Bonsoir bonsoir!

Je suis de retour pour un nouveau chapitre. Alors oui, j'avais dis toutes les deux semaines, mais exceptionnellement je poste celui-ci plus tôt (vu que j'ai encore du temps pour écrire en grande quantité.)

Par contre j'ai un autre petit message: dans ce chapitre, nos chers héros décident d'aller picoler en douce alors qu'ils sont mineurs. Rien de grave, personne n'est malade (même Kirishima, je vous jure) mais je préfère mettre un petit mot avant. Et pour ceux que ça inquiètent, respirez un coup, ils vont regretter ça dans le chapitre prochain. Oui, ils vont se faire remonter les bretelles.

Ah, et deuxième point, il faut savoir que je m'inspire des aventures d'amis qui étaient en internat, durant mes années de lycées... Et je peux vous dire qu'ils en ont fait des conneries uhu.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture!


Escapade Nocturne

Midoriya devait l'avouer : il était aux anges. Uraraka n'avait pas menti lorsqu'elle lui avait dit de venir afin de se changer les idées, en plus d'insister sur le fait que Mina lui avait dit que Kirishima venait. Cependant, il n'était pas venu seulement parce que Kirishima allait les accompagner, mais… Bon, il devait l'avouer : sa présence avait joué un rôle important, mais il avait aussi eu envie de décompresser un peu.

Le petit groupe avait réussi à passer le mur d'enceinte de l'école, et marchait à présent dans la rue à la recherche d'un endroit où passer une partie de la soirée. Ils avaient trouvé un magasin pour Sato, qui avait fait le plein d'ingrédients pour cuisiner tranquillement. Kirishima avait fait la même chose, avouant – non sans rougir légèrement – que Fat Gum lui avait donné quelques recettes qui l'intéressaient particulièrement, ce qui avait immédiatement intéressé les plus gourmands d'entre eux…

« Je demande un combat de gâteau ! s'exclama Mina les yeux brillants.

- Un combat de gâteau ? pouffa Midoriya. Je demande à voir…

- Oui ! Avec un jury, et tout… Celui qui fait le meilleur gâteau gagne, et le perdant aura gage… délivré par le jury. Qui sera composé d'Uraraka, de moi même et de… Midoriya ?

- Ah non, se moqua Uraraka, il serait capable de se faire acheter !

- Eh !

- Pourquoi pas Iida ? proposa Kaminari avec un grand sourire. Je suis sûr qu'il voudra y participer, rien que pour pouvoir jouer les arbitres.

- Bon, on verra le jury plus tard alors… Il faudrait décider d'une date.

- Vous savez, ni Sato no moi n'avons accepté, se désespéra Kirishima. C'est un coup à rater le gâteau ça.

- Oui, et puis ce n'est pas comme si Kirishima avait autant d'expérience que moi », renchérit Sato.

Kirishima lança un regard surpris vers son ami, et Midoriya y vit une lueur de défi briller dans ses yeux. A tous les coups, la remarque de Sato avait légèrement vexé le rouge… Et il ne fut pas le seul à le remarquer, puisque Toru en rajouta une couche, certainement pour le provoquer :

« C'est vrai, notre pauvre Kirishima n'a aucune chance contre Sato… Ça va être un combat à sens unique !

- Quel dommage, mais vous avez raison, Sato est bieeeen trop doué pour pouvoir lui laisser une chance. »

Et à Todoroki de continuer, d'un air incroyablement sérieux :

« Kirishima pourrait peut-être s'en sortir individuellement, mais contre Sato…

- EH EH eh ! protesta vivement le rouge, je n'ai pas jeté l'éponge ! Vous ne savez même pas ce que je peux faire, ne m'enterrez pas tout de suite. Je vais vous montrer que je peux le faire ce gâteau. Un véritable homme ne refuserait jamais un défi pareil !

- Tu acceptes finalement ?

- Bien sûr que j'accepte. Et j'en ferai un à vous faire péter le palet ! Par la force !

- On n'attend que ça… Et toi Sato ?

- Difficile de rejeter un tel défi… Allons-y pour un combat de gâteau.

- YES ! »

Jiro et Bakugou levèrent les yeux au ciel devant cette mise en scène qu'ils jugeaient ridicule. Toutefois, il était difficile de louper l'éclat d'amusement qui brillait dans leur yeux… A force de jouer le rôle des blasés insensibles, ils avaient fini par se trahir eux-même. Uraraka ne manqua pas de se moquer allégrement de son petit copain, arguant que même lui ne pourrait résister à un gâteau de cette qualité, tandis que Kaminari et Toru s'acharnaient sur Jiro en dévoilant son péché mignon : les aliments crémeux. Forcément, la jeune fille s'empourpra et tenta de se défendre, mais à deux contre un, elle ne put faire grand-chose, et elle finit par bouder devant les taquineries de ses camarades. Midoriya, amusé par l'attitude enfantine de ses amis, ne vit pas Kirishima s'approcher de lui, et manqua de sursauter quand ce dernier passa son bras autour de ses épaules. Son euphorie était redescendue aussi vite qu'elle était arrivée, et il semblait avoir compris le truc. Pauvre de lui, il s'était fait manipuler par ses amis…

« Je crois que je me suis fait avoir, gémit-il en faisant la moue.

- Ils ont bien joué le jeu, répondit Midoriya en reprenant contenance. On ne te connaît que trop bien maintenant !

- Tu crois que j'ai une chance contre Sato ?

- Je ne vois pas pourquoi tu n'y arriverais pas…

- Toi au moins tu es un pote, pas comme tous ces traîtres ! »

Midoriya rit devant l'attitude exagéré du rouge, tout en essayant de ne pas s'empourprer plus que la normale. Le problème avec Kirishima était qu'il se montrait très tactile – au grand malheur de Bakugou. Lui avait fini par s'y habituer, mais depuis l'histoire de la soirée, il rougissait beaucoup plus facilement qu'avant. Et était beaucoup plus sensible aux attentions de Kirishima qu'avant. Ce qu'Uraraka ne manqua pas de rater, puisqu'elle lui lança un regard rempli de sous-entendus, un rictus sur le coin des lèvres.

Traître, c'était le cas de le dire.

Kirishima continua de faire semblant de se plaindre haut et fort, expliquant à qui l'entendait que ses amis n'étaient que des faux-jetons, qu'ils ne croyaient pas en lui mais qu'il ne se laissera pas abattre par si peu, car il était quelqu'un de viril. Kaminari se prit au jeu, et les deux élèves commencèrent à faire les andouilles au beau milieu de la rue, improvisant une fausse pièce de théâtre pseudo-dramatique. Ils ne manquèrent pas de se moquer de Bakugou qui, jusqu'ici, n'avait rien dit et se contentait de tenir la main d'Uraraka. Forcément, ce dernier s'agaça et les insulta copieusement.

Forcément, Kaminari dit la phrase de trop.

« Roh, ça va, il faut toujours que tu râles. C'est qu'Uraraka a mis les dents la dernière fois ou - »

Il n'eut pas le temps de finir que Bakugou fonçait déjà sur lui dans l'espoir de l'exploser sans aucune forme de compassion.

« Promettez moi de le frapper quand il reviendra, demanda Jiro d'un air blasé.

- Compte sur moi, répondit Uraraka sur le même ton. Je serai même ravie de te donner un coup de main pour ça.

- Si il s'en sort vivant… ne manqua pas de rajouter Kirishima. Je me demande vraiment ce que les filles lui trouvent.

- Jaloux ?

- Alors là… Ahah… »

Midoriya trouva le ricanement de Kirishima un peu forcé, comme si ce dernier était soudainement nerveux… Mais il fut visiblement le seul à l'avoir remarqué. Ça ne devait pas être important, puisque le garçon retourna à ses sottises aussi vite qu'un Kaminari poursuivi par un Bakugou, et commença à encourager la future victime à courir plus vite. « Cours Forest, cours ! » hurlait Mina entre deux rires, tandis que Todoroki et Sato prenaient discrètement les paris sur le temps de course du blond.

Par contre, Midoriya ne savait pas trop pourquoi, mais il trouvait qu'il y avait un il-ne-savait quoi de bizarre dans l'attitude de Kirishima. Il avait remarqué que ce dernier lui jetait parfois des regards en coin, comme si il était tendu, inquiet ? Peut-être était-il stressé à l'idée de se faire prendre, ou alors quant aux prochains examens. C'était une possibilité. Il n'en sut finalement pas plus, puisque le rouge retourna une nouvelle fois vers lui et passa encore une fois son bras sur ses épaules pour commenter la course-poursuite.

Pourquoi est-ce qu'il devait être aussi tactile ?

Ils arrivèrent à l'angle d'une grande rue, là où se trouvaient tous les restaurants et bar du coin. Ils allaient s'y engager, ignorant les cris de Kaminari derrière eux, quand Toru s'exclama d'une voix paniquée :

« Planquez-vous ! Je viens de voir All Might !

- Quoi ? »

Ni de une, ni de deux, ils firent rapidement demi-tour pour se cacher derrière le mur et observer le professeurs qui pouvait les mettre en danger… Bakugou arrêta immédiatement de molester le pauvre Kaminari, et vint les rejoindre dans leur cachette.

« Je ne le vois pas, chuchota Sato, tu es sûr que c'était lui ?

- Affirmatif, il était proche d'un restaurant et… Là, regardez ! »

Son gant pointa un homme que Midoriya reconnu aisément comme son mentor, qui s'apprêtait à entrer dans un restaurant plutôt chic. Mais il n'était pas seul, il était accompagné d'une jeune femme qui…

Il écarquilla les yeux, et il s'approcha un peu plus de la scène, se dégageant du bras de Kirishima, la bouche légèrement entrouverte sous la surprise.

« Midoriya ! l'appela Todoroki, on va te voir !

- Je ne savais pas que All Might avait une petite amie, fit remarquer Uraraka en plissant des yeux.

- All Might n'a pas de petite amie, bredouilla Midoriya, enfin pas elle… »

Ils tournèrent tous les yeux vers lui, surpris et ne comprenant pas l'attitude du garçon. Jusqu'à ce que Bakugou prenne la parole.

« Bordel de merde Deku, qu'est-ce que ta mère fou avec All Might ? »


Il devait être près de 22 heure, quand ils trouvèrent enfin un petit bar non loin de la rue principale. Ils étaient tous assis autour d'une bière ou d'un coca, et discutaient de ce qu'ils venaient de voir : All Might en plein rendez-vous avec la mère de Midoriya. D'ailleurs, ce dernier avait littéralement bugé. Il n'avait pas pipé un mot depuis, et semblait comme figé sur place. Parfois, il bougeait pour siroter sa boisson, mais ses yeux restaient perdus dans le vague, totalement ailleurs.

« Il commencerait presque à me faire peur là, commenta Uraraka ; un peu inquiète.

- Eh Midoriya, ça va ? demanda Kirishima en tapotant son crâne. Tu es avec nous ou tu es mort ?

- Ça va, ça va… »

Il semblait complètement amorphe, comme si on venait de lui administrer une dose de morphine pour le calmer. Il cligna des yeux plusieurs fois pour remettre de l'ordre dans ses idées, et finit enfin par faire une phrase complète :

« C'est juste que… Je ne m'y attendais pas. Enfin… »

Midoriya avait toujours l'habitude d'analyser les choses sous tous leurs angles afin de mieux les comprendre. Lorsqu'un problème se posait, il établissait différentes théories sous différentes formes pour visualiser le tout. Ensuite, il réfléchissait aux solutions possibles et à leur fonctionnement, mais aussi aux conséquences qu'elles pouvaient avoir. A la fin, il faisait le tri entre les meilleures solutions, les plus plausibles, les plus faciles à effectuer et les plus efficaces. C'était un travail qui pouvait lui prendre de quelques secondes à plusieurs heures, voire plusieurs jours selon le temps qu'il possédait pour réfléchir et la difficulté du problème.

Seulement, là maintenant, Midoriya était incapable de réfléchir correctement. Son cerveau était comme éteint, et si il entendait les remarques de ses camarades, il ne savait ni comment y répondre, ni comment y réagir.

« Je trouve qu'il réagit plutôt bien pour quelqu'un qui vient d'apprendre que son héros préféré – et professeur – se tape sa mère, fit remarquer Kaminari.

- Toi et le tact n'êtes pas trop pote hein ?

- Nan mais plus sérieusement, ce n'est pas comme si All Might était un salaud ou quoi que ce soit… »

Jiro lui fit les gros yeux, tandis que Mina tentait de lui faire signe de se taire, sans grand succès.

« Bah oui, il y aurait pu avoir pire comme héros ! continua t'il sans se préoccuper du regard outré des autres élèves. Sérieusement, ça aurait pu être Endeavor ! »

Un silence ponctua sa phrase. Le blond cligna plusieurs fois des yeux avant de se ratatiner sur sa chaise :

« Je suis débile, désolé.

- Ça c'est pas nouveau, ricana Bakugou.

- Laisse, ce n'est pas grave, sourit Todoroki en tapotant sur son épaule. Je vais mettre ça sur le dos de l'alcool.

- Mais je n'ai bu qu'une bière !

- Visiblement ça te suffit pour dire des conneries, souffla Toru d'un ton consterné. Si ça se trouve, ta maman et All Might était simplement en rendez-vous parent/prof… dit-elle à Midoriya.

- Dans un restaurant ? C'est peu probable, grimaça Sato. Et puis Midoriya aurait été au courant non ?

- Vu le nombre de fois qu'il se casse les bras… Je serai sa mère, j'irai discuter avec les professeurs tous les jours ! » ironisa Kirishima afin de détendre l'atmosphère.

C'eut eu au moins le résultat de faire légèrement sourire Midoriya. Il n'était absolument pas fâché contre Kaminari et ses remarques, et n'était pas agacé d'apprendre que sa mère et All Might se voyaient, mais il était simplement… Il avait l'impression d'avoir raté quelque chose. En fait, il ne savait absolument pas quoi en penser. All Might, qui lui avait cédé le One for All dans l'espoir de le voir lui succéder, et sa mère qui s'était pendant longtemps tenu responsable de son statut de sans-alter… Les voir ensemble avait quelque chose d'étrange, et en même temps de logique.

Toutefois, il y avait une minuscule part en lui qui était… irritée ? Ou déçue, il ne savait pas trop.

« Laissez, sourit-il en faisant un signe de la main. J'avais juste besoin… d'assimiler le truc. Et puis Kirishima n'a pas tort, à force de me blesser, j'ai dû l'inquiéter.

- AH ! J'ai toujours raison !

- Mais tu te blesses beaucoup moins qu'avant non ? fit remarquer Uraraka. Ça fait un bout de temps que tu n'as pas eu le bras en écharpe.

- Ça va faire 6 mois, répondit Mina ; un petit rictus aux coins des lèvres. Record battu ! Il faut fêter ça moi je dis !

- Arf, vous allez me porter malheur…

- A défaut d'être le fils illégitime d'All Might, tu vas devenir son beau-fils officiel… réfléchit Todoroki. Je n'étais pas si loin de la vérité finalement. »

Midoriya manqua de s'étouffer dans son verre face à la blague de son ami. A côté, Kaminari demanda ce qu'était cette histoire de fils illégitime, et le garçon lui expliqua qu'en début d'année, Todoroki était persuadé qu'All Might et lui avait un lien de sang à cause de leur alter semblable. La conversation dériva rapidement vers la génétique des alters et leur capacité de mutation, mais Midoriya fut rassuré de voir qu'aucun d'entre eux ne lui posait de questions sur son alter, ou celui de ses parents du moins. A vrai dire, ils cherchaient plus la petite bête auprès de Bakugou qu'autre chose, blaguant sur ses déflagrations et le caractère « explosif » de sa mère, qu'ils avaient pu rencontrer il y avait quelques mois après une réunion parent/professeur.

Ils avaient tous compris d'où venait le caractère si particulier de la bombe de la classe – au sens littéral et figuré.

La conversation dériva une nouvelle fois sur les différentes possibilités des alters, si bien que Midoriya vint presque à oublier la vue de sa mère en compagnie d'All Might.

« Mais si je comprends bien, commenta Jiro d'un air intéressé, tu es en fait une batterie portable géante ?

- On peut dire ça comme ça… répondit Kaminari d'un air malicieux. Attendez, je vous montre un truc. »

Il sortit un chargeur de son sac, le plaça dans sa bouche, brancha son portable et… Le portable commença à charger sous le regard ébahi de ses camarades.

« Mais c'est génial ! s'exclama Toru. Pourquoi ne pas nous l'avoir dit plus tôt ?

- Bah che n'le chavais pas'en fai -

- Parle pas la bouche pleine, c'est pas poli.

- … Subtil ça Mina. Bref, je disais : je ne le savais pas en fait. Je savais que je pouvais me recharger moi-même, et même accélérer le temps de recharge en me branchant, mais pas ça. Je l'ai découvert il y a quelques jours !

- Donc tu peux stocker de l'électricité… marmonna Midoriya en sortant un carnet de sa poche.

- Tu as toujours ce putain de carnet de note avec toi ? grommela Bakugou. Tu es putain de flippant le nerd.

- Mais c'est le fameux carnet avec toutes les informations sur nous et nos alters ? Montre nous ça ! »

Midoriya rougit furieusement et tenta de cacher son carnet aux yeux des autres, mais Mina et Toru se jetèrent à deux sur lui pour le lui piquer. Il passa de mains en mains et tous commentèrent les pages qui leurs étaient attribuées. Le garçon fut surpris de voir qu'aucun d'entre eux n'étaient en colère – excepté Bakugou, mais il était toujours en colère – et l'aidaient même à corriger deux trois informations, en plus de compléter.

« Qu'est-ce que tu veux dire par ta phrase « sucre lent/sucre rapide → efficacité différente ou non » ? demanda Sato ; curieux.

- Ah, et bien… Tu as besoin de sucre pour renforcer ton alter, bredouilla t'il ; un peu mal à l'aide, et je me demandais si le type de sucre n'avait pas une influence…

- C'est à dire ?

- En gros : il existe de « familles » de sucre : le sucre lent et le sucre rapide. Les sucres lents ne s'assimilent pas de la même façon que les sucres rapides, et leurs structures est différentes. Du coup je me demandais si l'un était plus efficace que l'autre. Par exemple, si il vaut mieux que tu manges des pâtes la veille d'un combat, ou si il vaut mieux manger une barre de chocolat une heure avant un exercice… Et si ton alter ne serait pas plus efficace si tu stockais plus de sucre grâce aux féculents.

- Oh, je vois… Le sucre lent, c'est ce qu'il y a dans les pâtes ?

- Oui. Pour faire simple : le sucre lent va se stocker dans les muscles, alors que les sucres rapides vont être stockés dans les graisses si il n'est pas immédiatement assimilé par les muscles !

- Donc tu penses que je devrais manger plus de pâtes, et utiliser les barres et autres sucreries en dernier recours ?

- C'est une hypothèse.

- Mais c'est super ! Merci Midoriya ! »

Midoriya rougit une nouvelle fois alors que ses camarades commentaient avec admiration sa théorie. Ils continuèrent d'argumenter et lire ce qu'il y avait dans son carnet, tout en s'amusant des petites remarques qu'il pouvait parfois écrire. Midoriya était mal à l'aise, non pas parce qu'il avait des choses à cacher, mais parce qu'il avait un peu l'impression d'être mis à nu. Et surtout parce qu'autrefois, on le traitait de taré pour faire ça… Et voir Kirishima inspecter sérieusement ses informations, un sourire ravi sur les lèvres, lui faisait un bien fou.

« Dites, fit soudainement remarquer Todoroki, il est minuit passé…

- Ah, on ferait mieux d'y aller, commenta Kaminari. Ce serait bête de se faire attraper parce qu'on est crevé le lendemain.

- Et on n'a même plus de bière ! » râla Mina.

Midoriya vit Kirishima secouer la tête, un peu amusé :

« Et c'est moi l'alcoolique…

- Moi je ne bois pas jusqu'à finir à poil dans le lit d'un pote !

- On était en caleçon !

- Et jusqu'à vomir ses tripes dans les toilettes, en rajouta Toru.

- Pourquoi tant d'acharnement ? »

Kirishima continua de râler sur le fait que ses amis s'acharnaient sur lui, qu'il n'était pas le seul à avoir bu jusqu'à en être malade mais que promis, il ferait plus attention à la prochaine soirée. Enfin, ils finirent par partir tranquillement de leur terrasse pour retourner à l'UA, mais cette fois-ci plus calmement qu'à l'aller. Ils firent attention à ne pas croiser le petit couple – si couple il y avait – All Might/maman de Midoriya, et avancèrent doucement en discutant de tout et de n'importe quoi. Ils avaient laissé Uraraka et Bakugou marcher devant eux pour leur laisser un peu d'intimité, mais aussi pour que Toru, Jiro et Mina puissent les observer et commenter à quel point ils étaient mignons tous les deux. Midoriya, lui, marchait un peu à l'écart, le nez levé vers le ciel pour observer le peu d'étoiles masquées par la pollution lumineuse de la ville. Il se sentait étrangement apaisé, et même si l'alcool y était pour quelque chose, il devait songer à remercier Uraraka pour avoir insisté autant. Il ne vit pas la distance se creuser avec le groupe, ni Kirishima se diriger vers lui, la mine quelque peu anxieuse.

« Ça va ? demanda t'il gentiment. Tu as l'air… dans la lune. »

Midoriya tourna son regard vers lui, un peu étonné de l'attention que lui portait son ami, mais finit par sourire et par répondre :

« Oh, oui, ça va merci. »

Il marqua un blanc, et Kirishima écouta poliment son silence, jusqu'à ce qu'il reprenne la parole.

« C'est juste que c'est un peu bizarre, je ne sais pas trop…

- Pour ta maman et All Might ?

- … Ouai.

- Tu sais… commença le rouge en détournant les yeux, si jamais tu veux en parler, et bien… Je suis là. »

Midoriya cligna des yeux plusieurs fois, profondément touché par sa proposition. Cette histoire le rongeait plus qu'il ne l'avouait, et savoir que Kirishima le soutenait était… rassurant.

« Je veux dire, continua t'il un peu maladroitement, tu m'as bien aidé après tout le bordel avec les 5 Préceptes et… Enfin je vois bien que ça t'emmerde un peu.

- Oh, tu sais, tu m'as aussi aidé à ce moment là, bredouilla le garçon. Tu n'es pas obligé de te sentir redevable ou…

- Ce n'est pas ça ! C'est juste que je… Si tu as besoin d'aide, ou autre, je suis là. »

Un silence prit place entre les deux garçons, et Midoriya commença à sentir ses joues chauffer. Kirishima était tellement… Il n'avait pas de mots pour le décrire. A ce moment là, maintenant, il savait juste qu'il l'appréciait beaucoup. Il eut un petit rire nerveux, conscient de ce qu'il ressentait, et Kirishima répondit à son rire par un sourire un peu embarrassé.

« Merci, répondit simplement Midoriya ; les joues rosies. C'est gentil de ta part. »

Le sourire de Kirishima s'agrandit, et il jura voir des rougeurs apparaître sur son visage à lui aussi. Le rouge ouvrit la bouche, mais Kaminari les interrompit en les appelant d'un ton narquois :

« Eh les deux dans le fond, vous comptez nous faire un Bakugou et une Uraraka ou vous nous rejoignez ?

- Va te faire foutre la prise électrique !

- Oh le lourd, soupira Kirishima. Heu… on en reparle plus tard, au calme si tu veux ?

- Pourquoi pas. »

Le cœur battant, Midoriya finit par rejoindre les autres en compagnie de son ami, non sans croiser le regard moqueur d'Uraraka. Elle n'en ratait pas une…

Ils finirent par arriver à l'école au bout de plusieurs minutes de marche, et retrouvèrent leur petit passage assez rapidement. Ils arrivèrent à leur dortoir sans encombre, sans même croiser un surveillant ou un professeur. Même pas un élève, pour dire ! Ils arrivèrent enfin dans le salon de leur classe, et allumèrent les lampes pour pouvoir regagner leur chambre sans se cogner.

« Pfiou, souffla Mina en guise de bonne nuit. On a eu de la chance. Il faudrait refaire ça un autre soir, c'était cool !

- Je ne me réjouirais pas trop vite, si j'étais vous… » marmonna une voix qu'ils ne reconnaissaient que trop bien.

Debout, appuyé contre l'un des canapés, le professeur Aizawa les fixait d'un air grave, visiblement très, très, très mécontent.

Ils étaient foutus.


Dernier blabla:

Je vous l'avais dit: ils vont se faire remonter les bretelles bien comme il faut.

Sur ce, à dans 2 semaines (réellement), et vous fait la bise!