Ewige Blumen.
Pensée sous la cendre.
Auteur : Angelscythe
Genre : Romance, shonen-ai, prostitution, hurt, confort.
Couple : MattXOC
Disclaimers : Mis à part Vick, Nicolas, Mattea, Anastasia et Dimitri, tous les personnages appartiennent à Takeshi Obata et Tsugumi Obha.
Chapitre 3 : Evasion.
-Roger, Roger, pitié, venez me chercher. Emmenez-nous en Angleterre, vous saurez tout, et je ne vous confierais pas Mail avant ses cinq ans. Mais je vous en supplie, par dieu lui-même. Sauvez-nous.
- Je venais justement vous voir, je suis dans un hôtel à Moscou. Informa Roger avant de donner ses coordonnées.
Anastasia se mit à pleurer en raccrochant. Elle sera le petit bout endormi dans ses bras. Elle jeta des regards autour d'elle et attrapa une valise avant de courir jusqu'à l'hôtel que lui avait désigné le vieil homme. Elle se dépêcha, ne s'arrêtant pas même si ses pieds lui faisaient mal. Même si elle n'en pouvait plus de courir et qu'elle avait l'impression de ne plus pouvoir respiré.
Lorsqu'elle arriva, elle posa Mail sur le lit de Roger. Elle s'assit à côté de lui et Roger lui demanda ce qu'il se passait. La jeune rousse renifla et elle raconta l'histoire.
Flash Back.
Il faisait encore froid, les degrés frôlant les moins quinze minimum. Il n'y avait pas de chauffage dans la maison, si ce n'était dans la chambre de Nicolas. Il pensait être le seul à avoir droit au chauffage.
Anastasia réchauffait Mail de son corps et lui laissait l'eau chaude. Elle s'en occupait comme une mère aurait fait, avec tout l'amour possible, lui offrant tout ce qu'elle aurait put prendre pour sauver ce petit bout. C'est ce que sa mère aurait voulu, elle le savait bien.
La seule chose qu'elle pouvait encore faire c'était bien ça, protéger ce petit comme elle le pouvait, usant de tous les moyens…acceptant même d'aller voir son père dans sa chambre. Elle revenait toujours en larme, mais avec de la nourriture.
Car Nicolas, dans sa folie, avait monté le frigo dans sa chambre. Il lui arrivait de descendre. Généralement il attrapait Anastasia et la traînait dans sa chambre, il y avait le plus grand calme dans la maison pendant ce moment.
Le souffle de Mail semblait se couper, comme-ci il savait ce qui pouvait bien se passer sous le couvert de cette chambre.
Le jour des dix-huit ans d'Anastasia, fou de colère, Nicolas descendit dans le salon. Il attrapa le petit Mail par la main, il le força à se lever. Il tira très fort sur son poignet et il le lança contre le mur. Il serra les poings.
-Toi, monstre ! Comment peux-tu être en vie ! Après tout ce que j'ai fait pour que tu meures ! Comment peux-tu encore être en vie ! Tu l'as tué ! Tu l'as tué Mail ! Tu as tué ta mère.
Le petit roux eut un choc. Il savait ce qu'était la mort, on lui avait expliqué. Il savait ce que c'était que tué. Mais…il avait tué sa mère ? Du haut de ses trois ans, il, avait peur de comprendre ce que cela impliquait. Les larmes montèrent à ses yeux.
-Arrête de geindre, monstre ! Cria Nicolas avant de le frapper.
Sous les coups qui se faisaient sans cesse, le petit corps de Mail ne tarda à tomber au sol, recroquevillé sur lui-même.
-Je veux que tu crèves ! Cria le brun en lui donnant des coups toujours plus violent.
Mail gémit sur le sol, suppliant son père pour que ça s'arrête. Subitement les coups s'arrêtèrent. Il releva piteusement son regard. Qu'est-ce que c'était ce liquide chaud qu'il sentait le long de sa joue et de ses bras.
Il baissa les yeux, un liquide rouge, qu'est-ce que c'était ? Il sentit qu'on le soulevait. Il reconnut l'étreinte des bras de sa sœur.
-Maman… Murmura-t-il.
- Monstre ! Tu oses appeler ta mère alors que c'est toi qui l'a tué ! Si tu n'étais jamais venu au monde, elle serait encore en vie. Tu devrais crever, une fois pour toute ! Anastasia lâche-le que je l'abatte.
- Non ! Il vivra, et il ne deviendra pas comme toi comparé à ce que les gens diront.
La jeune femme faisait allusion à cette « règle » qui semblait irréfutable où on disait que les enfants battus reproduisaient fatalement les coups qu'ils avaient reçus. Mail, elle le sauverait pour qu'il puisse vivre heureux quand il serait adulte, qu'il ait une femme qu'il aime et des enfants qu'il aimerait tout autant.
Oui, elle refusait qu'il subisse toute sa vie les erreurs de son père. Ce père qu'elle avait connu si aimant qui frappait tout les jours un pauvre enfant qui n'avait rien fait.
-Maman doit te haïr de là où elle est ! Siffla la rousse avant d'envoyer la valise qu'elle avait à la main dans le visage de son père et de s'enfuir en courant lui de cette maison.
Elle courra dans les rues le plus vite qu'elle pouvait. S'il la rattrapait elle avait la conviction qu'il la tuerait.
Elle arriva près d'un téléphone et elle le décrocha, glissant le peu d'argent qu'elle avait sur elle. Elle l'utilisa pour appeler Roger.
Fin Flash Back.
Deux ans plus tard.
Roger avait emmené Mail et sa sœur en Angleterre, la jeune femme avait logé chez une jeune femme que Roger connaissait bien et où il lui avait dit d'aller. Mais c'était à elle de payer la nourriture qu'elle userait pour elle et Mail et une part du loyer. Elle se privait donc de tout pour que son frère puisse vivre à son aise.
Elle vivait malgré tout toujours dans la crainte qu'un jour son père les retrouves et les tuent définitivement, elle savait bien qu'elle ne ferait pas long feu dans ce cas. Elle était même prête à tuer cet homme s'il s'approchait de son frère. Elle cachait toujours un couteau de cuisine sous son oreiller quand Mail dormait paisiblement à côté d'elle, dans le même lit.
Mail était devant les portes de la Wammy's House, il tenait la main Anastasia. Elle était squelettique, elle avait des larmes dans les yeux. Mais ils étaient là, devant l'orphelinat où elle allait laisser son frère pour leur bien à tout les deux. Elle ne pouvait le nourrir décemment mais ici il serait bien traité.
Elle avait tout fait pour que son frère soit bien intégré dans une école pour surdoué. Elle lui avait déjà appris à lire et à écrire. Il savait écrire en imprimé et lire quelques phrases à voix haute avec difficulté. Elle demandait à voir si d'autre enfant étaient capable de faire ça ! Elle lui avait même appris l'anglais, puisqu'on était en Angleterre et il se débrouillait bien, parlant presqu'aussi bien le russe que l'anglais.
Roger posa sa main sur son épaule. Il lui sourit doucement. Il la serra contre lui avant de dire :
-Tu le sais non ?
- Je suis une femme, je suis forte ! Oui. Merci de vous occupez de Mail, il vivra bien avec vous.
Roger hocha la tête puis tourna la tête vers Mail qui tremblait de tout son être.
-N'aie pas peur, tu auras très souvent des nouvelles de ta sœur. Assura le vieil homme.
Le gamin hocha lentement la tête.
-Ici, nous ne disons pas notre vrai nom. Dans la Wammy's House, Mail Jeevas n'existe plus…il faudra que tu te trouves un nouveau nom, une nouvelle identité.
Mail baissa la tête sur la gourmette à son poignet. Il leva la tête vers sa sœur qui le regardait en se mordillant la lèvre.
-Maman s'appelait Mattea, non ?
- Oui, Mattea Adomovitch Jeevas. La plus belle femme que je n'aie jamais connue et tu lui ressembles, tu seras comme elle. Aussi fort et aussi beau qu'elle l'était. Assura-t-elle d'une voix emplie d'émotion.
- Alors je m'appellerais Matt ! Annonça le roux au vieil homme.
Ce dernier lui tendit la main et le tout récemment nommé Matt lui pris la main. Il tourna ensuite la tête vers sa sœur.
-Tu me le diras un jour ?
- Quoi ?
- Ce que faisait papa…
Anastasia hocha la tête et Roger l'emmena à l'intérieur de l'orphelinat. Mail pria pour revoir un jour sa sœur à défaut d'avoir oublié qu'il avait un frère.
