Note de l'auteur:
*toc* *toc* Euh... bonjour y a quelqu'un?
Non c'est pas moi c'est son assistante ne me lancez pas de tomates svp *se prend un chou de bruxelle dans le nez*
Alors euh que dire... Objecion votre honneur l'accusé a bac français cette année, son bêta n'est pas plus efficace (il fait le mort) et elle voulait bien retravailler le chapitre pour pas "servir de la merde". Bon au final je suis pas spécialement fier de ce chapitre mais il est mieux que le précédent. J'ai eu un gros dilemme sur le déroulement de l'intrigue est au final je pense que si ça ne me va pas je réécrirai tant mis :-). J'ai quelque chose d'important à vous dire !
LISEZ CETTE PARTIE SVP
Voilà. Disons qu j'ai une sainte horreur du cliché dans le style "regarde mon passé comment il est trop triste" du coup j'ai décidé de faire des hors-série pour vous dresser le painfull past des persos. Vous choisirez par reviews!
Voici la liste pour l'intant de ceux que j'ai mis au point et trouvé: Tony, Natasha, Loki, Darcy, Quicksilver, Harley (plus tard), Jhonny, Maria, Bucky et celui d'Harry ainsi que son PDV lors du meurtre de Gwen
(mais je vous conseille de ne pas choisir avant leur apparition sinon c'est assez chaud)
ce qui nous laisse: Tony, Loki, Natasha, Maria et Harry
JE COMPTE SUR VOUS!
Je m'excuse by the way pour les fautes d'orthographes mais j'estime avoir assez attendu mon bêta donc du coup j'ai corrigé vite fait. Merci!
ET BONNE CHANCE A TOUT CEUX QUI ONT DES EXAMENS
Chû! Otak'
Réponse aux reviews:
Shikyo-chan: AAA ça fait un bail X( Tu m'as manqué! Je suis tellement désolée d'avoir fait la morte pendant 6 mois! Ne me juge pas sur ce chapitre stp même s'il est nul je te paierai des cookies en dédomagement :D (corruption).
RoronoaAgathou: BONJOUR AGATHE voilà XD j'ai fortement envie d'immiter Marie Poppins je ne sais pas pourquoi (si tu as compris la référence laisse POUCE BLOEU) Bon nan voilà j'espère pas une grosse déception quand tu lira ce chou qui a poussé pendant 6 mois sans devenir une rose (vive la L!). Merci de me suivre tout de même malgré mon extrême lenteur XD ça me fait super plaisir! Et contente de retrouver une Agathe qui voue aussi un culte à Freudy (tu compte faire quoi comme étude? ça m'intéresse vraiment beaucoup je badde un peu sur ça en ce moment).
Opercule: Heu... ohoho Joyeux noël? * se prend un caillou dans les dents*. Non j'ai pas étudié mais les séries (PRISON BREEEEAK) et les autres fanfictions m'aident bien (Unité Hogward de lolitara sur Harry Potter ALLEZ LIRE C'EST TROP BIEN ) #placementdeproduit. Va-t-on repartir sur les jeux modeste de "mais non c'est toi la mieux?" Franchement quel âge avons-nous? C'EST TOI LA BEST :D zé 3 ans et demi. Bon j'espère que tu ne m'as pas enterrée! je n'ai pas réellement eu le temps de traîner sur ces derniers temps malheureusement le lycée ne m'en laisse pas le temps. BREF bonne lecture :D
TheFanne: AH OUI. Je ne te cache pas que ce style (que j'avais pas du tout l'habitude de choisir) m'en fait parfois voir des vertes et des pas mûres. OMG je deviens vieille? (expression de grand mère). Bref je suis très contente que mon travail soit récompensé ( retirez les petits 6 mois de vos mémoires). Merci beaucoup de me suivre ça me fait très plaisir :D! Bonne lecture!
melysen: O_O F-franchement merci beaucoup c'est la première fois qu'on m'envoie une critique aussi construite et argumentative (en L madame la future critique littéraire? :D). Bref ça m'a fait super plaisir je l'ai relue 3 fois tellement j'en croyais pas mes yeux merci merci merci merci XD. Je ne sais pas quoi dire d'autre et sur ceux je m'en vais souiller mes mouchoirs, trop d'émotion. Bonne lecture (j'espère ne pas te décevoir)
Scars
Chapitre 3 : Art déco et p'tit Lu
Is this the real life ?
Is this just fantasy ?
Caught in a lanslide
No escape from reality
Open your eyes look up to the skies and see
I'm juste a poor boy, I need no sympathy
Because I'm easy come, easy go
Little high, little low
Any way the wind blows
Doesn't really matter to me
To me
Un dicton pourri avait dit un jour « l'aube finit toujours par pointer dans la plus obscure des nuits ».
Bon, en réalité, l'auteur vient de l'inventer, mais chut, on va faire comme si de rien n'était.
Oh, la métaphore ? Vous la connaissez.
Ouai, même toi le boutonneux à calculette qui passe son temps à étaler sa science avec des chiffres.
Ou du moins j'espère.
Peter la connaît.
Mais cessons un peu de parler de lui.
On reprend oui ou merde ?
Merde.
Disons que le monde entier la connaît.
Le monde entier a sa version.
Le monde entier a sa version de tout sur tout.
Voilà pourquoi le monde entier se tape dessus
Elle avait pas dit « ce chapitre sera moins déprimant » ?
Un condamné à mort a sa version.
C'est l 'aube qui l'attend au bout de la nuit ? Putain il en sait rien.
Y a des cons qui en ont peur. Y a des cons qui se jettent la tête la première dedans.
Et y a d'autres cons qui sont immortels.
Qu'est ce que t 'en sais t 'es déjà mort ?
Y a même des cons, même morts, ils vivent encore.
Et y a des cons, ils auraient mieux fait de mourir.
C'est pas exactement ce que j'appelle de la gaieté
Bref.
Y en a qui ont jamais vécu, et pourtant, ils sont immortels. Un exemple ? Les deux idiots sur lesquels vous lisez une histoire romantique.
Ou pas.
Peter. Wade. . Et tout ces autres cons dont vous vous délectez de leurs conneries, ils font tous partie de ces catégories.
Le con qui a lancé cette métaphore aussi.
Faut vraiment qu'elle se trouve un sens dans la vie elle...
La vie enfermée entre quatre murs et 3 barreaux, personne ne peut réellement se l'imaginer. Même ceux qui y sont. Ils continuent à croire qu'ils vont sortir un jour, et d'années en années, ce putain de sentiment reste là.
Ouais. L'espoir garde en vie comme il peut tuer.
Triste existence.
Ceux qui n'y croient plus ? En combi blanche chez les psychos.
Cette jolie prise de conscience se suit en général soit par un gros pet au casque, soit par une forte envie de jouer la pinata au bout d'une corde.
Sans les serpentins et les bonbons, ça donne pas une jolie image, on se passera de la description merci.
Des perpétuités, 'y en a peut à Hearth's hell. Vu le nombre de populace qu'il y a chez les grosses peines, 'y a rien de très surprenant.
Parce que la plupart c'est une autre forme de perpétuité ? Ouais.
Une perpétuité très raccourcie on va dire ça.
Mais y en a. Demandez Clint Barton, ou alors le mystérious Vision.
Et puis y a les peines qui se foutent bien de ta gueule. Genre « indéterminée » ou alors l'accumulation qui finit par « 60 ans ferme ».
Quand t'as déjà presque trente piges, le calcul est vite fait
On est pas tous l'immortel Stan Lee.
Et non on se relancera pas dans le débat, c'est mort.
Pas banal comme intro de chapitre.
Si ça a un rapport avec l'histoire ? putain on en sait rien.
L'auteur non plus on pense.
Non cette fois pas d'intro sur Sam qui se plaint de sa vie
Ce sera pour la prochaine fois les enfants.
Vous trouverez bien un lien, parce bon nous on en a marre d'essayer de comprendre ce qui lui passe par la tête.
Saisissez-vous d'une bonne vieille musique western. On vous emmène en Arizona.
Le soleil lui avait manqué. Après des semaines sous un plafond de pierre, c'est ce qu'il en avait conclu. Il avait dût passer par l'Arizona durant sa longue cavale, et pourtant pas un souvenir, pas une nostalgie. Lui sur sa vielle Peugeot, le regard prudent et calculateur, un chapeau recouvrant ses mèches brunes et courtes collant à sa peau. Qui ne l'aurait pas reconnu sans ? Beaucoup de gens 'y paraît.
Les bords de routes désertiques, l'odeur de l'essence et le soleil. L'Arizona.
Beaucoup aurait dit Texas, pourtant.
La vieille radio crachotait House of the Rising sun
La fumée de sa clope embuait un peu ses lunettes de soleil, et derrière ses verres sombres, il lui arrivait parfois de fermer les yeux.
Dans les mirages qui dansaient sur le paysages secs, une forme qu'il reconnu se découpait.
Un rire moqueur glissa sur ses lèvres.
Qui aurait crut que dans cette bonne vieille Arizona, si neutre et oubliable se cachait un truc comme ça ?
Beaucoup auraient dit Texas.
There's a house in New Orleans
We call it The Rising sun !
And it's been the road of many poor boys
And God, I know I'm one
Nan. Erik Lensher ne rentrait pas. Et pourtant, il avait l'impression familière de retrouver son chez-lui.
La première semaine est toujours la pire
'Fin c'est ce qu'on dit
On te dit quand te lever aussi, quand dormir, quand manger, quand marcher quand boire, quand t'amuser
Quand respirer aussi, qui sait
Tu marches à la lumière.
Si celle du néon pourri s'éteint, tu dors
Si elle s'allume tu te réveille
Si elle clignote... si elle clignote fais une crise d'épilepsie ou roules toi en boule pour crier for these insanities
La première semaine est la pire
Parce que c'est celle où tu te rends compte
C'est là où la petite voix dans ta tête apparaît
« Hey mec, ta vie va ressembler à ça »
Passée la première semaine, tu ne luttes plus.
Tu acceptes ou tu te pends
Ça dépend des gens
Belle rime senpaï
Et Peter ? Peter a déjà deux mois derrière lui.
Il connaît déjà les coups contre les barreaux à 7 heures tapante
Les marches mécaniques en file indienne
Les matons
La bouillie infâme que le cuisinier tatoué avec un air blasé te refourgue dans ton assiette
Le moment où tu appréhende le goût dans ta bouche rien qu'en la regardant, cette bouillie.
C'est orange aujourd'hui, c'est carotte, tu crois ?
J'en sais rien, la dernière fois c'était p'tits pois alors que c'était marron
Juste les couleurs pour te guider et encore
Les odeurs ne disent jamais rien qui vaillent.
On peut vraiment parler de différence ici ?
On aura beau dire, ils se ressemblent tous au fond les pénitenciers
C'est pas parce qu'à New York y avait la télé qu'on peut vraiment parler de « mieux »
Pourtant pour Peter, 'y a un truc qui change
Un truc en plus de son meilleur ami mort lui disant de se laisser aller
mais un peu moins révolutionnaire comme même
C'est un peu comme changer d'école
Le nouveau peut se refaire un caractère, une identité, de nouveaux amis
Sauf que là c'est un peu plus trache, on vous l'accorde.
Remontons donc à ce matin
Ce fut dans un tapage aussi agréables pour les oreilles qu'un clou dans les pieds que Peter eut le plaisir de s'éveiller. La délicate ouverture de ses paupières fut suivie par un redressement violent et la rencontre de son crâne avec les barreaux en métal du lit d'en haut. Évidemment, cette charmante action acheva de le sortir des limbes du sommeil. Il lui fallut un moment pour reconnaître l'endroit, sonné, avec le sentiment de se retrouver dans un lieux inconnu- et dans un lit inconnu- un lendemain de cuite -et c'était justifié, vu la douleur qu'il éprouvait actuellement à la tête-. Ce furent deux bras qui le secouèrent comme un prunier, remettant ses neurones en place pour l'application « souvenirs de la veille », qui lui confirmèrent que non, ce n'était pas une gueule de bois. Il aurait aimé pourtant. Parce qu'on va pas se le cacher, c'est comme même mieux de chialer parce qu'on a encore pris du cannabis, même si on a ruiné sa santé, que de se rendre compte que le dinosaure qu'on a vu, ben c'était pas une hallucination. Sauf que là c'était pas un dinosaure. Pire ou mieux ? A vous de voir. Là le dinosaure en question c'était lui en prison. Lui en prison pour les trente-cinq putains de prochaines années. Tu le vois là, le T-rex de la métaphore, Parker ? Mais bon sang qu'est-ce que tu as fichu à l'Université ?!
Mais Peter n'eut pas le temps de se dire à lui-même qu'il était mathématicien et que les métaphores, c'était de la philo, son nouveau colocataire débarquait à nouveau pour lui sonner les cloches et mettre un terme à son trip Jurassic parc.
-Peter, bordel, c'est le premier appel, bouges-toi gamin !
Ah, au passage, mesdames et messieurs voici Clint, le nouveau camarade de cellule de notre petit protégé, et derrière lui vous pouvez voir son amabilité matinale. On va pas lui en vouloir, c'est un ancien flic, et le langage du métier lui ai resté*. Peter, d'ailleurs, avait été extrêmement rassuré de l'avoir lui, plutôt que le gothique d'en face avec qui il avait crut devoir partager sa cellule au départ et qui by the way avait l'hospitalité d'un pitbull au régime.**Ouais, Clint était un mec bien, paternel, il avait tout de suite pris le nouveau-venu sous son aile sans le gâter comme une petite fille capricieuse. C'était un des ancien, un des premiers dans la fosse des grosses peines, et un des premier « problèmes politiques » aussi . Il était rentré à vingt-et-un an, et sur sa peine de trente ans, il lui en restait quinze à crécher, donc des nouveaux, il en avait vu passer. Peter lui avait demandé s'il avait déjà pensé à s'évader, et Clint avait rit.
« Pourquoi faire ?»,qu'il avait dit, « Qu'est ce que j'irai foutre dehors ? Passer le restant de mes jours à me planquer ? »
Et il avait rajouté que c'était beaucoup plus drôle de rester ici, qu'il ne s'ennuyait jamais.
Et en effet, le bâtiment 3 abritait de drôle de spécimen. C'est ainsi qu'en arrivant, Peter avait fait la connaissance de Tony (le tagueur du chapitre précédent), qui se disait le « patron » de la fosse et qui se ventait de faire tourner en bourrique les supérieurs comme personne à Hearth's hell
« J'ai fait trois pénitenciers avant et aucun d'eux ne m'a supporté plus de deux ans » clamait-il, mais les autres savaient très bien pourquoi on l'avait mis là, et pourquoi on ne l'avait toujours pas viré à coups de pied. Ce fut lorsque le mot « Stark » fut prononcé que les yeux noisettes de Peter s'agrandirent et fixèrent avec surprise cet homme charismatique malgré sa petite taille, son bouc et ses cheveux bruns en bataille. Et puis 'y avait son ego surdimensionné et son orgueil lui en faire exploser les chevilles. Nan pas de doutes
-Stark ? Comme Anthony Stark ? L'ingénieur de génie ?
Clint se frappa la tête d'exaspération dans un air de Il-a-dit-ce-qu'il-ne-fallait-pas-dire, et aussitôt, la star(k) se mit à faire un discours sur l'étendu de son être suprême sous les mirettes pleines d'étoiles de son nouvel admirateur. Stark était sur le point de prendre un escabeau et un micro lorsqu'une voix glaciale venant d'une cellule lui intima un « silence misérable mortel ». Et c'est ainsi qu'apparu Loki, prince d'un lointain pays dont il ne voulait pas donner le nom, camarade de cellule de l'ingénieur et véritable misanthrope doublé d'un caractère de cochon, aussi chaleureux qu'une armoire à glace.
Clint en avait profité pour attraper Peter par les épaules et s'éloigner en courant avant que l'autre ne recommence à leurs rabâcher les oreilles, remerciant au passage le prince-glacière. Et il avait continué à lui expliquer le fonctionnement du pénitencier et les prisonniers à éviter. Le novice apprit donc qu'il y avait cinq groupes de six hommes qui avaient été constitués, et que deux groupes choisis au hasard devaient s'occuper des corvées et des travaux deux fois dans la semaine, les autres jours étant pris par les groupes des p'tites peines. Les trois groupes restants avaient quartier libres de quatorze heure à dix-sept heures après le deuxième appel, et qu'à partir de seize heures, les grosse peines devaient obligatoirement être rentrés à l'intérieur. Les repas et la douche étaient signalés par les gardiens qui sonnaient trois coups pour l'un et deux pour l'autre. Les psychos mangeaient en même temps qu'eux, et ceux autorisés à sortir avaient des pauses avec les autres.
La suite des explications de Clint s'était tût dans un étranglement viril suivi d'un gargouillis glamour, avant que le « senpaï »*** de Peter ne se mette à sautiller en agitant les bras de façons ridicule.
-Ouhou ! Nat' !
Peter suivit son regard et en resta littéralement bouche-bée. En effet, une tête garnie d'une magnifique chevelure rousse s'était tournée en entendant les appels de Clint . « Magnifique » c'était le mot. Tout en ce charmant spécimen respirait la magnificence. Des yeux charmeurs jusqu'à la bouche en cœur en passant par un visage de poupée et une silhouette magnifique avec des formes,-jamais il n'aurait crut que la combinaison immonde qui lui servait de vêtement pouvait aller aussi bien à quelqu'un- mais oh wait... Quelque chose n'allait pas... Ah oui... C'était une femme ? Non, parce qu'en général,Peter n'avait rien contre hein, la parité des sexes tout ça tout ça, et puis c'était un jeune homme sorti tout droit de la puberté, les hormones donc les femmes, il était tout à fait pour... A-t-on omis de dire que Gwen faisait partie de la gente féminine ? On précise, ça aurait put vous échapper... Mais, mais pinces-le, il rêve, parce que le fait que ce qui semblait être « Nat' » faisait bien partie de la catégorie chromosome « X X »-pour plus de preuve, regardez ces charmantes courbes au niveau du torse- , ce n'était pas ça qui le gênait en soi. Non. Ce qui n'allait pas dans l'équation c'était que -qu'il ai du mal à l'admettre ou non- il se trouvait dans un pénitencier. Et que les pénitenciers n'étaient pas censés être mixtes, si ? Oui, parce qu'on avait rien dit à Peter sur ce sujet là, Fury s'était arrangé pour qu'on évitât de l'ébruiter, « pour garder les attributs de ces messieurs dans leurs caleçons. » avait retranscrit Coulson, d'une manière censurée et polie à la réunion.
Pendant la bug intersidéral de notre jeune ami, La jeune femme avait fait un magnifique doigt d'honneur à Clint quelque secondes après avoir tourner la tête, sans dissimuler un séduisant sourire en coin, avant de s'en aller vivement. Clint s'était muré dans une admiration du mur au coin duquel Natasha venait de disparaître, et sa tête d'abruti en disait long. Durant leurs silence commun, où Peter tentait vainement de comprendre ce qu'il venait de se passer, Tony avait finis par les rattraper, et regardant Clint d'un air blasé, avait tiré Peter de sa transe en lui tapotant l'épaule.
-Viens, fiston. Il se transforme toujours en gros nounours quand sa rouquine est dans le coin, il peut y rester des heures, et mes discours valent toujours mieux que ses phrases incohérentes et dégoulinantes.
Puis il tomba sur l'air ahuri du cadet et lança en haussant un sourcil.
-Toi, on t'as pas dit que la fosse aux grosses peines n'appartenait plus aux mâles !
Ou façon Starkienne de dire qu'il y avaient des gentes dames dans leur entourage.
Far, far away des soucis de parités grosses-peiniennes, un autre problème commençait vraiment à chauffer les oreilles de notre chère capitaine blond. Parce que bon, si le fugitif du couloir des psychos avait eu l'amabilité de ne pas prendre la poudre d'escampette en leur faisant des doigts d'honneur lors du transfert, il ne leur avait toujours pas fait l'autre honneur : celui de leur faire part de sa présence, dans sa cellule. Ce qui pour certains était un soulagement -non parce qu'on allait pas se le cacher mais rares étaient ceux qui portaient Wade Wilson dans leurs cœur-, et pour d'autres moins. Steve était neutre, il faisait partie de ceux qui pensaient que le disparu allait finir par revenir un jour, mais son cher et tendre collègue, en charge de l'équipe du bâtiment 2 n'était pas de cet avis. Et lorsqu' Ajax n'est pas d'accord avec vous, faites-lui confiance pour vous le faire savoir. Aussi, lorsqu'on lui rapporta qu'on avait encore amené un détenu tabassé à l'infirmerie, le cap'tain se dit que tout cela avait assez duré (le « on » étant Wanda qui, surchargée, était du même avis que lui). Il se pencha donc sur le problème « Wade Wilson ». Ou plutôt il réunit les gardiens qui allaient s'en charger, parce que bon, il n'avait pas que ça à foutre. Je vous laisse imaginer le tableau, Sam Wilson, T'challa et Ajax, les trois gardiens en chef dans la même pièce, le premier avec la tête toujours sur sa table, le deuxième avec son habituel air neutre de carpette et le dernier en train de hurler des menaces de morts en tournant en rond. De quoi remettre votre humeur de la journée en question. Mais Steve était un sur-homme alors Steve ne péterait pas de câbles. Normalement.
« - Bien récapitulons . Où est ce que Wade a été aperçu pour la dernière ...?
-Pendant la pause après le deuxième appel ! Le coupa sèchement Ajax
-D'accord. On est sûr qu'il n'est pas sortis des trois bâtiments réservés aux déte... ?
-Oui on est sûr !
-Et où... ?
Bombe larguée. Steve se redressa un peu, la tête pleine de mauvais pressentiments. Le silence glaçant s'installa alors que les yeux noirs de T'challa se posèrent avec l'indifférence la plus total sur ceux pleins d'éclairs de son collègue en surchauffe. Digne comme un prince, le chargé du premier bâtiment déclara calmement .
-On ne peut pas se permettre de faire fouiller le bâtiment 1. Nous n'avons pas assez d'effectif et...
-Nan je vais te dire pourquoi, moi ! Parce que ça te ferais trop chier de bouger ton cul pour le faire !
-Ce n'est pas moi qui suis incapable de gérer mes prisonniers !
Sam tenta encore une fois de percer le bois de son meuble favori avec son crâne lorsque le ton s'éleva de quelques grattes-ciel et que les objets de la pièce commencèrent à quitter mère gravité .
-Je ne peux juste faire sortir 300 prisonniers hors des cellules avec la moitié des gardiens parce que l'autre fouille les cellules et espérer d'eux qu'aucun ne tente de s'enfuir ou de créer une mutinerie.
- Alors quoi on le laisse cavaler pour toujours ?
-On ne peut rien faire pour l'instant
-C'est un putain de tueur en série qui viole 5 détenus à chacune de ses sorties ! Il te faut d'autre arguments ou bien tu as réellement besoin d'un panneau « urgence » encastré dans le visage ?
-Et qui l'a laissé sortir de son bâtiment ? Je redemande au cas où ?
Au moment où il sentit les mains d'Ajax saisir le premier -et le seul- meuble venu pour le lancer, Sam se réveilla in extremis dans un éclair de génie. Nan parce que 'fallait pas déconner non plus. C'était SA table !
-Vous avez penser à juste faire surveiller les accès à la cafet' ?
Le moins chevelu de la pièce se retourna avec un sourcil haussé, comme s'il venait de se rappeler de la présence du fanatique des tables.
-Wade est fou mais il est pas immortel, s'expliqua Sam. Il ne reviendra pas dans sa cellule pour prendre les repas qu'on lui déposait habituellement, donc s'il ne veut pas mourir de faim, il est obligé de venir se nourrir là où il y a de la bouffe.
T'challa regarda son collègue avec un mini éclair de surprise avant de reprendre son air de balais brosse et hocher la tête. (Sam qui intervient c'est comme le père noël). Mais cette douce brève ne fut pas bien longue, puiqu'Ajax, vexé de ne pas avoir eu l'idée du siècle refit sa crise d'ado en manque d'attention (signé T'challa).
Oui. Steve était un sur-homme. Et sa patience n'avait d'égal qu'à son professionnalisme. Vous comprenez pourquoi, maintenant ?
Pendant ce temps, Nicolas Fury gribouillait des dessins vulgaires avec un crayon de couleur rouge dans son bureau. Pour vous donner une idée de la représentation de cette œuvre d'art, on va vous donnez des indices : ça concerne le gouverneur de l'Arizona et un phallus. PS : ce n'est pas le sien.
Les premiers de repas en prison avaient quelque chose de mémorable. Le réfectoire était drapé d'un gris métallique morne, c'était à en faire une dépression. Et au milieu de ce mélange entre blancs et noirs, ils étaient là, tâches oranges, des immondices pour les yeux, avec cette couleur carotte qui gâchait le tableau.
« T'as de la chance ! » qu'on avait dit à Peter. « Les nouveaux sont souvent seuls pour leurs premières au réfectoire et chez les p'tites peines, c'est comme si on te marquait pigeon sur la tête. » Mais notre jeune meurtrier n'avait pas saisi si la « chance » était parce qu'il n'était pas seul ou simplement parce qu'il se prenait plus de vingt-cinq ans au placard (probablement un peu des deux). Oui parce qu'à peine son plateau rempli, Clint et Tony l'avait embarqué à une table sans lui demander son avis. Et son camarade de cellule lui avait dit « il vaut mieux pas que tu te retrouves avec les psychos. ». Alors de tâches oranges en tâches oranges, ils étaient arrivés, à des tables du même gris que le ciel blafard. Clint était presque monté sur la table lorsqu'il avait aperçu la flamboyante tignasse de Natasha, qui mettait un parfum d'automne à toute cette grisaille sans saison, au final la jeune femme était partit au bout de la table (on se demandait pourquoi). Tony marmonnait que « cette saleté de rousse avait encore rendu gaga son compagnon de conversation ».Les hommes s'étaient succédés, et le repas s'était déroulé dans un brouhaha de fond étrangement silencieux, on aurait dit le bourdonnement des ailes d'un papillon, et Dieu sait que Peter n'en verrait pas avant longtemps, des papillons. Bref, de quoi vous rappelez votre interdiction de voir l'extérieur, et pour le coup, de quoi taper une bonne déprime'. Jusqu'à ce que Stark finisse par s'ennuyer sérieusement, et ne laisse son regard vagabonder dans la salle. Et ses pupilles brunes finirent par repérer une chevelure corbeau et des yeux sentez la connerie venir ? Pensivement penché sur son assiette, Loki, prince de je-refuse-de-te-dire-où-pauvre-attardé était à quelque tables plus loin, perdu dans ses nobles pensées, laissant à découvert son noble dessert -un p'tit Lu, par ce que « si on n'as pas de quoi payer un personnel où un café buvable, on ne peut pas se permettre de payer un festin à chaque détenus, Coulson, maintenant laisses-moi inventer des insultes en paix ! »-. Bref, le royal petit Lu semblait faire des signe à un Stark qui n'avait pas particulièrement faim mais qui avait particulièrement envie de faire chier le monde, vu que Clint bavait encore devant Natasha en soupirant comme une adolescente en manque d'histoire à l'eau de rose.
Et sitôt l'idée ayant effleuré son cerveau de génie, l'ingénieur sortit de sa poche un petit objet ressemblant fortement à un hameçon de pêche avant de plonger sous la table dans un cri de guerre gracieux, sous les yeux médusés de Peter qui avala de travers son morceau de brocolis infâme . Quelques minutes plus tard, ce fut à sa majesté la cible de faire un bond de trois mètre en découvrant son locataire de cellule sortir de sous sa table, courant comme une fusée et le petit beurre virevoltant derrière lui. Un quart de seconde après que l'information « un biscuit n'est pas censé voler » arrive jusqu'à la cervelle du royal gothique, ce dernier se jetait à sa poursuite, sa fourchette brandie en guise de hache de guerre.
A partir de là tout devint flou pour Peter, mais il lui semblait se souvenir que tout avait commencé quand l'hameçon de Tony avait faillit ouvrir la gorge d'un grand type baraqué. Bref, tout ça pour dire que quand les combinaisons blanches des psychos avaient montrés le bout de leurs manches dans le réfectoire, la population présente se livrait à une baston générale. Clint, en voyant le géant agressé saisir Tony par le cou, s'était vaillamment jeté dans la bagarre,-mais Peter le soupçonnais de l'avoir fait parce que Natasha avait les yeux rivés sur la tempête d'hommes qui commençait à menacer de renverser sa table-laissant Peter seul devant son assiette de brocolis. Jusqu'à ce que les gardiens se précipitent pour séparer tout le monde et « ramènent ces abrutis » de coupables à Fury.
Steve d'ailleurs, de mauvaise humeur -ce qui était assez rare- parce qu'on l'avait encore dérangé pour faire les boulot des gardiens qui n'étaient pas embauchés, avait embarqué Clint avec Tony et Loki sans écouter ses protestations.
Pour certains, c'était vraiment une journée de merde.
Peter n'était pas resté longtemps seul. Heureusement ou malheureusement pour lui, quelques temps après avoir été éjecté du réfectoire avec le reste des grosses peines, Maria Hill était venu le trouver, et avec toute la bonne humeur du monde -elle venait faire le boulot des gardiens non employés que Steve ne pouvait plus faire parce qu'il était occupé- lui avait expliqué avec une voix aussi sèche que la mer du Sahara que le psychologue voulait le voir. Peter était donc aller voir Charles Xavier, le « psy en fauteuil », qui s'était montré assez accueillant et sympathique, de quoi marquer le contraste avec le second de Fury sur les nerfs juste à côté. Il s'était brièvement excusé de l'avoir dérangé et lui avait expliqué qu'il préférait suivre chaque détenus des grosses peines le premier mois, ce qui visiblement, n'était pas inutile à en croire l'équilibre mental des joyeux lurons du bâtiment 3. Il avait enchaîné en lui demandant d'abord si ça ne le dérangeait pas, ce à quoi évidemment Peter avait répondu non devant tant de sympathie trop éclatante de bonté pour être contredis. Ils en avait rapidement conclus qu'il se verraient une fois par semaines et qu'un gardien viendrait le chercher pour les visites qui dureraient une heure, plus si besoin. Leur entretien avait prit fin sur un « excuses-moi, j'ai un détenu qui attend son tour », et ils s'étaient quittés en une poignée de main. Sur le chemin du retour, dans le tunnel qui menait à la fosse aux grosses peines,Maria avait balancé à Peter un « tu connais le chemin du retour » avant de se barrer, toujours sans cacher la joie qu'elle avait éprouvé à devoir se charger de lui, s'envolant sans demander son reste pour l'appel du café qui l'attendait sur son bureau.
Un peu paumé, notre ami était retourné dans sa section, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir faire puisque visiblement, Tony et Clint n'étaient pas revenus -les rumeurs disaient déjà que Fury les avaient découpés en rondelle avant de les lancer par une fenêtre-. Le bâtiment était désert, c'était temps libre, et la plupart des détenus semblaient avoir une préférence pour le dehors lumineux- C'est une magnifique semaine qui s'annonce ! Avait assuré la dame à la radio- plutôt que la fosse assez déprimante qui leurs servait de logis, et avouez que c'est assez compréhensible. Sans vraiment voir d'autres choix, le jeune meurtrier grimpa les escaliers métallique pour se rendre à sa cellule, où la compagnie d'un lit en fer blanc miteux -le bois c'est trop cher Coulson!- l'attendait. Mais sitôt un pied dans sa « chambre » un bras l'attrapa par la col et le retourna avant de le plaquer contre les barreaux froids. Le temps que l'information « alerte agression»parvienne à son cerveau pour remplacer le « mais que vient-il de se passer ? » qui l'occupait, une main avait recouvert sa bouche , étouffant ses cris morts-nés. Peter commença alors à paniquer et à se débattre en tentant de donner des coups de coudes, jusqu'à ce qu'un bras drapé d'une combinaison blanche ne lui attrape fermement la tête par les cheveux et ne la cogne violemment contre les barres métalliques. Les oreilles de Peter se mirent à bourdonner et il cessa tout mouvement, complètement sonné. Une haleine chaude chatouillait sa nuque, et après quelque secondes de silence,une voix grave lui souffla au creux de l'oreille : « tiens-toi tranquille et je ne te ferais rien ».
Euh... au secours ?
OoOooOoOoO
Il y a en ce bas monde des pièces où l'on aime vraiment pas rentrer, dans le genre qui vous met mal à l'aise à peine un pied mit dedans.. Si vous avez déjà vu Saw ou n'importe quel autre film d'horreur, le moment où le héro va dans l'endroit sombre bien fermé, sans issus, devant le miroir où l'on peu voir le reflet du sérial killer avec un gros méchant couteau derrière, cela devrait vous évoquer ce genre d'atmosphère. Ou alors si vous n'êtes pas cinéphile, identifiez-la à la grotte avec les yeux jaunes qui brillent lors d'une balade à minuit dans la forêt après un pari stupide. Dans le contexte, l'endroit dont nous parlons est... le bureau de Nicolas Fidji Fury. En effet, si vous aviez l'œil observateur, vous pouviez percevoir le petit éclat des trois lames planquées dans la montagne de dossiers qui jonchaient sur le bureau depuis trois mois, les deux magnums dissimilés dans les coussins des sièges, ou encore -et là vous étiez vraiment un as- le magnifique fusil à pompe offert par grand-mère Marie-Josette Fury à noël, actuellement sous les tiroirs du bureau, prêt à l'usage. Ainsi, la légère parano du directeur de Hearth's hell -et sa mauvaise humeur permanente- était l'une des raisons pour laquelle un mal-être se faisait ressentir chez chaque personnes qui passait le pas de la porte, surtout si ces dernières avaient la perspicacité de Sherlock Holmes. Malheureusement pour Fury, Tony Stark était l'exception à la règle. Son cerveau de génie n'était pas doué pour ressentir la menace de mort qui planait sur sa tête dès que l'homme borgne voyait pointer son bouc brun dans son antre.
Nos trois fouteurs de troubles ('fin deux plus le mec avec la poisse du siècle), après une attente de trente minutes dans le couloir avaient finis par rentrer dans la sphère privé du tyran borgne et s'ils y étaient mal à l'aise, ces deux messieurs ne le montraient pas le moins du monde.
Et puis il y avait Clint qui faisait des castagnettes avec ses genoux de façon si discrète que Phil l'entendait de l'autre côté du mur.
Mais bon, c'est Clint, et de toute façon, Fury l'avait ignoré superbement, ainsi que Loki qui se demandait vraiment ce qu'il foutait là. Le petit entretient avait commencé par une confrontation de regards dans un silence pesant -entre Tony et Nick, puisqu' apparemment les deux autres n'avaient pas plus d'importance qu'un pot de fleurs- jusqu'à ce que le directeur cède, et explose littéralement. Oui bon, pas littéralement comme même. Mais il aurait put, vu l'armurerie qui lui servait de bureau. Après un monologue d'une heure où Fury criait des propos sur l'ingénieur, sa mère et la sodomie, la tempête avait finis par passer. Et Tony avait put parler. Enfin. Ou pas.
-Alors Nick, fatigué?
Fatigué, c'était le mot. Et comme pour confirmer ces humbles paroles, l'interpellé se laissa tomber comme une masse sur son siège, à bout de souffle-et d'insultes-.
-VOUS me fatiguez, Stark. Croyez bien que je n'ai pas oublié le tag et le joli message destiné à mon œil droit. Si je n'avais pas eu un transfert, je me serais débrouillé pour vous envoyer fissa en isolement prolongé, avec un mois de corvée à la clé et le mur à nettoyer !
-Allons, mon cher, nous savons que vous m'aimez trop pour cela !
Tony Stark et ses répliques, mesdames et messieurs ! De quoi faire péter un câble à un vieil ermite et maître chinois du Yoga, communions avec la nature ect. Mais notre cher directeur ne releva pas, non mes enfants ! Il garda le peu de dignité qui lui restait, pour simplement dire :
-Comment se fait-il que vous ayez sur vous un hameçon ?J'imagine que vous savez que c'est formellement interdit ! Comment l'avez-vous eu ?
-Et bien, parce que je suis Tony Stark !
-Très bien. Il vous sera confisqué et on procédera à une fouille complète de votre cellule .
C'est à ce moment là que sa majesté Loki sembla sortir de son mutisme de pierre tombale pour fixer son compagnon de cellule avec toute la promesse de mort atroce dans les yeux. Oui, parce que Stark, il s'en fichait pas mal, mais il avait des trucs à planquer, lui, et il n'avait pas la bêtise de s'en servir à des fins stupides devant les gardiens LUI ! Et si Tony ne craignait pas Fury et son regard noir, ni Steve Rogers et ses muscles d'acier, il n'aimait vraiment pas se mettre à dos Loki, qui pouvait se montrer beaucoup plus effrayant qu'une Maria dans la période des règles !
-Écoutez, directeur Fury, tenta de se rattraper l'ingénieur, Je pense que c'est un peu radical comme mesures. En temps que génie, je l'ai simplement construit pour passer le temps, c'est aussi simple que ça !
-Et où diable vous êtes-vous procurer les matériaux, Stark ? Par ce qu'aussi génial que vous soyez, je doute que vous ne produisiez de l'acier à volonté avec vos matières fécales !
(Comprenez ici, vous n'êtes pas censé en chier)
-...
-Alors ?
-Quoi qu'il en soit, il est inutile de faire cette fouille.
Fury, ravi d'avoir ENFIN trouvé une faille dans la machine infernale qu'était Anthony Stark, se pencha vers sur son bureau, et dit d'un ton mielleux accompagné d'un sourire au lèvres à en faire frémir les plus grands psychopathes :
-Et pourquoi diable vous ferais-je cet honneur ?
-Because I'm Batman ?
-Trouvez plus convaincant, Stark.
Et ni une ni deux, les trois compères furent mis à la porte, sous les supplications de Tony qui tambourina dessus avant que les gardiens ne l'y arrachent de force pour les raccompagner à leurs demeures respectives. Pendant ce temps, le cul par terre et pourtant loin de tout ça, Clint essayait toujours de se procurer du respect.
Fin d'après midi.
Peut-être ?
Il n'en ai plus sûr.
L'été étend son long manteau et la nuit s'enfuit pour ne revenir que vers 22h.
Chaleur bouffante et la brise froide inexistante de la clim.
Est ce que la clim lui jamais autant manqué ? Il se rappellerai de rouler une pelle à son ventilo une fois rentré chez lui.
Qui est-il ? Peut importe.
L'auteur s'en fiche. On s'en fiche.
Un maton, on en est sûr.
Ouais. Pas le meilleur boulot du monde.
On voit des choses qu'on aimerai pas retenir. Les ombres d'hommes qui rentrent ici pour mourir. C'est son boulot.
Oui, parce que même lorsqu'on est pas condamné à mort, on ressort rarement vivant. Les gentils hommes au sourire Colgate qui traîne dans tout les palais ou les maisons blanches du monde (qu'importe leur noms) eux, ils s'en assurent.
Un corps c'est trop facile à retrouver. Beaucoup plus qu'un homme plus ou moins vivant.
Ouais. De la pitié. Il n'a pas honte de le dire.
De quoi aurait-il plus peur ? Des prisonniers qui désespèrent de vivre ou des hommes habillés à la mens in black qui lui foutent des micros dans sa bouffe pour être sûre qu'il n'emprunte pas dans son vocabulaire ne serait-ce que le champ lexical de la prison ? Ouais. Il le sait. C'est pas le cas de tout le monde bien sûr.
"Big brother is watching you."
Mais tout ça ne l'empêche pas de manger son double-cheese du midi depuis longtemps. Ce ne sera pas le cas aujourd'hui non plus.
Pourquoi aujourd'hui et pas demain ?
Parce qu'aujourd'hui, il va voir sa fille.
Que dire de sa fille ? Elle était absente sauf un week-end sur deux. Est-ce qu'il a déjà aimer sa mère ? Il n'en sait rien. Mais elle, son bébé son trésor, tout les noms du monde ne seraient assez pour la qualifier, il aurait put mourir pour elle. Il l'a sut dès que son corps chaud et fragile a atterri pour la première fois dans ses bras. Dès que ses yeux se sont ouverts. Dès que sa voix mélodieuse a glissé à ses oreilles.
...
Pas si mélodieuse que ça tout compte fait. Mais vous comprenez l'idée.
A quelle heure va-t-il enfin la serrer dans ses bras ? Où ?
Il n'en sait rien.
C'est comme un train qui nous appelle et qu'on prend sans destination.
Il l'a sut dès que sa chemise blanche est devenue rouge. Dès que le bourdonnement s'en ai donné à cœur joie dans ses oreilles.
Je vais enfin la revoir
Il est fatigué.
Tout d'un coup, le wagon s'ébranle et le paysage commence à défiler lentement.
Ses yeux observent la moquette hideuse qui tapisse la salle du staff se couvrir d'un splendide rouge comme on en voit dans D&co.
Sauf que c'est pas la nouvelle peinture tendance de chez le Roy merlin
Doucement, alors que les pas de la fillette résonnent de plus en plus proche, l 'anonyme ferme les yeux.
Le train ne s'arrêtera plus jamais en gare
Elle pose les lèvres sur son front
Il s'endort.
Mama, just killed a man
Put a gun against his head
Pulled my trigger, now he's dead
Mama, life had just begun
And now I've gone and thrown it all away
Maman, oooh
Didn't mean to make you cry
If I'm not back again this time tomorrow
Carry on, carry on,
As if nothing really matters
Queen - Bohemian Rhapsody
