NDA : Au début de l'histoire, je suis approximativement la progression des épisodes donc si vous ne les avez pas encore fait, il risque d'y avoir des spoilers. Par contre je vais m'éloigner pas mal de l'histoire originale alors ne soyez pas surpris (le monde aussi sera parfois un peu différen de celui du jeu).

Je n'ai pas de beta-reader donc excusez les fautes d'orthographe. Il y aura sûrement de la violence (l'action se passe dans la garde d'Eel qui fait office de poste de police géant. Je doute qu'ils fassent régner l'ordre à coup de bisous et de câlins) et des allusions sexuelles plus ou moins explicites (car Nevra fait parti de cette histoire et que Marion est une adolescente à l'esprit parfois mal tourné). Je vous préviendrai s'il y a des scènes qui peuvent choquer.

Sinon mon pseudo sur Eldarya est Mylane si ça vous intéresse, vous pouvez m'envoyer des mp si vous voulez. Quoi qu'il en soit, vos avis m'intéressent alors n'hésitez pas à reviewer! J'accueille toutes critiques du moment qu'elles sont constructives et que vous restez polis.

Disclaimer : Ceci est une fanfiction sur Eldarya par conséquent le monde et les personnages de ce jeu ne sont pas à moi, ils appartiennent à Chinomiko et à son équipe. Je ne touche donc aucun argent en publiant ce texte.

Rating : T


Chapitre 4 : Fuite et rencontres désagréables

Quand je serai rentrée à la maison je ne monterai plus jamais la moindre marche d'escalier de ma vie. Plus jamais ! Je suis sûre que cet escalier géant est un instrument de torture à lui tout seul. Franchement, ils auraient pu mettre des ascenseurs… Mais bon, j'arrive enfin à un palier que je n'avais même pas remarqué lors de ma descente. Je devais vraiment être HS parce que c'est dur de le rater, vu sa taille imposante.

Évidemment, c'est mal éclairé et ça fout un peu les jetons mais qu'est-ce que c'est grand ! Le carrelage froid sur lequel je marche me fait penser aux cases d'un échiquier géant. Je me croirai presque dans le premier tome d'Harry Potter s'il n'y avait pas des massifs de fleurs disséminés un peu partout.

Je m'avance vers l'un d'eux et me penche pour observer une fleur de plus près. On dirait qu'il y a un fruit orangé au milieu d'un bouquet de pétales jaunes, mais ce qui est le plus étrange c'est qu'il dégage une faible lueur blanchâtre. J'ai beau ne pas être une experte en botanique, je suis relativement sûre que cette plante n'existe pas sur Terre. Je m'approche pour sentir son parfum avant de reculer brusquement. Quelle odeur infecte ! Je me pince le nez en affichant une mine dégoûtée et je décide de ne pas m'attarder ici plus longtemps. Et puis c'est pas le moment de s'extasier sur toutes les plantes que je croise, je suis pas une princesse Disney que je sache. Il ne manquerai plus que je parle aux animaux.

Et c'est reparti pour les Escaliers de l'Enfer… Mais étonnamment je tiens un peu mieux le coup qu'à l'aller. Certes je sue comme un goret, je souffle comme un bœuf et j'ai les jambes en compote mais je n'ai pas l'impression que je peux tourner de l'œil à chaque instant et ça, c'est déjà un net progrès. J'essaie de me concentrer sur ma respiration comme me le disait mon prof de sport. J'inspire en gonflant le ventre et en gardant la bouche fermée puis j'expire lentement la bouche ouverte en dégonflant le ventre.

Peu à peu ma respiration revient à la normale et c'est alors que je me rends compte que je suis déjà arrivée au sommet de ces foutus escaliers. Un grand sourire s'étale alors sur mon visage. Enfin ! Je soupire de soulagement avant de me rendre compte que je ne suis pas encore à l'abri, tant que je ne serai pas partie loin de ce bâtiment, ils peuvent encore me retrouver et essayer de me jeter à nouveau en prison. Je m'approche alors avec précaution de l'arche qui donne sur la Grande Salle aux Portes.

Cachée derrière un pilier je jette un coup d'œil pour trouver la sortie. Je la repère assez vite mais elle est gardée… En même temps je ne sais pas à quoi je m'attendais vu que j'ai été jetée en prison juste parce que je me trouvais dans une des salles de ce bâtiment sans autorisation. Je soupire intérieurement et jette un coup d'œil au reste de la salle. D'après ce que je peux voir il y a un étage et seule l'entrée semble gardée. Le plafond est très haut et cette salle est complètement sphérique. Mais c'est quoi ce bâtiment, une ancienne cathédrale reconvertie ?

Je sors de mes réflexions juste à temps pour apercevoir deux hommes se diriger vers les gardes. Le premier est grand, plutôt baraqué et semble avoir des cheveux… blancs ? Mais bon je ne suis plus à ça près. Son teint halé semble faire ressortir les quelques cicatrices que je peux apercevoir sur son corps. D'ailleurs je me sens obligée de rajouter que son corps n'est pas mal du tout et que la vue de dos est particulièrement agréable.

Mais une question me taraude alors que je le regarde avancer. Pourquoi mettre seulement des morceaux d'armure ? Peu importe le nombre de fois où je regarde, il porte toujours des jambières et des bouts d'armure sur l'épaule et l'avant-bras gauche. J'espère que c'est seulement pour le style parce que s'il essaie d'aller sur un champ de bataille comme ça il est mal barré. Il croit vraiment que les ennemis vont taper uniquement sur les bouts d'armure ? Enfin bref, à part ça il est très mignon mais là n'est pas la question, je ne suis pas là pour draguer.

L'autre homme est un peu plus petit que le premier, il a le teint beaucoup plus pâle et ses cheveux noirs cachent un de ses yeux. Il porte aussi de drôles d'habits, un pantalon et un haut noir sur lequel il porte un genre de kimono violet dont il n'a enfilé qu'une seule manche. Ils ont de drôles de façon de s'habiller ici, mais bon chacun est libre de s'habiller comme il veut.

Ils s'arrêtent devant les gardes et jettent un coup d'œil aux alentours. Je me planque aussitôt derrière mon pilier en retenant mon souffle. Je reste comme ça, immobile, jusqu'à ce que j'entende des bruits de pas. J'attends encore quelques secondes avant de regarder ce qu'il se passe le plus discrètement possible. Les deux hommes et les gardes ne sont plus là. C'est ma chance ! J'inspire un bon coup et je me mets à courir comme une malade vers la sortie mais une fois plus près je me rends compte qu'ils sont en train de discuter à quelques mètres seulement de la sortie. Je change aussitôt de direction j'entre dans la première salle qui se trouve à ma portée. Je regarde frénétiquement autour de moi pour vérifier que je suis bien seule avant de soupirer de soulagement et de me laisser glisser contre le mur près de la porte. L'adrénaline commence doucement à redescendre.

Je relève la tête et inspecte l'endroit dans lequel je me trouve. On dirait un genre de cuisine ou de stock de nourriture. Je me lève et fronce les sourcils. La nourriture est préservée dans les compartiments de ce qui ressemble fortement à des ruches. C'est étrange, je n'ai jamais vu des meubles de cette forme. Mais une autre chose me déstabilise, en effet jusqu'alors tous ce que j'ai pu voir semble sorti tout droit d'un roman de fantasy et pourtant la nourriture que je peux voir ici semble presque normale. Je pense que je serais beaucoup moins perturbée si la nourriture avait des yeux, des tentacules ou des trucs de ce genre, ça aurait fait ton sur ton.

D'ailleurs mon ventre me rappelle à coup de gargouillis bruyants que je n'ai rien mangé depuis ce matin et qu'on doit être en plein milieu de l'après midi. J'ai vraiment la dalle et voir toute cette bouffe n'arrange rien, d'ailleurs je me sens loucher sur un jambon suspendu au plafond. Qu'est-ce qu'il a l'air bon ! Mais bon, ça ne sert à rien de lorgner dessus, ça ne va pas combler ma faim. De toute façon c'est pas comme si je peux me servir, je ne suis pas chez moi et ce serait mal élevé de me servir. Et puis je viens juste de m'échapper de prison alors ce serait con d'y retourner pour avoir volé de la nourriture.

Alors que je me retourne pour quitter la pièce la porte s'ouvre sur un homme aux cheveux bleus. Après avoir failli me prendre la porte dans la face je me retrouve nez à nez avec lui et je reste figée. Il faut croire que j'ai vraiment la poisse. Un sourire moqueur s'affiche sur son visage. Je le sens mal, ce mec.

« Qu'avons-nous là ? Mais c'est une voleuse qui essaie de filer en douce ! »

Ça fait moins d'une minute que je l'ai rencontré et j'ai déjà envie de lui mettre mon poing dans la gueule. Mais c'est quoi cette habitude de m'accuser de tout et de n'importe quoi sans aucune preuve ? Non mais ils se prennent pour qui ici ? S'ils croient que je vais me laisser faire ils se fourrent le doigt dans l'œil ! Je fronce les sourcils et je rétorque.

« - Et je peux savoir pourquoi tu me traites de voleuse ? Sur quoi se basent tes accusations ?

- Eh bien il se trouve que du pain et du lait ont été volés, ensuite je ne te connais pas donc tu ne fais pas partie de la garde d'Eel, donc tu n'as rien à faire ici.

- Donc si par, exemple, je me retrouve dans une pièce avec un rideau déchiré tu en concluras automatiquement que c'est de ma faute, si je suis bien ton raisonnement.

- Oui, en résumé c'est ça. Mais assez bavardé, rends ce que tu as volé.

- Mais t'es sourd ou quoi, j'ai rien volé ! J'ai les mains et les poches vides, je sais pas ce qu'il te faut de plus comme preuve !

- Tu les as peut-être déjà mangés.

- Traite-moi de morfale pendant que tu y es ! Et puis tu n'as qu'à vérifier que j'ai aucun reste de nourriture dans la bouche. Par contre je te préviens, je me suis pas lavé les dents depuis ce matin alors mon haleine ne doit pas sentir la menthe poivrée »

Il hausse un sourcil alors que j'ouvre grand la bouche. Je n'ai rien à cacher après tout et je n'ai certainement rien à perdre. Il hausse les épaules et se penche pour vérifier. C'est à cet instant précis qu'un groupe de personnes mené par la femme-renard déboule dans la pièce.

« Ezarel je te cherchais, c'est urg... »

Sa voix s'éteint peu à peu alors qu'elle s'arrête pour nous dévisager. En même temps il faut dire que l'homme aux cheveux bleus -Ezarel- est en train d'inspecter ma bouche et que ça ne doit pas être ce qu'elle s'attendait à voir en entrant dans cette pièce, surtout qu'elle m'a fait jeter en prison comme une mal propre il y a quelques heures à peine. Je profite de leur ébahissement pour fermer la bouche et me donner une contenance en me raclant la gorge. Je pince les lèvres et me tourne vers les nouveaux arrivants comme si de rien n'était. Ils vont peut-être croire que tout ça est le fruit de leur imagination ? Malheureusement c'est peu probable…

Enfin bref, je remarque que les deux hommes de tout à l'heure sont là et qu'ils ont ramené un homme licorne à lunette avec eux. Au point où j'en suis plus rien ne me surprend… Il n'empêche que sa corne est vraiment magnifique, elle est d'un blanc nacré avec des lignes turquoises. Alors que je commence sérieusement à loucher sur sa corne, la femme-renard semble enfin se réveiller.

« C'est pas vrai, encore toi ?! »

Comme c'est étrange, elle n'a pas l'air d'être ravie de me voir. Mais bon, j'ai un sacré avantage sur tout à l'heure, vu que la plupart des meubles de cette pièce sont en bois elle ne peut pas essayer de me carboniser à coup de flamme bleue si elle veut pas faire cramer la cuisine. A côté d'elle l'homme-licorne me regarde d'un air paumé et bégaie un timide « M-Mais enfin qu'est-ce qui se passe ici ? ». La femme-renard croise les bras et me regarde d'un air mauvais.

« - Cette fille s'était introduite dans la salle du cristal, et maintenant la voilà à voler de la nourriture !

- N'importe quoi, je n'ai rien volé ! Vous avez qu'à demander à votre collège, il a déjà vérifié ! Je n'ai rien fait de mal, c'est vous qui m'accusez d'être la cause de tous vos problèmes !

- Quand je suis arrivé, elle s'apprêtait à partir, et elle n'avait rien sur elle... Elle n'a rien mangé non plus et elle a très mauvaise haleine d'ailleurs.

- Eh, je t'ai prévenu que je ne me suis pas lavé les dents depuis ce matin ! Et en effet, je n'ai rien volé alors laissez-moi tranquille, tout ce que je veux c'est rentrer chez moi.

- Je le savais ! C'est elle qui a volé le pain et le lait qu'il nous manque !

- Non mais t'es bouchée ?! Je te signale qu'on vient de te dire que non ! Si tu crois que je vais me laisser impressionner par tes flammèches bleues tu te fous le doigt dans l'œil ma vieille. Je ne me suis jamais laissée marcher sur les pieds et ça va pas commencer aujourd'hui ! »

Non mais elle commence à me chauffer l'hystéro ! Elle se prend pour qui ? J'vais lui faire bouffer ses oreilles et on verra bien si elle fait toujours sa maligne ! Alors que je commence sérieusement à m'énerver, l'homme aux cheveux noirs s'avance et ajoute tranquillement :

« - Euh… ça en fait c'est un petit du refuge qui s'est servi. Je l'ai déjà sermonné, je venais justement te prévenir.

- Humpf...

- T'excuses surtout pas, on risquerait de croire que t'es polie ! Non mais franchement, elles te servent à quoi tes deux paires d'oreilles ? C'est ce que je te dis depuis le début je te signale ! »

C'est à cet instant que le grand gaillard à la chevelure blanche de toute à l'heure décide de ramener sa fraise. Et malheureusement il n'a pas l'air d'être de mon côté. Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à essayer de me foutre en prison sans raison, je ne leur ai rien fait que je sache !

« - Cependant la salle d'alchimie, elle, a été cambriolée. Il manque une larme de dragon.

- Vous voyez ! Toi ! Rends-nous cette larme tout de suite !

- Mais puisque je vous dis que j'ai rien volé ! Vous êtes vraiment bouchés ma parole !

- Tu as peut-être prouvé que tu n'as pas volé la nourriture mais ça ne veut pas dire que tu n'as rien volé d'autre. »

Il commence vraiment à me taper sur le système le schtroumpf moqueur ! D'un pas décidé je m'avance vers la table et vide toutes mes poches avant qu'ils n'aient eu le temps d'amorcer le moindre mouvement. Franchement, qu'est-ce qu'il faut pas faire !

« - Voilà, vous voyez que je l'ai pas votre bidule d'alchimie ! Et vous avez sûrement vu que je ne cache rien non plus dans ma sacoche.

- En fait non.

- Comment ça non ? Vous voulez dire que vous me l'avez prise avant de me foutre en taule et que vous l'avez laissé pourrir dans un coin sans vous en occuper ? Vous êtes gonflés dis donc ! Puisque c'est comme ça vous n'avez qu'à demander à Monsieur Muscle de l'apporter et de la vider ici comme ça vous verrez que je ne suis pas une voleuse et je pourrai récupérer ma sacoche. »

La femme-renard me lance un regard suspicieux avant de faire un signe de tête à l'homme-phacochère qui sort de la pièce. Je croise les bras et les regarde droit dans les yeux, pas question de me laisser impressionner. Ils me regardent tous en chien de faïence alors que le grand costaud en semi-armure se poste près de la porte et que l'homme aux cheveux noirs se place à côté de moi. Je lève les yeux au ciel. Non mais franchement, ils croient que je vais faire quoi, un attentat ? Alors que je commence à taper du pied Musclor revient avec ma sacoche. Une fois devant la table il l'ouvre sans aucune délicatesse et vide son contenu sur la table.

« - Vous voyez bien que je l'ai pas votre truc ! Alors maintenant qu'on a bien établi le fait que je suis innocente j'aimerai bien que vous me renvoyez chez moi. C'est pas que ça me fait chier d'être ici avec vous mais en fait si, c'est carrément ça. En plus mon père doit se demander où je suis passée.

- Comment ça te renvoyer chez toi ? Tu viens d'où exactement ?

- Pas d'ici en tout cas. C'est assez rare de rencontrer des gens avec des oreilles et une queue d'animal sur Terre.

- Sur Terre ?! Tu es une humaine ! »

Ils me regardent tous avec des yeux ronds. Sérieux, ils pensaient que j'étais quoi, un chou fleur ? Je lève les sourcils et les fixe avec mon air le plus désabusé. J'attends patiemment qu'ils arrêtent de me regarder avec des yeux de merlan frit en jouant avec le bout de mon écharpe et en balançant mes chaussures d'avant en arrière. Il faut d'ailleurs que je les remette vu que je me suis déjà faite grillée. J'enfile mes baskets et que je finis de lacer mes lacets. Je me relève calmement et range mes affaires dans mes poches et dans ma sacoche avant de mettre celle-ci à mon épaule. Autant rentabiliser mon temps. Alors que je suis à deux doigts de commencer à compter le nombre de bougies accrochées aux lustres je remarque qu'ils semblent avoir récupéré de leur choc et qu'ils ne me regardent plus d'un air méfiant. Non, c'est pire, maintenant je peux clairement lire de l'animosité dans leurs regards. Seuls l'homme-licorne, l'homme-phacochère et l'homme aux cheveux blancs ne semblent pas avoir changé de comportement.

« - Et comment tu es arrivée dans la salle du cristal si tu es aussi innocente que tu prétends l'être ?

- Eh bien j'allais chez mon père et sur le chemin j'ai remarqué un drôle de cercle de champignon. J'ai trouvé ça bizarre mais bon, je suis pas vraiment du genre à m'extasier sur quelques champignons, surtout que j'aime pas ça, du coup je l'ai traversé. C'est là que ça a commencé à tourner au vinaigre. Il y a eu une lumière blanche, du genre aveuglante, ensuite je me suis retrouvée dans votre "salle du cristal", vous êtes arrivés et vous m'avez foutue en prison sans raison. D'ailleurs vous devriez penser à mettre des ascenseurs parce que franchement il y a beaucoup trop d'escaliers ici.

- C'était sûrement un cercle de sorcière. Attends… Tu es apparue directement dans la salle du cristal ?

- Oui, c'est exactement ce que je viens de dire. Bravo, ton ouïe n'est pas aussi déficiente que je ne pensais.

- M-Mais c'est impossible, cette salle est protégée !

- Je n'ai pas l'impression qu'elle mente pourtant. »

En voilà enfin un qui est de mon côté ! L'homme en semi-kimono violet me semble tout à coup beaucoup plus sympathique. Je regarde les autres et je soupire, exaspérée.

« - Bon, maintenant que vous savez que je ne suis pas de chez vous ce serai bien de me renvoyer sur Terre.

- Malheureusement ça aussi c'est impossible. Les cercles de sorcière ne fonctionnent que dans un sens.

- Comment ça ?! Si vous savez ce que c'est, c'est que vous les avez étudiés, ces "cercles de sorcière" ! Vous êtes quand même pas en train de me dire que je suis coincée ici !

- Pff… On va trouver un moyen d'y remédier, ce n'est pas la peine de faire cette tête. Remettez-la dans sa cellule, on ira la chercher lorsqu'on sera en mesure de la renvoyer dans son monde. »

Ils sont pas sérieux j'espère ? Ils comptent me faire redescendre ces foutus Escaliers du Démon et me jeter en prison à nouveau ?! Je veux bien admettre qu'il existe de vrais gros connards, j'en ai déjà croisé, mais à ce point jamais ! On parle quand même de foutre en taule quelqu'un dont l'innocence à déjà été prouvé et qui a déjà été enfermé sans raison valable. Je suis à peu près sûre que c'est un crime !

« - QUOI ?! Pas question ! Si je me suis échappée c''est pas pour retourner pourrir là-bas !

- D'ailleurs comment es-tu sortie ? Tu dis n'être qu'une simple humaine mais tu as quand même réussi à ouvrir la porte de ta cellule.

- Je n'ai rien fait de spécial, on m'a ouvert la porte.

- Comment ça ? QUI ?

- Eh, du calme ! C'était un homme avec un genre de masque de dragon noir et rouge.

- C'est pas vrai… On perd notre temps avec elle alors qu'il s'est encore invité ici… Jamon, viens avec moi, on va fouiller les lieux. Et elle, en prison ! »

Apparemment ils semblent vraiment décidés à me faire moisir en prison mais ça ne se passera pas comme ça ! Je vais leur montrer qu'on ne se fout pas de ma gueule ! Comme on dit aux grands maux les grands moyens. De toute façon je n'ai pas vraiment le choix. Je prends une grande inspiration et me prépare mentalement. C'est parti pour le plan C.


Hello tout le monde ! Comme je l'avais promis à Aui-Ayone ce chapitre est plus long que les précédents. Je viens de commencer à écrire le chapitre 5 et sachez que c'est à partir de ce chapitre que l'histoire commence à s'éloigner de celle du jeu. Sinon j'ai eu mon bac avec mention et j'ai eu 19 ans aujourd'hui ! (je ne sais pas si ça vous intéresse, c'est ma vie après tout, mais je suis trop fière alors voilà) N'hésitez pas à reviewer, ça me fait toujours très plaisir et ça me motive à écrire plus vite !

Larg : Merci de ta review, elle m'a fait super plaisir ! On est pas au bout de nos peines avec Marion ! Je te comprends, moi aussi je passe beaucoup trop de temps sur le net.