Bonsoir ! Voilà la suite de ma petite histoire. Oui après tout ce temps ! Je ne suis pas très ponctuelle... En fait j'ai le début et la fin de l'histoire (bah c'est ce qu'il faut, normal quoi !) mais je ne sais pas trop comment connecter les deux parties et je galère un peu.
Voici donc un chapitre court et qui ne me satisfait pas entièrement mais bon voilà je vous le livre tel quel, quitte à me faire huer.
Je tiens d'ailleurs à remercier chaleureusement Nani et Kyu-nya, merci vos rewiews m'ont fait très plaisir !
Disclaimer : en dehors de Mila, les persos appartiennent à Hoshino.
J'avais eu besoin d'espace. Espace que je n'avais pas beaucoup eu dans ma vie d'esclave, espace pour réfléchir surtout à ce que je venais de vivre.
J'avais donc trouvé une immense salle vide qui s'avéra être, après inspection, une salle d'entraînement : mannequins de bois ou de métal, aire sablée pour des combats…
Je m'étais adossée à un pilier et je tressais lentement les lanières de cuir que j'avais dans les mains. Je grimaçais. La section scientifique avait avoué ignorer la manière de fabriquer un fouet… quoique Wenham semblait mieux s'y connaître que les autres, car il était Australien. Quand je leur avais déclaré que je savais le faire pour peu que l'on me fournisse les matériaux, ils avaient paru soulagés. En revanche j'ignorais encore comment Komui allait s'y prendre pour y intégrer mon Innocence…
En parlant d'Innocence, je repensais à ce qu'il s'était déroulé quelques jours plus tôt alors que le Grand Intendant me menait voir Hevlaska.
Apparemment, celui qui nous avait interrompus, un certain Maréchal Cross à ce qu'il paraît, devait rendre des Innocences à l'immense créature blanche qui habitait dans les tréfonds de la Congrégation. A peine était-il monté sur la plate forme qu'il m'avait littéralement déshabillée du regard avec un sourire carnassier sur ses lèvres. Ca ne m'avait fait ni chaud ni froid mais Komui s'était offusqué de ce comportement, à croire que c'était indécent. Je soupirais : bien sûr que c'était indécent ! Mais je devais être trop habituée à ce que l'on me jauge de cette manière.
Le maréchal n'avait rien répondu au grand Intendant mais il avait sorti d'une de ses poches un drôle de petit cube vert entouré d'engrenages, avant de me le fourrer dans les mains sans demander l'avis de personne (ça faisait des décennies qu'on ne m'avait plus demandé le mien alors ce n'était pas moi la plus froissée dans l'histoire^^). Et c'est à ce moment là que j'avais moins aimé : le cube avait scintillé fortement et, comme s'il avait été doué d'une vie propre, il s'était allongé dans ma main pour évoquer la forme d'un fouet, juste avant de reprendre son aspect initial de cube "innocent".
Dans la foulée, cet homme aux cheveux de sang s'était proclamé mon Maître, ce qui avait grandement énervé Komui qui avait pensé me confier à quelqu'un d'autre. Pour moi le résultat aurait été le même, alors je n'avais rien dit. De toutes manières, j'avais pour principe de ne rien dire sans y être expressément invitée.
Après un débat inutile entre le brun et le flamboyant, Komui avait abandonné face à la résolution de son interlocuteur et nous avions repris notre descente.
En bas j'y rencontrais la fameuse Hevlaska. A ce qu'on m'en a dit elle avait été humaine. Difficile à croire. A part peut être le bas de son visage qui évoquait une femme, le reste de son corps était définitivement non humain. Je n'avais pas trop apprécié d'ailleurs le contact éthéré de ses tentacules et la petite séance de lévitation qu'elle m'offrit pour calculer ma synchronisation avec l'Innocence. 79% avait été son dernier mot. Pour ma part j'avais pensé que c'était correct pour quelqu'un qui venait de rencontrer son Innocence quelques minutes auparavant.
Après cela j'avais demandé à Komui plus d'informations concernant ce cube mais aussi sur le Comte et ses Akumas. Il avait paru surpris de ma question mais y avait répondu de bonne grâce dans son bureau (qui s'apparentait –soit dit en passant- à un capharnaüm gigantesque) en compagnie du maréchal qui n'écoutait pas, se contentant de fumer distraitement, et de ses deux gardes du corps.
A la fin de la journée je repassais à l'infirmerie pour m'acquitter de ma promesse à l'infirmière en chef qui vérifia mes bandages, accompagnée de mon nouveau Maître, qui s'était débarrassé des deux individus qui le suivaient dans le bureau du Grand Intendant, grâce à un coup de téléphone de ce dernier à l'Administration Centrale. Finalement on m'assigna une chambre parmi la ribambelle de la citadelle (oh ! une rime) et j'allais dîner. Cross, entre temps, avait disparu je ne savais où.
Je dois avouer que c'était la première fois qu'on me laissait libre de mes choix et ça m'avait un peu gênée. En fait je m'étais trouvé désemparée devant la foule présente dans le réfectoire et, si le jeune Walker n'était pas venu pour m'inviter à sa table et celle de ses amis, je crois que j'aurais tourné les talons aussi sec. J'avais été stupéfaite devant la montagne de nourriture que le jeune homme avait ingurgitée, suivi de peu par celui qui était assigné à sa surveillance, un certain Link. Pour ma part je m'étais contenté d'un repas plus frugal, comme Lenalee, la demoiselle qui avait pansé mes blessures la première fois. Elle était du genre réservée mais souriante, quoiqu'elle m'ait regardée avec un drôle d'air, probablement dû aux quelques paroles acerbes que je lui avais données. Je ne m'étais pas attardée, surtout après l'arrivée de Lavi qui avait bruyamment accaparé la conversation et je suis retournée dans ma chambre pour me coucher, l'esprit en pleine ébullition.
J'avais fermé les yeux en m'adossant plus confortablement contre ma colonne, mes doigts n'ayant pas besoin que je vois pour effectuer leur travail : j'avais déjà tressé un certain nombre de fouets, aussi bien destinés à moi-même qu'à d'autres esclaves infortunés. Je re-grimaçais. Pourquoi parmi toutes les formes possibles, l'Innocence avait choisie celle que je haïssais le plus ? Surtout que je ne savais absolument pas manier cet objet vu que j'étais celle à qui était destinée les coups… En revanche je connaissais parfaitement les dégâts que cet instrument pouvait infliger, en témoignent les plaies en cours de cicatrisation dans mon dos.
J'en étais là de ma réflexion quand j'entendis quelqu'un entrer dans la salle. Quelqu'un de visiblement déterminé et qui semblait à la fois surpris et mécontent de me trouver ici. J'ouvris les yeux pour détailler le nouvel arrivant. La vingtaine, asiatique. De longs cheveux noirs aux reflets bleutés attachés en une queue haute, un sabre à la main et une tenue composée d'un tee shirt sans manche et d'un pantacourt noir. Comme son regard d'ailleurs.
Je ne l'avais encore jamais vu, enfin pas depuis que je m'étais réveillée, mais je me doutais que je n'étais clairement pas la bienvenue pour lui. Mon premier élan avait été de baisser les yeux et de vouloir partir, statut d'esclave oblige. Mais finalement je me réinstallais contre le pilier en pensant "Dommage pour toi, mais j'étais là la première". Après tout j'étais désormais une exorciste et en tant que telle je pouvais me permettre quelques effronteries. Il lâcha un "Tch" sonore et se mit à faire quelques exercices d'assouplissement en m'ignorant complètement.
Je ne tardais pas à faire de même, refermant les yeux et continuant mon travail de tressage. Dans l'heure qui suivit, j'avais terminé mon fouet et je l'enroulais rapidement sur lui-même avant de regagner ma chambre, laissant l'autre continuer seul ses exercices au sabre.
Voilà petit chapitre trois pour ancrer Mila dans le monde des exorcistes...
Rewiews, please ?
