S'il-vous-plaît. Pas les briques. Tout sauf les briques. Je sais, je vous ai frustré en coupant au moment fatidique la dernière fois. Mais c'est pour votre bien, croyez-moi ! [Vachement crédible mes propos oui. On fera genre que vous êtes de mon avis et puis voilà ;) ]. Bien sur Jo', tu te tais hein. Tu spoiles rien de ce que je t'ai dit hein, sinon on va me tuer, et pas qu'un peu. Quoi qu'il en soit, vous savez quoi ? C'est la semaine des BAC blancs. Demain, quatre heures de maths. Alors dans un geste d'extrême bonté, j'ai finalement cédé à la tentation de vous poster ce chapitre. Parce que qui sait, les maths ça va peut-être m'achevé, je vais mourir sur ma copie, et vous serez bien ennuyé parce que cela signifierait que vous n'auriez jamais plus de suites. Mais au moins, j'aurais fait ce pour quoi j'existe : me faire harceler par vous. Bon, trêve de bavardage, je vous laisse lire ce chapitre, qui devrait vous plaire. Ou alors faire en sorte que vous me haïssiez plus encore.[Bizarrement j'opte pour la deuxième option, vous comprendrez un peu plus tard par vous même ;) ]. Comme toujours, les reviews sont les bienvenues. D'ailleurs, elles me touchent vraiment, je les aimeeeeeeeeeee ! Allez les gens, bonne lecture, et SEE YA :D
Chap' 4
Elle s'arma du gant, et commença à savonner le médecin. Il ferma les yeux, désireux de profiter de chacune des caresses qu'elle lui prodiguait. Puis, lorsqu'elle voulut le faire sur elle-même, il le lui prit des mains, et s'en chargea avec un plaisir sans limite. Ses mains glissèrent habilement vers l'intimité de la Brunette, frottant en douceur. Mais il ne voulait surtout pas la brusquer, et ne chercha pas vraiment à aller plus loin. Qui plus est, elle semblait déjà bien assez apprécié la chose, même s'il ne faisait que la 'laver'.
Elle colla son bassin au sien, et l'embrassa amoureusement. Il ne se retint alors pas d'enrouler ses bras autour d'elle, tandis que le pommeau de douche déversait son eau chaude sur eux. Ils se mordillaient mutuellement les lèvres, se taquinaient comme deux adolescents qui ensemble découvrent tout juste les plaisirs de la vie. Aucune parole ne franchissait le barrage de leurs dents, ils n'en avaient nullement besoin. Les gestes et les regards qu'ils échangeaient leur suffisaient.
Une dizaine de minutes plus tard, ils éteignirent l'eau et sortirent de la cabine de douche. Attrapant chacun une serviette, ils se séchèrent mutuellement, comme un couple tout à fait normal. Ils se vêtirent sans se presser, s'embrassant et se caressant tendrement chaque fois qu'ils le pouvaient. Puis, lorsqu'ils furent enfin prêts, ils rejoignirent la chambre de la jeune femme, afin de terminer de rassembler leurs affaires.
- Rachel est dans le salon, alors pendant que je lui ferais mon bisou d'au revoir, tu sortiras sans bruits, et je te rejoindrais rapidement, lui dit-elle alors, surprenant énormément le médecin, qui l'interrogea du regard.
- Tu veux me cacher de ta fille ? Tu ne veux pas nous assumer ? S'offusqua-t-il, ne la quittant pas une seule seconde des yeux.
- Je ne veux pas te cacher mais … Si elle te voit maintenant, elle ne voudra plus nous laisser partir, commença-t-elle.Et puis, je veux la préserver. Elle a déjà souffert quand on a rompu et que tu as détruit la façade de ma maison, je suis sa mère, je ne veux pas qu'elle soit sujette à revivre ce genre de choses.
Il poussa un soupir, et se saisit du bras de la Demoiselle, la tirant à lui et la serrant fort contre son corps.
- Je ne referais plus ça, tu peux me croire. Alors cesses donc de te préoccuper de tout ça …
Il déposa un baiser sur son front, tout en se balançant sur ses pieds, un large sourire aux lèvres. Elle ne lui résista pas un seul instant de plus, et se perdit dans ses yeux bleus électriques.
- A notre retour de la conférence alors, c'est promis. Mais pas maintenant, sinon on ne sera jamais à l'heure là-bas, fit-elle en jetant un coup d'œil sur l'horloge. D'ailleurs, si on ne se dépêche pas, on va être en retard !
Il émit un petit rire amusé, et lui tendit ses escarpins. Elle les enfila tandis qu'il admirait son formidable 'cul bureaucratique aux courbes parfaites' sur lequel elle lui offrait une magnifique vue. Ils rejoignirent ensuite l'entrée, en priant pour que Rachel ne les surprennent pas. House sortit le premier, tandis que la Brunette embrassait sa fille. Elle le rejoignit ensuite rapidement à l'extérieur, et attrapa sa main tandis qu'ils approchaient du véhicule de la jeune femme.
- Je prends le volant, lança Greg, sans même laisser le choix à sa compagne.
- Rêves, c'est MA voiture, rétorqua-t-elle histoire de le taquiner.
Il lâcha sa main, et la poussa un peu avant de s'installer sur le siège conducteur. Lisa leva les yeux au ciel et prit place à ses côtés. Elle se pencha vers lui, et déposa un baiser au creux de son cou , avant qu'ils ne démarrent.
Le véhicule filait dans les rues, tandis que le GPS guidait le médecin vers l'hôpital où se déroulait la conférence. La jeune femme chantonnait gaiement, balançant la tête de gauche à droite au rythme du son qu'émettait la radio.
Ils ne tardèrent pas à parvenir à destination, et à peine sortie du véhicule, ils se prirent la main. Ils ne prêtaient pas même attention aux autres médecins, ils s'en fichaient totalement. Tout ce qu'ils demandaient, c'était qu'on les laisse tranquille.
Lorsqu'ils pénétrèrent dans la salle, ils durent une nouvelle fois opter pour les ultimes places disponibles. Tout juste se furent-ils assis sous les regards de bon nombre de participants, que l'Endocrinologue se pencha vers lui.
- On est ENCORE en retard House, tout le monde nous regarde … Chuchota-t-elle.
- Pour une fois, c'est ta faute Honey-bun ! La taquina-t-il en retour.Et puis merde on s'en fout, on est présent à leur fichue réunion, alors ils s'en satisferont …
Les lèvres de la jeune juive dessinèrent alors un large sourire, tandis que les doigts de son compagnon attrapaient les siens, s'entremêlant aussitôt. Durant deux heures, ils profitèrent de leurs places au dernier rang pour s'embrasser sans bruits de temps à autre, ou bien simplement pour grimacer en se moquant des autres. Ils s'amusaient comme deux enfants, profitant simplement du temps qu'ils passaient ensemble.
La main de House posée sur la cuisse de sa compagne, il s'amusait à remonter le bas de son tailleur, afin d'accéder à un peu plus de peau nue. Elle frissonnait sous son contact, se mordillant la lèvre à mesure qu'il approchait de son entre-jambe. Elle n'essaya pas même de le repousser, bien au contraire elle s'enfonça un peu plus encore dans son siège.
Mais, alors même qu'il parvint enfin à hauteur du string de la Demoiselle, la conférence toucha à sa fin. Penaud, il retira sa main avant que quelqu'un le remarque, et attrapa de nouveau les doigts de la jeune femme. Elle se pencha vers lui, lui offrit un baiser et ensemble, ils sortirent rapidement de la salle.
- On a quoi au programme maintenant ? L'interrogea-t-il en souriant.
Elle scruta les alentours, cherchant vraisemblablement l'une de ses connaissances. Puis, lorsqu'enfin elle trouva celui dont elle était à la recherche, elle tira le Diagnosticien dans sa direction.
- Henry, je vous présente le Docteur House, l'un de mes anciens employés lorsque j'exerçais à Princeton, s'enthousiasma-t-elle, un large sourire illuminant ses lèvres tandis qu'elle s'adressait à son employé.
Le prénommé Henry tendit la main vers le Diagnosticien, arborant une mine enjouée.
- Alors c'est vous le médecin qui faisait sans cesse sortir Lisa de ses gonds ? Plaisanta-t-il. Elle nous a beaucoup parlé de vous vous savez depuis son arrivée parmi nous.
Instantanément, les joues de l'Endocrinologue se teintèrent de rouge, tandis qu'elle baissait la tête. L'infirme en profita alors pour glisser sa main autour de sa taille, la rapprochant un peu plus de lui. L'employé de la jeune femme nouvellement présenté au Diagnosticien remarqua bien sur ce geste, leur adressant un sourire plus grand que jamais. Il ne connaissait House qu'à travers les propos que la jeune femme lui avait conté, mais il avait bien compris qu'il y avait eu quelque chose entre eux. Et aux vues des gestes qu'ils échangeaient, il y avait toujours quelque chose entre eux.
- En personne ! Fanfaronna-t-il, bombant le torse pour faire ressortir sa musculature. J'espère qu'elle n'a pas trop vanté mes grandes performances, je ne voudrais pas que vous vous sentiez ridicule face à moi !
La jeune femme ne pût s'empêcher de lever les yeux au ciel, avant de donner un petit coup de coude discret en direction du torse de son ex-employé.
- Ne l'écoutez pas Henry, le Docteur House est connu pour aimer se faire remarquer de par ses remarques plus ou moins INUTILES.
Les deux amants échangèrent un regard, se grimaçant mutuellement, ce qui aussitôt amusa Henry. Décidément, ces deux-là étaient un spectacle ambulant, à se taquiner de la sorte pour un rien. Il ne put d'ailleurs s'empêcher de noter la complicité qui semblait lier les deux médecins. Ils devaient sans doute se connaître depuis de très nombreuses années …
Henry s'éclipsa au bout d'environ cinq minutes, constatant que les deux médecins avaient grand besoin d'un peu plus de tranquillité. Et à peine avait-il rejoint le bar, que déjà l'Endocrinologue et son ancien employé avaient disparu dans un coin, dans les bras l'un de l'autre.
- Tu bosses vraiment avec ce mec là ? Il a une tête de pervers, et en plus je suis sûr qu'il se branle sur une photo de toi tous les soirs, murmura l'infirme à l'oreille de sa compagne.
- Houseeeeeeee ! S'insurgea-t-elle, avant de reprendre en murmurant. Henry est quelqu'un de vraiment gentil, et puis il n'a pas de photo de moi.
- J'en serais pas aussi sûr à ta place moi !
Il lui adressa un clin d'œil amusé, la jeune femme affichant une mine d'incompréhension totale.
- Ne racontes pas de telles bêtises …
- J'ai fouillé sur son téléphone quand il avait le dos tourné, et …
- Greg ! L'interrompit-elle. T'es vraiment pas possible toi hein !
- Mais j'avais besoin de vérifier …
- T'avais besoin de rien vérifier House, tu peux simplement pas t'en empêcher.
- Mais j'avais raison, il a une photo de toi sur son mobile.
Elle leva les yeux au plafond, ne sachant pas si elle devait le croire ou non.
- Mais bien sur …
- Le premier jour de la conférence. Quand tu portais ton adorable dos nu. Il t'a pris par derrière quand tu as du te baisser pour ramasser quelque chose, parce que ça lui fait une belle vue sur ton 'cul bureaucratique aux formes parfaites' et sur ton dos.
Elle fronça les sourcils, ne quittant pas un seul instant le médecin des yeux.
- T'es pas sérieux House. Et c'est pas marrant.
- J'ai transféré la preuve sur le mien, tu veux la voir ?
Elle attrapa le téléphone du médecin,et découvrit avec stupeur qu'il disait vrai. Jamais elle n'aurait songé un seul instant que Henry ait pu faire ça !
- Je l'ai supprimé de son cellulaire, il va avoir une belle surprise en s'en rendant compte ! Fanfaronna-t-il. Je mérite une récompense tu crois pas ?
Elle lui adressa alors un large sourire, et embrassa sa joue.
- Voilà, tu l'as eu !
- J'aurais espéré plus quand même, je mérite davantage qu'un simple 'bisou'.
Il avait alors croisé ses bras sur sa poitrine, le menton en l'air. Elle leva les yeux au plafond, et poussa un soupir. Mais pas d'énervement ou autre non, un air mêlant amusement et un soupçon de … D'amour. Même si elle ne voulait pas le reconnaître, son regard la trahissait. Il l'avait toujours trahi. Ces petites étincelles qui brillaient au sein de ses sublimes pupilles, illuminant son visage si pur.
Il ne put s'empêcher de sourire en la contemplant. Elle était si belle, si rayonnante … Bien que jamais il ne l'avouerait, il aimait se souvenir du temps où au plein milieu de la nuit, il posait son regard sur son visage et demeurait là, à admirer son sublime sourire. Dans ces moments-là, il n'avait plus mal. Plus besoin d'utiliser de la Codéine, elle apaisait ses douleurs, c'était sa médecine douce. Mais maintenant, il se réveillait dans son lit froid. Sa main heurtait toujours les draps vides, et ce sentiment semblait alors rouvrir ses plaies. Mais ça, c'était vrai jusqu'à la veille …
Cette nuit, il l'avait passé avec elle. Il l'avait gardé toute la nuit contre lui, la jeune femme blottie contre lui. Certes, ils n'avaient pas fait l'amour, leurs corps ne s'étaient pas mêlés comme ils l'avaient fait tellement souvent. Non, cette fois ils avaient simplement passé une nuit l'un contre l'autre, sans rien demander de plus.
Une fois tirée de ses rêveries, l'ex-Doyenne du PPTH attrapa le bras du médecin, et le tira avec elle dans le parc entourant l'hôpital. Ils marchèrent un peu, avant de s'installer dans l'herbe près de l'étang artificiel. Sans plus tarder, le Diagnosticien installa son amante entre ses jambes, enroulant ses bras autour d'elle. Elle reposa sa tête contre son torse, et ferma les yeux, tandis qu'il entremêla leurs doigts et caressait sa paume de son pouce.
- Et dire que dans deux jours, tout redeviendra comme avant … Dit-elle à regrets.
Il fronça les sourcils, resserrant sa prise sur elle.
- Toi, t'as pas envie que je reparte hein ..
Elle hocha la tête, se nichant un peu plus contre lui.
- Tu es vraiment obligé de retourner à Princeton ?
Elle avait alors plongé son regard dans le sien, comme pour appuyer ses propos et le convaincre de ne plus repartir, de ne plus la laisser toute seule.
- Liz', c'est là-bas que je bosse … Mais si je le pouvais, tu peux me croire, je n'y retournerais pas.
Elle se mordillait la lèvre, à la recherche d'une solution. Un large sourire illumina alors ses lèvres, tandis qu'elle repoussa ses cheveux en arrière.
- Et si tu demandais à être muté à Boston ? J'ai des liens ici, je peux essayer de te trouver une place …
Il déposa un baiser sur son front, avant de l'admirer, plus tendrement que jamais.
- Tu ne crois pas qu'ils font se poser des questions au PPTH ? Et puis vu ma réputation, je suis pas sûr qu'un autre Doyen veuille bien de moi.
- Celui du Massachusetts General Hospital me doit un service. Je trouverais bien le moyen de lui faire accepter, pendant que toi tu annonceras à Foreman que tu le quittes.
Elle pensait vraiment à tout, il adorait ça. C'était l'un des traits de caractères de Cuddy qu'il appréciait réellement.
- Y a intérêt à ce que ça marche alors, sinon je me vengerais sur toi ! La taquina-t-il.
Elle se retourna alors totalement vers lui, et le fit basculer en arrière. A califourchon au dessus de lui, ses lèvres rejoignirent les siennes, tout en délicatesse. Il fit glisser ses mains sur ses fesses, avant de les remonter sur son échine. Elle souriait, pressant son corps contre le sien. Son sourire devint d'autant plus grand lorsqu'elle sentit une bosse battre contre sa cuisse, comprenant alors qu'elle venait d'éveiller les ardeurs de son compagnon, auxquelles elle avait du résister un peu plus tôt dans la matinée. Mais cette fois, elle avait envie d'aller plus loin, elle voulait sauter sur l'occasion. Pour le sentir une nouvelle fois avec elle, en elle, pour ressentir à nouveau ses petits papillons qui s'emparaient de son bas-ventre et les spasmes qui remuaient son corps tout entier.
Seul soucis, ils n'étaient pas seuls dans ce parc. Faire l'amour sur cette portion d'herbe fraîche, à la vue de tous, pourrait être fatal pour leur carrières si on venait à porter plainte contre eux.
C'est alors qu'une idée scintilla dans son esprit ...
TBC ...
