Titre Anglais : Courage by Potions
Titre Français : Courage par Potions
Auteur : Janara
Chapitre traduit par : Cab (que je remercie Mille fois pour son fabuleux travail de traduction)
Bêta traductrice : Enishi-Haru (parce que quand c'est déjà bien traduit, la beta n'a pas besoin d'être une experte en anglais ^^)
Bêta Correctrice : Enishi-Haru
Rating : T
État de la fic en anglais : Fini
État de la fic en français : En cours (8/9)
Disclamer : Rien ne nous appartient sauf la traduction
Résumé : AU, sixième année : Ne suit pas les deux derniers livres ! Fatigué de voir comment tout le monde le pousse dans les bras de Ginny, notre héros recherche un moyen de dire à tout le monde le fond de sa pensée. Hélas, les choses ne tournent pas comme prévu. No pairing
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Le coup de grâce
« Harry James Potter, comment as-tu osé ?! Où étais-tu ? Tu savais très bien que je comptais sur toi pour que nous allions au bal ensemble. Comment as-tu pu me traiter comme ça ? Et bien ? Qu'as-tu à dire pour ta défense ?! »
La voix stridente de Ginevra Weasley raisonna dans la Grande Salle, faisant grincer des dents la majorité de ceux qui l'entendirent et remercier le ciel qu'elle ne soit pas en colère contre eux. Le tempérament de la rousse était devenu aussi célèbre que celui de son frère, sans oublier son terrifiant sort de Chauve-Furie.
Anticipant le drame, la salle entière se tût alors que le corps étudiant se tournait pour voir le Garçon-Qui-A-Survécu intimidé devant la rousse, et pariant discrètement sur combien de temps il survivrait encore, et sur ce que Ginny le forcerait à faire pour être pardonné.
Beaucoup souriaient, convaincus qu'ils étaient que, finalement, Harry Potter avait trouvé son égal. En fait, il y avait plusieurs sujets de paris circulant entre les étudiants, et ses deux-là annonçant leur mise en couple en était un. Où et quand aurait lieu le premier baiser; et combien de temps avant que Potter ne finisse par déclarer leur fiançailles.
Personne, pas même les professeurs, n'était préparé à la réponse que Ginny reçu.
« Par les Fondateurs, les étoiles au dessus de nos têtes, et par le dentier de Merlin ! » explosa Harry, frappant la table du poing, manquant de peu d'envoyer la nourriture de Ron sur ses genoux. « Qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? J'ai essayé d'être poli. J'ai essayé d'être gentil. Putain, j'ai même essayé d'être sensible, mais tu sembles ne toujours pas avoir compris, n'est-ce pas ? Nous ne sommes pas un couple, Ginevra Weasley, fais rentrer ça dans ton crâne épais. Je ne suis pas amoureux de toi. Je n'ai pas le béguin pour toi. Je ne m'imagine pas avec toi non plus. Peu importe combien tu me harcèles, peu importe ce que tu m'ordonnes de faire, nous n'aurons jamais une histoire amoureuse ensemble alors arrête de me traquer de la sorte ! » cria Harry qui pour une fois se fichait de se donner en spectacle, ou que l'école entière le regarde comme s'il avait perdu l'esprit.
« Tu ... tu ... Comment peux tu me faire ça ? » gémit Ginny, fondant en larme et cachant son visage entre ses mains, ses épaules se secouant sous ses sanglots.
Harry n'en fut pas impressionné et le fit clairement savoir. « Comment peux-tu me faire ça ? » parodia t-il en serrant ses bras agressivement autour de son corps. « Comment peux-tu me faire ça ? Je t'ai fait part de mon désintérêt pour toi d'une manière claire, mais tu as continué à me pourchasser, comme si tu essayais d'épuiser mes résistances ou quelque chose comme ça. Non veut dire Non, tu dois être assez grande pour le comprendre à présent, Ginevra, ou bien est ce que ta famille t'a tellement pourrie que tu ne peux même pas accepter un refus ?
« Arrête d'être si méchant avec elle, elle n'a rien fait d'autre que de vouloir être ta petite amie. Alors laisse ma famille en dehors de ça ! » cria Ron sautant finalement sur ses pieds pour s'approcher de sa petite sœur et l'entourer d'une étreinte protectrice. Ses yeux lançaient des éclairs à son meilleur ami.
Harry fronça simplement les sourcils. « Et si je ne veux pas que Ginevra soit ma petite amie ? En tant que frère, ne devrais-tu pas l'encourager à trouver quelqu'un qui l'aime et qui prendrait soin d'elle ? Pourquoi insistes-tu pour nous coller ensemble ? Est ce que ça pourrait être parce que tu veux être sûr que ce soit avec ta sœur que le Garçon-Qui-A-Survécu se range, Ron ? Est-ce que tout ne tourne pas autour de ça finalement ? » demanda Harry méprisant, exprimant à voix haute ses doutes pour la première fois. Merlin, que c'était bon de finalement tout laisser sortir. Il aurait vraiment dû le faire il y a des années.
Ron se figea puis regarda Harry avec rancœur. « C'était un coup bas, » commença t-il calmement. « Ginny t'aime, Merlin sait pourquoi. Je veux son bonheur, alors bien sur que j'essaie de te faire entendre raison. Si tu avais une vraie famille, tu aurais compris que c'est quelque chose qu'un grand frère fait pour sa petite sœur. » ajouta t-il avec un rictus hideux.
Harry grogna peu impressionné « Moi qui pensais avoir été accueilli dans la famille Weasley, hein, Ron ? Je suppose que tu ne m'as jamais vraiment considéré comme un membre de ta famille, n'est-ce pas ? Si tu l'avais fait, tu aurais compris, sans parler d'accepter, que je considère Ginevra comme une petite sœur, et pas comme une petite amie potentielle. Content d'avoir appris ton opinion sur le sujet, je suis vraiment heureux qu'on ait eu cette conversation. »
Délaissant le masque jovial qu'il avait adopté pendant son discours, Harry s'avança d'un pas menaçant, autorisant la colère qu'il ressentait à étinceler dans ses yeux verts alors qu'il fusillait du regard son ancien meilleur ami.
« Que les choses soient claires, Ron. Peu importe combien elle sanglote, peu importe combien elle gémit, qu'importe que tu hurles ou maudisse mon nom, je ne sortirais jamais jamais avec Ginevra Weasley. Point. Alors. Arrête. De. Me. Harceler. Crois moi, je ne suis pas prêt de changer d'avis, même d'ici la fin du siècle, et si je devais un jour ressentir autre chose que du dégoût pour cette ... fille, je me ferais immédiatement interner à St Mangouste et demanderais de me faire contrôler pour détecter un philtre d'amour. »
Les deux garçons se défiaient du regard, ne voulant pas être le premier à abandonner ce combat, mais voulant imposer à l'autre sa volonté. Ce duel silencieux fut violemment interrompu par Ginny qui émergera des bras de Ron en criant : « Es-tu en train de me dire que tu es gay ?! » regardant Harry d'un air incrédule.
Secouant la tête, Harry ne put s'empêcher de rire, bien qu'il n'y eu rien de joyeux dans ce son.
« En voila un ego surdimensionné. Mec, je n'aurais jamais cru finir par citer Rogue, mais grandis un peu bon sang, Weasley, le monde ne tourne pas autour de ta petite personne ! Je ne suis pas attiré par toi, alors forcément cela veut dire que je suis homosexuel. C'est vraiment ce à quoi tu penses ? Et tu n'arrives pas à comprendre pourquoi je ne t'invite pas à sortir ? Pourquoi devrais-je passer du temps avec une personne aussi égoïste et égocentrique que toi ? Pourquoi aurais-je envie de passer le restant de mes jours avec une petite fille pourrie gâtée comme toi, Ginevra ? Pourquoi me condamnerais-je moi même à un enfer pareil ? » demanda Harry en arquant ses sourcils.
« Je m'appelle Ginny » gronda Ginny à travers ses dents serrées.
« Non, c'est faux. Ton prénom est Ginevra. Seuls tes amis et ta famille t'appellent Ginny? Et pour l'instant, je n'ai pas envie d'être ton ami, et comme tu as fait clairement savoir que tu ne me considérais pas comme un membre de ta famille, pourquoi devrais-je utiliser ton petit nom ? » demanda Harry avec défi.
« Harry... » dit Ginny implorante, tendant la main, suppliante.
« Oui, Ginevra ? » rétorqua Harry, redoutable.
« Ne soit pas comme ça ! » glapit Ginny, ses larmes coulant de nouveau alors qu'elle se laissait aller pour la deuxième fois.
« Comment, comme ça ? Honnête avec mes émotions ? Honnête sur mes sentiments ? Honnête sur mon dégoût pour toi et la manière dont tu essaies de me culpabiliser pour que je sois ton petit ami ? » demanda Harry froidement.
S'avançant encore, l'adolescent tendit la main et caressa la joue humide du bout des doigts.
« Laisse moi te confier un secret, Ginevra, personne n'aime une femme qui utilise ses larmes pour obtenir ce qu'elle désire. C'est encore plus repoussant quand ce sont des petites filles qui utilisent cette méthode. »
Grondant furieusement, Ginny repoussa les doigts de Harry, criant « Je ne suis pas une petite fille ! »
« Mais tu ne nies pas d'utiliser tes larmes pour essayer de me manipuler. » Enchaîna immédiatement Harry avec un sourire mauvais « Sèche tes larmes, Ginevra, elles ne marchent pas sur moi. Comme je le disais, je n'ai jamais été attiré par toi, et après aujourd'hui je ne le serai jamais. Trouve quelqu'un d'autre pour ramper à tes pieds, parce que je ne serai jamais ton petit toutou fidèle. En fait, je ne serai jamais le petit chien de qui que ce soit. »
Harry fit demi tour et revint à son sac de cours. Se penchant pour le ramasser, il remit la lanière sur son épaule.
« Oh, et pour répondre à ta question, je me fiche de savoir si je suis gay ou non. J'aime bien penser que je suis assez mature pour que le genre de la personne ne m'importe pas. Après tout, pourquoi le genre serait-il important ? Le cœur de la personne ne devrait-il pas être la seule chose qui compte ? »
C'est sur ces mots que Harry quitta la Grande Salle, son appétit définitivement coupé, il se sentait à présent plus léger au point de pouvoir marcher sur les nuages. Et même les chuchotements des milliers de bouches ne purent le faire redescendre sur terre.
Parce qu'il l'avait fait.
Par Merlin, il l'avait vraiment fait.
Il avait repoussé Ginny et c'était foutrement merveilleux. Peut être qu'elle aurait compris l'allusion et le laisserait tranquille.
Considérant la question, Harry fut forcé de secouer la tête avec un sourire piteux. Non, Ginny ne comprendrait certainement pas, Ron non plus d'ailleurs, mais au moins le reste de l'école connaissait son point de vue sur la question, et avec un peu de chance, l'amusement des étudiants empêcheraient les roux de le pousser à se soumettre.
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Les deux roux en question restèrent là, debout, emmurés dans leur silence, regardant Harry s'éloigner sans un regard en arrière.
« Comment peut-il me faire ça ? » demanda Ginny incrédule, laissant couler ses larmes inutiles sur ses joues. « Comment peut-il être si cruel, si ... insensible ? » demanda t-elle à haute voix, sans attendre particulièrement de réponse alors que Ron la poussait doucement vers la table Gryffondor.
« Peut-être qu'il t'a traité comme il l'a fait parce que c'est de cette façon-là dont tu l'as traité jusqu'à présent ? » demanda Neville, provoquant un mouvement de tête parmi l'assemblée alors qu'on le fixait avec choc. Personne ne s'était attendu à ce que le timide Gryffondor prenne la défense de Harry Potter.
« Neville ? Toi aussi ? » demanda Ron incrédule, adressant à son compagnon de dortoir un regard blessé alors qu'il poussait gentiment Ginny à s'asseoir à une place libre.
Neville ne fit que hausser les épaules. « Je dis juste ce que je vois, Ron. Ginny a vraiment traqué Harry sans relâche depuis le début de cette histoire. Harry a fait tout ce qu'il a pu pour lui faire part de son désintérêt pour elle, et ta sœur a continué à le pourchasser, refusant d'accepter Non comme une réponse valable. Et tu t'étonnes qu'il ait craqué et dit de se calmer ? À sa place, je l'aurais fait il y a des semaines. » dit Neville sincèrement.
« Oh, et pour information, c'est véritablement flippant de voir une fillette de quinze ans courir après un sorcier comme Ginny l'a fait. » ajouta Neville, faisant s'étouffer plus d'une personne avec sa nourriture.
Ron plissa les yeux en avertissement. « Fais attention Neville, c'est de ma sœur que tu parles. Je ne te laisserai pas salir sa réputation comme ça. »
Neville renifla dans sa tasse de thé. « Et c'est de ton meilleur ami dont nous sommes en train de parler. Il est vrai que tu dois te trouver dans une situation difficile, partagé entre deux camps, mais abandonner Harry d'une manière aussi flagrante,... Alors que tu ne disais ni ne faisait rien alors que Ginny se ridiculisait elle-même. J'ai choisi de prendre le parti de Harry dans cette histoire, mais toi, pourquoi supportes-tu Ginny comme tu le fais ? Caser le Garçon-Qui-A-Survécu est vraiment le coup à faire, n'est-ce pas? Avec Harry Potter comme gendre, personne n'oserait plus déprécier la famille Weasley, correct ? »
« Je ne veux pas de Harry parce qu'il est Harry Potter ! » protesta véhément Ginny, sa voix s'élevant dans les aigus sous l'outrage alors qu'elle sortait finalement de sa stupeur.
« Si c'est le cas, pourquoi le pourchasses-tu ? » demanda Neville, une lueur de défi habitant ses yeux d'habitude si calmes.
« Je ne le pourchasse pas. » protesta Ginny irritée. « Je l'aime, est-ce si difficile à comprendre ? »
« Pourquoi ? » demanda Neville encore une fois, le défi toujours présent dans son regard et sa voix.
« Qu'est-ce que tu veux dire, pourquoi ? » demanda Ginny, quelque part méfiante face au comportement inhabituel de Neville. « Pourquoi pas ? Pourquoi n'est-il pas possible d'aimer Harry ? Il est drôle et intelligent, bien qu'il ne le montre pas toujours, et auprès de lui je me sens en sécurité et protégée. » récita Ginny avec application. Elle gagnait du temps, et aurait continué à lister longtemps les qualités de son amour si elle n'avait pas été interrompue par un reniflement amusé, et celui ci de venait pas de Neville.
« Pourrait-on faire sonner ça encore plus répété, Gin ? Je suis désolé, mais je me range du côté de Neville sur ce point, tu harcèles Harry car il est le Garçon-Qui-A-Survécu. Pas que je te le reproche, qui pourrait ne pas vouloir de lui? Mais tu devrais avoir la classe d'admettre ta défaite quand ton statut de croqueuse de Galion est mis à jour. » dit Dean, secouant la tête de pitié.
« Je ne suis pas une croqueuse de Galion ! » s'exclama Ginny avec colère, sans se rendre compte que sa voix suraiguë résonnait dans toute la Grande Salle.
Dean haussa simplement les épaules, retournant à son assiette. « Non ? J'aurai juré le contraire. » répliqua t il avec insouciance, remplissant son verre de jus de citrouille.
« C'est faux ! Ron, fait quelque chose. » pleurnicha Ginny, frappant son frère avec violence lorsqu'il devint clair qu'il était trop occupé à se remplir l'estomac qu'à défendre son honneur.
« Tout le monde sait que tu n'es pas une croqueuse de Galion, Ginny. » répondit Ron loyalement, apportant une autre fourchette pleine jusqu'à sa bouche.
« Ron ! » pleura Ginny sous l'outrage, trouvant le soutien de son frère bien misérable.
« Quoi ? Le repas est presque terminé et je suis putain d'affamé. Est-ce que ça ne peut pas attendre deux minutes ? » se plaignit Ron, enfournant une autre fourchetée pleine sans tenir compte du fait qu'il n'avait pas fini de mâcher le chargement précédent.
« Tu ne penses donc qu'à ton estomac ? On est en train de m'insulter gravement et la seule chose à laquelle tu penses est de remplir ce gouffre sans fond que tu appelles ton estomac ? Je n'arrive pas à y croire. » hurla Ginny avant de quitter la Grande Salle comme une tornade.
« Note mentale. Ils ont tous les deux pété un plomb. » dit Ron tristement, secouant la tête avec exaspération avant de redoubler d'effort pour gober le plus de nourriture qu'il était humainement possible avant la reprise des cours.
Dean, Seamus et Neville échangèrent un regard et roulèrent des yeux face à l'inconscience du roux. Le climat du dortoir des sixièmes années serait tendu jusqu'à ce que la tempête soit passée. D'une manière ou d'une autre, les trois adolescents doutèrent que Harry soit le premier à céder.
Soupirants, ils retournèrent en classe, chacun se demandant en son fort intérieur pourquoi Hermione n'avait pas pris part à la confrontation.
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Les jours suivants furent indubitablement tendus. Ginny commença à réprimander Harry chaque fois qu'elle posait les yeux sur lui. Pour les spectateurs de son manège, on aurait dit que Ginny était persuadée de le convaincre de sortir avec elle si elle le harcelait suffisamment.
Peut être que cela aurait pu marcher par le passé, mais Harry Potter semblait avoir changé les règles du jeu. En effet, contrairement aux années précédentes, l'adolescent aux yeux verts ne paraissait plus mal à l'aise d'être au centre de l'attention ; Son regard n'était plus fuyant, cherchant un moyen de s'échapper rapidement des confrontations. Il n'essaya pas de raisonner Ginny, ni ne la supplia de le laisser tranquille. Il ne tenta même pas de lui faire baisser la voix alors qu'elle s'époumonait contre lui.
Au contraire, le nouvel Harry Potter riposta. Et il ne retint pas ses coups, lui faisant savoir ce qu'il pensait de son petit jeu pour le manipuler. Il finissait souvent par hurler à son tour, semblant ne plus se préoccuper de qui pouvait l'entendre.
Ceci eu pour conséquence de voir Ron se joindre à la mêlée, prenant le parti de sa sœur, défendant son honneur et ses actions, hurlant lui aussi, son tempérament brûlant l'empêchant de garder son sang froid.
D'une manière assez compréhensible, l'amitié des deux garçons, belle de cinq ans ne survécu pas à ce nouveau coup, et ne mit pas longtemps avant de s'éteindre brusquement et dans la douleur.
Hermione regardait le combat avec des yeux inquiets et des mains tremblantes. Au début, elle essaya souvent de jouer les médiateurs, essayant de leur faire entendre raison à tous les trois, mais pour une fois, aucun des combattants ne l'écouta. Peut être qu'elle aurait eu plus de succès si elle n'avait par inadvertance pris plus souvent le parti de Ginny qu'elle ne l'avait condamné alors qu'elle essayait de réinstaurer la paix entre ses amis.
La situation entre tous les trois devint si hostile qu'ils finirent dans le bureau de McGonagall où leur chef de maison les réprimanda sévèrement, leur faisant savoir ce qu'elle pensait de leurs comportements immatures. Ils reçurent quatre retenues pour apprendre à maîtriser leur tempérament.
Les retenues réussirent en quelque sorte leur mission, puisque après celles-ci, Harry fit comme si ni Ron, ni Ginny n'existaient. Peu importe ce que les rouquins disaient, peu importe combien ils hurlaient, Harry agissait comme s'ils n'étaient pas là, lui crachant au visage.
Cela, bien sûr, mit Ron et Ginny hors d'eux, en particulier depuis qu'ils ne se souciaient plus du lieu où ils admonestaient Harry, le réprimandant dès qu'ils le croisaient. Éventuellement, juste éventuellement, s'ils s'étaient seulement comportés de la sorte à l'abri des regards dans la salle commune Gryffondor, ils auraient pu conserver leur réputation, mais comme ils ne l'avaient pas fait, bientôt toute l'école fut rangée du côté de Harry, s'amusant volontiers des singeries puériles des deux plus jeunes Weasley.
Drago Malefoy en particulier mit un soin particulier à les insulter dès qu'il le pouvait, la discorde entre les familles Weasley et Malefoy atteignant des sommets, sous les encouragements enthousiastes du corps étudiant. C'était après tout, la guerre la plus amusante à laquelle ils avaient eu le droit depuis des années. D'autre part, plus la jeune Weasley réclamait le Garçon-Qui-A-Survécu, moins ils risquaient de penser à ce qui allait se passer après leur diplôme.
Harry n'aurait pas pu être moins concernée par toute cette histoire. Il voulait simplement se concentrer sur ses cours, attendant que la situation se calme d'elle même. Il avait d'abord agit civilement avec Hermione, jusqu'à ce qu'elle lui réclame une fois de trop de pardonner l'attitude de Ron. Mais la goutte qui fit déborder le vase fut lorsque Hermione, exaspérée, lui hurle qu'il n'avait qu'à se rendre à un rendez vous avec Ginny pour lui montrer que leur couple était sans avenir.
Harry ne fit que la regarder, mais son regard était empli d'un tel dégoût qu'il hanta le sommeil de Hermione pendant des années. Harry s'en alla, tirant un trait sur leur amitié.
Hermione essaya un premier temps de raisonner Harry par la suite, mais abandonna bien vite, préférant consacrer toute son énergie à calmer les rouquins. A ce moment là, Ron et Ginny avaient fait perdre deux cents points à Gryffondor en trois jours, l'humeur de Hermione n'était plus à la compréhension, elle les sermonna en hurlant au milieu de la Grande Salle au plus grand amusement des étudiants. Les professeurs furent moins amusés. Gryffondor perdit encore vingt points ce jour-là.
Ron refusa de lui parler après ça, et Hermione ne fut que trop heureuse de lui montrer que la nouvelle ne lui faisait ni chaud ni froid. Les trois semaines suivantes, un dédain glacial se maintint entre eux, et il aurait pu continuer encore longtemps si les notes de Ron n'avaient pas souffert de la disparition brutale de l'aide de Hermione dans ses devoirs et de ses notes de cours. Le fait que personne d'autre ne fut enclin à l'aider n'aida certainement pas, le forçant à se débrouiller seul pour la toute première fois depuis ce fameux soir d'Halloween.
Hermione résista encore une semaine avant d'abandonner, acceptant leur réconciliation Elle était amoureuse de lui après tout, sans parler du fait qu'elle n'avait aucune envie de le voir échouer son année, ou pire, être suspendu pour un autre devoir bâclé et inachevé.
L'affaire fit juste renifler Harry de dédain, secouant la tête avec dégoût devant leur comportement. Il ne reconnaissait pas ses anciens amis. Peu importe ce que Ron dirait ou pourrait faire, Harry n'avait aucune intention de le pardonner. Qui avait besoin d'amis aussi étroits d'esprit de toute façon ? Pas lui en tout cas, et il adressait chaque jour une prière silencieuse d'avoir trouvé la potion de Salazar. En effet, même si la situation n'était pas particulièrement agréable, il avait gagné en liberté, réussissant à faire face à ses amis, enfin, anciens amis, et leur dire ce qu'il pensait de leur comportement. Cela valait plus que tout l'or de sa voûte à Gringotts.
Harry passait ses journées concentrées sur ses cours, passant son temps libre à faire des recherches à la bibliothèque. Cela ne prit pas longtemps avant que ses notes n'augmentent de façon impressionnante. En moins d'un mois, il avait même surpassé Hermione, la condamnant à la seconde place en Charme et en Métamorphose.
Hermione, bien sûr, ne put tolérer un tel affront et commença à le harceler pour savoir comment il avait pu réussir, allant jusqu'à laisser entendre qu'il avait du avoir recours à un quelconque rituel de magie noire pour obtenir de meilleures notes qu'elle.
Harry indigné, lui fit savoir ce qu'il pensait de ses accusations, de son caractère autoritaire, lui reprocha son insupportable comportement de je-sais-tout, sans oublier de condamner ses horribles manières et son comportement.
D'une manière compréhensible, Hermione ne resta pas en reste et lui expliqua ce qu'elle pensait de sa nouvelle attitude.
Leur discussion houleuse dégénéra en un concours de hurlement qui manqua de faire s'écrouer la tour de Gryffondor tant la Magie crépitait dans l'air autour d'eux répondant à la puissance de leur émotions.
Ce fut après ce règlement de compte, où Harry dit à la Née Moldue ce qu'il pensait de sa terrible habitude de tout vouloir régenter autour d'elle, et que non, merci, il n'avait pas besoin d'une deuxième maman, faisant fondre en larme Hermione qui couru se réfugier dans son dortoir où elle refusa de sortir les trois jours qui suivirent, que les professeurs décidèrent qu'il était grand temps que cela cesse, et prirent les choses en main.
Ce n'était plus le Harry Potter humble et obéissant dont ils avaient l'habitude, et tous avaient en tête qu'un sort de magie noire, ou un rituel, ou peut être même une potion interdite était la cause de tout ceci. Quelqu'un avait osé, pire encore réussi, à influencer leur héros, leur champion de la Lumière, et quelque chose devait être fait, immédiatement.
C'est pour cela que Dumbledore rassembla l'Ordre du Phénix pour une réunion exceptionnelle pour réfléchir à un plan d'attaque. Et c'est pour cela que le vendredi soir suivant, Rémus Lupin se faufila dans le dortoir des garçons de sixième année dans la Tour Gryffondor. Un rapide charme de stupéfixion s'assura que Harry ne se réveillerait pas et ne ruinerait pas le plan, et l'homme activa le Portoloin spécial donné par le Directeur, et le plan se mit en marche.
A suivre…
En espérant que vous avez savourer ce chapitre ^^
