Bonjour!
Si certains désespéraient de voir paraître un autre OS... Je suis désolée. J'ai été un peu dépassée par les événements depuis Noël...
Aujourd'hui, nous sommes donc le 4 août 2015... 101ème anniversaire du début de la première guerre mondiale, et j'ai donc choisi de revenir avec un OS.
Disclaimer : les personnages principaux appartiennent à Hidekaz Himaruya. La République des Météors et Un ange à ma table sont les propriétés d'Indochine.
Contexte : UA - WWI. Quelque part sur le front de la Somme, Gilbert Beilschmidt livre une bataille... Mais son véritable combat est tout autre.
Personnages : Gilbert et Elizabeta
Pairing : PruHun
Genre : drame
Couverture : Fanart qui ne m'appartient pas, tous droits à l'auteur.
! WWI, sans date précise. Aucune bataille particulière ne m'a inspiré cet OS.
Cette songfic est la première que j'avais scénarisée, celle qui m'a donné l'idée de ce recueil.
J'espère que cet OS vous plaira.
Un Ange à ma Table
Partout autour de Gilbert, ce n'était que vacarme, cadavres, détonations et cris. La bataille faisait rage sur le front de la Somme. Les corps s'empilaient dans la boue, la progression des soldats était freinée tant par les marécages que par les dépouilles de leurs camarades et de leurs ennemis.
Gilbert s'en tirait bien, jusque là. Pas encore de blessure à déplorer. Il se frayait un chemin à travers le champ de bataille, évitant les balles et les combats au corps à corps.
Mais soudain, il fut plaqué au sol par un souffle chaud. Obus. Il était trop près. La déflagration ne le laisserait pas indemne.
La douleur était insoutenable. Sous ses doigts, Gilbert sentait le sang ruisseler lentement. Il régnait désormais sur la plaine boueuse une odeur de brûlé, de corps en flammes.
Ses vêtements étaient en lambeaux. Son côté droit avait salement morflé.
Il avait le souffle coupé. Sa respiration se réduisait à un râle saccadé.
Malgré la douleur, il se surprit à encore penser. Les sentiments contraires se mêlaient en lui.
"Ces salopards vont le regretter."
La haine.
"Je dois rentrer… Lizzy… Je t'aime…"
L'amour.
"Je… Je ne veux pas mourir…"
La peur.
Il ne parvenait plus à respirer. Gilbert rassembla ses dernières forces pour ôter son casque. Au moins, son visage avait été épargné, protégé par cette pièce de métal qui, présentement, l'étouffait.
C'était lourd… Si lourd… Trop lourd pour un bras blessé. Les doigts lâchèrent le casque, qui s'enfonça légèrement dans la boue avec un bruit visqueux à peine audible dans le vacarme du champ de bataille.
Partout autour de Gilbert, ce n'était que vacarme, cadavres, détonations et cris. Agonie. L'obus avait fait des victimes. Et voilà qu'il en tombait désormais une pluie.
Cette bataille était probablement perdue… Qui restait-il pour la gagner? Une poignée de soldats? Quelques hommes qui avaient eu la chance d'échapper aux obus, à l'asphyxie, aux baïonnettes?
Gilbert cessa de lutter. Il se laissa sombrer dans les ténèbres de l'inconscience.
Les rafales ont déchiré mes vêtements
Mais il me reste encore des sentiments
Nos vies reposent sur des casques en métal
Je m'endors dans l'asphyxie générale
Mais ce n'était pas la fin. Il n'était pas mort; pas encore. Quand on est mort, on ne fait pas de rêves tels qu'il en faisait.
Les derniers mois écoulés se mêlaient dans sa tête en une tempête confuse d'événements, de mots, de douleur et d'horreur. Il semblait avoir vécu tellement de choses en si peu de temps! Etait-ce seulement possible? Ou affabulait-il? Etait-ce un effet de la fièvre, de la souffrance?
Parfois, il ouvrait les yeux. Pendant quelques secondes, qui lui paraissaient durer une éternité, et pendant lesquelles il peinait à garder les yeux ouverts, il distinguait ce qu'il avait autour de lui.
Le plafond de pierre était haut, voûté. Dans la vision fiévreuse de Gilbert, il s'éloignait encore et encore du sol, à l'infini. Les murs laissaient passer par des vitraux multicolores et étranges une lumière aveuglante.
Il devait se trouver dans une vieille église reconvertie en hôpital militaire, à quelques kilomètres à peine du front.
Il était couché sur un lit de camp, coincé entre deux autres couches où reposaient d'autres soldats. Parfois, une femme se penchait sur lui pour éponger son front ou déposer une compresse fraîche sur son visage, dans un vain espoir de faire baisser la fièvre.
Gilbert aurait tellement aimé rester lucide!
Il n'en pouvait plus. Ses cauchemars empiraient. Lorsqu'il fermait de nouveau les yeux, éreinté après quelques secondes d'errance, hagard, sur les alentours, il se retrouvait de nouveau confronté à l'horreur. Les ennemis tués, les camarades tombés, les blessures purulentes, les cadavres abandonnés, le sang sur ses mains, le froid dans ses membres, la douleur dans tout son corps.
Il était seul avec ses démons. Personne pour l'aider à les combattre. Il se demandait comment il parvenait encore à dormir malgré ça. Il avait besoin d'une présence à ses côtés. Il avait besoin d'Elizabeta pour le rassurer, pour le réconforter par la seule chaleur de son corps contre le sien, la nuit.
Il avait irrémédiablement besoin d'elle. Comment faisait-elle, elle, pour dormir seule dans leur grand lit froid?
Je fais des rêves comme si j'avais mille ans
Un jour je peine le lendemain je mens
Et comment tu fais pour t'endormir sans moi
Si lui-même redoutait de s'endormir seul… Qu'en était-il d'elle? Ce n'était pas possible… Elle devait l'avoir remplacé. C'était normal, après tout. Elle était intelligente, elle était belle, elle était désirable et séduisante… Mais fidèle, aussi. Il y avait encore un espoir… Mais c'était la guerre. Gilbert était parti depuis longtemps. Elle devait le croire mort. Il n'avait pas écrit depuis longtemps, faute de temps. Dans ces conditions… Oui, elle avait pu se trouver un jeune prétendant, trop jeune pour partir à la guerre, ou trop précieux que pour être massacré: un homme politique, un intellectuel, un homme riche…
C'était dommage. C'était si bien, pourtant. Leur petite vie…
Gilbert se rappelait de tout ce qu'ils avaient vécu ensemble. Leur rencontre dans un café de Berlin, un été… Lui était en première année à l'université, et il avait raté. Elle allait encore à l'école. C'était ainsi qu'avait commencé leur histoire: dans un bar enfumé, autour de chopes de bières.
Deux ans plus tard, ils étaient fiancés, et vivaient simplement à Berlin. Il était reporter pour un petit journal émergeant dans la jungle de la presse berlinoise, et ils habitaient une petite maison un peu en dehors de la ville. Ils devaient se marier dans les six mois… Et créer une union qui aurait probablement porté ses fruits. Ils s'aimaient passionnément lorsque la guerre avait éclaté. Bien sûr, il y avait eu des hauts et des bas, et ils avaient essuyé quelques problèmes financiers, mais c'était ça, la vie. Rien n'est tout blanc, ni tout noir.
Ca ne servait plus à rien d'y penser, désormais. Tout cela disparaîtrait. Tout cela s'en était déjà allé, parti en fumée… Gilbert n'était même pas sûr de rentrer chez lui un jour. Et pour y trouver quoi? Sa charmante fiancée seule, l'attendant bien sagement? Ou une maison vide, désertée? Ou encore une jeune femme resplendissante et débordante d'amour pour un autre?
Je revois et nos nuits et nos joies
Je revois notre vie, notre toit
Je revois nos ennuis et nos droits
Je revis notre lit s'éteindra
oOo
La réalité d'Elizabeta était tout autre. Sans nouvelle du front, elle avait décidé d'être courageuse. Elle ne retournerait pas chez ses parents, à la campagne, car ce serait avouer son échec à la capitale. Non.
Délaissée, elle avait choisi de se battre pour son foyer.
L'aurore pointait à peine lorsqu'elle sortit de l'usine où elle avait trouvé du travail de nuit. Elle n'avait pas le choix: elle travaillait chez une riche dame comme nounou l'après-midi, mais ça ne suffisait pas à payer le loyer et sa nourriture. Elle ne dormait pas beaucoup, deux heures entre ses deux emplois, et puis dans la matinée… Elle était excédée.
Dans le quartier, on la jugeait. Elle vivait seule… Elle travaillait à l'usine pendant que d'autres femmes, veuves ou épouses de prisonniers, refaisaient leur vie avec des amants dispensés. C'était presque devenu la norme… Dans sa dernière lettre, Gilbert avait même sous-entendu qu'il ne serait pas étonné si elle les imitait!
Mais non. Ce n'était pas son cas. Elle n'avait pas le temps pour un homme, en ce moment. Pas pour un autre que celui qui méritait qu'elle se démène pour survivre. Pas pour un autre que celui qu'elle attendait. Pas pour un autre que Gilbert. Et elle n'avait pas envie de le remplacer. Elle croyait, elle espérait toujours son retour.
Dans la lumière du petit matin, elle s'arrêta devant une église. Elle hésita, puis entra. Elle alluma un cierge et s'agenouilla sur un prie-Dieu.
Comme chaque matin.
Elle pria pour le salut de Gilbert. Elle pria pour qu'il soit épargné. Elle pria pour qu'il ne soit pas blessé. Pour qu'il ne soit pas emprisonné. Pour qu'il ne soit pas tué.
Pour qu'il revienne sain et sauf. Pour qu'il soit toujours vivant.
Elle essuya les petites larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Pourquoi n'écrivait-il pas? Pourquoi ne savait-elle même pas où il se trouvait?
Elle ressortit de l'église, le cœur gros. Berlin était trop calme, même à cette heure. Personne dans les rues. L'atmosphère morose.
C'était la guerre…
Combien de temps cela durerait-il? Combien d'hommes seulement reviendraient peupler les rues désertes? Combien resteraient là-bas?
Elle avait peur. Peur de recevoir une lettre, un jour, qui lui annoncerait que Gilbert était mort…
Peut-être même qu'elle n'en recevrait jamais. Et que Gilbert était déjà mort…
Elle chassa cette pensée. Il valait mieux croire qu'il était bien vivant, et qu'on ne le laissait pas partir parce qu'il était un bon soldat.
Mais il lui avait promis de revenir…
Je passe mes nuits dans les usines de soie
Je n'ai pas le temps d'avoir d'autres impatients
Je pense et je prie tous les jours pour toi
Les hommes sont partis ici tout est triste et lent
Là-bas je sais tu reposes en secret
Mais tu n'en repartiras donc jamais?
oOo
Gilbert était toujours à l'hôpital. Sa tête le faisait atrocement souffrir. La douleur de ses blessures non encore guéries et la fièvre se mêlaient dans son esprit et y faisaient régner le chaos. Elles déformaient les sons alentours en détonation de balles, en bruit de moteur, en tous sons qui provoquaient chez lui un réflexe de peur. Il avait trop souvent entendu ça sur le champ de bataille…
Les hallucinations aussi étaient fréquentes. Les cauchemars, encore plus.
Mais il devait tenir. Il avait promis. Même fou, il tiendrait sa promesse. Il rentrerait. Il reverrait Lizzy.
Je reviendrai fou, fou mais sauf pour toi
oOo
Gilbert lui manquait terriblement.
Elizabeta était là, assise dans leur salle de séjour… Le regard perdu dans la pièce.
Chaque meuble, chaque mur, chaque tableau… Tout était empreint du souvenir de Gilbert. Sans parler des clichés qui ornaient les murs ou trônaient sur le guéridon, sur le buffet, sur la cheminée…
Elle soupira, essayant de refouler les larmes. Chaque jour, c'était la même chose.
Elle voulait tellement retrouver leur vie d'avant…! Leur amour, celui qu'ils faisaient, leur bonheur, même si tout n'était pas rose… Elle voulait tellement le retrouver, lui…
La maison était si vide! Et dire qu'auparavant, il y mettait toujours une telle animation… Même les dimanches pluvieux étaient joyeux avec Gilbert à la maison. Il lui suffisait d'allumer la radio, de reprendre la chanson qui passait et de la faire danser, doucement, légèrement, pour qu'ils finissent tous les deux par éclater de rire.
Elle vivait pour le rendre heureux… Même les jours qu'il passait à travailler ne lui paraissait pas longs: elle cuisinait parce qu'il adorait ses préparations, elle s'occupait du logis pour qu'il s'y sente attendu, accueilli, aimé.
Et… Elle n'avait plus rien à faire en son absence.
Parfois, elle ne pouvait empêcher ses pensées de dériver: si elle était si défaite maintenant, qu'en serait-il lorsqu'elle serait seule… Pour de bon? Que ferait-elle si Gilbert… Venait à mourir?
Ces jours-là étaient des jours de grand désespoir.
Et pourtant… Pourtant elle savait qu'il y avait de grandes chances pour que ça arrive. Que ferait-elle alors?
Elle rebâtirait sa vie… Car c'était ce que Gilbert voulait. Il le lui avait dit.
"Si je ne reviens pas… Promets-moi que tu vivras ta vie. Je ne supporterais pas d'être la cause du malheur de toute une existence."
"Et toi, promets-moi que…"
"Toi d'abord. Promets-le."
"Je… Je te le promets." avait-elle sangloté. "Jure-moi que tu reviendras."
"Je te promets de revenir."
Dès lors, elle n'avait pas le choix. Même si Gilbert ne tenait pas sa promesse, elle, elle le ferait.
Et au fur et à mesure qu'elle recommencerait à vivre, son souvenir à lui s'effacerait…
Je revois et nos nuits et nos joies
Je revois notre vie, notre toit
Je revois nos ennuis et nos droits
Je revis notre lit s'éteindra
oOo
Autour de lui, Gilbert entendait les médecins et les infirmières discuter à voix basse avec les gradés de l'armée.
Il était guéri. Il pouvait se lever maintenant, et marcher. Il se fatiguait vite, mais l'état général était bon. Il s'en était sorti.
La peau de sa jambe droite et de son abdomen était abîmée, brûlée par l'obus. Les médecins affirmaient à ses supérieurs, lorsqu'ils étaient persuadés qu'il ne les entendrait pas discuter, qu'il resterait sensible, fragile, vulnérable pour le restant de ses jours. Il boitait aussi un peu quand il marchait trop longtemps.
Mais ce n'était pas ce qu'il y avait de pire.
Gilbert était sous l'emprise de divers traumatismes psychologiques. Ce qui, toujours d'après les médecins peu discrets, "était normal: il avait failli mourir au front!"
En plus des cauchemars lui causant une fatigue morale et physique, en plus des hallucinations, il y avait les tremblements.
Incontrôlables.
Si un avion passait au-dessus de l'hôpital, si Gilbert se trouvait dans la cour au moment où une voiture démarrait, s'il entendait des bruits que son cerveau interprétait comme des bruits de guerre, ses mains, puis tout son corps, se mettaient à trembler.
Il ne fallut que trois jours après que les médecins eussent constaté ces troubles pour qu'on informe le soldat de sa mise à pied.
Le jour de son départ de l'hôpital, le Colonel Von Falk, son supérieur, c'était déplacé pour lui remettre une médaille.
Et on le renvoya chez lui parmi un convoi de soldats démobilisés et d'armes défectueuses.
Dans les premiers jours du voyage, il vivait un calvaire. Les cahots de la route, le bruit des moteurs, les crachotements des radios… Recroquevillé dans un coin du camion, la tête entre les mains, le visage crispé, il tentait tant bien que mal de se rattacher à la réalité au lieu de sombrer dans les souvenirs douloureux qui lui revenaient en mémoire comme des flashs.
Il n'arrêtait pas de répéter "ce n'est pas réel, regarde où tu es, tu rentres chez toi, tu retournes la voir…" mais c'était au-dessus de ses forces.
Il ne trouva la paix qu'au cours d'une halte en pleine campagne.
Le ciel était bleu, sans un nuage. Le soleil brillait sur les champs de blé doré qui attendait d'être moissonné, sous peu.
Pour la première fois depuis longtemps, alors qu'il était assis là, à l'écart du groupe, à même le sol, dans un silence relatif, le monde lui parut beau.
La vie continuait.
Même s'il avait laissé une partie de lui là-bas, en Enfer, il restait un espoir pour que sa vie ne s'arrête pas. Il restait un espoir pour qu'il la reconstruise…
Il se sentait apaisé. Il était enfin certain de rentrer chez lui. Ses craintes avaient disparu pour un moment. Ses pensées étaient calmes. Il retrouverait Elizabeta bientôt. C'était tout ce qui comptait, tout ce à quoi il songeait.
Bientôt, ils pourraient de nouveau se tourner vers l'avenir en laissant le passé de côté. Ils reprendraient leur rêve commun où ils avaient été forcés de l'interrompre. Ils pourraient s'aimer à nouveau.
Je reviens nous voir ce soir
Je reviens te voir ce soir
On sera l'été tu sais
On saura rêver et baiser
oOo
Gilbert retrouvait le paysage familier de Berlin.
On les avait déposés dans le centre, et il continuait son trajet à pied: il aurait ainsi l'occasion de calmer ses neurones échauffés par la voiture.
Berlin… Cette ville avait été le théâtre de toute sa vie, Berlin était sa vie. Et il l'avait retrouvée.
Bientôt, Gilbert distingua leur petite maison parmi les habitations de la rue.
Il était cloué sur place par l'émotion, le soulagement d'être rentré, la joie d'être de retour, la peur qui s'envolait, la paix qui l'habiterait bientôt, enfin par les souvenirs que représentait cette bicoque à elle seule. Il se laissa submerger par ces derniers, qui occultèrent pendant un moment ceux qu'il rapportait du front.
Il était désormais temps de se tourner vers l'avenir.
Les larmes lui montant aux yeux, il frappa à la porte.
Il entendit un bruit monstre à l'intérieur: Elizabeta venait de dévaler les escaliers quatre à quatre. Et elle lui ouvrit la porte.
Son visage exprima toutes sortes d'émotions à la fois. D'abord incrédule, pâlissante, les larmes se mirent ensuite à couleur doucement sur ses joues amaigries, mais finalement, elle choisit de laisser libre cours à sa joie et son rire, ainsi que ses exclamations de bonheur, s'élevèrent bientôt.
Elle rayonnait dans sa robe blanche. Elle étreignait Gilbert si fort… Il se sentait déjà soutenu, au propre comme au figuré.
Il savait que ce ne serait pas facile, mais… Reconstruire sa vie avec Lizzy serait bien plus simple que sans elle.
Lizzy était là. Elle l'avait attendu. Il était de retour.
Tout irait pour le mieux, même si ça prendrait des années.
Je revois et nos nuits et nos joies
Je revois notre vie, notre toit
Je revois nos ennuis et nos droits
Je revis notre lit s'éteindra
Gilbert avait retrouvé son ange gardien.
J'espère que vous avez apprécié, n'hésitez pas à me laisser une review qui me ferait grand plaisir!
Le colonel Von Falk est inspiré du personnage du Lieutenant Bruno Von Falk du roman et du film Suite Française. Je vous recommande vivement les deux : ils sont magnifiques, et le film a l'avantage d'être porté à l'écran par le sublime Matthias Schoenaerts.
Pour les traumatismes de Gilbert, je me suis en partie inspirée du film Les Fragments d'Antonin. Un film dur, mais très beau.
A bientôt j'espère pour un autre OS! N'hésitez pas à me suivre sur Twitter pour rester informés de l'avancement.
