Disclaimer : les persos sont à JK Rowling bien sûr. ^^
Couple : Harry, Lucius, Severus et... ah non, c'est tout. =D
Résumé : Nos trois compères vivent ensemble au manoir Malfoy, et un jour, un petit bout de chou va tout bouleverser...
Petit post it : Bon voilà ! J'ai craqué, j'avais autant envie que vous de mettre un épilogue à cette mini fic. Mais alors je vous préviens, c'est un épilogue à la JK Rowling, c'est à dire que la moitié d'entre vous va être contente, et l'autre moitié va me conspuer. Je suis prête pou les tomates, j'ai pris mon parapluie. =D
Bonne lecture !
Epilogue : Affection et déclaration.
- Ne vous inquiétez pas, je vais prendre soin d'elle, rassura Harry en raffermissant sa prise autour du petit corps de Rose.
Cinq années étaient passées et la jeune fille ressemblait de plus en plus à sa maman, conservant malgré tout les tâches de rousseur de son papa.
- On va faire le sapin de Noël, hein Ry ? lança-t-elle en entourant de ses bras le cou de son parrain.
Ron poussa un profond soupir et finit par acquiescer.
- Ok, je sais qu'on peut te faire confiance Harry, lança-t-il à son ami en souriant. Mais évite de trop approcher les deux autres avec elle dans les bras, ne put-il s'empêcher de rajouter en jetant un coup d'œil vers l'escalier de marbre.
Lucius et Severus s'étaient rapidement éclipsés lorsque les deux amis de leur amant étaient arrivés. Harry soupira et lui fit un sourire rassurant tandis qu'Hermione envoyait un coup de coude dans les côtes de son mari.
- Tu pourrais leur montrer un peu plus de respect, lâcha-t-elle, ça fait cinq ans que Harry vit ici maintenant. Bien, Rose, ma chérie, on revient te chercher ce soir, ajouta-t-elle sur un autre ton. Tu dois être très sage.
La toute jeune fille embrassa ses parents et les salua de la main depuis le perron, jusqu'à ce qu'ils disparaissent, main dans la main, dans un tourbillonnement de feuilles mortes et de flocon de neige.
- Bien, ne restons pas dehors, grommela Harry.
Il entraîna sa filleule dans le salon, au deuxième étage où, effectivement, un énorme sapin siégeait dans un coin de la pièce. Noël était devenu beaucoup plus symbolique pour le brun depuis cinq ans. Cette période marquait le début de sa relation avec ses deux amants. Il avait ainsi exigé, chaque année, d'avoir un sapin de Noël. Et chaque année, Rose venait l'aider à le décorer. Des caisses et des caisses de boules, de guirlandes et d'autres fioritures les attendaient.
Maîtrisant parfaitement le sort de lévitation que sa mère lui avait appris, Rose commença à enrouler les guirlandes du bout de sa baguette, les yeux rivés sur le sommet du sapin.
- Hein que c'est moi qui mettrait l'étoile, Ry ? lança-t-elle joyeusement.
- Oui, bien sûr, confirma Harry qui tâchait de démêler une guirlande argentée.
L'après-midi passa normalement, entre rires et tasses de chocolat. Les deux autres propriétaires de la maison finirent par redescendre, affirmant qu'ils étaient restés dans la bibliothèque à étudier quelques vieux livres sur la flore d'Espagne tout ce temps. Mais ils ne pouvaient mentir à leur amant : celui-ci sentait parfaitement que l'odeur piquante de Lucius se mêlait à celle plus sucré de Severus.
Il leur jeta un regard de reproche avant de hausser les épaules. Après tout, lui aussi avait déjà eu l'occasion de n'avoir que l'un ou l'autre à sa disposition. C'était tout aussi agréable que d'être trois. En cinq ans, leur relation avait fortement évolué et pris une dimension douce et agréable. Il lui était même arrivé de se laisser dominer par les deux autres hommes. C'était plus rare, certes, mais il n'avait pas regretté.
Lorsque Rose envoya enfin l'étoile au sommet, lorsque le sapin fut pleinement décoré, les deux plus âgés attrapèrent chacun un bras de Potter.
- Nous avons quelque chose pour toi, lança Severus. Il faudrait que tu le vois.
- Maintenant ? protesta le brun. Je ne peux pas laisser Rose…
- Elle peut venir, assura Lucius, c'est dans la serre.
La jeune fille frappa des mains en sautillant. Elle aimait se rendre dans les serres, et contrairement à son père, elle ne craignait absolument pas les deux hommes avec lesquels vivait son parrain. Elle les aimait, à sa manière. Harry la prit dans ses bras et ils allèrent se couvrir pour pouvoir sortir. Rose ne tenait pas en place. Elle sautillait dans l'herbe enneigée, refusant de marcher sur l'allée de gravier que Bret, l'elfe de la maison, avait soigneusement déneigé.
De magnifiques roses hivernales rouges avec un liseré doré au bord de leur pétale, formait quelques bosquets dans le parc. Rose les admirait, riant aux éclats, frappant des mains, formant des boules de neige et les lançant en l'air, vers le ciel. Oh, il était déjà arrivé qu'elle essaye d'en envoyer sur Lucius ou Severus, mais les deux hommes avaient si mal réagi, que depuis, elle se contentait de viser les nuages.
Enfin, ils arrivèrent à la serre privé du brun.
- C'est ici ? s'étonna Harry qui pensait aller à la serre principale.
- Oui, confirma Severus. Elle est arrivée ce matin, et on ne pouvait attendre.
- C'est pour Noël, précisa Lucius qui avait nonchalamment croisé ses mains dans son dos, dans une posture neutre, comme si tout cela ne le concernait pas.
Potter ne s'y trompait pas : l'attitude presque gênée des deux hommes étaient la preuve de leur amour pour lui. Ils craignaient de lui déplaire, tout simplement. Il leur fit un grand sourire, ne sachant pas à quoi s'attendre, mais aimant d'ores et déjà sa surprise. Rose lui prit la main et ouvrit elle-même la porte en verre, impatiente.
Harry ne rentra pas plus loin : son cadeau était là, perché sur une sorte de balançoire accrochée au plafond. Il le fixait de deux yeux ronds jaune et noir. Alors que Rosa s'extasiait devant la magnifique chouette blanche, le brun n'arrivait plus à bouger. Les yeux de l'animal ne le quittait pas, le captivant comme pour apprendre son âme par cœur.
- Elle s'appelle Océna, mais tu peux changer, souffla Lucius derrière lui.
- Nous l'avons choisi ensemble, ajouta Severus sur le même ton bas. Elle semble être aussi intelligente que… que ton autre chouette.
Les yeux du brun étaient à présent emplis de larmes. Il n'avait jamais remarqué jusque là à quel point Hedwige lui manquait, à quel point il espérait la retrouver. Océna poussa un petit cri, comme si elle voulait déjà lui montrer que désormais, elle était là.
Harry se retourna et sauta au coup de Lucius qui se trouvait juste derrière lui. Il le serra, aussi fort qu'il put. Jamais il ne s'était permis une quelconque marque d'affection envers lui, ni même envers l'ancien professeur, en dehors des baisers discrets. Mais là, c'était trop, il ne pouvait se contenir. Il ne se détacha du blond que pour s'accrocher au brun qui lui rendit son étreinte un peu maladroitement. Malfoy s'approcha d'eux et les serra lui aussi. Et ce fut ainsi, dans cette accolade heureuse, que l'un des trois lança le premier mot d'amour qu'aucun n'avait jamais prononcé :
- Je vous aime…
La phrase avait été à peine murmurée, là, tout contre les joues des deux autres. Les yeux des deux bruns se posèrent sur le visage de Lucius. Car c'était bien lui qui venait d'avouer cet amour impossible. Il leur fit un rictus, les mettant au défi de répondre à cela. Harry sécha ses larmes rapidement en ricanant à présent.
- Moi aussi, lâcha-t-il dans un grand sourire. Je vous aime et je vous remercie pour ce cadeau magnifique.
Pendant sa tirade, Snape s'était légèrement redressé et écarté d'eux. Il toussota, mal à l'aise. Les deux autres le fixèrent, et sachant qu'il était probablement celui qui aurait le plus de mal à se déclarer, ils commencèrent à le taquiner.
- Tu n'es pas obligé, tu sais, susurra Harry.
- Oui, après tout, tu nous le montres assez, renchérit Lucius.
Ils continuèrent ainsi, jusqu'à ce qu'une petite voix lançât :
- Moi je trouve qu'il faut le dire !
Les yeux de Severus se baissèrent vers Rose qui s'était approchée d'eux, Océna sur le bras. La jeune fille ne parut pas du tout impressionnée par le regard plein de reproches de Snape. Harry rigola lorsque la chouette s'envola du bras de la petite pour se poser sur sa propre épaule. A présent, tous les yeux étaient tournés vers l'ancien professeur, même ceux de l'animal couleur de neige.
- Bon, bon, de toute façon, vous le savez déjà, grommela-t-il. Evidemment que je vous aime !
- Youpi !
Rose se mit à sautiller autour du trio en chantonnant "ils s'aiment" sur un air totalement inventé. Harry éclata de rire devant l'air renfrogné de ses deux amants. Non pas qu'ils n'aimassent point les enfants, [je tenais à mettre un imparfait du subjonctif dans cette fic, pardonnez-moi… nda] mais leur débordement de joie leur était parfois insupportable. Finalement, ils rentrèrent au chaud, emmenant avec eux Océna qui eut droit à son premier repas offert par la main de son nouveau maître.
En début de soirée, alors qu'ils sirotaient tous ensemble qui du chocolat, qui du café, la sonnette du manoir résonna contre tous les murs. Rose se leva aussitôt, abandonnant les genoux de son parrain, et courut dans les escaliers en marbre pour rejoindre ses parents qui l'accueillirent dans le hall, en bas. Harry les rejoignit plus calmement, Océna sur l'épaule. Il tenait à leur montrer son premier cadeau pour ce nouveau Noël. Ce fut Hermione qui l'aperçut en premier. Son visage s'éclaira et elle s'exclama :
- Harry ! Ta chouette elle… elle est magnifique !
- C'est un cadeau de Luce et Sev ! lança Rose qui serrait le cou de son père aussi fort qu'elle pouvait.
- Oui, confirma Harry qui arrivait enfin à leur hauteur. Pour Noël.
Son sourire éclatant fit plaisir à ses amis qui s'apprêtaient à le féliciter lorsque la jeune fille recommença à parler, de sa petite voix fluette.
- Oui, même qu'après, ils se sont serrés très fort en se disant qu'ils s'aiment !
Elle était ravie. Elle partageait bien évidemment le bonheur de son parrain. Mais pendant sa phrase, le visage souriant de Ron s'était lentement transformé en grimace. Quant à Hermione, ses sourcils s'étaient brusquement levés en une interrogation muette. En haut des escaliers, deux ombres venaient d'apparaître, comme dans un mauvais roman policier. Rose, sentant que l'ambiance avait nettement changé, passait du visage crispé de son père, à celui étonné de sa mère, et au sourire sans joie de son parrain.
Harry toussota. Il allait devoir parler, la chose était évidente.
- Vous prendrez bien une tasse de thé ? lança la voix légèrement froide de Snape, depuis le haut des escaliers.
Oui, parler devant une boisson semblait une bonne idée. Harry attendit la réponse de ses amis, plein d'espoir. Hermione sembla se réveiller. Elle leva la tête en direction de leur ancien professeur de potions et sourit, d'un véritable sourire qui rassura instantanément le brun.
- Non merci Professeur, nous devons rentrer. Il est déjà tard et Rose a encore une longue journée de prévue demain.
- Une autre fois alors, répondit Snape. Mais appelez-moi Severus, Hermione. Je pense que désormais nous pouvons nous passer de certaines… civilités.
La jeune femme hocha la tête et reporta son attention sur Harry.
- Hum…, murmura celui-ci. Et bien, euh, voilà. Ah ah, merci Rose. Après tout, j'espérais que vous le sachiez un jour.
- Tu veux dire que tu es vraiment avec eux ? lâcha Ron qui avait reprit contact avec la réalité pendant l'échange entre sa femme et Snape.
- Oui. Nous sommes… un couple, en quelques sortes.
- A trois ? insista le rouquin dubitatif.
- C'est ça, confirma Harry en hochant la tête.
- Avec des hommes ?
La vraie question était là, Potter le savait bien.
- Et bien oui Ron, avec des hommes.
Le rouquin quitta son air de poisson frit et observa le visage paisible de son ami. Son regard se dirigea lentement vers la chouette puis vers le haut de l'escalier où, comme des gardes du corps se trouvaient encore, debout, les deux amants de son meilleur ami.
- Tu es heureux ? demanda-t-il soudain sans quitter des yeux Snape et Malfoy.
- Oui, affirma Harry avec un sourire timide. Très, insista-t-il.
- Et ça fait cinq ans…
Potter ne répondit pas tout de suite. Le ton du rouquin avait progressivement changé, passant au fur et à mesure de leur dialogue de l'incompréhension, à la surprise, à la résignation. Mais à présent, la voix avait été clairement menaçante. Lorsque Harry eut murmuré sa réponse, presque indistinctement, les sourcils du rouquin se froncèrent.
- Chérie, peux-tu porter Rose cinq secondes, s'il te plaît ?
Ron confia sa fille aux bras accueillants de sa femme et empoigna juste après le col de son meilleur ami qu'il secoua avec force. Océna s'envola aussitôt avec un petit cri mécontent.
- Ça fait cinq ans que tu es casé et tu ne m'en as jamais rien dit ! hurla-t-il. Cinq ans que je me demande si tu vas bien, si tu as réussi à passer à autre chose, et tu ne viens même pas me rassurer en me disant que t'es heureux !
Il criait, sans pouvoir s'arrêter, houspillant le brun qui se laissait faire, complètement ahuri. Finalement, Harry éclata de rire. Ron le lâcha, croisa les bras et l'observa se plier en deux sous l'effet de son hilarité. Puis, doucement, il se joignit à lui, s'appuyant sur son épaule, riant à n'en plus pouvoir, soulagé. Rose descendit de son perchoir et reprit sa ronde joyeuse autour de son père et de son parrain qui à présent, se serraient la main en souriant, comme toujours.
Avant de quitter le manoir, Ron eut un dernier regard en direction de l'escalier. Mais les deux hommes étaient partis. Il haussa les épaules, pris sa fille par la main, sa femme par la taille, et transplana, avec un dernier sourire en direction de Harry qui, dès que la porte du manoir fut refermée, s'empressa de rejoindre ses amants, au troisième étage, cinquième porte à gauche…
THE END (for good)
Prenez-les bien mûres les tomates s'il vous plaît ! lol Voilà, cette fic est finie, merci à tous ceux qui l'ont lu, revieweurs ou non, merci à tous les reviewers, anonymes ou non, et merci à ceux que cela aura peut-être donné envie de lire d'autres OS de moua.
Maintenant... je vais continuer Break the ice, parce que zut crotte de lapin, il serait temps que vous sachiez la fin ! ^^
Bisous !!!
