Epilogue

Edward Elric tenta de se retourner. Peine perdue, ses côtes lui faisaient trop mal.

-Bonjour ! Alors, comment ça va, aujourd'hui ? s'exclama l'infirmière blonde qui venait d'entrer dans sa chambre d'hôpital.

-Bof. Vous êtes sûre que je ne peux pas rentrer chez moi, dites ? Je m'ennuierais toujours moins qu'ici…

L'aide soignante eut un petit sourire sarcastique. Elle se pencha en avant, montrant son généreux décolleté, faisant rougir le petit blond.

-Eh non, le nabot, le doc a dit que tu devais rester au moins deux jours, encore.

-Mais…

L'Alchimiste s'interrompit net.

-Nabot ? Doc ?

-Eh ben, purée, t'en as mis, du temps, pour percuter !

Il y eut un flash lumineux et l'infirmière laissa la place à un jeune garçon vêtu de noir.

-Envy ! Ne me fais pas ce genre de blague alors que je suis à l'hosto !

-Bah, comment tu veux que j'entre, alors ? Il n'y a que les médecins et les infirmières qui peuvent entrer. Les militaires ont peur des représailles, alors, ils gardent la porte. J'ai même du prendre un de ces pots de chambre dégoûtants pour venir te voir, hier ! La honte, si on me surprenait !

-QUOI ? C'était toi ?! T'es dingue, ou quoi ?

-Pour ça, oui. En plus, comme t'étais encore à moitié évanoui, tu m'as fais pipi dessus !

-J'ai fais ça, moi ?! Désolé ! Mais c'est bien fait pour toi, tiens.

(C'est toujours un plaisir de ridiculiser Envy !)

-C'était une blague. Mais si c'est comme ça que tu me remercies de venir tous les jours, d'affronter le danger et de mettre une minijupe pour te voir…

-Boarf, t'as l'habitude des jupes, non ? Et c'est pour ça que c'était bizarre.

-De quoi ?

-Il n'y a qu'une infirmière ici qui met des minijupes.

-Merde. C'était si flagrant que ça ?

-Quand-même, oui. Sinon, ça a été, avec les trafiquants ?

-Ouais. J'ai appelé la caserne en prenant ta voix et je leur ai dit de venir te chercher en indiquant l'adresse, puis j'ai fais genre je m'évanouis au téléphone. J'ai mis le cornet dans ta main (il y avait un téléphone dans l'entrepôt) et j'ai détaché ton autre main. Comme ça, personne ne m'a vu et tout le monde croit que tu es un héros. Je me suis aussi arrangé pour que les gangsters ne parlent pas de moi aux militaires. Je me suis caché pendant qu'ils t'emmenaient.

-Tu as fais du bon boulot, souffla Edward, impressionné.

-Je sais, dit Envy d'un air satisfait. Mais au fait, comment tu t'en es sorti, pendant que je me battais pour te sauver la vie ?

-Quand j'ai dégagé mon bras, il a eu peur et a tiré. Heureusement, j'avais eu le temps de mettre mon automail sur ma tempe pour la protéger, comme tu me l'as conseillé. La balle a ricoché dessus et s'est plantée dans son artère fémorale, c'est pour ça qu'il a crié et qu'il y avait tellement de sang par terre. Je crois qu'il est mort sur le coup, ou qu'il s'est évanoui à cause de la perte de sang. C'est pour ça qu'il n'a pas pu re-tirer sur moi. Et j'en suis content, parce que mes côtes ont aussi bougé brusquement et comme elles étaient cassées, je suis tombé dans les vappes.

-Pfiouh. Tant mieux, j'ai eu la peur de ma vie, soupira Envy

-Viendrais-tu d'admettre que tu as eu peur pour moi ? ironisa Edward.

-Pas du tout ! C'est pour mon boulot que j'ai eu peur ! Si tu meurs, qui va m'héberger ?

-Tu pourrais aussi t'acheter un appartement.

-Peuh ! Et avec quel argent ?

-Bonne question. T'as qu'à travailler.

Un ange habillé en noir passa en grimaçant.

-Sinon, merci de m'avoir sauvé, sans toi, j'étais mort.

-Bien sûr que tu étais mort, idiot de nabot !

-Qui tu traites de nabot ?

-Hé hé !

-Il y a une semaine, ce fameux jour, tu as été dans l'entrepôt et tu as fais fuir les trafiquants pour sauver ces gens, mais pourquoi ?

-Bah en fait, j'étais venu pour t'attendre, parce que j'étais au courant que tu allais venir.

-Comment ?

-A ton avis, qui a demandé à Mustang de te donner cette mission ?

-Ah…Je croyais qu'ils faisaient attention, maintenant…

-Eh ben non, pas assez. J'ai donc fait leur fête à nos amis et je les ai faits partir. J'étais pas au courant qu'ils avaient des prisonniers. Je ne savais pas quoi en faire, donc, je les ai laissés là. J'ai fait le mort pour que tu t'en occupes et je t'ai assommé. Comme ça, j'évite de passer pour ce que je ne suis pas.

-Quoi ?

-Un héros.

-Mais tu en est un, tu m'as sauvé la vie.

-Je préfère ne pas y penser. Pour finir, tu ne m'as pas donné ta réponse. Tu m'acceptes comme allié ?

Ed secoua la tête.

-Non.

-Quoi ?! Mais…

Ed fit signe à Envy de se taire. Le regard doré plongea dans les yeux violets.

-T'es bête ou quoi ? On n'est pas alliés, on est amis !

L'Homonculus resta interdit.

-…A…mis ?

-Oui !

Envy se tourna vers la fenêtre pour cacher son grand sourire.

Il n'y avait pas un nuage dans le ciel, ce matin-là. La journée promettait d'être magnifique.

FIN