Chapitre 4

-BWAHAHAHAHHAHHA ! Alors comme ça, le sadique a perdu !? Se moqua bruyamment Kagura tout en mangeant une banane.

-Kagura-chan, arrête de te moquer. Ce type est peut-être plus fort que toi.

-Sûrement pas ! Répondit-elle toute fière.

-Oui oui, on sait, superwoman. Dit Gintoki en balayant l'air de sa main en direction de la rousse.

-Hein que je suis plus forte, Gin-chan ? Dit encore Kagura.

-Répète encore ça, et je t'écrase la chinoise, menaça Sougo.

-Hé ! Calmez-vous tous les deux ! Tenta Shinpachi.

-Et donc, on devrait enquêter parce que Souichiro-kun s'est fait mettre la pâtée ? Demanda négligemment Gintoki, tout en se curant le nez.

-Encore une fois, non... Bien que c'est ce qui motive l'autre sadique ici présent, dit hijikata.

-La ferme, Accro de la mayo. Balança Sougo.

-Oi ! Dis encore ça et je te fais faire Sepukku ! Hurla Mayora.

L'ambiance devenait encore plus survoltée chez les Yorozuyas, mais curieusement, c'est celui qu'on attendait le moins qui calma la situation.

-Hé, vous deux, calmez-vous !

Tout le monde se regarda avec un visage soudainement figé, cherchant quelque chose de suspect, et le trouvèrent sous la table basse.

-Ah ! Le gorille-stalker est là ! Cria Kagura. Vas-t-en ! Retourna dans ta jungle Gorilla Gorilla ! Dit-elle en lui lançant la peau de la banane qu'elle venait d'engloutir.

-Oh, Kondo-san nous as suivis... Dit Sougo.

-Ah, pas vraiment ! Otae-san a dit qu'elle passerait dans la journée, alors je suis un peu venu en avance ! Rigola le gorille.

A ce moment, une aura menaçante émana de Shinpachi.

-Oi... Quand est-ce que vous allez arrêter de suivre ma sœur ? Dit-il d'une voix froide, un regard cruel se dessinant derrière ses lunettes.

-Hé ! Calme toi Pattsuan ! Et Kagura, tu es mal placée pour lui dire de retourner dans sa jungle ! Dit Gintoki pour calmer le jeu. Écoutons plutôt ce qu'Oogushi-kun a à nous dire...

-Mais bordel c'est qui cet Oogushi-kun à la fin !? Cria Hijikata.

Au même instant, on frappa à la porte de l'agence.

-J'arrive ! Dit Shinpachi, débarrassé (exorcisé?) de son aura meurtrière envers le gorille.

Il ouvrit la porte et se retrouva nez à nez avec Tama.

-Oh, Tama-san ! Qu'est-ce qui se passe ? S'enquit la paire de lunettes.

-J'ai un message de la part d'Otose-san, dit-elle avait de sortir un mégaphone. POURRIEZ VOUS BAISSER LE VOLUME SONORE DE VOS ECHANGES VERBAUX AVANT QUE JE NE DEVIENNE FOLLE !? Hurla-t-elle avec un visage impassible.

A présent, chacun devait avoir momentanément perdu l'ouïe, excepté Shinpachi qui avait vu le coup venir. Et après cette gueulante, Tama ressortit comme si de rien n'était.

-Oi, la vieille est bien sévère, de nous envoyer Tama de bon matin... Se plaignit Gintoki.

-Parce que d'habitude elle envoie autre chose ? Rétorqua Hijikata.

-Non, d'habitude, elle l'envoie le soir... Et c'est elle qui vient le matin, dit Gintoki, parcouru d'un frisson, rien qu'à la pensée d'Otose furax de bon matin.

Hijikata sembla compatir sur cette déclaration. La vision matinale du vieux monstre devait être terrifiante.

-Bon, et si vous repreniez où vous en étiez ? Moi aussi je veux savoir pourquoi vous suspectez Kemono-san de faire quelque chose de louche ! Dit Kondo.

-Le seul à objectivement faire quelque chose de louche, c'est vous... Dit Shinpachi, dépité.

-Bon, au moins, on aura un troisième point de vue sur l'affaire, dit Gintoki, qui finissait de boire une tasse de thé. Oi, Kagura, où est passé mon lait fraise qui était encore au frigo ce matin ? Demanda-t-il alors sur un ton de reproche.

-Désolé Gin-chan, j'avais un peu faim, et Megane n'avait pas encore acheté mon Sukonbu ! Dit-t-elle d'une voix se voulant désolée.

-Oi, j'avais peut-être pas acheté ton Sukonbu, mais tu avais déjà mangé deux autocuiseurs complets de riz...

-Mais le riz tout seul c'est fade, Megane ! Répliqua Kagura.

-Hé, vous allez écouter ce qu'on à à dire oui ? S'impatienta Hijikata.

Non seulement ces types étaient des incompétents, mais en plus la fille était un vrai monstre, un estomac sans fond semblable à un trou noir...

-Bon, comme je le disais, au départ, il n'y avait pas grand chose de suspicieux au comportement de ce « Kemono ». Mais quelques jours plus, tard, certaines personnes, notamment Sougo, qui ne le lâchait pas d'une semelle depuis sa défaite...

-Tch ! Comme si c'était une défaite... j'appelle ça un échauffement ! Moqua Sougo.

-Et donc, repris Hijikata, il s'avère que certaines personnes ont remarqué des allées et venues suspectes de la part de ce type...

En effet, quelques jours après cette défaite écrasante subie par Sougo, ce dernier n'avait pas arrêté de surveiller Kemono, afin de trouver une occasion de l'attaquer de nouveau avec toutes ses forces. Ainsi donc, pendant plusieurs jours, on pouvait entendre des explosions suivies de bruits de métal s'entrechoquant dans tous les bâtiments. A chaque fois, Kemono paraît chacune des attaques du sadique, finissant même par les deviner à l'avance. Peu importe la stratégie et le moyen utilisé, Sougo se retrouvait toujours face au même sabre, acier froid et incassable. Et face au même regard intense, bien sûr. Ce qui mettait le capitaine de mauvaise humeur à chaque fois, sa rancune augmentant avec le temps. Il ne pouvait pas croire qu'il puisse exister quelqu'un qui soit aussi fort. Et aussi feignant.

Les Journées types de Kemono consistaient en effet à dormir, rester assis à ne rien faire, et... A s'absenter pendant près d heures dans la journée, dès que la pause déjeuner approchait. Personne ne savait où il allait, et bien sûr, il n'en parler à personne, ou plutôt, ne l'écrivait à personne. Et personne ne savait où il allait. Sougo l'aurait bien suivi à l'extérieur de la base, mais encore une fois, il ne pouvait pas quitter son poste, car lui avait des responsabilités, contrairement à ce type. A croire que c'était un irresponsable encore plus je-menfoutiste que les Yorozuyas...

Et Yamazaki était évidemment sur une autre affaire, concernant un commerce illicite inconnu, entre des Amanto et des habitants d'Edo. Ne restait donc qu'Hijikata, qui était libre, sachant qu'il était malade, et donc logiquement, ne devait pas bouger de sa chambre. C'est donc ainsi qu'un Hijikata emmitouflé dans un épais manteau avec une capuche en fourrure, une écharpe épaisse lui cachant la moitié basse du visage jusqu'au nez, et portant des lunettes de soleil, se retrouva à pister le nouveau vice-commandant à travers Edo. Il avait voulu le suivre pour savoir si Sougo devenait fou, ou si ce type était bien aussi louche que ce que disait le sadique. L'autre, était toujours habillé de sa cape et de son chapeau de paille et de jonc, et le froid n'avait pas l'air de le déranger plus que ça. De plus, il se baladait dans la capitale comme si de rien n'était. Et les gens n'avaient pas l'air non plus de faire attention à lui, malgré son apparence un brin étrange.

-Atccchaaaaaa ! Renifla Toshiro. Pourquoi je dois me coltiner ça, alors que je suis malade et censé me reposer ?

Le nez bouché, il suivait son nouveau coéquipier sans trop savoir ce qu'il faisait. Après tout, cet homme l'avait aidé l'autre jour, et avait donné une bonne leçon à Sougo. Mais devant l'insistance du capitaine Okita, et le fait qu'il avait réussi à embarquer Kondo-san dans son délire, n'avait pas aidé les choses. Il suivit donc le vice-commandant, jusqu'à finir près de la zone portuaire, à la fin du quartier Kabuki. Jusqu'à présent, Kemono s'était contenté d'entrer dans des commerces, et d'errer parmi les quartiers d'habitations, mais il se dirigeait à présent vers des entrepôts de marchandises.

-Qu'est-ce que ce type viens faire dans un coin pareil ?

Comme pour répondre à son interrogation, Kemono entra dans un des entrepôts, et se dirigea vers un groupe d'individus plus que suspects. Il échangea quelques mots un peu tendus avec les autres, qui semblaient être des yakuzas. Oui, Toshiro en était sûr, il en avait reconnu un qui avait déjà été arrêté plusieurs fois par les forces de police du vieux Matsudaira. Ce Kemono trempait donc là-dedans ? Il voulait en être sûr, mais au moment où il comptait se rapprocher pour entendre plus clairement ce qui se disait, Kemono tourna soudainement son regard dans sa direction.

« Impossible ! Ce gars m'aurait remarqué !? « paniqua mentalement Toshiro, tout en se cachant derrière une palette de transport. « ça sent mauvais. Si ce type m'a repéré aussi facilement, peut-être qu'il m'a laissé le suivre en connaissance de cause pour me piéger et m'éliminer ! »

Il stressait à mort, le tant redouté vice-commandant démoniaque du Shinsengumi. Il se cacha le mieux qu'il put dans l'ombre, et s'attendait d'une minute à l'autre à devoir dégainer son sabre. Mais rien ne vint. Il se releva alors, craintif, et s'aperçut que l'entrepôt était à présent vide, et que seule une petite lumière était encore allumée.

-Où est-ce qu'ils sont tous passés !? S'étonna Toshiro à voix basse.

Il regarda, méfiant, tout autour de lui sans trop se mettre à couvert, mais visiblement, la zone avait complètement été désertée. La seule personne encore présente sur place n'était que lui-même. Il se senti rassuré de ne pas avoir été découvert par le groupe entier, mais il avait du coup perdu la trace de Kemono. Il se décida donc à rentrer au quartier général du Shinsengumi, et sans rechigner, sachant qu'il se gelait vraiment par ce temps, et que la neige allait encore tomber dans la soirée, selon Ketsuno Ana. Il éternua encore de façon répétitive sur le chemin du retour, et se retrouva assailli par Sougo et Kondo en rentrant dans le bâtiment.

Après s'être enfermés dans le « bureau » du commandant Kondo, et avoir placé Yamazaki pour surveiller que personne n'approche de la pièce, Hijikata commença son rapport. Il expliqua ce qu'il avait vu, et ce qui s'était passé, jusqu'au moment où il avait pensé que le vice-commandant ripoux l'avait repéré.

-Hum... Je vois. C'est vrai que ce type devient d'un coup très louche. Dit Kondo.

-Je l'avais dit. Ce type est pas clair. Et vu qu'il traîne avec des Yakuzas, c'est clair qu'il est pourri jusqu'à la moelle. Ajouta Sougo. Si on le laisse tuer cet enfoiré d'Hijikata, on aura de quoi le coincer pour de bon !

-Oi ! Sougo ! Je suis toujours là j'te signale ! Arrête de raconter n'import-Attchaaaa ! Fit Toshiro.

-Mais non, pas besoin de ça, on va juste continuer d'enquêter pour voir ce que cache ce type. Je vais charger Yamazaki de veiller sur lui pendant le jour, et toi Toshi, vu que t'es malade, tu t'en occuperas quand il est dans ta chambre !Proposa Kondo.

-Vous voulez me faire tuer ou quoi !? Ce type est à 80% du temps qu'il passe à rien foutre dans ma chambre ! Contra Toshiro.

-Mais non, Hijibaka. S'il vous a vu tout à l'heure, vous n'aurez pas à le surveiller, vu que vous serrez déjà mort dès ce soir. Sourit sadiquement Sougo.

L'énervement pouvait se lire sur le visage du vice-commandant démoniaque. Mais il était trop inquiet quant à ce qui l'attendait ce soir. Et tout ce stress n'était pas bon dans son état. Aussi subit-il un trou noir, enfin, trou de mémoire. Il s'était apparemment évanoui, en prie au surmenage, qui n'était pas conseillé dans son état de santé. Le médecin revint donc cette nuit-là, et en conclut qu'Hijikata avait une bonne grippe, et que 10 jours au lit sans trop faire d'efforts devrait régler le problème, en plus de la bonne médication. C'est donc sans surprise que l'accro de la mayonnaise se réveilla dans sa chambre, à cause d'un ronflement absolument ignoble de par son intensité.

-Comment je suis censé dormir avec un raffut pareil... Marmonna-t-il.

A ce moment-là, le ronflement s'arrêta.

« oh, qu'est-ce que j'ai dit encore ? Me dis pas que je l'ai réveillé ? C'est pas vrai, ce type va me faire la peau ! »

Toshiro lança un regard en direction du futon qui se trouvait à quelques mètres du sien, et vit une silhouette à moitié relevée. Et d'un coup, un gros gargouillis retentit dans toute la pièce.

« ah, il s'est juste levé parce qu'il a faim... Maintenant que j'y pense...»

Le ventre D'Hijikata, bien vide, gargouilla à son tour. Kemono se leva alors, et sans jeter un regard à son coéquipier, sortit de la pièce. Il rentra à nouveau quelques minutes plus tard, et jeta quelque chose en direction d'Hijikata, qui se leva en un bon pour s'éloigner le plus possible de ce qu'il pensait être une grenade. Mais à son plus grand étonnement, il ne s'agissait que d'un tube de mayonnaise.

« tu dois avoir faim, non ? »

Toshiro senti que les larmes lui venaient aux yeux. Un type aussi gentil ne pouvait définitivement pas être quelqu'un de mauvais !

-Mer-merci!Dit-il en se réinstallant dans son futon avec le tube de mayonnaise. Mais, tu n'as pas faim ?

« je vais manger à l'extérieur. Mes repas sont tellement coûteux que le Shinsengumi serait sur la paille en un rien de temps si je mangeais ici ». Dit un nouveau morceau de papier.

-tu manges des trucs aussi chers que ça ?! S'étonna Toshiro.

« On peut dire ça ».

-T'as la belle vie, hein ? Faire partie de l'élite dans tous les sens du terme !

« Ne te méprends pas. Je suis loin d'être parfait. Je suis même loin de faire partie de l'élite. La seule chose remarquable est mon habileté au combat ».

L'écriture était plutôt informe cette fois, montrant que celui écrivant avait vraisemblablement mal pris la remarque d'Hijikata, mais qu'il se maîtrisais pour ne pas laisser paraître sa colère.

-Désolé. Dit Hijikata.

Kemono sortit alors de la chambre, et on ne le revit pas pendant plusieurs jours.


Merci beaucoup d'avoir lu jusqu'ici! Comme je le disais précédemment, les chapitres prochains seront publiés en même temps ici et sur gintama (point) forumactif (point) fr!

Alors attendez le chapitre 5 avec impatience! :)