Note de l'auteure :
Bonjour tout le monde ! Voici la quatrième partie de cette mini-fanfiction.
Une fois de plus, je tenais à vous remercier pour l'accueil que vous réservez à ce recueil, je n'arrive pas à y croire lorsque je vois le nombre de lectures et les quelques commentaires !
J'espère que vous serez toujours aussi nombreux et que mon histoire vous plaît toujours autant. N'hésitez pas à m'écrire des commentaires, cela me fait toujours plaisir et bien évidement comme je dis à chaque fois, ça m'encourage à continuer.
Bon… ne m'en voulez pas pour ce que j'ai fait subir à Emma mais sachez que je l'aime plus que tout, c'est un personnage qui m'a beaucoup apporté, dans lequel je me suis reconnue, quelque fois.
Cette partie est une nouvelle tournure dans la relation d'Emma et Regina
Bonne lecture !
C.
Partie IV :
« Mon Emma, je suis là… »
Les larmes d'Emma redoublèrent. Comme si ce que Regina venait de lui dire l'incité à tout relâcher. Les émotions de l'ancienne Sauveuse devenaient incontrôlables. La jeune femme n'avait cesse de trembler, de pleurer, les sanglots étaient de plus en plus fréquents et violents, on pourrait presque croire que bientôt, Emma ne saurait plus comment respirer. Son corps d'athlète mais fragile malgré tout, se contracter à la moindre larme qui roulait sur son visage toujours autant marqué par la fatigue. La jeune blonde était comme piégée dans une tornade, toute la souffrance qu'Emma avait gardée en elle faisait son apparition avec violence, tout d'un coup, ne laissant aucun répit à l'ancienne Sauveuse.
Regina, de son côté, ne pouvait contenir son émotion qui grandissait peu à peu. Jamais auparavant, à ses yeux, Emma n'avait paru aussi fragile, aussi brisée qu'à cet instant. La brune connaissait bien pourtant le pouvoir des Ténèbres, ce qu'elles exercent quand quelqu'un s'y retrouve confronté, ou quand quelqu'un y plonge tout comme elle autrefois, et Emma aussi, dorénavant. Il n'est rien de plus cruel, de douloureux que le destin que réserve les Ténèbres à celui, ou celle qui par soif de vengeance, victime d'une souffrance intérieur incontrôlée, s'y jette éperdument. Il n'est rien de plus cruel, de destructeur que celui ou celle qui se sacrifie et qui se retrouve figé, cassé de l'intérieur une fois la période passée. Voilà comment les Ténèbres s'étaient emparées de Regina Mills et d'Emma Swan. L'une, par le désir de vengeance, l'autre, par sacrifice. Et pourquoi ? l'ancienne Méchante Reine n'en savait toujours rien.
La brune continuait de caresser le dos de sa Sauveuse, une main toujours enfouie dans la chevelure de la blonde, sa jolie blonde. Délicatement, la Mairesse attrapa le visage d'Emma à l'aide de ses mains et plongea son regard dans celui de l'ancienne Orpheline. Ses yeux émeraudes ne brillaient plus, si ce n'est un peu mais à cause de l'eau salée, pas parce qu'elle était heureuse. Cette lueur d'autrefois avait complètement disparue. Dieu seul sait que Regina donnerait n'importe quoi pour revoir cette douce lumière dans les yeux de cette femme qu'elle aimait tant. La brune approcha sa bouche vers la joue d'Emma, déposant alors un baiser délicat, et terriblement doux sur la peau diaphane, presque transparente de l'ancienne Sauveuse. Regina décolla lentement son visage ainsi que sa bouche, à contre cœur parce que la jeune femme en voulait toujours plus mais elle s'était promis de prendre soin d'Emma, elle s'était juré qu'elle attendrait le bon moment, en espérant qu'il se présente très bientôt, car la brune ignorait totalement si elle tiendrait encore longtemps.
« Emma chérie, dis-moi ce qui se passe, je t'en prie. »
La main de Regina glissa avec douceur sur la joue d'Emma. La brune exerça une légère pression sur sa peau, alors qu'elle regardait sa Sauveuse avec une infinie tendresse. L'ancienne Méchante Reine se voulait rassurante, paisible pour la jolie blonde qui semblait horriblement perdue, angoissée à l'idée de devoir tout raconter à Regina.
Emma ne s'était plus confiée à quelqu'un sur sa vie d'avant, celle de cette jeune fille paumée, orpheline, éprise d'un garçon qui ne se souciait de rien. La jeune femme en avait des choses à raconter, des choses à dire, toute son amertume, la colère… Mais aussi la tristesse, le désespoir, sans pouvoir en sortir. Oui, Emma avait le cœur gros, lourd et, en dépit de tout cela, la blonde désirait par-dessus-tout pouvoir s'exprimer sans crainte, sans peur que toute sa vulnérabilité ne lui retombe dessus, encore une fois. Pourtant, l'ancienne Sauveuse faisait entièrement confiance en Regina. Elle lui avait toujours fais confiance sans jamais, à aucun moment, douter de la Mairesse. Seulement voilà, Emma ne faisait pas exprès, elle gardait une certaine réserve, une certaine réticence. Pas à l'encontre de la sulfureuse brune, mais à l'encontre d'elle-même, son pire ennemi. Que faire ? prendre de nouveau le risque d'être déçue, de s'écraser violement sur le sol ? prendre le risque de se détruire physiquement, mentalement si jamais un beau jour, cette femme qu'Emma aimait profondément l'utilise contre elle ? la réponse était oui. La blonde préférait écouter son cœur plutôt que de se laisser envahir encore une fois par toutes les pensées négatives qui embuaient son cerveau, ces voix qui l'empêchaient d'avancer, de trouver la paix.
Regina lisait sur le visage d'Emma qu'elle était inquiète, qu'elle hésitait. La brune ne voulait en rien brusquer cette jeune femme mais, la Mairesse devait pouvoir l'aider, il fallait qu'elles trouvent la lumière au bout de ce long tunnel dans lequel l'ancienne Sauveuse marchait depuis des années. Ce même tunnel que Regina avait emprunté, elle aussi, bien qu'elle n'adopte Henry, puis sa rencontre avec sa belle Emma Swan. Cette dernière avait reculé d'à peine un mètre, ou deux, de peur de fondre littéralement sur le corps de Regina. La brune n'était pas de cet avis, elle combla le vide qui s'était créer entre les deux jeunes femmes, déposant avec une légère sensualité ses mains sur les hanches de l'ancienne Sauveuse et avait collé son corps musclé au sien dans une fougue attendrissante. Leur visage n'était qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, leurs lèvres aussi, étaient extrêmement proches. Alors, tout naturellement, Regina effleura la bouche d'Emma. Ce simple geste faisait frémir les deux jeunes femmes et comme la veille, un gémissement resta bloqué dans leur gorge, se retenant avec difficulté. La brune n'arrêta pas pour autant cet instant emplis de désir, elle dévia ses lèvres vers la mâchoire de l'ancienne Sauveuse et parsema sa peau de baisers brûlants.
Inconsciemment, Emma pencha sa tête sur le côté, laissant accès à son cou qui ne désirait qu'une seule chose : découvrir la sensation des lèvres de la Mairesse. Là, ici, tout de suite, la jeune blonde ressentait une douce chaleur qui naissait dans son bas ventre, une sensation perdue, qu'Emma ne croyait jamais retrouver. Elle s'était trompée, Regina était définitivement celle qui redonnait vie à l'ancienne Sauveuse. La brune redonnait vie au corps, à l'esprit et au cœur d'Emma. Bientôt, l'ancienne Méchante Reine redonnerait vie à l'âme torturée et égarée de la blonde. Il suffirait d'un baiser, d'une nuit d'amour et Emma pourrait renaître, elle pourrait commencer une toute nouvelle vie avec Regina, avec Henry. Oui, en cet instant, Emma en était persuadée : la paix n'était plus très loin, elle y aurait accès dans cette ville, dans le creux des reins de la belle, la magnifique Regina Mills. Alors qu'elle se perdait dans ses pensées, l'ancienne Sauveuse revînt sur terre lorsque les lèvres de Regina s'égarèrent dans son cou, déposant quelques baisers. Le cœur d'Emma chavirait, comme s'il allait exploser. Toutes les caresses, les petites attentions que Regina lui apportait, était une douce torture pour la blonde. Son corps était littéralement détendu, apaisé grâce aux baisers, aux étreintes que Regina lui offrait. Finalement, au bout de quelques minutes, l'ancienne Méchante Reine se décolla légèrement du corps d'Emma, déposant son doux regard sur sa jolie blonde, encore une fois.
« Emma chérie, parle-moi. »
« Promets-moi que je n'aurais pas à le regretter, promets-le-moi... »
« Je te le promets Emma chérie. »
La jeune blonde acquiesça doucement, prenant la main de Regina pour se diriger vers le lit à moitié défait. Les deux jeunes femmes s'installèrent côte à côte, un silence planait dans l'air, une certaine tension y était palpable, comme si la Mairesse et la Shérif savaient que ce qui allait se dérouler durant les minutes à venir, changerait leur vie à tout jamais. Comme si, cette nuit serait une toute nouvelle tournure dans leur relation. Emma décida de faire face à Regina en s'asseyant en tailleur, le regard dans le vide, remplis de larmes alors qu'elle n'avait même pas commencé. La brune déposa sa main sur la joue de sa jolie Sauveuse et lui sourit tendrement.
« A ton rythme, mon Emma. »
« Je ne sais même par où commencer... »
« Raconte-moi uniquement ce qui te passer par la tête, ce que tu as envie de me dire, de me montrer. »
« Regina, j'ai peur de te dégoûter. »
« Jamais Emma chérie. Mais sache que je ne te forcerai pas, toi seule décidera, d'accord. ? »
« Okay. »
Emma baissa la tête, un rire nerveux venait de s'échapper de ses lèvres, les larmes dans le coin des yeux. L'ancienne Sauveuse respira un bon coup, les mains tremblantes, le cœur battant à vive allure. Une fois qu'elle fût réellement concentrée, la jolie blonde releva le visage, son regard plongea dans les yeux noisette de Regina.
« Je suis désolée, tout ça risque d'être un peu confus. Ça fait vraiment longtemps que je ne me suis pas confié à quelqu'un de cette façon, je me méfie toujours de tout le monde. Surtout depuis ce qui m'est arrivé avec Neal. Même à lui je ne lui ai jamais raconté comme je m'apprête à le faire avec toi. Je n'ai jamais montré mes cicatrices, mes marques à qui que ce soit. Tu vois, je ne suis pas très stable, alors s'il te plaît, ne m'en veux pas pour ce cafouillage. Quand j'ai atterri dans l'autre monde, j'étais enveloppé dans une couverture en laine, avec un Cygne cousu dessus. Mon nom de famille vient de là. J'ai été retrouver au bord d'une route mais ça, tu le sais plus au moins. A l'orphelinat, je n'étais pas aimée. Les enfants sont cruels entre eux mais, dans des conditions pareilles, c'était encore pire. Dès mon plus jeune âge, j'ai été brutalisée par les filles, les garçons, un vrai bouc émissaire. Bref. J'avais sept ans la première fois que j'ai été accueillie dans une famille. Un couple marié depuis une quinzaine d'années et leur fille, Lola, âgée de quinze ans. Au début, les choses allaient plutôt bien, mais avec le temps, je me suis rendu compte que le père de famille était violent physiquement et verbalement. La mère, quant à elle, elle s'était attachée à moi, elle faisait tout pour me protéger. Lola aussi était violente. Elle me répétait sans cesse que j'étais fautive, que depuis mon arrivée, j'avais rendu son père agressif. Évidemment, j'ai fini par le croire. C'est comme ça que j'ai eu ma première cicatrice. »
Emma retira son débardeur et se retrouva en brassière devant Regina, déjà émue face à cette histoire. La blonde se mit de dos, passant sa main le long de sa nuque où l'on pouvait voir une cicatrice qui devait faire six centimètres. Emma était crispée, comme si elle ressentait encore la douleur infligée par Lola.
« Lola avait pris un chandelier et m'avait tapé avec. Les parents n'étaient pas là et m'avaient laissé seule avec elle. »
Contre toute attente, Regina toucha délicatement la cicatrice, prolongeant un peu sa caresse. Au début, les doigts de la brune effleurèrent simplement la peau de sa jolie blonde, hésitante. Mais l'instant d'après, la Mairesse établit le contact entre l'entaille et ses phalanges. L'ancienne Méchante Reine frissonna en même temps qu'Emma, qui s'attendait à une autre réaction de la part de la brune. Le cœur de Regina rata un battement lorsque ses yeux dérivèrent le long du dos de sa Sauveuse. Un dos musclé mais terriblement blessé de ce qu'observait la Mairesse. Dans un dernier soupir, Regina approcha ses lèvres de la nuque de sa belle Emma pour venir embrasser cette première cicatrice.
« Continue, je suis là mon Emma. »
Le cœur de l'ancienne Sauveuse bondissait dans sa poitrine. Comme si, de presque peu, l'organe allait lâcher. Emma n'avait jamais reçu autant de tendresse, de douceur qu'en cet instant. La blonde se souvenait pertinemment que, quand elle avait dix-huit ans, les premières nuits où la jeune femme était avec Neal, à l'évocation de son passé d'Orpheline, le brun ne s'était pas comporté de cette façon avec la jeune Swan. Il avait été réconfortant, doux, certes, mais Emma devait s'avouer que Regina était au-dessus de tout cela. A présent, l'ancienne Sauveuse se sentait en totale confiance dans les bras de la Mairesse. La jeune Shérif était décidé à tout raconter, à tout montrer à la belle Regina Mills.
« Un soir de Décembre, quelques semaines avant Noël, la police a débarqué à la maison. Les violences, les cris avaient continués durant l'année complète que j'ai passé dans cette famille. C'est la mère qui a ouvert. La police lui avait expliqué que les voisins avaient téléphoné pour signaler les cris, témoin même des violences qu'elle subissait. Evidement, ils avaient des doutes pour Lola, et pour moi, également. Ce soir-là, ça été horrible. Le père se débattait, il démentait mais en voyant les marques sur mon visage, dans mon cou, ainsi que sur Lola, la police savait très bien que ce n'était pas nécessaire de les manipuler. Le problème c'est que dans son genre d'intervention, la police a commencé à vouloir m'embarquer avec Lola. Je criais, je pleurais, je ne voulais pas être séparer de celle que j'avais considéré comme une mère. Je me souviens que ce soir-là, quand j'ai vue son visage pour la dernière fois, j'ai réussi à l'appeler maman. Mais c'était trop tard. J'ai été mise dans la voiture avec Lola. Ma… mère, quant à elle, avait été placé dans une autre voiture avec son mari à côté. J'ai été renvoyer à l'orphelinat, Lola aussi, mais pour un petit mois, le temps d'ouvrir l'enquête etc. Nôtre mère ayant obtenue gain de cause, Lola est retournée auprès d'elle et moi, j'étais de nouveau toute seule. »
« Pourquoi uniquement Lola ? »
« Malheureusement, d'un point de vue administratif, pour pouvoir adopter intégralement, il faut être marier, seulement voilà, avec un père en prison et une mère célibataire en procédure de divorce, c'était impossible. »
« Emma, je suis sincèrement désolée. »
« Tu n'y es pour rien, Regina. »
« Un peu, tout de même. »
Emma aurait aimé répliquer. Mais la blonde était épuisée, elle n'en avait nullement la force. Même si un beau jour, l'ancienne Sauveuse dirait à Regina ce qu'elle pense sincèrement, elle lui dirait que la brune ne doit pas s'en vouloir, qu'à l'époque, la Mairesse ne pouvait pas savoir, que le destin était fait ainsi. La Shérif lui dirait qu'elle comprend les Ténèbres dans lesquelles Regina étaient plongées. Emma ne pourra jamais en vouloir à Regina.
Tout à coup, Emma se mit à pleurer à chaudes larmes. Ce souvenir de Décembre était terriblement douloureux pour l'ancienne Sauveuse. Malgré son jeune âge à ce moment-là, la jeune blonde se souvenait de tout, dans les moindres détails.
Regina s'empressa d'enlacer sa belle Emma, n'hésitant pas à lui caresser les cheveux, allant même jusqu'à lui embrasser la nuque. La brune resserra délicatement son étreinte, une main toujours dans les boucles de la jolie blonde, son visage posé sur son épaule.
« Je suis là mon Emma, je suis là, tu n'es plus toute seule. »
La main de la Mairesse glissa le long du dos d'Emma. L'ancienne Méchante Reine frissonnait, complètement électrisée par le contact de ses phalanges sur le dos musclé de sa Sauveuse. La brune s'amusait à imaginer ce à quoi ressemblerait une nuit d'amour auprès d'Emma. Ella protégerait sûrement Regina, elle pourrait la surplomber, l'envelopper pour la sécuriser grâce à sa carrure et ses bras musclés. La Mairesse se perdit silencieusement dans ses pensées, imaginant encore quelques instants ce à quoi pourrait ressembler le corps entièrement nu de l'ancienne Sauveuse. Bon dieu, la brune espérait tellement avoir la chance un beau jour, pas si lointain peut-être de pouvoir admirer les courbes d'Emma, caresser sa peau diaphane, presque transparente toute une nuit, toute une vie. Elle espérait avoir la chance d'embrasser la Shérif de toutes les façons possibles et inimaginables. Toute une vie dans les bras d'Emma semblait un futur parfait pour Regina, un futur idéal, heureux, comme elle n'en avait jamais connu jusqu'à présent.
« Continue, Emma. » murmura Regina, son visage toujours posé sur l'épaule d'Emma.
« Toutes les tâches de brûlures que tu vois le long de mon dos, ce sont des tâches dû à des brûlures causées par des cigarettes. »
« Tu veux dire que l'on t'a brûlée volontairement ? »
« Oui »
« Oh, Emma… »
« Quand je suis revenue à l'orphelinat, j'étais de nouveau le bouc émissaire. L'enfant que l'ont détestait sans raisons. Les jeunes filles ont continué à me brutaliser, les garçons aussi. Continuellement, ils s'amusaient à me bousculer dans les couloirs, à me faire des croches pieds dans les escaliers. Parfois, certaines filles se cachaient sous mon lit et, quand je me réveillais, elles m'agrippaient les pieds pour me faire tomber. Un jour, les choses ont dérapé. Un groupe d'adolescents me sont tombés dessus, ils voulaient que je fasse tout ce qu'ils me demandaient. C'était tout, et n'importe quoi. Mais j'ai refusé. A chaque fois. Alors, pour me punir, ils retiraient mon vêtement, allumaient une cigarette et s'amusaient à me les écraser dessus. Ça a duré plus de six mois, jusqu'à ce qu'une éducatrice nous trouve. Les garçons concernés ont été renvoyer de l'Orphelinat. A ce moment-là, j'aurais très bien dénoncé tout le reste mais ce que ces garçons m'ont fait endurer, ça m'a traumatisé, j'avais peur. Horriblement peur, tout le temps, à n'importe quelle heure, le jour, la nuit. »
La rage s'était emparée du corps de Regina. Durant le récit d'Emma, la Mairesse avait serré les points, son visage était complètement fermé, la mâchoire contractée. Toute la colère que la brune ressentait s'était transformé en quelques larmes, roulant silencieusement sur ses joues. L'ancienne Méchante Reine s'en voulait terriblement. Elle était responsable du vécu de sa Sauveuse, de chaque étape dans sa vie, toute la violence, la maltraitance, Regina avait engendré cela. Sous prétexte de vengeance, parce qu'elle voulait détruire le bonheur de celle qui lui avait ôté le sien. Autrement dit, Mary-Margaret, la mère de la femme dont elle était amoureuse, la nulle autre mère d'Emma. Au bout d'une minute, Regina finit par se ressaisir.
« Emma, me permettrais-tu que je fasse quelque chose ? »
« Tout ce que tu veux, Regina. »
Même si elle tremblait, Regina devait le faire. Elle devait continuer d'envelopper Emma de douceur, de tendresse, tout ce dont la blonde avait été priver par sa faute. Alors, tout doucement, la Mairesse incita l'ancienne Sauveuse à s'allonger sur le ventre. Pour se faire, Regina avait déposé ses mains sur les hanches d'Emma puis, elle pencha son corps sur le côté et la blonde avait alors comprit le message. Les deux jeunes femmes avaient été électriser une nouvelle fois lorsque Regina toucha pour la première fois les hanches dénudées de sa belle blonde. Emma crû défaillir, son corps avait réagit instantanément, désireuse de recevoir plus. Son désir fût réalisé. Regina, avait une légère appréhension, venait de s'assoir délicatement sur le bas du dos d'Emma. La brune resta figée quelques secondes, captant la moindre réaction de sa Sauveuse mais, cette dernière semblait en confiance, elle semblait attendre ce que Regina allait lui offrir : de tendres et doux baisers.
Tout doucement, Regina commençait à se pencher sur le dos d'Emma qui ne disait rien, se laissant envahir par le désir de ressentir les lèvres de la Mairesse le long de son dos. Au fur et à mesure, la brune parvint à proximité des tâches qui longeaient le dos de sa Sauveuse. Elle déposa un baiser chaste, dans un premier temps puis, dans un second temps, les baisers de Regina devinrent plus appuyés, plus tendres encore. Certains étaient même quelque peu fougueux, passionnels. Mais malgré cela, la tendresse et la douceur se dissimulait toujours à travers chaque baiser, quels qu'ils soient.
Emma frissonnait à chacun des baisers. Le désir l'envahissait, il brûlait en elle et ne savait plus comment elle pourrait se retenir. Mais il fallait qu'elle trouve la force de le faire, la force de lutter encore un peu. Jusqu'à ce que le jour se lève, elle résisterait. Demain, la jeune femme arrêtera sa lutte, il était temps pour la blonde de relâcher, de se libérer de tout cet amour, de cet amour indescriptible qu'elle ressentait à l'égard de Regina. Demain, c'est promis, elle lui dirait tout. Absolument tout. Alors que Regina continuait de l'embrasser, repassant à plusieurs reprises sur les tâches, en même temps, les deux jeunes femmes haletèrent signifiant alors le bien-être que chacune d'elles ressentaient en cet instant.
Quand la brune s'arrêta, elle s'allongea auprès d'Emma qui lui faisait face, à présent. Alors qu'elles se regardaient droit dans les yeux, les deux jeunes femmes se glissèrent en même temps, accroché aux yeux de l'autre, dans le lit et se précipitèrent presque pour coller leur corps.
« Aurais-tu autres choses à me raconter, Emma ? »
« Non, je t'ai tout dit. Les violences ont duré longtemps, à l'orphelinat. Puis, il y a eu Ingrid, Lily, et Neal. »
En un sens, Regina était soulagée d'entendre qu'Emma n'avait plus rien à raconter. Elle était soulagée uniquement parce que la brune estimait que sa belle blonde avait assez souffert. La Mairesse s'approcha davantage de l'ancienne Sauveuse, et câlina la joue d'Emma qui lui offrit un tendre sourire auquel Regina répondit.
« Tu pourrais me raconter ce qui s'est passé avec Neal ? Promis, en suite, je ne te demanderai plus rien. »
« Regina, cela ne me dérange pas de te raconter. J'avais dix-huit ans quand j'ai rencontré Neal. Je m'étais enfuis, à la recherche d'une nouvelle vie. Alors que je venais de voler ma voiture, Neal se trouvait déjà à l'intérieur. Avec le temps, nous sommes tombés amoureux. Mais Neal était un voleur, lors de son dernier coup, j'ai été envoyer en prison à sa place. C'est là que j'ai appris que j'attendais Henry. Seulement voilà, August avait demandé à Neal de m'envoyer en prison pour accomplir ma destinée de briser le Sort Noir. »
« Je suis désolée. Tellement désolée. Tout cela, c'est ma faute, je m'en veux. A cause de moi tu as enduré toute cette violence, tous ces traumatismes. Par ma faute, tu es devenue la Ténébreuse et pendant des semaines, tu t'es fait du mal, tu déprimais, parce qu'au fond de toi, tout a ressurgi. J'espère qu'un jour, tu trouveras la force de me pardonner. »
« Gina, écoute-moi. Je ne t'en veux pas. Je ne t'en voudrais jamais. Je te connais, je sais qui tu es. Je sais pourquoi, à cette époque, tu as lancé la malédiction. Si tu ne l'avais pas fait, je n'aurai certes, pas souffert mais, je ne t'aurais jamais rencontré, Henry n'existerait pas. Gina, je ne regrette en rien mon passé. Je me suis construite avec tout ce que j'ai vécu. Je ne t'en veux pas. Cesse de te torturer. »
Une larme roula le long de la joue de Regina. Emma l'essuya avec son pouce et vînt embrasser le front de la Mairesse. La jeune femme attrapa la brune par les hanches et l'enlaça avec tendresse, un soupçon de passion s'était malgré tout dissimulé.
Regina, quant à elle, caressait les épaules d'Emma, longeant de ses mains les bras de sa Sauveuse. La brune revint sur les hanches de la jolie blonde, remontant jusqu'à ses côtes, juste au-dessous de la naissance de sa poitrine.
« Tu es magnifique, Emma. »
« Pas autant que toi, Gina. »
Dans un sourire, les deux jeunes femmes approchèrent leur visage l'un de l'autre. Le souffle coupé, leurs lèvres s'effleurèrent délicatement, chastement, ayant peur de franchir la barrière. La brune vint se blottir contre le corps d'Emma qui l'enveloppait tendrement. La jeune blonde embrassa la tempe de la Mairesse et murmura à son oreille.
« Bonne nuit, ma belle Regina Mills. »
