! Mon patron veut me ménager ! Tu entends ça ?!

J'en suis ravie ! Je me suis inquiété mon amour !

Candy…je t'aime ! Je t'aime comme un fou ! Dit Albert en la serrant dans ses bras.

Mon amour, je t'aime aussi, je t'aime si fort !

Albert resserra son étreinte, il avait peur, oui pour la première fois il avait peur de perdre Candy. Il avait honte aussi de cacher l'arrivé de Terry à Chicago ! Avait-il vraiment ce droit sur elle ? Peut-être pas, mais il prenait ce droit, elle est heureuse aujourd'hui, pourquoi faire entrer un ouragan dans leurs vies alors que le bonheur est déjà entre leurs mains ?

La matinée était déjà bien avancée et Albert étant seul ruminait toujours sa soirée. Il décida de sortir se dégourdir les jambes. Il n'en pouvait plus de ce sentiment qui le rongeait. Il sentait qu'il allait se passer quelque chose d'important, mais ne pouvait pas dire quoi !

Ses pas le guidèrent jusqu'en haut d'une colline qui montrait en contrebas la joyeuse petite clinique. Il s'assied sur l'herbe encore légèrement humide que le soleil de ce mois d'avril n'avait pas encore séchée. Candy était dehors avec une dizaine d'enfants en file indienne. Il ne pouvait pas entendre ce qu'elle leur disait, mais il l'admirait. Elle avait laissé ses couettes de jeunesse de côté depuis peu et avait attaché ses cheveux en une queue de cheval ou on pouvait voir son cou gracile. Elle en était que plus belle et plus femme.

Albert en était là de ses réflexions, quand une voix qu'il connaissait maintenant que trop bien, le fit sursauter.

Je ne vous connaissais pas voyeur Albert !

Terrence ! Mais que venez-vous faire ici ? N'avez-vous donc pas d'autres choses plus importantes à faire ?

Elle est ici ma chose importante, juste au bas de cette colline…

Albert se leva d'un bond.

Terrence, oubliez Candy ! Regardez-là, elle est heureuse et aime son métier ! Ne venez pas tout gâcher, je vous en supplie !

Albert, j'ai bien réfléchit, j'ai pris en compte ce que vous m'avez dit hier soir, mais je ne peux pas m'y résoudre ! Il faudra me passer sur le corps pour ne pas que je l'approche ! Elle a le droit de savoir que je suis à Chicago ! A elle de me dire si oui ou non je suis le bienvenu !

Si c'est-ce que vous avez décidé, alors je ne renoncerais pas à vous en empêcher !

Les deux hommes s'affrontaient du regard, aucun des deux ne sillaient, ils aimaient tous les deux Candy, et feraient ce que chacun semblait être le plus juste ! Terry dévia son regard afin de regarder vers Candy, qui de là où elle était ne pouvait entendre ce qui se passait. Il fit un pas afin de descendre la colline, mais Albert l'en empêcha en le retenant par le bras !

Ne faites pas cela Albert !

Alors n'y allez pas !

Terry tira sur son bras afin de faire lâcher prise à Albert ! Mais celui-ci ne voyait pas cela du même œil, et décocha un coup de poing à Terry qui en vacilla ! En relevant la tête et avec un sourire narquois il décocha à son tour une droite à Albert ! Maintenant les deux hommes étaient partis pour s'affronter. Le bruit qu'ils firent en se bagarrant comme si leurs vies en dépendaient, attira le regard du Dr. Martin qui ne vit pas que c'était Albert, mais qui montra à Candy les hommes, qui maintenant roulaient au sol toujours en échangeant des coups de poings.

Candy se mit à courir, elle avait reconnu la silhouette d'Albert, mais ce n'est qu'en se rapprochant qu'elle avait compris que l'autre personne était un fantôme du passé, pas si lointain que cela. Son cœur battait à tout rompre, sa course mais aussi la vision de cet homme lui couplait le souffle. Ses pensées se bousculaient, plus elle se rapprochait des deux hommes. Enfin à leur hauteur, elle les observa, puis, n'y tenant plus elle hurla !

Stop ! Arrêtez ! Je vous en supplie, arrêtez…Termina-t-elle en pleure

Albert et Terry s'arrêtèrent aussitôt, ils étaient dans un piteux état et se relevèrent ne sachant ni quoi dire, ni quoi faire ! Ils restèrent ainsi debout en face de Candy qui les regardait avec désolation, ou étais-ce du mépris ? Ses yeux emplit de larmes déchiraient le cœur d'Albert, mais la forme de sa bouche indiquait la colère dans laquelle Candy était. Il comprit qu'il n'aurait jamais dû se battre avec Terry, elle lui en voulait, il en était sûr ! Terry quant à lui, était content du regard que Candy avait jeté à Albert, il se dit qu'il n'avait rien à perdre, mais tout à gagner, il se laissa choir au sol contre un arbre !

Terry !

Le cœur d'Albert faillit éclater quand il vit Candy accourir vers Terry, il comprit, leur jeta un dernier regard et s'en alla sans dire un mot de plus. Il était revenu, elle était guérie, et maintenant elle n'aurait plus besoin de lui, elle l'avait lui à nouveau…Il saura lui offrir bien plus que lui ! Lui le vagabond sans mémoire et sans passé, n'avait rien à lui donner qu'un bout de cuir en guise d'engagement ! Blessé dans l'âme, le cœur en morceau, Albert avait pris la décision de rentrer à l'appartement et de plier bagage, il ne pouvait rester et la voir avec lui, qu'elle n'avait certainement jamais cessé d'aimer…Il voulait son bonheur, même s'il avait envie de mourir tellement la douleur le transperçait… (Tasia)

A suivre…