Bonsoir ! Plein de review, plein de lecture, merci, ça m'a fait chaud au cœur !
J'en profite pour répondre aux reviews anonymes :
Akuma : Merci pour ta fidélité et tes gentils compliments, qui me font super plaisirs, comme toujours ! Tu imagines Esmée n'aimant pas quelqu'un toi ? Pas moi^^
Fran : Merci beaucoup, j'avais envie comme tu dis de changer un peu les rôles, parce que je dois dire que Bella dans les bouquins des fois j'ai envie de lui mettre des baffes, alors en la transformant en capricieuse insupportable, je me venge !
Catigre12 : Je me remets bien merci. Sinon, pour tes réflexions, Rosalie ne se rend pas compte des dégâts qu'elle cause dans sa propre famille, elle est trop aveuglée par la vengeance. Je suis d'accord avec toi, Bella mérite des baffes, mais elle a des circonstances atténuantes quand même, la pauvre^^ quant à Edward, chevaleresque jusqu'au bout hein, un vrai romantique torturé ! En ce qui me concerne, c'est comme ça que je l'aime ! Merci pour la review, a bientôt !
Isabelle : Merci plutôt à toi pour ta review, elle m'a fait plaisir ! J'espère que ce chapitre te plaira aussi !
Gwen : Merci, merci, merci, comme d'habitude, ta review me fait super plaisir, et je suis ravi qu'elle arrive à te tenir en haleine ! A bientôt !
Voici donc la suite de l'histoire, on retourne voir notre Eddie International ! Et aussi Jacob. En toute honnêteté, je n'avais pas envie de le faire rentrer dans l'histoire, et puis je me suis dit qu'une histoire sur Twilight sans Jake, ce serai étrange !
Bonne lecture !
. . .
- Chapitre Quatrième -
- Jacob Black…
J'étais stupéfait.
Non seulement par sa présence, mais plus encore par son odeur absolument infecte que je ne lui connaissais pas et qui automatiquement me mettait dans une posture de défense. Etonné aussi parce qu'il n'était pas seul. Une jeune femme que je ne connaissais pas se tenait derrière lui. Peau foncée, cheveux court et noirs, c'était sans conteste une demoiselle de la réserve.
Je me concentrai sur leurs pensées et plus j'en apprenais, plus mes yeux s'écarquillèrent.
Des loups, j'avais devant moi les créatures dont l'existence entière était vouée à éradiquer la mienne.
Tanya aussi était sur la défensive, et un grognement sourd commençait à naître dans sa gorge.
Je levai la main dans un geste d'apaisement envers elle.
- Du calme Tanya, ils ne sont pas là pour nous attaquer…
Je fronçai les sourcils.
- Même si je dois avouer que je n'arrive pas à saisir le but de votre voyage jusqu'ici jeunes gens.
Léa – c'était son nom – redressa son buste.
- C'est sûr qu'à côté d'un vieux crouton dans ton genre, on fait jeune, mais pas de sobriquets ridicules s'il te plait, on n'a pas élevé les cochons ensemble !
Je préférai ignorer la réflexion, inutile de jeter de l'huile sur le feu, mais je ne pus m'empêcher de lâcher aigrement, quand Jacob me bouscula pour rentrer dans mon appartement :
- Fais comme chez toi…
Il ne releva pas ma remarque et se plaça, tendu, les bras croisés, dans mon salon, reflet identique de sa jeune amie, à ses côtés. Je ne savais toujours pas pourquoi ils étaient là, lui comme elle avaient de toute évidence l'habitude de contrôler leurs pensées en raison de leur nature de loup.
J'étais mal à l'aise.
Léa souffla.
- Ca pue la sangsue ici, faudrait pas s'y endormir Jake…
- Dis à te femelle de se calmer un peu, vous êtes ici chez moi, et je ne vous ai pas invité que je sache ! rétorqua Tanya.
- Je croyais pourtant que tu t'en allais d'après ce qu'on a entendu petite nature, vas-y, on te retient pas !
Le temps d'un grognement, les deux femmes se firent face et Tanya éructa :
- Te permettrais-tu de me mettre à la porte de chez moi, espèce de cabot puant ?
Je m'interposai aussi vite que Jacob.
- Ca suffit, pas d'ennuis, je ne suis pas d'humeur à me battre ce soir !
Les deux jeunes femmes s'écartèrent, Tanya au bout du salon, Léa juste derrière son Alpha. Elle se refusait de s'éloigner plus. Je tentai de l'apaiser.
- Je ne lui ferai pas de mal.
Elle haussa les épaules, dédaignant m'écouter.
Je perdais patience.
- Bon, faisons court si tu veux bien Jacob, comme tu le vois, il nous est difficile de rester dans la même pièce sans vouloir se sauter dessus, que fais-tu là ? Que prends-tu tant de soin à me cacher ?
Un sourire victorieux illumina le visage de l'indien et il donna un léger coup à Léa.
- Eh t'as vu, je maîtrise hein ?!
Elle lui sourit avec toute l'indulgence d'une femme amoureuse, et de fierté pour sa meute. Même moi je n'avais pas l'orgueil aussi mal placé mais préférai garder ça pour moi.
En revanche, des tas d'autres questions me vinrent, reculant pour le moment la réponse à ma question initiale.
- Attends voir, comment connais-tu mon don ?
Il éclata de rire, cela ressemblait étrangement à un aboiement et je n'aimai pas ça du tout. Puis il fronça les sourcils en répondant :
- C'est à cause de l'existence de sangsue dans ton genre que je suis devenu ce que je suis, alors crois bien qu'on m'a mis au courant de tous vos petits secrets et combines !
- Bien, mais c'est étrange, quand nous avons quitté Forks, aucuns d'entre vous, à la réserve, ne s'étaient transformés.
De toute évidence, il savait très bien pour quelle raison nous étions partis, nous avions fuit plutôt. Il du se faire violence pour ne pas me hurler dessus et répondit d'une voix basse et grave :
- C'est la faute à vos petits copains qui traînent un peu trop dans la région figure toi.
Je m'étonnai :
- Mes petits copains ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Il se passe qu'une femelle dans ton genre, aux cheveux rouges, est en train de monter une sorte d'armée, ce qui a déclenché pas mal de chamboulement chez nous, dont on se serait bien passé crois-moi ! Mais ce n'est pas de ça dont je voulais t'entretenir.
Je balayai l'argument final d'un mouvement de main.
- Une armée ?
Je me retournai pour prendre mon téléphone. J'allai devoir reprendre contact avec mon clan plus rapidement que je ne le pensais, mais c'était un cas de force majeure.
Concentré sur l'appel, je ne vit pas Jacob foncer vers moi, m'arracher le cellulaire et le briser entre ses doigts.
Il grogna :
- Non, nous en faisons notre affaire !
J'éclatai d'un rire froid.
- Laisse-moi rire Jacob Black, vous ne devez pas être bien nombreux chez les tiens, combien sont-ils en face ?
Il refusa de me répondre mais je lu la réponse dans son éprit, et cela me surprit.
- Si nombreux que ça ? Vous n'avez aucune chance, ne mène pas ta meute à l'hécatombe Jacob Black, je vais me charger de cette histoire avec les miens !
Il attrapa mon bras, secoué par des tremblements, et je dus me contrôler à un point presque douloureux pour ne pas l'envoyer valser à l'autre bout de la pièce quand il tonna avec force :
- NON ! Cette histoire ne concerne que les miens, tu ne crois quand même pas que je suis venu implorer l'aide d'un mort vivant dans ton genre !
Je tordais la bouche dans une grimace.
Contrôle.
- Tu sais pourquoi Victoria créé une armée ?
Ce fut sa femme qui s'avança pour m'éructer au visage :
- Parce qu'on a zigouillé un des vôtres qui a eu le malheur de passer trop près de nous, et on y a pris beaucoup de plaisir, crois-moi !
Jacob tenta d'éloigner Léa.
- Ne t'occupe pas de ça Léa, et ferme-là s'il te plait.
Elle s'offusqua.
- Non mais attends là, tu crois que je vais gentiment rester en arrière pendant cette fabuleuse conversation entre de vieux amis ?!
Je m'énervai un peu.
- Il a raison, reste en arrière, prends un peu exemple sur ma femme !
Tanya ne se vexa pas. L'avantage d'avoir vécu un an ensemble était qu'elle me connaissait par cœur, et savait très bien que je maîtrisais la situation. Le cas échéant, elle rentrerait dans le conflit, mais elle n'était pas d'humeur trop belliqueuse ce soir.
En revanche Léa mit son visage à deux centimètre du mien, et je sentis toute son odeur atroce tandis qu'elle me hurlait littéralement dessus.
- Non mais il se prend pour qui le vampire fétide pour me donner des ordres et me prendre pour sa femelle obéissante et soumise ?!
Tanya eut un léger mouvement. Elle était patiente mais il ne fallait pas non plus la chercher. Je n'avais jamais vu une femme aussi hargneuse et querelleuse. Je répondais simplement :
- Pour l'homme à qui appartient le salon dans lequel tu te tiens sans y avoir été invité, alors je te conseille un minimum de politesse. Si tu n'as pas l'air de connaître le principe basique d'invitation avant de débarquer chez quelqu'un, tâches au moins de respecter la bienséance où je finirai par croire que tu es mal élevée.
Cela eut le don de la faire trembler de colère.
- Arrête de te prendre pour un homme, t'es qu'un monstre puant, voilà ce que t'es ! Et je te conseille de pas critiquer mon éducation si tu veux pas que je m'énerve !
J'allais répondre mais Jacob le fit pour moi, et sa voix résonna dans le salon :
- Ca suffit Léa, tu te calmes maintenant, je savais bien que c'était une très mauvaise idée de t'emmener !
Il accompagna son ordre d'un geste pour la faire reculer. Elle lui répondit agressivement :
- Je ne t'ai pas laissé le choix !
Aigrement, son Alpha répondit :
- Crois-bien que je le regrette !
- Tu crois quand même pas que j'allais te laisser aller tout seul ici, toi et tes idées tordues, avec ses sangsues !
- T'aurai mieux fait Léa, je sais pas si t'en a conscience ma vielle, mais tu manques cruellement de diplomatie et de self-control !
- Non mais écoutez le grand Alpha Jacob qui sait tout mieux que tout le monde ! C'est sûr que toi t'es un modèle de savoir-vivre !
Je jetai un coup d'œil dépité à Tanya. Ils étaient lamentables à s'engueuler comme des enfants dans une situation pareille. Elle partageait mon avis et elle intervint :
- Bon, quand vous aurez fini de vous gueuler dessus, vous me préviendrez hein, moi j'ai autre chose à faire que d'écouter des chiots s'aboyer dessus !
Léa voulut lui foncer dessus pour répondre mais Jacob la ceintura :
- Léa, si je continue, je te donne un ordre formel ! C'est ce que tu veux ? Un véritable ordre ?
Elle se calma instantanément en soufflant tristement :
- Ha quand ça t'arrange de faire ton Alpha tu te gène pas.
- Je te ferai remarquer qu'il n'y a qu'avec toi que ça m'arrive Léa, alors je serai toi, je me poserai des questions !
- Ouais, comme "mais qu'est-ce que je fous avec toi" ?
Jacob ignora cette réponse, et Léa sembla se calmer sous la menace d'un ordre direct. J'en profitai pour parler :
- Nous en étions où ?
- Nous n'en étions nulle part, cette histoire ne te regarde pas, j'étais juste porteur d'un message.
- Ne crois pas t'en sortir comme ça Jacob Black, crois moi quand je te dis qu'en tel nombre, des vampires nouveau-nés – quel terme écœurant ! laissa échapper Léa – feront de vous de la charpie, tu ne sais pas à quoi t'attendre, laisse moi gérer ce problème, je connais quelqu'un qui connait par cœur ce genre de situation !
- Je me fiche de savoir que tu connais le frère du cousin de la tante de Tartenpion ! Rentre-toi ça dans la tête, je me charge de ça ! Je n'ai besoin de l'aide de personne, encore mois de celle d'un clan de sangsue qui a tué Isabella Swan !
Je secouai la tête, soulagé presque d'avoir crevé l'abcès.
- Nous voilà au cœur du problème alors… Mais je te préviens tout de suite, tu peux dire ce que tu veux, tu n'arriveras pas à me faire sentir plus minable que je le suis, inutile de gaspiller ta salive.
- Tu te sens vraiment comme une sous-merde Edward Cullen ?
Je préférai ne pas répondre à ça, et il eut un sourire ravi en le constatant :
- Un vampire capable de regret, alors là, je dois avouer que je suis étonnée !
Il fit un pas dans ma direction pour me cracher au visage :
- Mais je vais réussir à te faire sentir encore pire que ce que tu penses de toi-même !
- Ca m'étonnerai Jacob Black, ne parle pas de ce qui ne te concerne pas et de ce que tu ne connais pas !
Un autre sourire, carnassier, triomphant :
- Moi je pense le contraire Edward Cullen, parce que si je suis venu ici en personne, c'est pour te dire que Charlie Swan est mort, mort de chagrin parce qu'il ne retrouvait pas sa fille et que ça le rendait malade !
Il martelait ses mots avec délectation :
- Mort de chagrin parce que sa fille unique est morte seulement le lendemain de son arrivée chez lui, parce qu'il a été interrogé par le service des disparitions en tant que suspect, par votre faute les Cullen, il est mort par votre faute !
J'accusais durement le coup et cela se lut sur mon visage.
Léa avait parfaitement raison, j'étais un monstre, non content d'avoir condamné la fille à une existence que je ne souhaitais à personne, non content d'être tombé irréversiblement amoureux d'elle comme pour rajouter à ma faute, j'avais aussi tué le père.
Jusque là, je m'étais interdit de prendre des nouvelles de la famille Swan. Je n'avais pas pu rater les appels télévisuels, les alertes qu'avaient mis en place les autorités pour la retrouver, mais j'étais un lâche, et je n'avais pas voulu savoir si j'avais fait encore plus de mal que je le pensais.
Tanya s'était approché et avait posé une main qu'elle voulait réconfortante sur mon bras droit, elle pensait pour moi des paroles pleines de consolation mais qui n'étaient d'aucune utilité. Comme toujours elle faisait de son mieux pour moi, et moi, comme toujours, l'abomination faite homme, cela ne me faisait rien.
J'essayai alors de ne pas laisser transparaître la douleur dans ma réponse, en vain.
- Félicitation Jacob Black, tu as réussi ton coup, c'est pire à présent, tu es content ?
Il se contenta de sourire.
- Tu as fait tout ce voyage pour ça ? Un courrier n'aurait pas suffit puisque tu sais où je vis ?
Il secoua la tête, exultant, hurlant plus que parlant :
- Oh non, je voulais voir cette expression sur ton visage, je voulais te voir souffrir, comme Charlie a souffert, comme mon père souffre de la perte de son meilleur ami, comme tout Forks souffre de cette nouvelle perte !
- Je comprends ton désir de vengeance Jacob, il est légitime et comme tu le vois, je m'en veux encore plus qu'avant, tu as finit ?
Mes paroles semblèrent l'énerver encore plus.
- Crois-bien Cullen que j'adorerai mettre fin à ta minable existence, mais je ne souhaite pas me salir les mains, et j'ai bien mieux à faire en ce moment, mais, un conseil, ne reviens pas à Forks, tu as violé le traité, si je te sens sur mes terres, là alors, je ne répondrai plus de moi !
- C'est tout ?
- Non, ne te mêle pas de ce qui se passe à Seattle, ni toi ni les autres, mon rôle est de protéger les miens, je le remplirai sans ton aide dont je ne veux pas, est-ce bien clair ?
Jacob Black m'avait anéanti, mais je gardais un avantage sur lui, avantage que j'aurai toujours. Il ne lisait pas dans mes pensées comme je lisais dans les siennes, et je restais un bon acteur, même dans les situations critiques.
- Très bien, je resterai en dehors de ça.
- Ais-je ta parole ?
- Tu me méprises mais tu porterais de l'intérêt à la promesse d'une sangsue ?
- Tu es quelqu'un qui respecte ses engagements, je le sais. Alors ? demanda-t-il brutalement
Tanya prit les devant :
- Tu as notre parole Jacob Black, maintenant, fait-moi le plaisir de sortir de chez moi avec ta femelle, je vous assez supporté comme ça !
Le jeune Alpha la sonda du regard, comme pour être certain, puis souffla de scepticisme, et, entraînant Léa par le bras, sortit de chez moi.
J'attendais d'être sûr qu'ils soient loin pour féliciter ma femme.
- Impressionnante logique, mais je dois avouer que je ne pensais pas qu'il se laisserait avoir par ton mensonge !
- Ils m'ont crus ? demande Tanya.
- Ils n'ont pas le choix, et ils avaient très envie de quitter la pièce crois-moi. Mais de toute façon, j'aurai trahit ma promesse aussi facilement que je lui ai mentit.
Elle posa son menton sur mon épaule et passa sa main dans mon dos :
- Ca va aller ?
Je la repoussai un peu brutalement.
- Ca ira, comme toujours, mais ce n'est pas là le problème, veux-tu bien prévenir les tiens, je me charge des miens.
Sagement, elle préféra faire comme si je ne l'avais pas chassé.
- Bien entendu.
J'attrapai un autre de mes téléphones portables, puisque celui que je voulais était réduit en miette, et composai un premier numéro. Il répondit immédiatement.
- Ouais ?
- Ron, ramène-toi dans la seconde, je vais avoir besoin de toi !
Je raccrochai et avec un peu d'appréhension, pianotai un autre numéro que je n'avais pas fait depuis longtemps. La voix qui répondit me fit presque mal, mais je me concentrai sur l'essentiel :
- Edward ?
- Carlisle, nous avons un gros problème.
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Oui, vous avez le droit de me trucider pour avoir tué Charlie, mais je suis horrible et je l'assume ^_^ Encore merci à tout ceux qui m'ont souhaité un prompt rétablissement, et ne perdez pas la main,
Je suis étonnée, j'avais peur de m'atteler à ce chapitre, parce que je ne savais pas trop comment l'écrire, et encore moins quel rôle donner vraiment à Jacob.
Il ne devait faire qu'une apparition à la base, comme oiseau de mauvaise augure, et finalement, je vais le garder beaucoup plus longtemps !
Bref, je pensais que ça prendrai des lustres, et finalement j'ai tout écrit d'une traite, et là il est 2H30 du mat', va falloir que je me relise car je mélange toutes les lettres tellement mes yeux piquent, mais c'est pas grave ! J'étais tellement contente de retrouver les disputes de Jake et Léa que j'ai choisi de mettre ensemble.
