Got You Under My Skin
Disclaimer :Habituel, rien n'est à moi sauf les scénarios un peu bizarres… :D
Précédemment : La guerre est terminée. Harry voit soudain son deuil interrompu par le retour de Sirius. Aux yeux de tous c'est un miracle inespéré. Aux yeux d'Harry aussi c'est un miracle inespéré. Mais également le maintien d'un secret qu'il n'avait jamais vraiment su comment enfouir : ses sentiments pour lui. Dès l'arrivée de son parrain, il ne sait plus comment agir et réagit de la seule manière possible : la fuite. Dans son entreprise, sa main entre en contact avec un objet étrange qui le plonge dans l'inconscience la plus totale...
Ecriture : douze chapitres écrits, en cours !
RAR :
Drougael : Je suis d'accord avec toi, c'est bien trop rare ! J'aimerai vraiment en lire de nouvelles mais ça ne court pas les rues ! Haha pas mal du tout l'idée de l'esclave sexuel xD Merci beaucoup en tout cas et à bientôt !
Julia13Verseau : Tiens t'as pas un compte normalement toi ? xD Oui Harry attire les emmerdes, c'est bien connu ! :D Merci !
Note
Bon alors déjà je poste plus vite pour me rattraper du retard de la dernière fois ! Et les réactions au chapitre précédent ont été si enthousiastes que… voilà, voici le chapitre 3 ! J'espère que vous prendrez plaisir à le lire, encore une fois je me suis éclate à l'écrire ! :D
Merci, sincèrement :)
Chapitre Troisième
Je m'éveillai difficilement, mon corps entier était douloureux et étrangement paralysé. J'ouvris les yeux, brutalement conscient. Mon regard ne rencontra qu'un amas de blanc. Je paniquai et tentai de bouger alors que je me sentais à l'étroit dans une sorte de fichu cocon blanc. Je me débattis, pris de panique et, soudain, l'une de mes mains fractura ledit cocon dans un bruit de déchirement qui me fit grincer des dents. J'élargis l'ouverture comme un désespéré, cherchant à sortir à tout prix. Je pus enfin respirer à l'air libre au bout de quelques secondes et je pris une grande inspiration.
Mon regard tomba immédiatement sur Hermione qui dormait, assoupie sur un fauteuil du salon. Je regardai autour de moi, constatant que j'étais par terre. Je me relevai difficilement, me sentant étrangement léger et vulnérable. Je fis quelques pas et immédiatement, je sentis que quelque chose clochait. Je tendis la main pour réveiller Hermione mais je m'arrêtai en plein élan. Ma main. Elle était trop fine. Les yeux grands comme des soucoupes, je levai mes mains devant mon regard et je poussai un couinement étrangement aigu.
Je me précipitai face au miroir en pied du couloir. Je manquai de tourner de l'œil en avisant le reflet qu'il me renvoya. Une magnifique jeune femme aux courbes délicates se tenait devant moi. Elle leva la main en même temps que moi pour débarrasser ses longs cheveux bruns du lien qui les attachait, libérant une cascade bouclée sur son épaule. Comme moi, elle s'étonna des vêtements qui paraissaient trop larges sur son corps mince. Cette jeune femme, c'était moi ! Je poussai un hurlement suraigu et une seconde plus tard, je me retrouvai avec six baguettes pointées sur moi. George, Molly, Ron, Sirius, Arthur et Kingsley m'entouraient d'un air méfiant.
Je levai les mains en signe de paix, aculé contre le mur par la menace que je lisais dans leurs yeux. Ils allaient m'assommer et poser les questions ensuite.
– Ne lui faites pas de mal, c'est Harry ! hurla soudainement Hermione en entrant dans la pièce.
Un immense silence s'installa. Je tremblais comme une feuille avec une furieuse envie de pleurer qui sortait de je ne sais où. Le sort s'acharnait contre moi et c'était l'un des pires coups qu'il m'avait fait à ce jour. Oui, oui. Même Voldemort semblait être un enfant de cœur à côté de ça.
– Dites-moi que c'est un cauchemar et que je vais me réveiller, les priai-je d'une voix mélodieuse qui ne sonnait absolument pas comme la mienne.
– Oh Seigneur, donnez-moi la force, ajoutai-je en entendant mon timbre trop féminin.
Je gémis de désespoir.
– Merde, Harry, prononça Ron, traduisant la pensée de toutes les personnes présentes.
– Je n'arrive pas à croire que tu sois plus jolie fille que moi, murmura Hermione, ahurie.
– C'est vraiment pas ce qui devrait te tracasser en priorité, lui lançai-je furieusement en plantant mes mains sur mes hanches dans une attitude très féminine.
Je me rendis compte de mon geste et me décomposai, penaud.
– Alors c'était donc ça la chrysalide. Comme les papillons tu as subi une métamorphose, prononça doucement Sirius aussitôt approuvé par des murmures de Molly, Arthur et Kingsley.
– Ce qui sous-entend qu'avant j'étais une chenille, je vous remercie, lançai-je d'un ton las.
Je baissai la tête et soupirai. Mes longs cheveux d'un noir de jais me tombèrent devant les yeux et je les dégageai d'un mouvement de main. Je surpris les regards de George et Ron. Je le reconnus tout de suite.
– Non... non, les mecs pas ce regard sur moi ! C'est moi, c'est Harry ! Vous vous souvenez, plus grand, pas de seins et une paire de...
– Hum hum ! me coupa précipitamment Madame Weasley en toussotant avec insistance.
– Une paire de neurones en moins, rectifiai-je avec un regard noir.
– C'est marrant, en fixant assez longtemps ta poitrine, j'arrive à oublier ce détail, lança George, hilare.
Je m'avançai vers lui d'une démarche chaloupée avec un sourire charmeur et, au dernier moment, lui assénai mon genou dans les parties. Il hurla de douleur et recula contre le mur.
– Ah ! Ça fait un bien fou ! M'exclamai-je, un peu plus détendu.
George s'était courbé en deux et émettait un son entre le grognement et le geignement. Ron lui tapotait gentiment le dos, et le reste me regardait, éberlué.
– Espèce de connasse, me lança George d'une voix suraiguë, les mots semblant lui coûter ce qu'il lui restait de virilité.
Je lui lançai un regard furibond mais ne réitérai pas mon coup. J'avais d'autres chats à fouetter.
– Maintenant, quelqu'un peut m'expliquer ce qui s'est produit ?
Ils échangèrent tous des regards, semblant se refiler le bébé. Sirius se racla la gorge et avança.
– Tends ta main.
– Pourquoi ? Demandai-je, méfiant, nichant ma main contre ma poitrine.
Je blêmis sous le contact inhabituel. Hermione vit ma réaction et laissa échapper un rire nerveux.
– Pardon, s'excusa-t-elle quand je la fusillai du regard.
Elle ne parvint pourtant pas à tarir ses gloussements.
– Donne-moi ta main, je ne vais pas te manger, promis, me dit Sirius avec un sourire carnassier.
Je me sentis stupidement rougir de la racine des cheveux jusqu'aux orteils.
– Je rêve ou tu viens de rougir ? Me provoqua-t-il.
– Pas ma faute, marmonnai-je alors que mon corps me trahissait.
Je ne l'avais pas encore apprivoisé et chacune de mes réactions sortait à l'état brut sans que je puisse masquer quoi que ce soit. C'était un problème. Un immense problème.
Sirius n'insista pas, sentant ma gêne. Il saisit simplement la main que je lui tendais. Le contact me fit rougir davantage et je fus soulagé que sa silhouette me dissimule aux autres. Il remonta ma manche et découvrit le bracelet qui s'était enroulé plus tôt autour de moi et qui était toujours profondément enfoncé dans ma peau, comme greffé.
– C'est cet objet qui a provoqué cela. Quelques secondes après qu'il se soit accroché à toi, tu as disparu dans une sorte de Chrysalide indestructible. Nous n'avons pas usé de moyens trop forts, ne sachant pas si cela pouvait te blesser.
– Combien de temps je suis resté là-dedans ?
– Vingt-quatre heures.
– Comment on inverse le processus ? Demandai-je.
Un ange passa.
– Sérieusement, ne me faites pas ça, suppliai-je. Dites-moi qu'il y a une solution.
Hermione secoua la tête.
– On y travaille mais on n'avait pas eu l'objet sous les yeux jusque-là et je suis sure que maintenant que nous pouvons l'étudier à loisir nous trouverons une solution.
– Magie noire, ça c'est la première chose que vous pouvez noter, marmonnai-je dans la barbe que je n'avais plus.
Sirius saisit plus fermement mon bras, il murmura une série d'incantations, passant sa baguette au-dessus du bijou, la mine concentrée. Il fronça les sourcils et recommença. Je le laissai faire, sentant que quelque chose n'allait pas. Il relâcha mon bras et recula d'un pas, m'observant d'un air soucieux.
– Sirius ? Interrogeai-je et son nom sonna étrangement dans ma bouche avec la voix douce que j'avais désormais.
– Il n'y aucune trace de magie noire dans cet objet.
– Il est forcément maléfique, regarde ce qu'il m'a fait.
– Définitivement pas du mal, c'est certain.
Je le fusillais du regard.
– Tu m'as mal compris. Ce que je veux dire c'est que tu es, certes, dans le corps d'une femme mais tu es en vie et en excellente santé.
Je m'apprêtai à protester mais Hermione me coupa :
– Il a raison, Harry. Tu as juste... été métamorphosé, rien de plus.
– Rien de plus, Hermione... ? Grinçai-je d'un ton sec.
– Nous avons rencontré pire d'un point de vue purement objectif. Les Horcruxes n'étaient pas des objets qui laissaient sain d'esprit et de corps.
– Oui, mais figure-toi que j'ai du mal à avoir un point de vue objectif maintenant que je suis coincé dans ce corps de...de...
– Bombe, acheva George avec un sourire malicieux partiellement remis du coup dans ses parties.
Je lui lançai un regard outré.
– Non ! De jeune fille pulpeuse ce qui, entre nous, est profondément absurde ! Pourquoi un objet me transformerait-il en... ça ? dis-je en désignant l'ensemble de ma personne d'un mouvement de main.
– Ne panique pas Harry. La première chose à faire c'est de respirer. La deuxième c'est de me suivre et de laisser les autres chercher tout ce qu'ils pourront trouver sur ce bracelet, dit-elle avec un regard appuyé pour chacun d'entre eux avant de me prendre par la main et de me traîner dans le couloir.
Je la suivis, un peu gauche, dans ce corps étranger. Le roulement automatique de mes hanches était désagréable et gênant. Elle me conduisit jusqu'à la chambre qu'elle partageait avec Ron. Elle me fit m'asseoir sur le lit et me laissa là alors que je la voyais commencer à fouiller dans son étagère. Elle sortit quelques vêtements qu'elle jeta sur son lit avant de soudain en projeter des dizaines. Je sursautai lorsque je me pris un soutien-gorge sur le visage. Je devins cramoisi et me souvins brutalement que c'était l'une des réalités des femmes à laquelle je ne souhaitais pas faire face. Je blêmis d'un seul coup. Hermione émergea de l'étagère et commença à trier.
– Tiens, essaye ça, dit-elle en me lançant un débardeur rose.
– Hermione... C'est rose. Je ne porte pas de rose. Je porte des couleurs foncées parce que le rose c'est peut-être une jolie couleur mais...
– Trop connotée, hm ? Dit-elle avec un soupir. Dumbledore portait du rose, parfois.
Oui et du jaune canard atroce et du vert kaki aussi. Le prix du mauvais goût lui revenait certainement. Un sourire doux effleura mes lèvres en repensant à ses excentricités qui avaient laissé un peu de couleur dans ma vie.
– Justement, murmurai-je d'effroi avec exagération en me souvenant de ses tenues.
Elle approuva vigoureusement et se remit à chercher de quoi m'habiller d'autre chose que mes fringues trop grandes.
– Commence par ça, me lança-t-elle en me tendant une culotte et un soutien-gorge.
– Hermione, tu sais que c'est extrêmement gênant le fait que tu me brandisses tes sous-vêtements sous le nez ?
Elle rougit.
– Je suis désolée, c'est un peu perturbant de te voir dans ce corps et j'oublie que...
– Que je suis un homme. Avec cette voix et ce physique, je comprends l'amalgame. Mais je ne suis pas ta copine, Hermione. Je suis ton meilleur ami et c'est vraiment gênant.
– Essaye de passer au-dessus juste pour cette fois. Ce ne sont que des sous-vêtements. Ils sont neufs, le bonnet est trop large pour moi. C'était un cadeau de ma mère. Et comme tu as plus de poitr...
– Je t'en supplie, ne finis pas cette phrase, paniquai-je en me saisissant de l'ensemble coquet, brodé de dentelles... roses.
Bon, puisque je ne pouvais pas y échapper. Elle se retourna pudiquement alors que je me débarrassai de mon jean trop large et de mon haut dans lequel je flottais. Je pris grand soin de ne pas regarder le corps que j'avais sous les yeux et enfilai le bas à toute vitesse. Puis, j'attrapai le soutien-gorge. Je l'observai d'un air soucieux. Comment on enfilait ce machin ? Je passai mes bras fins dedans et recouvris l'opulente poitrine dont je m'étais vu doté. J'en aurai pleuré si Hermione n'avait pas été dans la même pièce. Je joignis mes mains dans mon dos et galérai plusieurs minutes pour accrocher ce fichu système de fermeture. Je soupirai victorieusement lorsque je le sentis bien en place... avant de bouger d'inconfort. Pour l'amour du Ciel... Comment faisaient les femmes pour porter cette horreur tous les jours ?
J'attrapai un plaid sur le lit et m'enroulai dedans, cachant ce corps que je ne connaissais pas vraiment, honteux de le dévoiler. Hermione me regarda faire, un sourire léger aux lèvres. Elle me tendit un jean qu'elle venait d'ajuster magiquement à ma taille et un haut, vert bouteille, de la même couleur que mes yeux.
– Merci, dis-je en les saisissant.
Je lui tournai à nouveau le dos et passai ces nouveaux vêtements. Je lui fis à face quelques secondes plus tard, écartant les bras pour la laisser admirer la manière dont m'allait ces vêtements. L'impression de me travestir ne me lâchait pas et je me sentais un peu comme en dehors de moi-même.
– Tu es... magnifique, s'extasia-t-elle. Enfin… Je veux dire avant tu l'étais déjà mais c'est surprenant de te voir…ainsi…
Je ne sus pas quoi dire, merci n'étant pas de circonstance, vue la situation. Je me contentai donc d'un air pétrifié qui parut la peiner.
– Ce n'est pas si terrible que ça d'être une fille, tu sais.
– Oh mais je n'en doute pas une seconde. Ce qui est terrible c'est d'être un homme transformé en fille !
– Je... Je ne voulais pas en parler devant les autres mais... Tu agis étrangement avec Sirius. Est-ce que ça a un rapport avec... ce dont on avait parlé ?
Je pâlis et mes jambes plus fines qu'à l'accoutumée, cédèrent sous moi alors que des larmes grosses comme des billes perlaient sur ma joue. Je me laissai tomber sans élégance sur le lit et essuyai rageusement les rivières qui coulaient de mes yeux.
– Hermione, comment vous faites pour ne pas pleurer en permanence ? J'ai l'impression d'avoir un bain à remous à l'intérieur !
– C'est les hormones. Désolée pour ça. On est un peu plus sensibles naturellement.
– Comment vous gérez ça ?
– On est obligée de devenir bien plus solide que vous et de nous maîtriser assez souvent, expliqua-t-elle avec un sourire.
– Je déteste être une femme, sanglotai-je, la voix tremblante.
Je me trouvais d'un ridicule absolu et mes pleurs s'étranglèrent en un rire à cette pensée. Hermione me frotta le dos avec compassion, riant doucement avec moi. Elle essuya d'un pouce les dernières traces de larmes sur mes joues.
– Tu t'y feras. Enfin j'espère que tu n'auras pas à t'y faire mais si c'est le cas... ça ira, Harry, murmura-t-elle en passant une main dans mes boucles brunes et brillantes.
Je hochai la tête, le regard perdu dans le vague et remuant d'inconfort à cause de la dentelle de la culotte qui me scindait la hanche. Le coin de mes lèvres tremblota encore une fois et j'éclatai à nouveau de rire nerveusement.
– Tu verras, être une fille c'est très drôle par certains côtés. J'aimerai que tu les voies, au moins pour faire passer ce... mauvais moment plus agréablement, dit-elle en se relevant, saisissant mes deux mains fines dans les siennes qui me parurent bien plus longues que les miennes.
Je la laissai faire, un peu amorphe, songeant qu'avant mes mains recouvraient largement les siennes, plus solides, plus calleuses…
– Et puis, profites-en peut-être pour obtenir ce que tu veux.
– Et qu'est-ce que je veux ? Soulevai-je avec un sourcil interrogateur.
– Sirius a toujours été un playboy.
Je rougis et relâchai ses mains, horrifié.
– Tu es complètement malade, Hermione. Je ne vais pas me servir de ça pour l'avoir dans mon lit puisque c'est précisément ce que je veux à tout prix éviter. Je ne suis pas une catin ou un de ses coups d'un soir qu'il a collectionné dans le passé.
– Je sais mais peut-être que si la barrière du corps cède, il pourrait réellement tomber amoureux de ce qu'il y... à l'intérieur.
– Euh... C'est moi où ça sonne affreusement tendancieux comme phrase ?
Elle me fila un taquet derrière la tête avant de placer ses mains sur ses hanches, mécontente. Pourtant je vis ses yeux luire d'amusement un instant avant qu'elle ne m'assène :
– Maintenant je sais ce qu'il y a de pire que Ron qui ronfle. Toi, dans un corps de femme.
Sur ces paroles, elle quitta la pièce, le nez en l'air, me plantant là, un demi-sourire aux lèvres. Je me rassis, ruminant ses paroles. Peut-être avait-elle raison... ? Non je ne pouvais pas me permettre de penser ainsi. Je laissai ma tête tomber entre mes mains sans reconnaître la texture de mon visage désormais trop fin, avec une peau de bébé et non plus la peau basanée surplombant une mâchoire carrée à laquelle je m'étais habituée. Je palpai mon visage et reconnus pourtant le léger retroussement de mon nez, mes pommettes hautes, l'arcade marquée de mes sourcils et les longs cils surplombant mes yeux toujours aussi verts. Mon menton était également toujours marqué, peut-être un peu plus pointu et mes lèvres plus charnues que d'ordinaire.
Je passai une main dans mes cheveux, pensif. Eux au moins n'avaient pas changé, hormis leur longueur, et je me retrouvais avec une longue crinière joliment ondulée et d'une épaisseur effrayante. Ma silhouette était étrangement pulpeuse et je me surpris à penser que j'étais typiquement le genre de fille sur laquelle je me serais retournée dans la rue. Avant… Quand mon regard ne s'était pas drastiquement réduit à l'observation d'une seule personne. Je n'avais éprouvé cela que pour Sirius. Les femmes ne m'avaient jamais plus intéressé à partir de ce jour-là, bien que j'apprécie la beauté de celles que je croisais. Et les hommes encore moins, étrangement. Il n'y avait que Sirius, même après son départ et je trouvais ce fait inquiétant.
Encore une fois, un rire nerveux m'échappa alors que je palpai mes hanches marquées et ma taille fine. Je me tordis sur moi-même pour apercevoir mes fesses et je sifflai d'admiration. Pour une fille, j'étais vraiment bien fichu.
– Papa, Maman, vous auriez dû donner naissance à une fille, il y avait vraiment un potentiel canon dans cette famille..., soufflai-je, hilare.
Encore une fois, la proposition d'Hermione de m'en servir à mon avantage me traversa l'esprit. L'idée s'accrocha quand je posai les yeux sur mon opulente poitrine. Elle avait beau être à moi, j'en détournai les yeux, gêné. Je m'observai une dernière fois avant de river mon regard sur le bijou.
– Qu'est-ce que tu me veux, toi ? Murmurai-je en tournant et retournant mon bras.
Je laissai un doigt courir sur toute la surface du bracelet, depuis la bague jusqu'aux ailes de papillons sur l'extrémité proche de mon coude. Soudain, on toqua à la porte et je sursautai, enfilant précipitamment un gilet pour recouvrir le bracelet.
– Entrez, dis-je d'une voix basse et extrêmement féminine.
La silhouette de mon parrain apparut, l'air incroyablement inquiet. Il se planta devant moi, sans réellement savoir comment agir.
– Ne te sens pas obligé de dire quoi que ce soit, soupirai-je en nouant mes mains dans mon dos, mal à l'aise.
Il riva ses yeux gris insondables dans les miens et j'inspirai discrètement une grande bouffée d'air pour ne pas rougir. Puis, il fronça les sourcils et avança plus franchement. Je me rendis compte, une fois qu'il fut à ma hauteur, que moi je n'étais plus du tout à la sienne. Je semblais simplement infime face à son port élégant et longiligne. Je baissai la tête. Il la releva aussitôt, plaçant une de ses mains calleuse sous mon menton, pinçant doucement ce dernier entre son pouce et son index. Je fus contraint de le regarder à nouveau.
– Tu as pleuré, constata-t-il.
– Les hormones, marmonnai-je.
Je vis un coin de sa bouche tressauter avant qu'il ne le maîtrise.
– Ne te gêne pas, marre-toi, même Hermione n'a pas su rester sérieuse.
Il éclata alors franchement de rire, de cette étrange inflexion puissante dans la voix qui faisait ressembler chaque éclat à un aboiement. Il se calma plusieurs secondes plus tard alors qu'un immense sourire barrait également mes lèvres. L'entendre rire m'aurait presque fait pleurer de soulagement si je n'avais pas déjà tari mon stock de larmes tout à l'heure.
Il posa une main franche sur mon épaule et resserra l'étreinte, communiquant simplement avec son regard tout le soutien qu'il voulait me faire passer. J'acquiesçai d'un signe de tête à peine perceptible.
– Ce n'est peut-être pas une mauvaise chose finalement que ça te soit arrivé.
– Mais arrêtez avec ça, Hermione m'a dit la même chose ! En quoi ça peut être une bonne chose ?
– Tu me reparles normalement. Pour moi, ça rentre dans la catégorie des bonnes choses. Excellentes, même.
Je me tus, me renfrognant par la même occasion.
– La seule chose qui m'inquiète..., commença-t-il, pensivement.
– C'est... ? Le poussai-je à finir.
– Essaye de lancer un sort, compléta-t-il abruptement en reculant de quelques pas, passant pensivement un doigt sur ses lèvres.
Il ne se rendait certainement pas compte quel genre d'effet avait ce geste sur ma pauvre conscience. Pourtant, je m'exécutai, m'arrachant à sa contemplation pour attraper ma baguette restée dans mon jean qui m'allait il y a encore quelques heures.
Je la pointais sur un vase et murmurai un vague « Wingardium Leviosa ». Je poussai un hurlement suraigu lorsque celui-ci explosa en gerbes d'eau et de verre. Sirius me recula précipitamment, me plaquant d'autorité contre lui. Il baissa le regard sur moi, puis le posa sur le vase brisé.
– Sirius... Dis-moi que je n'ai pas perdu tout contrôle sur ma magie..., chuchotais-je, blême, en m'effondrant comme une poupée désarticulée contre lui.
– Tu n'as pas perdu tout contrôle sur ta magie.
– Tu mens bien, dis-je en reprenant un peu contenance, tentant de croire à ses paroles.
– Tu as seulement perdu 99,9% du contrôle de ta magie.
J'allais faire une crise de nerf. Là, maintenant.
– Je vais commencer à vraiment très mal le vivre, je préfère t'avertir tout de suite.
A suivre…
Ce chapitre est assez long et je me suis bien marrée à imaginer les différentes réactions ! Je me marre également en anticipant les vôtres ! :D Bon vous l'aurez compris, je jubile haha...
Je vous rassure cette fic est bien un slash donc… voilà ! Mais le transformer en fille c'était juste trop tentant !
Vous comprendrez le pourquoi du comment le bracelet a provoqué cela un peu plus tard ! Pour l'heure c'est un Ryry un peu maudit qui va défiler dans les chapitres, coincé dans un corps de femme héhéhéhéhé ! (Non je ne suis jamais sadique. Du moins pas qu'avec vous !)
Bref, j'ai trop hâte de savoir ce que vous en pensez !
Merci encore pour vos reviews trop mignonnes ! Et par pitié écrivez plus de SB/HP ! J'suis en manque :')
Lot of love,
Jelyel
