Voila un chapitre bien en retard entre deux révision du bac de Francais ! J'espère avoir des retours histoire de savoir si je vais dans le bonne direction ! Bonne lecture !
Ses yeux me transpercent, j'aime son regard puissant … Quand il me regarde ainsi j'ai la sensation que plus rien n'existe, plus rien ne subsiste…
Nous sommes restés là, à nous regarder toute le nuit.
Le jour se lève tout doucement, il laisse apparaitre dans son sillage le visage de Quatre fatigué, il a de grandes cernes mais ses yeux brillent toujours et son regard profond nous montre une flamme qui ne veut pas s'éteindre …
-Comment tu sens tu ?
-J'ai mal à la tête …. Mais ils disent que c'est normal après avoir eu des convulsions !
-Tu veux quelque chose ?
-Non ça va aller ! Il faut que je me lève !
-Non tu ne vas nulle part !
-Tris !
-Quoi !? Dis-moi ce que tu veux !
-Je veux aller aux toilettes !
-A … Bon bin je peux rien faire pour toi ! Tris se rassit de façon nonchalante dans le fauteuil regardant son homme avec un sourire en coin !
-C'est fou ! Je m'en doutais !
Au moins il n'a pas perdu son sens de l'humour !
Il n'y avait rien , ni sur les scans, ni sur les radios, l'hôpital l'a donc relâché sans réponse …
La route vers le siège des Erudits s'est déroulée dans un grand silence… Personne n'ose aborder le sujet des doutes… Personne ne voulais aborder le sujet de notre angoisse… La peur qu'il s'écroule à nouveau.
Les mots ne disaient rien sur cette longue route alors que les gestes ne voulaient pas se taire !
Chacun porte une grande attention sur Tobias, et par chacun je veux dire Eric, le chauffeur et moi-même .
Et voilà qu'on lui ouvre la porte de la voiture, qu'on lui tend une main pour l'aider à en sortir, attendez, Eric lui passe devant pour lui ouvrir la porte du bâtiment …
A oui je sais ce que vous vous dites et les réponses sont non et non.
Car non on ne saute pas toujours d'un train en marche comme des bourrins et non on passe encore moins par le trou du toit pour accéder au siège ! Il existe en effet une porte qu'Éric tient ouverte pour Tobias.
A ce moment-là je préfère rester derrière lui et le suivre sans un mot.
Il me semble faible, fragile, c'est un trait de caractère que je n'avais encore jamais observé chez lui ! C'est étrange…
Tout ce monde autour de lui qui l'observe et qui l'aide ne lui plait pas du tout, je le vois bien… Les muscles de sa mâchoire son contractés, ils laissent apparaître sous leurs contractions une mâchoire carré, parfaitement dessinée, amènent doucement mon regard à ses lèvres pulpeuses et équilibrées qui semblent m'appeler pour les embrasser ! Mon regard continue son parcours jusqu'à ses bras et ses mains, il semble alors que tout son corps soit contracté, je sens sa retenue et sa contenue dans cette épreuve … Les veines sur son bras, courent de façon désarticulées créant un relief sur ses muscles parfaitement dessinés.
Nous arrivons dans la chambre de Tobias, je ferme la porte derrière nous.
Les sons s'estompent peu a peu au rythme des gens qui se dissipent.
Le calme s'installe, nous ne sommes plus que nous deux. Je n'ose pas le regarder, j'ai trop peur de craquer.
Il se tourne calmement observe cette pièce comme s'il se souvenait de la première fois où il s'y introduisait. Elle est parfaitement identique à celle que nous avons laissé l'autre jour, même la couette est encore en boule, le souvenir de ce cauchemar me tord le ventre.
Soudainement il se détend en relâchant un long souffle. Mais la tension s'évanouie complètement lorsque nos yeux se rencontrent…
Soudainement il semble plus doux, plus léger. Son regard s'éclaircit, et en un souffle et deux pas il est face à moi, seulement à quelques millimètres, je sens son souffle sur ma joue .
Tout chez lui m'attire, son regard profond, sa mâchoire idéalement dessinée, ses muscles parfaitement définis et ses bras au moindre contact avec eux je me sens intouchable et sereine comme… Soudainement ses lèvres rencontrent les miennes dans un baiser puissant coupant mon raisonnement en plein vol .
Son contact m'a tellement manqué
Alors que je pose ma main sur sa joue afin de la ressentir au plus profond de mon être tant son absence m'a vidé, je sens des larmes rouler sur me doigts.
Je m'écarte avec précaution avant de plonger mes yeux dans les siens.
Je peux alors observer sa force, carapace infranchissable, se briser entre mes mains, alors je sens la peur faire surface doucement presque timidement et d'un seul coup plus personne, le contact était rompu.
Elle s'effondre dans mes bras, ces sanglots le secouent violement et tout son être ne semble alors n'être que pleurs. Cette vision me brise tout entier…
Je décide de passer mes mains sous ses genoux et sous sa taille afin de la porter jusqu'au lit où je la pose avec le plus grande délicatesse au monde mais des que je m'écarte ses pleurs redoublent de violence…
-Tris ne pleure pas … S'il te plais !
Finalement je la saisis à nouveau et m'installe dans le lit afin de l'avoir sur mes genoux la tête sur mon buste, au plus près de mon cœur.
Peu a peu elle semble se calmer mais je sens encore toute la tension dans ses muscles alors que je caresse sons dos avec la plus grande tendresse qu'il m'est possible … Quand j'étais petit et que je me faisais mal ou que Marcus me faisait mal, ma mère me faisait des caresses dans le dos, parfois …
-Tris, parle moi !
-J'ai vraiment cru…
-Je sais, mais ça va maintenant …
-Mais … ?
-Chut n'ais plus peur, plus jamais … Tout ira bien !
Finalement je ne lui avouerais pas ce soir que mon mal de crane est finalement revenu …
Alors ?! Dites moi ... Vous savez même si vous n'avez pas de conte vous pouvez laisser un message, ce fais trop plaisir ! Aller a bientôt je repart travailler sur Baudelaire ! Bisous !
