Note :

C'est toujours un plaisir de lire vos commentaires :D Vraiment merci !

Remerciements :

Ophelie.R :

C'est vrai qu'après son expérience passée, il est ridicule de continuer à cacher ces choses... mais je pense que Kyoko pourrait réagir ainsi ! Elle a un grand sens du respect des aînés.

Je ne traîne pas ! (c'est exceptionnel XD)

Angie-Tenshi18 :

Je ne sais pas ce que tu en penses, mais Kyoko est un personnage assez complexe à gérer ! Si dans les grandes lignes ses réactions sont prévisibles, son côté excentrique est très compliqué à dépeindre !

Les commentaires, lorsqu'ils sont justifiés et constructifs sont toujours les bienvenues ! J'encourage vraiment tout le monde à donner son avis ! (si l'on garde un point de vu unique, on ne progresse pas je pense) :D

Neliia :

Oh si, elle a bien appris un peu... mais chasse le naturel et il revient au galop :P

Haha je vois mal Kyoko filer voir le Boss aussi vite XD
Aller, suite !


Sur l'Autel de la Gloire

Chapitre 3 : Une ombre dans la nuit

Les yeux de la jeune femme exprimaient tout un panel de sentiments variés. De la surprise à la peur, en passant par la détresse. Sous ses yeux, une autre lettre ouverte sur une même écriture devenue, malgré tout le soin qui semblait lui être apporté, effrayante et angoissante.

« Chère Kyoko,

Je suis très en colère, tu sais bien que j'attendais impatiemment de te voir...

Tu ne dois pas faire espérer les gens ainsi !

Tu mériterais d'être punie pour m'avoir fais ça, à Moi.

Pensant que tu as compris, j'espère te voir aujourd'hui.

Je t'aime toujours, ne t'inquiète pas.

Mr ? »

Pourquoi Kyoko se sentait-elle comme une enfant prise en faute alors qu'elle n'avait rien fait ? Comment réussissait-il ce tour de force ? Les mots « colère » et « punition » raisonnaient dans sa tête. Aujourd'hui, elle devait sortir pour se rendre sur le tournage de Box R, le savait-il ? Serait-il là ? Recevrait-elle demain, une photo d'elle dans la rue ou sur le tournage ? Que devait-elle faire... Plusieurs gouttes d'une sueur froide et lente roulèrent le long de sa tempe, comme une matérialisation de la peur qui régnait dans tout son être.

Plus le temps avançait, plus les aiguilles de la pendule approchaient la jeune femme du moment fatidique ou elle devrait mettre un pied dehors. Elle n'allait pas se défiler, elle allait y aller. Mais Kyoko le ferait la crainte au ventre et tout radar prêt à lui donner la direction de la menace.

Parallèlement s'installait dans son esprit l'envie et la certitude qu'il fallait mettre quelqu'un dans la confidence. Et la personne qui apparaissait à elle n'était autre que Ren dont elle redoutait, malgré les efforts de ce dernier pour l'aider, de le déranger.


Les sonneries se succédaient sans que jamais Tsuruga Ren ne décroche. Nul doute que l'acteur était d'ors et déjà au travail. Devait-elle lui laisser un message ? Le « bip » du répondeur raisonna à son oreille lorsqu'elle raccrocha. Ce genre de chose ne devait pas être dite via cet appareil. Kyoko rangea son téléphone dans son sac et, toute concentration placée dans ses radars, elle fis le premier pas qui la mènerait à son propre travail.


Il n'y avait eu à priori personne dans la rue, dans les transports ni aux portes du lieu de tournage. S'était-il lassé ? Non, sûrement pas. La jeune fille souffla cependant un grand coup, ici, parmi toute l'équipe du tournage, elle ne risquait rien.

Les scènes se succédèrent alors, l'empêchant de laisser son esprit aller à quelques pérégrinations stressantes sur l'identité de son admirateur. Kyoko se demandait toujours pourquoi elle, qui il était et comment s'en débarrasser. Un frisson remonta tout son dos à la simple idée de pouvoir le croiser sur le chemin du retour. Aujourd'hui, elle finirait tard. Très certainement lorsqu'elle rentrerait, la nuit serait déjà tombée. Devait-elle tenter de passer par chez Ren, pour lui expliquer ? Alors que s'engageait la dernière heure de tournage, Kyoko profita d'un instant de répits pour téléphoner au manager de Ren.


Le portable de l'acteur s'excita sur le siège passager. La nuit était tombée et le calme régnait dans la rue. Dans l'esprit de l'acteur, c'était la sensation de déjà vue qui planait dans l'air. Il ne tarda pas, cette fois, à décrocher.

« Allo ? »

« Ren ! Je t'appelais pour te prévenir que Kyoko a demandé après ton emploi du temps de ce soir... »

Yukihito parlait avec de la malice dans la voix. Il aimait voir comment ces deux là passaient autant de temps ensemble en dehors du travail. Ren devait être heureux... et pourtant, ce n'est pas du bonheur qui raisonna dans la voix de l'homme, qui raccrocha peut de temps après, laissant son manager sur sa faim.


Ne lui avait-il pas dit qu'il n'était pas prudent de l'attendre devant chez lui à cette heure de la nuit ? Plus que ça, il sentait que quelque chose la tracassait, quelque chose dont encore une fois, elle n'avait pas désiré lui faire part. Pourtant, il sentait que son apparition de ce soir avait une relation avec ceci. S'était-elle décidée ? Surtout qu'elle avait tenté de l'appeler dans l'après midi, sans lui laisser de message. Préférait-il quand elle n'en laissait pas... ou quand le message ne comportait rien ? Il ne savait pas trop lequel était de meilleur augure.

La bifurcation pour sa rue était proche, serait-elle là ?

Comme à chaque fois qu'elle avait demandé son emploi du temps, Kyoko se trouvait bel et bien présente devant son appartement...et effrayé, Ren appuya sur l'accélérateur pour être prêt d'elle le plus vite possible.