Noises

Rating : K+

Disclaimer : Toujours rien…

C'était lui qui avait créé ça. D'une certaine façon, il n'avait pas le droit de se plaindre. C'était de sa faute. Entièrement de sa faute. Il avait décidé de tout façonner ainsi, juste pour défier Arthur. Et voila où il en était.

Il pressa un peu plus fermement ses mains contre ses oreilles, espérant étouffer les bruits qui lui perçaient les tympans et agressaient ses sens un peu plus à chaque seconde qui passait. Dieu, il aurait tout donné pour avoir un peu de silence. Mais il n'était qu'une nation bruyante. Et le pire, c'était que c'était ce qu'il avait toujours voulu. Se démarquer, bien faire comprendre à tout le monde qu'il n'était pas comme Angleterre. Et on pouvait dire qu'il avait réussit. Mais maintenant il se sentait seul. Plus seul qu'il ne l'avait jamais été. Et toujours ce putain de bruit assourdissant. Parfois il avait juste envie de hurler, de fracasser tout ce qui se trouvait autour de lui juste pour voir s'il n'y avait pas un genre d'émetteur quelque part qui pourra faire cesser ce vacarme. Mais il n'en faisait rien, parce qu'il savait que c'était ridicule, et ce n'était pas digne d'un héro. Quoi que, s'enfermer dans sa chambre comme il était en train de le faire n'était peut-être pas plus glorieux.

Il ne comprenait même pas pourquoi il se plaignait. Il avait tout ce qu'il voulait : une putain d'indépendance pour laquelle il s'était battue, de la puissance à n'en plus savoir quoi faire, de l'argent… C'était tout ce dont il pouvait rêver. Mais visiblement ce n'était toujours pas assez. Ce n'était jamais assez. Il ne savait pas s'il regrettait de s'être détaché d'Arthur. Pour la nation en elle-même, bien sûr que c'était mieux. Mais pour lui, en tant qu'individu –individu qu'il n'était même pas, de surcroit- il en doutait. Parfois, les sourires fiers d'Arthur lui manquaient. Souvent en fait. Mais il était hors de question qu'il retourne vers le blond en rampant. Jamais de la vie. Et de toute façon, rien ne garantissait que l'anglais le pardonnerait –d'une faute qu'Alfred n'était pas sûr de bien identifier. Il n'avait aucune raison de le faire.

Alfred comprenait.

Aurait aimé comprendre.

Essayait de le faire.

Echouait.

Pour changer…

Il s'en voulait démesurément, mais il n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Il en avait marre de toujours devoir souffrir sans comprendre pourquoi, comme s'il était encore un gamin immature qui n'arrive pas à se comprendre. Ce n'était pas le cas. Bordel, il aurait tout donné pour que ce soit vrai… !

Et ce putain de bruit qui ne s'arrêtait pas… Qui ne s'arrêterait certainement jamais. Pourquoi l'aurait-il fait de toute manière ? Il en était à l'origine, c'était sa faute, il n'avait plus qu'à assumer sa putain de connerie. Parfois il aurait préféré qu'Arthur l'empêche de prendre son indépendance. Ou pas de cette façon. Qu'il l'aide. Mais il avait fait le con, pour changer.

Et ce putain de bruits…