Note de l'auteur :
Merci beaucoup à vous qui lisez cette fanfiction, et bonne lecture !
Disclaimer :
Twilight appartient à Stephenie Meyer uniquement, et c'est pour ça que je suis en train d'écrire ma première fanfiction et non pas un livre.
Résumé :
Après la mort de ses parents, Angéline se retrouve perdue dans ce monde où elle n'a aucune accroche, et se réfugie dans les livres et les rêves. Mais ce n'est pas ce à quoi elle est destinée, et elle meurt pour se retrouver... Dans le monde de Twilight. Arrivée à Forks, elle se voit accorder quelques jours pour s'installer, et visiter la ville.
Jacob Black était décidément quelqu'un de bien. Il était très gentil, et possédait un grand cœur. Il avait de l'humour, et sa compagnie était reposante, amusante, et rafraichissante. Maintenant, enfin, je comprenais pourquoi Bella l'appréciait autant alors qu'il se refusait d'accepter qu'elle ne l'aimait pas. Maintenant, enfin, je comprenais pourquoi elle désirait son amitié même après qu'il l'ai embrassée de force. Certes, ça n'excusait pas son action, mais le Quileute en face de moi n'avais jamais rien fait de tel. Et si j'avais mon mot à dire, il ne verra jamais Bella comme autre chose qu'une amie.
« Tu préfères du thé, du jus de fruit, ou du soda ? » demandai-je à Jacob alors que j'ouvrais le tiroir comportant les verres et les tasses.
« De l'eau ? »
« Je ne fais pas confiance à l'eau ici, » avouai-je en me retournant vers mon oncle et nos deux invités qui étaient assis à la table à manger. Les deux adultes avaient une bouteille de bière devant eux, et j'étais allée chercher des boissons pour Jacob et moi. Nous étions en train de manger un goûter – ou boire le thé, comme vous préférez.
« Pourquoi ? » s'étonna Charlie.
« Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de personnes âgées à Forks ? Tant que je ne sais pas ce qui réduit autant l'espérance de vie, je ne boirai que de l'eau à la bouteille, » affirmai-je. « Peut-être qu'il n'y a aucun lien avec l'eau, mais mieux vaut prévenir que guérir, n'est-ce pas ? »
Les trois autres personnes dans la pièce étaient soudain silencieuses, me regardant avec de grands yeux ronds. Je continuai pour me justifier :
« Mes grands-parents sont tous soit morts dans un accident, soit morts de maladie. Je ne suis pas un exemple. Mais la plupart de mes camarades de classe en Angleterre possédaient trois, voire quatre grands-parents encore en vie. Pourquoi y en a-t-il aussi peu ici ? »
Je me sentis mal à l'aise sous le regard scrutateur des trois locaux. Charlie semblait perplexe, Jacob était choqué, et Billy m'avait l'air pensif. Ils ne disaient rien, et le silence se faisait de plus en plus pesant. Avais-je dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Est-ce que ma remarque était idiote ? Plus les secondes passaient, et plus je me sentais embarrassée. Ce fut Billy qui finit par prendre la parole :
« Pourquoi dis-tu qu'il n'y a pas de personnes âgées à Forks ? »
« A part Quil Ateara III, je n'ai jamais entendu parlé de grands-parents de personnes vivant dans le coin, » répondis-je, confuse. Personne ne l'avait donc remarqué ?
« Il y en a pourtant, » affirma Billy, me surprenant. « Peut-être que tu n'en as simplement jamais entendu parler, car les familles dont Charlie est le plus proche, la vôtre et celles Quileutes, ont effectivement peu d'aînés. » Mon effarement dû se voir, car il expliqua : « Ton grand-père paternel et son frère –le père de Charlie-, ont tous deux eu de l'arthrite, comme tu le sais surement. »
Je levai les sourcils, peu impressionnée. Je savais que mon grand-père avait une maladie causée par une faiblesse génétique, et que c'était pour ça qu'il était mort dans sa quarantaine. Je pouvais supposer que c'était le cas pour le père de Charlie également. Ma grand-mère aussi avait été malade : elle avait eu un cancer du sein. Mais pourquoi est-ce que la mère de mon oncle était-elle morte jeune ? Et pourquoi est-ce que les Quileutes aussi n'étaient principalement que sur deux générations ? Je posai ces deux questions à haute voix, désireuse d'avoir des réponses.
« Mes parents, comme tes grands-parents, n'ont eu un enfant qu'une fois déjà âgés. Puis, ma mère a eu l'Alzheimer, » m'informa Charlie sur un ton neutre.
« Et les Quileutes ? » demandai-je à nouveau. Si une seule famille avait manqué de personnes âgées, ça aurait pu être expliqué seulement par des maladies et de la malchance. Mais toute une communauté ? Non, il y avait quelque chose d'autre. Je le savais, je le ressentais.
Tu es en train de te demander pourquoi il y a peu de membres de la génération après celle d'Ephraïm Black et de Quil Ateara II qui sont toujours vivants, me chuchota dans la tête l'énervante petit voix qui allait finir par me faire sérieusement remettre en doute ma santé mentale. En colère, je sifflais intérieurement :
Et tu peux m'expliquer le rapport, hein ? Génial, j'étais en train de me prendre la tête avec une voix dans ma tête maintenant. Une voix qui m'ignora totalement. Comme Billy n'avait pas répondu, et que je me sentais vraiment débile, je demandai en soupirant fatalement :
« C'est parce qu'il s'agit de la génération suivant celle d'Ephraïm Black et de Quil Ateara II, n'est-ce pas ? Ça n'a rien à voir avec l'eau ou quoi que ce soit. »
Billy se figea et me regarda comme si j'étais un extra-terrestre. Charlie et Jacob avaient juste l'air perdus maintenant.
« J'ai tiré des conclusions trop rapidement je suppose, » dis-je, essayant de faire marche arrière. « Je suis partie du principe qu'il n'y avait aucune personne âgée à Forks, juste parce que je n'en connaissais pas. - Donc, de l'eau pour Jacob, et de l'ice-tea pour moi, » déclarai-je en prenant deux verres. J'allai en remplir un au robinet puis allai prendre une bouteille de soda dans le frigo, tout en continuant à parler comme si ça pouvait effacer tout souvenir de mon humiliation :
« Je sais que vous deux aimez pêcher. C'est le passe-temps favori des Quileutes adultes ? Et toi Jacob, tu aimes faire quoi ? » Je m'assis finalement à ma place à côté de Jacob et lui passait son verre. S'il vous plait, s'il vous plait, répétai-je dans ma tête en boucle. Jacob entendit ma prière :
« Je ne vois pas du tout ce qu'ils trouvent tous à la pêche – rester assis des heures à observer l'eau, en quoi est-ce si passionnant ? Moi je préfère largement être chez moi à bricoler des voitures. »
« Bah oui, parce que tu es le meilleur mécano, » railla Billy, acceptant le changement de sujet après un dernier regard appuyé dans ma direction. Est-ce qu'il se demandait ce que je savais ? « Mais tandis que tu fais rouler nos voitures, nous on vous permet d'avoir un délicieux poisson frit préparé par Harry Clearwater ! J'en ai amené pour ce soir – tu vas voir Angéline, tu n'as jamais mangé quelque chose d'aussi bon de toute ta vie. Pas vrai Charlie ? »
« Bien sûr, c'est délicieux. Et tu essayeras d'en manger chaud j'espère ? »
« Je n'aime pas manger chaud ! » me plaignis-je, recourbant ma lèvre inférieure dans une moue boudeuse.
« Ah, d'accord ! C'est pour ça que tu es si minuscule ! Tu n'as pas assez mangé de soupe quand tu étais petite, » dit Jacob d'un ton sérieux.
« N'importe quoi. Premièrement, tu ne peux pas dire ''quand j'étais petite'' parce que c'est encore le cas. Deuxièmement, je mange de la soupe. Juste que je la mange froide. »
« C'est bon ? » s'enquit Billy.
« Moins que la fondue de chocolat aux fruits, » souris-je, de nouveau de bonne humeur. Si on m'avait demandé ce que je pensais en ce moment-là, j'aurais répondu que tout allait bien dans le meilleur des mondes. J'étais assise à table avec Charlie Swan, Billy Black, et JACOB BLACK, et on parlait de tout et de rien en riant. Qu'y avait-il de plus parfait ?
L'ENCRE DE LA VIE
Je raccompagnai les deux Blacks dehors, pointant le bout de mon nez sous la pluie.
« J'espère que vous avez un canoë de secours dans votre camionnette, parce que c'est vraiment le déluge ! Je suis sûre que ça serait plus rapide de nager que de marcher dans cette piscine, » commentai-je en regardant le sol avec méfiance. « En tout cas, moi je rentre m'abriter. Au re… Charlie ! » Mon oncle m'avait attrapé par la taille, et il me porta sous la pluie avec lui. « Arrête, je vais être trempée ! » me plaignis-je.
« C'est le but je crois, » ria Billy, de l'eau dégoulinant déjà dans ses cheveux et sur ses joues. « C'était un plaisir de te rencontrer Angéline, j'espère qu'on se reverra. »
« Moi de même, » répondis-je avant de mimer un mouvement de brasse dans la direction de Jacob. « Je retire ce que j'ai dit, marcher est plus rapide que nager. »
« Un jour, » commenta Jacob, « tu devrais venir à la Push et faire un petit plongeon. »
« Peut-être, » acceptai-je, continuant silencieusement : Si vous êtes déjà des loups, et que vous êtes là avec moi pour me servir de radiateur quand vous m'aurez tiré de l'eau glaciale. Cette perspective était très alléchante : la meute jouant dans l'eau avec moi, tous aussi insouciants que ces jeunes loups à l'esprit léger et au grand cœur peuvent l'être. Moi, au milieu de la grande famille de la meute Uley, appréciée comme une sœur par tous. Un rêve qui se réaliserait.
Un grand sourire sur les lèvres, toujours maintenue à quelques centimètres du sol par mon oncle, je saluai d'un grand signe de la main les deux Quileutes qui s'en allaient.
L'ENCRE DE LA VIE
Chère Bella,
Le week-end est déjà terminé, et demain j'irais pour la première fois en cours au lycée de Forks. Si tu étais là, on serait exactement dans la même classe !
J'ai anglais, puis civilisation, maths et français, et après la pause déjeuner, j'ai biologie suivi d'éducation physique et sportive. J'ai un peu moins de matières que toi du coup ! En Angleterre, on avait un emploi du temps différent pour chaque jour. Ça va vraiment me faire bizarre de répéter cinq fois la même journée par semaine.
J'espère que le lycée me plaira. Si ce n'est pas le cas, ô combien je m'ennuierais ! Mais je sais maintenant que j'aurais au moins un ami à retrouver après les cours : Jacob Black. Les Quileutes sont faits pour ce climat, et sont exactement aussi joyeux qu'il faut l'être pour rompre avec le rythme monotone de la pluie !
Malgré tout, la pluie ne me gêne pas, et l'Angleterre ne me manque pas. J'ai l'impression de vivre un véritable conte de fée, plongée dans un monde magique. Tu as remarqué qu'il y a toujours le plus de légendes dans les régions montagneuses, boisées ou humides ? Ici, la magie se sent dans l'air, littéralement.
Est-ce que tu aimes les romans fantastiques ? Moi oui, et je crois bien que je suis tombée en plein dans l'un d'eux. Il faut absolument que tu viennes à Forks pour Noël, parce que je te promets que toi aussi tu te sentiras comme dans un conte de fée !
Aujourd'hui je ne suis pas sortie après ma course matinale – sous la pluie encore une fois – et n'ai invité personne. On a fini ma chambre par contre, et elle est juste magnifique, regarde les photos que je t'ai mis en pièce jointe ! Je pense m'occuper de ta chambre avant que tu ne reviennes, ais-je ta permission ou pas ?
Sinon, quand je lis ton dernier mail, j'ai l'impression que tu ne me dis pas tout. C'est normal, on ne s'écrit que depuis peu, mais je vois que quelque chose de tracasse. Si tu as besoin d'en parler, n'hésites pas. Je ne suis pas là pour te juger. Moi ça me fait beaucoup de bien de t'écrire, j'ai l'impression d'avoir enfin une véritable amie, ou sœur. Je me reconnais dans ton portrait que tu as dépeint dans ton dernier mail : je n'ai jamais été proche de qui que ce soit qui ne soit pas mes parents. Mais tu sais quoi ? Je pense qu'à Forks, ça ne sera pas le cas. Et si tu viens, il y aura déjà nous deux. Si un jour, Bella, si tu ne te sens plus à ta place à Phoenix, sache qu'on t'accueillera à bras ouverts ici. Vraiment. Tu manques à ton père, et moi je suis vraiment impatiente de te rencontrer !
Bisous,
Angéline.
L'ENCRE DE LA VIE
Chère Angéline,
Est-ce que ce matin aussi tu es sortie courir ? Si oui, je suppose que tu auras peut-être le temps de lire ce mail avant d'aller en cours. Tu te demandes surement pourquoi je suis déjà réveillée, je te répondrai en un mot : klaxonne. Je suppose que ça ne doit pas arriver souvent à Forks de se faire réveiller par un fou qui passe à toute vitesse dans la rue en tapant sur son volant comme sur un tambourin ! En tout cas, je n'ai pas pu aller me rendormir après tout ce vacarme, alors je me suis dit que j'allais regarder mes mails. Sans aucun doute, ta chambre est magnifique, et tu peux faire tous les travaux que tu souhaites dans la mienne !
A ce propos, je dois encore en parler avec Charlie et Renée, mais je pense que je vais aller vivre à Forks à partir de Noël jusqu'à la fin du lycée. A cause de moi, Renée reste à la maison au lieu de voyager avec Phil, et j'ai l'impression que ça la fait souffrir. C'est ça la chose qui me tracassait. Je ne veux pas empêcher Renée de voyager et d'être heureuse, même si je me demande comment elle s'en sortira sans moi. Mais vivre dans un conte de fée quelques temps ne me fera pas de mal.
Raconte-moi dès que tu rentres comment c'est passée ta journée,
Bisous,
Bella.
Note de l'auteur :
Voilà le quatrième chapitre, et je dois avouer que je suis peu fière de lui. Le mail que Bella a envoyé pourrait parfaitement venir d'Angéline, alors que leurs manières de parler sont censées être différentes… J'espère que ça ne vous dérange pas trop ? En tout cas, dès que j'aurais une représentation mentale plus claire de Bella, je pense que je changerai la formulation de son mail.
Questions de fin de chapitre :
Est-ce que vous avez des personnages que vous ne supportez pas dans la série Twilight ?
Et quelle explication donnez-vous pour l'absence de personnes âgées dans les livres ? (La raison de pourquoi Stephenie Meyer n'en a pas mis, ou la raison que vous donneriez si c'était la réalité et non une fiction)
