Note de l'auteur :
Bonjour à toutes et à tous !
Je suis heureuse de voir que cette fic plait toujours autant ! Je vous remercie pour toutes les reviews et je vous souhaite une bonne lecture !
Gros bizoux
Crystal of Shadow
DISCLAIMER : L'histoire reprend au lendemain du 2 mai, après la victoire sur Voldemort. Mais bien entendu, l'histoire n'est pas tout à fait la même que celle que raconte JK Rowling … Même si la saga lui appartient.
L'Héritier Potter
Deux jours plus tard, ils furent surpris par la réponse des Gobelins.
En effet, ce n'était pas tous les jours que Bill Weasley venait chez eux.
Tous se saluèrent chaleureusement avant de parler affaires.
-Tu sais pourquoi tu es là ? demanda Harry
-Certaines pièces de cette maison sont ensorcelées, répondit Bill. Et les Gobelins m'ont parlé également de protections à établir ?
-Je veux savoir si c'est possible et comment ça va se passer, répondit Harry.
-Tu sais qui est à l'origine de ça ? fit Hermione
-Ma mère, déclara sombrement Bill. Où est Ron d'ailleurs ?
-Au Terrier, sourit Hermione. Molly a refusé qu'il reste comme il ne mangeait pas à sa faim.
-Comme c'est étonnant, ricana Bill.
-Son comportement ne t'étonne pas, nota Hermione.
-Ron a toujours été le chouchou de maman, renifla Bill. Tout ce qu'il fait est parfait. Et tout ce qu'il dit est la vérité. On s'est tout fait punir plus souvent qu'à notre tour par les mensonges de ce petit crétin.
-Tu n'apprécies pas ton petit frère, déclara Harry.
-Non, déclara sans ambages Bill. Et si tu m'avais dit que c'était pour le confort de Ron, j'aurais fait demi-tour sans hésitation, même si je t'aime bien.
-J'aurais une question indiscrète, fit Hermione.
-Je t'écoute, dit Bill.
-Vu comment tu considères Molly et Ron, comment ça se fait que tu aies organisé ton mariage au Terrier ? demanda Hermione
-Si j'avais eu le choix, je ne me serais jamais marié en Angleterre, assura Bill. Mais la tradition chez les Weasley comme chez les Delacour veut qu'on se marie toujours chez le marié. Maman a fait la tête, encore plus quand elle a compris que j'allais épouser une semi Veela. Papa a levé la voix pour l'une des premières fois de ma vie et il a fait en sorte qu'elle sourit tout au long du mariage.
-Je croyais qu'elle avait tout organisé, fronça des sourcils Hermione.
-Fleur et moi avons refusé, répondit Bill. Les Gobelins nous ont bien aidés sur ce coup. Bon, passons aux choses sérieuses. Il y a quelque chose de particulier dans les pièces contaminées ?
-Principalement nos affaires, répondit Harry.
-Rien de précieux ? demanda Bill
-Tout était sous sortilège, assura Hermione. Mais on ne sait pas si ça a touché quelque chose.
-Vous n'êtes pas allé dedans ? s'inquiéta Bill
-Non, dit Hermione. C'était trop dangereux.
-OK, fit Bill. J'y vais.
Il ne revint que deux bonnes heures après. Alertés par son état d'épuisement, Hermione et Harry l'assirent d'office.
-Je ne savais pas ma mère aussi vicieuse, soupira Bill après qu'on lui ait mis un verre d'alcool dans les mains.
-A ce point ? s'étonna Harry
-Quoi qu'ait dit Ron, il a voulu se venger de vous pour qu'elle se lâche comme ça, assura Bill. Toutes vos affaires sont irrémédiablement détruites, sauf celles sous sortilèges. Donc vous allez devoir vous refaire une nouvelle garde-robe.
-Ce n'est pas un problème, assura Harry.
-Par contre, les protections basiques que tu as établies sur la cuisine ont tenues, félicita Bill. Où les as-tu trouvées ?
-Principalement dans les livres des Black et des Potter, répondit Harry.
-J'aimerai beaucoup y jeter un coup d'œil, fit Bill. Bon, il n'y a plus aucune trace de ma mère et de son rejeton chéri. Concernant les protections, ça va être simple de les établir mais j'imagine que tu ne veux pas quelque chose de basique.
-Je ne sais pas comment Molly nous a retrouvés, vu que je n'ai laissé aucune adresse, souligna Harry. Nous n'avons reçu aucun courrier et seule Hedwige peut venir jusqu'ici. En plus, je ne me suis pas raccordé au réseau de cheminées.
-C'est vraiment inquiétant, songea Bill.
-Tu ne m'as pas dit que tu avais tout mis sous Fidelitas ? releva Hermione
-Elle a pu vous retrouver alors que la maison est sous Fidelitas ? sursauta Bill
-Ce rituel a visiblement une faille, songea Harry. Ron ne connaissait pas le secret. Mais sa mère l'a trouvé quand même.
-Et si le Fidelitas n'avait pas marché parce que Molly cherchait Ron et pas nous ? réfléchit Hermione
-Cela se tient, concéda Bill. Que comptez-vous faire ?
-Nous allons trouver d'autres protections, répondit Harry. Et si les Gobelins ne sont pas contre, nous aimerions travailler avec toi.
-Je vais leur demander, sourit Bill. A mon tour de vous poser une question indiscrète. Est-ce que vous êtes ensemble ? Parce que les seules fois où je daignais passer une heure au Terrier, Ron nous bassinait sur le fait que tu étais la femme qui lui fallait, Hermione.
-Non, répondit Hermione. Considère-nous comme frère et sœur.
-Il est vrai que vous m'avez toujours semblé plus proches qu'avec Ron, confirma Bill. Bon, je vais y aller et faire mon compte-rendu à la banque. Vous aurez de leurs nouvelles très vite.
-Merci Bill, fit Harry. A l'occasion, vous pourriez venir dîner un jour, Fleur et toi.
-Ce serait avec plaisir, remercia Bill. J'attends ton invitation alors. Bonne journée à tous les deux.
-Au revoir Bill ! firent Hermione et Harry
§§§§§
L'été suivait son cours. Hermione et Harry jonglaient entre leur travail de serveur et leurs études privées. Ils avaient régulièrement des nouvelles de Ron qui leur ordonnait de l'inviter à nouveau chez eux mais Harry lui répondait invariablement que s'il venait, il devait aider à l'entretien de la maison et à la préparation des repas, sans compter qu'ils n'étaient pas présents de toute la journée. Malgré ces arguments, cela ne l'empêchait pas d'envoyer de nouvelles lettres tous les trois jours, passant lentement et sûrement au harcèlement.
Bien qu'ils ne veuillent plus voir Ron, cela n'empêchait pas les deux amis de recevoir d'autres Weasley. Ils avaient invité comme promis Fleur et Bill, mais aussi les jumeaux Fred et Georges et même Charlie, lors de ses rares visites en Angleterre, avec Arthur qui avait voulu sortir un peu avec son fils. Tous les avaient félicités pour leur maison et le bon repas qu'ils leur avaient offert. Et depuis, ils s'invitaient régulièrement les uns chez les autres.
Pour autant, Hermione et Harry ne s'isolaient pas de leurs camarades de classe. Ils se rendaient souvent au manoir Longbottom pour admirer la serre privée de Neville ou sortaient dans des bars avec Seamus Finnigan, Dean Thomas, Parvati et Padma Patil, et quelques autres élèves de leurs années des différentes maisons.
Mais il manquait quelque chose.
-Tu veux rencontrer des Slytherin, articula lentement Hermione. Pourquoi ?
-Parce que si tu remarques bien, on nous a toujours dit qu'ils étaient mauvais, répondit Harry.
-Ils ont suivi Voldemort, rappela Hermione.
-Sais-tu pourquoi ? demanda Harry
-Ils voulaient tuer les Moldus ! s'exclama Hermione
-Faux et tu le sais parfaitement, répliqua calmement Harry.
-Mais … protesta Hermione.
-Garde ton calme et réfléchis quelques instants, coupa Harry. Je me suis beaucoup penché sur ce que Lucius Malfoy disait dans ses discours.
-Pourquoi pas Draco ? s'étonna Hermione
-Draco ne voulait que nous provoquer, fit Harry. Nous faire sortir de nos gonds.
-Ce n'est pas faux, concéda Hermione.
-Donc, j'ai écouté Lucius et son principal argument était que les Nés Moldus foulaient du pied les us et coutumes Sorcières, expliqua Harry. Il refusait de les accueillir dans le monde Sorcier. Pas les tuer. Ça, c'était le but de Voldemort pour se venger de ce qui se fait de pire dans l'Humanité.
-Continue, fit Hermione.
-Je crois que les Sang Pur refusent les Nés Moldus parce qu'ils n'apprennent pas leur nouveau monde, fit Harry. Or, les seuls qui peuvent le leur apprendre sont les Sang Pur et ils ne les estiment pas digne de cet apprentissage. C'est un cercle vicieux.
-J'avoue que tes arguments se tiennent, fit lentement Hermione.
-Je vais sonder Neville d'abord, rassura Harry. Je ne voudrais pas me pointer comme ça chez les Malfoy si ma théorie est fausse.
-Tu as raison, abonda Hermione. Mais je ne préfère pas venir.
-Où ? Chez Neville ? s'étonna Harry
-Non, chez les Malfoy, répondit Hermione. Si ce que tu viens de me dire est vrai, alors ils ne seront pas aussi sincères si j'étais présente que si tu étais seul.
-Nous demanderons l'avis de Neville, trancha Harry.
-Ce n'est pas faux, concéda Neville quelques jours plus tard en entendant l'avis d'Harry sur les Nés Moldus. Il est vrai que la plupart d'entre eux ne se penchent pas vraiment sur le monde qu'ils intègrent et c'est ce qu'on leur reproche le plus.
-Avoue surtout qu'il n'y a rien pour étancher leur soif de savoir, fit Harry. J'ai écumé en long, en large et en travers la bibliothèque de l'école et je n'ai rien trouvé sur la vie d'un Sorcier. Idem à Fleury et Bott. J'ai dû chercher dans des librairies bien moins connues pour trouver quelque chose. Et même là, c'était assez incomplet.
-Là où tu as trouvé quelque chose, on t'a dirigé vers d'autres endroits ? demanda Neville
-Oui, répondit Harry. Mais uniquement dans l'Allée des Embrumes.
-C'est normal, fit Neville. L'Allée est le seul endroit qui ne soit pas soumis aussi strictement à la loi. Il y a longtemps que le Ministère limite drastiquement certains types d'ouvrages, dont ceux relatifs aux us et coutumes Sorcières. Sur ordre du Magenmagot.
-Mais le professeur Dumbledore, en tant que président du Magenmagot, n'aurait jamais laissé passer ça ! s'exclama Hermione
-C'est lui qui l'a ordonné, répliqua Neville. Et il avait commencé sa purge avec Poudlard.
Les deux amis furent surpris. Ils découvraient une nouvelle facette du Sorcier.
-Dans quel but ? demanda Harry
-Je n'en sais rien, avoua Neville. Mais d'après grand-mère, c'était pour garder notre pays dans une sorte de statu quo où il avait établi sa suprématie.
Hermione allait protester mais se força à réfléchir quelques instants. Avant de s'avouer qu'effectivement, le directeur de l'école avait un pouvoir plus qu'important dans l'Angleterre Sorcière.
-Ça se tient, souffla lourdement Hermione.
-Grand-mère ne supporte pas sa notion du « plus grand bien », ajouta Neville. Ça et le fait qu'il veut tout contrôler. Quand elle était encore dans l'Ordre du Phénix, elle lui a reproché plusieurs fois des pertes en vies humaines qui auraient pu être évitées.
Harry serra les dents. Après avoir appris pour les Horcruxes, et tout au long de sa quête, il s'était rendu compte que même si la mort de ses parents l'avait sauvé, elle aurait pu être évitée, de même que l'attaque sur les parents de Neville. Mais ce qui lui avait réellement mis la puce à l'oreille, c'était un raisonnement parallèle, concernant son placement auprès de sa tante maternelle. D'après Sirius et Remus, Lily n'avait jamais caché le fait que sa sœur Pétunia s'était mise à la haïr au fil des années pour être la seule Sorcière de la famille et de ne pas être quelqu'un de « normal », ainsi que sa haine de la magie. Or, comme il l'allait appris plus tard, c'était Albus Dumbledore qui s'était permis de l'abandonner devant la porte des Dursley, sans même prendre le temps de le leur présenter et de leur expliquer la tâche qui leur incombait désormais ni même leur laisser l'occasion de refuser cette charge. Il était désormais convaincu que le vieux Sorcier aimait plus que tout que tout aille dans son sens et reste sous son contrôle. Y compris sa vie.
-Tu as raison de vouloir élargir tes horizons, Harry, sourit Neville. Et tu as raison de ne pas vouloir assister à cette entrevue, Hermione. Même si tu as fait tes preuves, les Sang Pur auront encore un peu de mal avec toi.
-Est-ce que tu m'accompagneras ? demanda Harry
-Avec plaisir, sourit Neville. Je suis curieux de savoir ce que les Malfoy vont pouvoir dire. Et puis, je serais là pour te dire ce que tu peux faire ou pas.
-Ce ne serait pas du luxe, sourit Harry.
-Je me charge de contacter les Malfoy, fit Neville. Ça passera mieux si la demande vient de moi.
-J'attends ton message alors, fit Harry.
Deux jours plus tard, Harry tirait nerveusement sur sa robe Sorcière. Il attendait avec un Neville plutôt serein l'inspection de lady Augusta Longbottom.
-Arrête de bouger, souffla Neville.
-Je ne voudrais pas déplaire à ta grand-mère, répondit Harry.
-Elle sait que tu ne sais pas tout ce que tu devrais savoir, déclara Neville. Et elle sait aussi que j'ai fait ce que j'ai pu pour que tu rattrapes ton retard. Elle veut juste savoir si tu peux donner le change.
-Mais … protesta Harry.
-Du calme, sourit Neville. Elle ne va pas te manger. Quoique …
-Neville ! s'exclama Harry, outré
-Je plaisante, sourit Neville.
Harry allait encore s'insurger mais les portes de la pièce s'ouvrirent pour laisser lady Longbottom. Neville suivit d'Harry s'inclinèrent respectueusement avant de se redresser.
-Lord Longbottom, lord Potter, salua Augusta.
-Lady Longbottom, répondirent Neville et Harry.
La vielle Sorcière leur indiqua des sièges où ils s'installèrent à sa suite. Ils menèrent une discussion soutenue pendant une bonne heure avant qu'Augusta ne les arrête subitement.
-Je ne m'attendais pas à ce que vous passiez autant pour un Sang Pur, malgré votre éducation Moldue, constata Augusta. Vos manières ont beau être quelque peu hésitantes, elles sont exquises et très proches de la perfection. Les Malfoy n'auront pas grand-chose à redire.
-Ce n'est pas si rassurant, nota Harry.
-Les Malfoy sont l'une des lignées les plus anciennes d'Europe, rappela Augusta. Exilée de France et établie en Angleterre un ou deux siècles avant les Fondateurs. Ils connaissent sur le bout des doigts l'étiquette et il ne doit pas être dans votre intention de les duper. Ils savent parfaitement que vous n'avez pas eu une éducation digne de ce nom à leurs yeux mais ils ne s'attendent pas que vous maîtrisez quand même leurs codes. Vous allez les surprendre et ils vous écouteront.
-Vous êtes sûre ? demanda Harry, hésitant
-Certaine, sourit Augusta. Allez, mes enfants, les Malfoy vous attendent.
Les deux jeunes gens s'inclinèrent avant de s'en aller.
Narcissa ouvrit délicatement le rideau de la fenêtre qui donnait sur l'allée principale du manoir Malfoy. Elle reconnaissait la silhouette solide du jeune lord Neville Longbottom mais aussi celle plus fluette du jeune lord Harrison Potter. Elle se souvenait encore du jeune homme qu'elle avait sauvé en assurant à Voldemort qu'il était mort quelques mois plus tôt. Il avait quitté cette attitude traquée pour un pas plus assuré, plus digne d'un lord.
-Qu'en pensez-vous, ma chère ? fit une voix à ses côtés
-Je l'ai aidé parce que j'ai vu dans ses yeux qu'il pourrait vaincre Voldemort dans sa folie de destruction, soupira Narcissa. Je vois à sa démarche qu'il prend à cœur son héritage Sorcier. S'en montrera-t-il à la hauteur ? J'en suis moins sûre.
-Vous savez qu'il est également le nouveau lord Black ? rappela Lucius
-Il va falloir que je prenne contact avec lui à ce sujet, songea Narcissa. Sirius l'a désigné comme héritier dès qu'il a été choisi comme parrain et il n'a jamais eu l'occasion de fonder une famille et de donner un véritable héritier. Je suis maintenant la dernière héritière de la branche secondaire. Il va falloir que nous décidions de l'avenir de cette lignée car en l'état des choses actuelles, elle va disparaître partagée entre le clan Potter et le clan Malfoy.
-Ce ne sera pas le sujet d'aujourd'hui, ma chère, fit Lucius. Vous aurez d'autres occasions d'en discuter avec lui.
-Allez-vous l'écouter ? demanda Narcissa
-Oui, répondit Lucius. Il a fait l'effort de nous contacter pour un entretien, certes par l'intermédiaire des Longbottom, mais j'admire la démarche. Et malgré les critiques de Draco, il me semble moins fermé que ce qu'a voulu en faire la Prewett et son dernier fils.
-Quel dommage qu'Arthur ait dû épouser cette gourgandine, soupira Narcissa. C'est un Sorcier sur lequel on peut compter, malgré son manque flagrant d'ambition.
-Estimons-nous heureux qu'il ait fait cinq fils qui tiennent plus de lui que de leur génitrice, fit Lucius. Je n'aime pas ce qu'elle a fait de son dernier.
-Draco assistera-t-il à l'entretien ? fit Narcissa en acceptant le bras de Lucius qui la conduisait vers le salon de réception
-Cet enfant a besoin d'une leçon de sang-froid, s'irrita Lucius. J'ai eu un récit de première main de sa scolarité et cette rivalité sans queue ni tête qu'il entretenait avec le jeune Potter n'est pas digne d'un Malfoy. Il a appris lorsque le Seigneur des Ténèbres était encore vivant ce que le monde pouvait lui réserver, il est temps qu'il comprenne qu'il faut qu'il choisisse judicieusement ses batailles. Et se mettre à dos un potentiel allié, encore plus aussi important que le futur lord Potter et le « Survivant », n'était absolument pas un choix tactique éclairé.
Narcissa ne fit qu'acquiescer. Quand elle avait compris les relations exactes entre Harry Potter et son fils, elle s'était fustigée de ne pas avoir mieux éduqué Draco dans le fait d'attirer des alliés prometteurs. Heureusement, elle espérait que le brun retiendrait que le blond ne l'avait pas livré à sa sœur Bellatrix – oui, elle avait appris la venue du Trio d'Or au manoir Malfoy.
Le couple arriva au rez-de-chaussée et trouvèrent un Draco boudeur.
-Dois-je vraiment y assister ? fit un Draco geignard
-Oui, confirma durement Lucius. J'admets être en tort en te répétant qu'Harry Potter était un ennemi du Seigneur des Ténèbres mais je pensais sincèrement que tu ne ferais la bêtise suprême de te le mettre à ce point à dos !
Draco grimaça.
-Mais il était toujours accompagné de ce rouquin … protesta Draco.
-Le fils de cette Prewett est un autre point à aborder mais rien ne t'empêchait de ne pas t'en prendre au futur lord Potter, cingla Lucius. Mais ce n'est ni le lieu ni le moment de discuter de cela. Je veux en entrant dans cette pièce reconnaître l'héritier des Malfoy et non un quelconque gamin indigne en société.
Piqué au vif, Draco se redressa, une lueur farouche et déterminée brûlant dans son regard. Lucius eut un rictus fier avant de faire son entrée dans le salon de réception, accompagnée de sa femme Narcissa et suivi de son fils Draco.
§§§§§
Hermione était inquiète.
Cela faisait presque vingt-quatre heures qu'Harry était revenu de chez les Malfoy et il n'avait pas décroché un mot depuis. Elle le savait en pleine réflexion et ce silence n'était pas habituel de la part de son ami. Certes, c'était signe qu'il réfléchissait mais aussi longtemps, cela voulait dire également que le sujet était important. Elle hésitait franchement à le forcer à parler mais préféra laisser le temps faire.
-Je vais faire un bal, sourit Harry. Pour annoncer au monde Sorcier que je suis le nouveau lord Potter.
-N'est-ce pas trop tard ? demanda Hermione
-J'aurais dû le faire pour mon dix-septième anniversaire, confirma Harry. Mais, si tu te souviens, l'Ordre du Phénix a tenu à me faire quitter la maison des Dursley à cette date et Molly déclarait que ce n'était pas possible, avec le mariage de Bill. D'ailleurs, savais-tu que Bill tenait à le faire plus tôt mais que c'est ça mère qui a tenu à ce qu'il se fasse aux environs du trente-et-un juillet ?
-Tu penses qu'elle ne voulait pas que tu le fêtes ? fronça des sourcils Hermione
-Cela fera partie des questions à lui poser, fit Harry.
-Tu parlais d'un bal, revint Hermione. Où ? Comment ?
-Le manoir Potter, là où vivait mon père quand il était jeune, déclara Harry. Le château reste l'ultime refuge et je ne veux pas qu'il soit sous les feux des projecteurs.
-OK, fit Hermione. Et pour le bal en lui-même ?
-Augusta et Neville ont accepté de m'aider, souffla de soulagement Harry. Ainsi que sur la liste d'invités.
-Uniquement Sang Pur ? demanda Hermione
-Non, assura Harry. Mais je vais inviter des gens méritants, et non des lèches-culs bien-pensant.
-Donc on peut être sûr que le crapaud Dolores Ombrage ne sera pas des nôtres ? sourit Hermione
-Ainsi que Molly et Ron, ajouta Harry.
-Comment tu vas leur cacher ça ? s'étonna Hermione
-C'est un bal organisé par lady Longbottom, qui fait partie de la saison mondaine, sourit Harry. C'est la rumeur que fera courir Neville. Et puis, je ne vois pas pourquoi ils seraient au courant. Surtout que je tiens entre les mains la Gazette du Sorcier.
-Ce n'est pas faux, concéda Hermione.
-Donc ce week-end, nous allons faire une séance shopping, sourit Harry.
-Nous ? sourit Hermione. Ne ferais-je pas tâche dans ton bal ?
-Non, répondit Harry. La majorité des Sang Pur reconnaisse que tu pourrais faire de grandes choses si tu te posais les bonnes questions. A nous de leur faire comprendre que tu te les aies déjà posées.
-Je te suis, fit Hermione.
Tous les deux savourèrent leur tasse de thé.
-On a reçu ceci aujourd'hui, fit Hermione en tendant une enveloppe à Harry.
-Qu'est-ce que c'est ? demanda Harry en l'ouvrant
-Poudlard va ouvrir à nouveau ses portes, annonça Hermione. C'est le professeur McGonagall qui va reprendre la direction en attendant que le professeur Dumbledore se remette totalement.
Bien entendu, après une chute du haut de la tour d'Astronomie à la fin de sa sixième année, Albus Dumbledore s'était retrouvé dans le coma et en était sorti que quand Voldemort avait été tué.
Pratique.
-Qu'est-ce qu'elle veut faire exactement ? demanda Harry
-Elle veut permettre aux élèves qui veulent terminer leurs études, expliqua Hermione. Donc elle va ouvrir une nouvelle classe de 8e année.
-Ça ne me tente pas plus que ça, soupira Harry. Le programme est loin d'être complet pour pouvoir vivre dans le monde Sorcier.
-Mais ça reste une bonne expérience, fit Hermione. Moi ça me tente.
-Mais je me suis intéressé à des matières qui ne sont pas enseignées à Poudlard, protesta Harry.
-Rien ne t'empêche de les passer en candidat libre, sourit Hermione. D'ailleurs, je vais aussi en passer certaines.
-Pourquoi pas ? sourit Harry. Comme ça, personne ne le saura et me prendra la tête parce que je dépense mon argent pour être plus avancé.
-Pourquoi je pense que tu vises Ron ? rit Hermione
-Je n'ai rien dit de tel, sourit Harry. Bonne nuit, Hermione.
-Bonne nuit Harry, répondit Hermione.
