Coucou les loulous ! Vous allez bien ?

Voici un tout nouveau chapitre, j'espère que vous allez aimer. J'ai pas eu beaucoup de retours du chapitre 3, j'espère que vous vous lassez pas de cette fic. :(

Bon, sinon bonne lecture, on se retrouve en bas !


When you turn off the lights

I get stars in my eyes

Is this love ? Maybe someday.

Avril Lavigne - Give You What You Like


Lundi. Décidément le pire jour du monde. Avec le mardi, le mercredi et le jeudi. Pas le vendredi, car il restait le jour des soirées et pas le week-end car j'étais avec Cooper. Mais le reste de la semaine était décidément les pires de tous.

Je détestais encore plus le lundi et tous les autres jours de la semaine maintenant parce que ça voulait dire être à côté de Puck 6 heures par jour, tout ça parce que je suis à côté de lui dans absolument tous les cours.

Même après plusieurs soirées au parc, après avoir fait semblant de se supporter un minimum devant les autres pendant énormément de jours, moi, je ne supportais plus tout ça. Ça en plus de Cooper qui n'arrêtait pas de demander à ce que Charlotte revienne. Et si Charlotte revenait, ça voulait dire que Puck revenait aussi. Donc j'avais dit non, à chaque fois. Et il m'avait fait la tête, à chaque fois.

Alors, aujourd'hui, j'avais décidé que peut-être, je pourrais peut-être être moins Quinn Fabray. Mais pas plus Quinnie. Jamais plus Quinnie.

Alors qu'on était dans un cours absolument ennuyeux, de la physique peut-être, je demandais une feuille à une fille dont je ne connaissais même pas le nom, feuille qu'elle me donna sans hésiter bien-sûr, puis en coupais une large bandelette en haut pour écrire.

« Tu te rappelles quand je t'ai demandé si tu faisais la gueule y'a 2 mois ? Et ce que tu as répondu ? »

Je ne pris même pas le temps de passer le papier à Puck discrètement, d'une parce que j'avais la flemme et de deux parce que la prof était bien trop occupée avec les bons élèves pour remarquer que je ne faisais rien. Je le guettais, du coin de l'œil, regarder le papier avec curiosité, puis me regarder, le lire, y répondre, puis me le repasser.

« Oui et ? »

Je répondais presque immédiatement, je ne savais même pas pourquoi, mais j'avais envie d'avoir cette conversation.

« Tu as menti. »

Lui aussi répondais presque tout de suite. Mais peut-être juste parce qu'il n'avait rien d'autre à faire.

« Non, je mens jamais. Par contre je t'avais dit d'oublier ça, tu t'en souviens ? »

« Comment tu veux que j'oublie quand chaque regard triste que tu me lances me le rappelle ? »

Voilà, c'était dit, ou plutôt c'était écrit. J'hésitais avant de repasser le papier, le regard dans le vide. Ayant probablement vu que je tenais le papier depuis un moment, il me le prit donc des mains et y répondit.

« Mes regards ne sont pas tristes, Q. »

« Si ils le sont, P. »

« Arrête ça tout de suite. »

« Arrêtez quoi ? »

« Les initiales. C'est mon truc. C'est mon truc pour toi. »

« Que pour moi ? »

« Ouais. »

Le pincement au cœur. Aïe. Ça fait si mal de se sentir unique ? Enfin, je sais que je suis unique, j'ai quand même les cheveux roses hein, mais là, c'était unique pour lui.

« Tu m'en vois ravie, mais tu sais ce que je fais uniquement pour toi, moi ? »

Ok, deux secondes après avoir posé le papier noirci par nos écritures sur sa table, je regrettais. C'était pas moi, c'était pas Quinn Fabray aux cheveux roses. Il dut récupérer ma feuille et en déchirer une autre bande pour pouvoir continuer.

« Non, quoi ? »

« Je vais m'excuser. En premier. »

« Attends, c'était des excuses ça ? »

« Je t'ai envoyé un sms en premier la dernière fois, et là j'ai commencé notre conversation, alors oui, c'est des excuses. »

« Bon, alors je m'en contenterais. »

Je souriais. Intérieurement bien-sûr.

« On va fumer après ? »


Il regarda seulement le papier, puis tourna la tête vers moi et hocha de haut en bas en souriant.

- Tu penses que je vais avoir mon diplôme ?

- Bien-sûr que non, il me regarda, un faux air prosterné sur le visage, expirant sa fumée. J'rigole, tu l'auras probablement, même sans rien écouter en cours.

- Je te remercie, j'adore ton soutien, vraiment.

- Rooooh, je lui donnais un petit coup de poing sur l'épaule, je mens pas, moi.

Il me fixa, pendant que je prenais une taffe de ma cigarette. Moi, je ne le regardais pas, les gradins étant soudainement devenus intéressants. Il continuait à me fixer, pendant que j'assimilais la bourde que je venais de faire.

- Quinn…

- Non, recommence pas Puck. On s'est fait la gueule 2 mois pour ça, je suis pas-

- Arrête, c'est bon, j'ai compris. Mais on a tous besoin de parler ou d'écouter ok ? Toi comme moi. Arrête de faire comme si rien ne t'atteignais, parce que c'est faux.

Je le regardais enfin, dans les yeux. Ils étaient marrons et incroyablement plus intéressants que les gradins derrière lui. Je soupirais.

- Tu comprends pas, personne comprends. Des gens ont essayés avant toi tu sais ?

- Des gens comme qui ? Le glee club ? J'hochais la tête vigoureusement, comme si il était censé le savoir. Ces mêmes gens qui passent plus dans le même couloir que toi et qui évitent soigneusement les gradins ?

Je baissais la tête, jetant mon mégot et l'écrasant avec mon pied. Il avait raison. Il avait tellement raison que je voulais le frapper. Mais je ne pouvais pas.

- J'dois y aller. Il m'attrapa le bras, me retenant de partir. Je fixais sa main sur mon avant-bras. Puck… Je relevais la tête vers lui. S'il te plaît.

Il hocha négativement la tête, sûr de lui. Je soupirais et me retournais vers lui. Il s'approcha pile face à moi, attrapant mes épaules et se plongeant dans mes yeux.

- Quinn, tu peux pas rester comme ça. Peut-être que parles pas à Blaine ou Kitty, mais tu peux me parler à moi. Et, il marqua une pause, et peut-être que tu vas trouver ça stupide, mais j'ai vraiment envie de te connaître un peu plus.

Ok, c'était définitivement stupide. Mais je n'avais plus aucune idée de ce qui était bien ou mal en ce moment de toute façon. Il sourit puis replaça une de mes nombreuses mèches folles derrière mon oreille. C'était pas pour que ça fasse plus jolie, ou pour dégager mon visage. C'était juste comme ça. Tout était JUSTE comme ça de toute façon. Je soupirais et retirais enfin mes yeux des siens.

- Tu m'énerves tellement, je pinçais mes lèvres pour m'empêcher de partir dans un sanglot. Je relevais la tête vers lui, les larmes probablement aux yeux. Tu décryptes toujours aussi bien les choses ?

- Non, juste toi Quinn Fabray.

Alors qu'il avait encore les mains sur mes épaules, et je ne sais même pourquoi, je m'avançais contre lui, dans un câlin. Il ne parût pas aussi surpris que moi car je sentis ses mains se poser sur mes omoplates et son menton se poser sur le haut de ma tête. La joue contre son torse, je pensais à la dernière fois que j'avais fait un câlin à quelqu'un, à la dernière fois que j'avais pleuré dans les bras de quelqu'un, et surtout à la dernière fois que chaque secondes passées à cet endroit semblaient si importantes. Finalement, après quelques larmes, je décidais de me séparer de lui. Je riais en découvrant des petites tâches rondes sur son tee-shirt kaki.

- Désolée, pour ton tee-shirt, dis-je, en essuyant un peu le tissu.

- Quand tu veux, répondit-il.

- On se casse ? Proposais-je en pointant du doigt sa voiture qu'on pouvait voir d'ici.

- Où ça ?

- Je sais pas, je fis une pause, où tu veux.


Il s'arrêta. On était sur une petite route, après 20 bonnes minutes de voiture. Il coupa le contact et descendit, sa guitare à la main. Je souriais à la vue de l'instrument. Puis, il me montra un chemin tracé par un tracteur dans un champ de maïs, je le suivis à travers la culture géante, regardant tout autour de nous. C'était assez beau à vrai dire. A la sortie de ce champ, se trouvait un second champ, lui parsemé de round-baller. Il se retourna brièvement vers moi, pour voir ma réaction sans doute. Vraiment, je n'avais jamais pensé qu'un simple champ pouvait être si agréable à regarder. Après quelques mètres, il s'arrêta et enleva sa veste en cuir pour la poser à l'ombre d'un round-baller et s'assit dessus, posant sa guitare à côté de lui. Personnellement, je choisissais de monter sur l'amas de foin. Heureusement, il était posé bien à plat, donc c'était plus facile.

- Passe-moi ta guitare.

Il pencha la tête complètement en arrière pour me voir en haut et me tendit le manche de sa guitare. Je m'assis en tailleur, et calais l'instrument sur mes cuisses, l'accordant un peu pour ma chanson.

Broke my heart

On the road

Spent the weekend

Sewing the pieces back on

Friends and thoughts pass me by

Walking gets too boring

When you learn how to fly

Il ria. Il avait reconnu la chanson.

Cause I'm a gypsy

Are you coming with me?

I might steal your clothes

And wear them if they fit me

I never made agreements

Just like a gypsy

And I won't back down

'Cause life's already bit me

And I won't cry

I'm too young to die

If you're gonna quit me

'Cause I'm a gypsy

I can't hide what I've done

Scars remind me

Of just how far that I've come

To whom it may concern

Only run with scissors

When you want to get hurt

C'était une de mes chansons préférées. Une des plus belles chansons du monde.

I said hey you

You're no fool

If you say 'NO'

Ain't it just the way life goes?

People fear what they don't know

Pause. Je m'arrêtais de jouer et fixais ce moment, pourtant la chanson ne s'achevait pas.

Come along for the ride

Oh yeah

Come along for the ride

Whoo-hoo

Je grattais une dernière fois les cordes et posait la guitare debout contre le foin, avant de me coucher sur le haut de mon round-baller.

- Alors, cette chanson c'était pour quoi ?

- Je sais pas, ma chanson préférée pour mon nouvel endroit préféré.

- Attend, un c'est mon endroit préféré et deux, il marqua une pause, depuis quand tu aimes Shakira, Quinn Fabray aux cheveux roses ?

- Depuis toujours.

Il se leva de par terre et je me redressais pour m'asseoir, les jambes dans le vide. Il s'assit à côté de moi, nos hanches et nos cuisses se touchant.

- Alors, tu veux parler ou juste regarder le maïs pousser ? Je riais puis soupirais.

- Tu sais que j'ai jamais autant souris depuis 1 an ?

- Je sais. Je tournais la tête vers lui, il me regardait avec son petit sourire en coin. C'est l'effet que je fais à tout le monde ça. Je lui donnais un coup dans l'épaule.

- Tu ruines tout Puckerman. Il ria légèrement.

- Sérieusement, tu veux pas me parler ?

- Tu lâcheras pas l'affaire hein ? Il secoua la tête de gauche à droite. Ok, je pris une inspiration, j'ai une vie qu'on peut appeler compliquée. Une mère qui se fout de ses enfants. Un esprit troublé pour la vie. Quelques amis. Quelques autres personnes. Mon petit frère. Et un père mort. Je pinçais mes lèvres pour m'empêcher de pleurer.

- Arrête de faire ça, Quinn.

- Quoi ? dis-je, la gorge nouée.

- De te retenir de pleurer. Tu vas pas ruiner ta réputation de racaille. C'est que moi. Je le croyais. Une larme silencieuse roula sur ma joue.

- Je sais même pas pourquoi je te dis ça, tu t'en fous probablement.

- Quinn, tu peux arrêter ? Je t'ai demandée de me parler de toi, je suis loin de m'en foutre.

Il me regardait, je le savais, même si je fixais seulement l'horizon, je le sentais se pencher pour voir mon visage. Il attrapa ma main avec la sienne, nouant nos doigts ensembles. Je soufflais pour reprendre tout l'air manquant dans mes poumons, puis baissais la tête, regardant nos mains ensembles. Elles s'emboitaient parfaitement, malgré la différence de taille. Je souris à la pensée de quelque chose qui allait parfaitement avec moi.

- Ok, je relevais la tête vers lui, tu dois arrêter. Il me regarda, plein d'incompréhension. Tu dois arrêter de faire le gars gentil, je relevais la tête vers le soleil, de faire le gars qui croit que tout le monde est beau, que tout le monde est gentil. Parce que c'est faux.

- Tout le monde n'est pas beau. Mais toi si. Il m'avait cloué le bec. Je secouais la tête. Je suis sérieux Quinn, et je sais pas pourquoi mais j'adore cette manie que tu as de te fermer a tout le monde sauf à moi.

Il marquait un point. Un gros point. Je regardais encore nos mains. Nos mains parfaitement enlacées. Ça ne pouvait pas se produire.

- Puck, je suis quelqu'un de compliqué-

- Moi aussi.

- Qui sait rien faire d'autre que d'attirer des problèmes autour d'elle.

- Et tu crois que je suis un saint moi ?

Je grognais. Il voulait toujours avoir raison. Et il avait raison le plus souvent. C'était tellement agaçant.

- Et toi ? Raconte-moi ta vie.

- Elle est pas aussi passionnante que la tienne. Il me souria. Des parents en voyage d'affaire les trois-quarts du temps. Une petite-sœur à qui je donnerais ma vie. Un lycée pourri. Des amis ympas. Et toi.

Je le regardais dans les yeux maintenant, et lui aussi. Il fallait vraiment que tout ça s'arrête. Ça devenait impossible. C'était comme si plus rien n'existait. Comme si le monde entier était composé de ses yeux marrons. Je poussais un soupir, enlevant ma main de la sienne. Il soupira à son tour, puis descendit du round-baller. Je le suivis. J'avais l'impression que j'allais le suivre toute ma vie, c'était vraiment bizarre.


Alors ? Je veux des aviiiiiiiiiiiiiiis.

On se voit samedi prochain les ptits loups !