Bonjour ! Je suis de très bonne humeur. Parce que comme de par hasard, j'ai décidé de continué a poster. En fait j'ai eu deux reviews géniales et un ami aussi. J'avais vraiment besoin de ça. En fait j'ai fait lire ma fiction a un ami, et il l'a adorée, je crois. Il veut absolument la suite et j'ai découvert que deux lectrices veulent aussi la suite et ça me fait vraiment plaisir. Donc voila le chapitre 3. Place aux réponses reviews !

Guest : Ha ha ! Mon ami m'a posé la meme question et j'ai rit quand il m'a proposé toutes sortes d'hypothèses, ce que tu peux faire aussi, tu trouveras peut être la raison. C'est vrai que ca serait amusant de la voir tenter de s'enfuir mais comme elle l'a dit elle-meme " Ce n'est pas tous les jours que l'on se fait kidnapper !" J'espère que la suite te plaira.

Walker : J'étais un peu déprimée mais ça va vraiment mieux et oui j'écrit pour moi, c'est vrai mais j'ai vraiment envie de faire découvrir un texte travaillé et profond et je veux savoir ce que vous en pensez parce que c'est mon propre style d'écriture, j'ai trouvé ma façon d'écrire donc c'est important pour moi. Je n'abandonne pas. Merci de ton soutien. Ca fait vraiment du bien. Je n'y croyais plus et tu es arrivée. Merci :)

Flo : Justement j'ai décidé de ne pas laisser tomber et donc je suis la, toute souriante et les reviews commencent a venir alors ça m'encourage pas mal. Et fais toi un compte, c'est super simple et tu pourras suivre les histoires avec plus de facilité :)

Une fille : Merci de tes encouragements et je ne vais pas vous abandonner, c'est promis.

Disclaimer : One piece appartient a Oda-Sama ! Mais mon OC est à moi.

Allez, je m'arrête ici. Je vous souhaite une bonne lecture et je vous laisse avec le chapitre 3. See ya !


Chapitre 3.

-Je parle à la voix dans ma tête, elle m'écoute, elle.

-Je vous écoute également.

-Après m'avoir laissée sécher ici tout l'après-midi ?

-C'était pour voir votre résistance. Vous vous en sortez pas mal.

-Mais je vais perdre ma jolie voix.

-Ça serait dommage pour moi.

Il se penche vers moi et me présente un verre empli de liquide blanc. Je renifle l'odeur.

-Du saké ?

-J'ai oublié l'eau.

-Bien sur. Mais vous n'avez pas oublié que l'alcool pourrait aussi ruiner mes cordes vocales déjà pas mal atteintes.

Un fin sourire étire ses lèvres.

-Alors vous n'en voulez pas ?

-Vous avez besoin d'un dessin ?

-Tant pis pour vous.

Et devant mes yeux, il avale à lentes gorgées l'alcool en laissant quelques gouttes s'échapper et couler le long de sa gorge. Je ricane et secoue la tête, regardant mes genoux. Je croise mes jambes l'une au dessus de l'autre alors qu'il s'assoit sur une chaise face à moi. Il veut parler ? Bien. J'ai des questions pour lui.

-Vous avez fouillé mes sacs ?

-Bien sur. Mes hommes sont en train de s'amuser avec votre lingerie. Et j'ai trouvé quelques choses intéressantes.

Je hausse un sourcil, amusée.

-Ça ne semble pas vous inquiéter outre-mesure que j'ai fouillé vos affaires.

-Bien sur que non.

Mon sourire apparait.

-Vous voulez que je vous avoue quelque chose ?

-Allez-y.

-C'est un plaisir pour moi d'être invitée ici.

Il garde un instant le silence puis sourit.

-Je ne pense pas que vous employez les bons termes.

-Quels sont-ils ?

-Je vous ait kidnappée. Vous êtes retenue ici.

-Je n'en ai pas l'impression.

-Vous êtes attachée a une chaise depuis plus de cinq heures.

-Déjà ? On peut en faire des choses en cinq heures.

-S'échapper par exemple.

-Pourquoi s'échapper ?

-Parce que c'est drôle. Vous auriez été la souris frêle et sans issue et j'aurai été le chat, puissant et malin.

Je hausse les épaules.

-Vous semblez prendre votre situation avec beaucoup de calme.

-J'irai même jusqu'à dire que ça me plait d'être ici.

-Êtes vous une sorte de masochiste ?

-Pourquoi ?

-Parce que je changerais mes plans de façon bien plus explicite.

Intriguée, je l'observe. Mais secoue la tête.

-C'est dommage. Mais pas si grave.

-Pourquoi ?

-Parce que c'est tout aussi amusant quand on fait souffrir quelqu'un qui n'aime pas souffrir.

-A mon humble avis, personne n'aime souffrir.

-Vous ne semblez pas détester votre situation et pourtant vous souffrez de votre soif.

-C'est vrai. Mais attention, il ne faut pas me prendre pour ce que je ne suis pas.

-Et qu'est-ce que vous êtes ?

-Ça serait trop facile de vous dire qui je suis. A la place, je vais me contenter de changer la question. Quel est mon rapport à la souffrance ?

Il fronce les sourcils mais m'écoute quand même. Ma voix se détériore de plus en plus, je vais finir par la perdre. Et bien que je sois la reine au jeu du silence, je veux choisir de devenir muette. Je chuchote à présent, n'ayant plus la force de faire vibrer mes cordes vocales douloureuses.

-Si vous voulez la réponse, il me faudrait boire.

-Vraiment ? Vous arriviez si bien a parler que j'ai pensé que vous n'aviez pas besoin de boire.

-J'ai pu soutenir une longue conversation avec vous, c'est vrai. Mais je vais sombrer dans l'inconscience si je ne bois pas.

Il hausse un sourcil.

-Et perdre définitivement ma voix. Je pense que ce n'est pas ce que vous désirez.

Il fait la moue puis soupire.

-Bon, d'accord. Vous avez une résistance acceptable, j'ai pu l'observer. Je suis d'accord pour vous donner de l'eau.

J'attends la suite. C'est bien trop facile. Il regarde sa montre et hausse un sourcil. Et je sais que c'est perdu.

-Il se fait tard. J'ai bien discuté, je vais aller dormir. Je vous donnerai de l'eau, demain... Peut-être.

Un sourire mauvais étire ses lèvres, il guette ma réaction. Je souris à mon tour, ce qui le surprend.

-Pourquoi vous souriez ?

Je reprends un semblant de voix pour répondre. Et secoue la tête, puis la rejette en arrière. Je pourrai presque éclater de rire si je n'avais pas si soif.

-Parce que c'est ridicule. Vous vous trompez et je vous laisse faire. Parce que vous allez le regretter. Ce n'est pas la bonne façon de jouer,Doc.

Il ouvre la porte et éteins la lumière.

-Vous jouez un jeu dangereux, miss.

Avant qu'il ne referme la porte, je lâche ma dernière réplique.

-Bien moins dangereux que le votre.

La porte est refermée sèchement, je ne peux m'empêcher de sourire. Je me cale du mieux que je peux pour la nuit et ferme les yeux mais les ré-ouvre quand j'entends un grognement sourd provenir de mon estomac. J'ai faim. Bon, ca va j'ai l'habitude de la faim. J'aimerais juste boire. Allez n'y pense plus, tu te tortures toute seule. Je ferme les yeux et me laisse sombrer dans l'inconscience.

¤¤¤§¤¤¤

Il avait refermé la porte et pousse un soupir. L'esprit bourdonnant de pensées dirigea son corps vers sa cabine, machinalement. Arrivé, il referme également la porte et s'assit sur son lit. Il pose les coudes sur ses genoux et pose son menton sur ses mains croisées, sa position favorite pour réfléchir. Maintenant qu'il était tranquille, il pouvait laisser le flot de pensées, toutes dirigées vers elle, l'envahir entièrement.

Elle l'avait retenue bien plus longtemps que ce qu'il avait planifié. Il voulait juste vérifier si elle n'était pas morte. Et quand il avait poussé la porte, il l'avait entendu souffler longuement. Elle chuchotait pour elle-même. Il avait interrompu ses réflexions et avait espéré de la surprise de sa part mais elle avait souri. Un rictus bien plus qu'un sourire mais ça l'avait surpris. Comme toute cette conversation d'ailleurs. Cela avait été si facile. Malgré sa voix rauque et sa soif, elle lui avait parlé, elle avait soutenu une longue conversation, ne chuchotant qu'à un moment pour reprendre un restant de voix juste après. Il l'avait provoquée. Avec le saké qu'il avait bu juste devant elle et l'histoire de la lingerie laissée à la merci de ses hommes. Ce qui n'était même pas vrai. Il n'avait pas touché à ses affaires, cela ne l'intéressait pas. Il s'intéressait à elle. Mais quelque chose le dérangeait chez elle. Le fait qu'elle semblait s'amuser autant que lui de la situation l'agaçait. Elle devrait pleurer, supplier, se plonger dans un mutisme et le foudroyer du regard. Mais non, elle souriait. Était-elle folle ? Non, elle est lucide. Elle n'était ni naïve, ni faible. Et ses deux dernières remarques le prouvaient. Il caressait encore l'espoir qu'elle bluffe mais cela semblait bien improbable. Il sentait qu'elle avait du potentiel. Quelque chose qu'elle lui cachait. De plus, ce qui était plutôt étrange, il ne percevait pas de haine ou de peur dans son regard, a son égard. Ça l'intriguait tout autant que les autres choses qui se rapportaient à elle. Il se laissa tomber sur son lit et son dos accueillit avec plaisir le matelas. Même en fermant les yeux, il ne pouvait échapper à ses pensées. Demain, il réfléchira à la condition de sa poupée. Pour l'heure, il devait se reposer.