Mes Plus Belles Vacances
Chapitre 4 : La Réunion, Partie 1
Gohan enleva son T-shirt, se séparant de mes lèvres quelques instants, puis m'embrassa encore, parcourant lentement ses mains sur mon corps.
On entendit sonner à la porte, et on se sépara une nouvelle fois. Je regardai Gohan interrogativement, qui fronçait les sourcils.
« Tu attends quelqu'un ? » demandai-je.
La réalisation se lut soudain sur son visage. « Ah ! J'avais complètement oublié ! »
« Quoi donc ? »
Il me regarda nerveusement, grimaçant un peu. « Euh… En fait on… on fait une sorte de réunion avec de vieux amis… C'était pour ça que ma mère voulait que tu viennes aujourd'hui… »
« Quoi ! » m'exclamai-je. « Tu veux dire que je vais devoir rencontrer tous tes amis ? Et c'est seulement maintenant que tu me le dis ! »
Il se frotta la nuque en riant nerveusement. « Ça m'était complètement sortie de la tête. »
Je lui lançai un regard noir, agrafant mon soutien-gorge qu'il avait dégrafé sans que je ne m'en rende compte, et me levai du lit, arrangeant ma robe et mes cheveux. Je me dirigeai ensuite vers la porte, puis me retournai, le regardant avec un sourcil levé.
« Qu'est-ce que tu attends ? » lui fis-je. « Rhabilles-toi ! »
Il cligna plusieurs fois des yeux, puis enfila son T-shirt en vitesse et referma la fermeture éclaire de son jean. Puis il se leva et me rejoint. Il ouvrit la porte, et me laissa passer avant lui, puis referma la porte après nous. On se dirigea vers le salon, où on entendait des voix.
Gohan entra dans le salon, mais je restai dans le couloir. Rencontrer sa mère, c'était déjà pas de la tarte, alors tous ses amis ?
Non merci.
Il sourit, et me prit la main. « Allez, Videl, ils ne vont pas te morde. »
« Manquait plus que ça. » répliquai-je, le faisant rire.
« Ah, Gohan ! » j'entendis la voix de Chichi s'exclamer. « Videl est avec toi ? Bulma et sa famille sont arrivés, ils voudraient bien la rencontrer. »
Gohan me regarda, et je soupirai, entrant dans le salon. Je vis trois personnes qui étaient avec Chichi ; une femme avec des cheveux et yeux bleus, un homme avec les cheveux noirs en forme de flamme et les yeux de la même couleur, et un garçon qui devait avoir à peu près l'âge de Goten et dont les cheveux étaient mauves et les yeux bleus.
« Je suis là. » dis-je, un peu tendue.
Les yeux de Chichi se mirent à briller. « Videl ! Viens que je te présente ! »
Je m'approchai, sentant la tension montée en moi. Je sentis Gohan me serrer doucement main, qu'il tenait toujours, et je me tournai vers lui, qui me souriant chaleureusement. Je lui souris en retour, me sentant plus rassurer, plus me tournais vers Chichi et ses amis.
« Je suis Videl. » dis-je.
La femme aux cheveux bleus sourit. « Je suis Bulma, et voici mon compagnon, Végéta, et notre fils Trunks. »
Le dénommé Végéta ronfla, et Trunks, dont Goten m'avait beaucoup parler, me fit un signe de la main.
« Salut ! » dit-il.
Végéta me regarda un moment, puis se tourna vers Gohan. « Son ki est assez élevé pour une humaine. L'as-tu marqué ? »
J'haussai les sourcils. Marqué ? Que voulait-il dire ? Je regardai Gohan interrogativement, mais il semblait aussi confus que moi.
Végéta roula des yeux, puis il s'approcha de moi et dégagea mes cheveux de mon cou. Il sourit malicieusement, puis alla s'adosser contre un mur, les bras croisés, avec une expression qui disait « je sais quelque chose que vous pas ».
J'étais de plus en plus confuse.
« Alors ? » demanda Bulma, regardant son compagnon avec expectation. « Elle est marquée ? »
Le sourire de l'homme s'élargit, mais il ne dit rien. Après quelques instants, les yeux de Bulma s'écarquillèrent.
« Tu plaisantes ! » s'exclama-t-elle.
J'haussai les sourcils. Il n'avait rien dit du tout, de quoi parlait-elle ?
« Mais de quoi vous parlez ? » demanda Gohan, aussi agacé que moi de ne pas comprendre.
Végéta haussa un sourcil. « Tu ne sais même pas que tu l'as marqué ? »
« Comment ça, 'marqué' ? » demanda-t-il.
« La marque qu'elle a sur le cou. » dit-il.
Gohan regarda mon cou, puis se tourna vers Végéta une nouvelle fois. « La morsure ? C'est de ça que vous parlez ? »
Chichi écarquilla les yeux. « Tu l'as vraiment marqué ? Déjà ! »
« Ça vous ennuierait de nous expliquer ce que ça veut dire, puisque tous le monde semble le savoir sauf nous ? » demanda impatiemment Gohan.
« Cette morsure, Gohan, » commença Bulma, « Est, pour les Saïya-jins, l'équivalent du mariage. »
Il eut un long moment de silence, dans lequel j'enregistrais petit à petit ce que Bulma avait dit.
« Alors ça veut dire qu'on est… ? »
« Marié ? » finit Gohan.
« Pour les Saïya-jins, oui. » acquiesça Bulma.
Chichi poussa un cri de joie, et me prit dans ses bras, me serrant si fort que je commençais à manquer d'air.
« Maman… Tu l'étouffes. » dit Gohan.
Sa mère finit par me lâcher, et je pris de grandes bouffées d'air, puis fusillai Gohan du regard.
« Tu aurais pu me demander, avant ! » lui reprochai-je.
« C'est pas de ma faute ! » rétorqua-t-il. « Je ne savais pas ce que je faisais, j'ai fais ça par instinct ! Et puis, tu m'as marqué, toi aussi ! »
« C'est toi qui as commencé ! »
« Et tu as répondu ! »
« Je n'aurais pas eu à répondre si tu ne m'avais pas mordu en premier ! »
« Je t'ai dis que je l'ai fais par instinct ! Comment voulais-tu que je sache ce que ça voulait dire ! »
« Tu aurais dû le savoir ! C'est toi le Saïya-jin ! »
« Et alors ? Je suis né sur Terre ! » rétorqua-t-il. « Et puis qu'est-ce que ça peut faire ? D'accord, on s'est 'marié' sans le savoir, et je n'avais pas pensé que ça se passerait dans ces conditions, mais de toutes façons, ça allait arriver un jour ! »
« Ben j'aurais quand même apprécié qu'on me prévienne avant ! » répliquai-je.
« On ne m'a pas prévenu non plus, je te rappelle ! »
Il se tourna vers les deux femmes qui nous regardaient, souriant malicieusement, leur lançant des regards lourds de reproches. Trunks n'était plus avec elles ; il s'était sûrement ennuyé et était parti Dieu sait où à la recherche Goten.
« Vous auriez pu m'en parlez, quand même ! » reprocha-t-il.
Bulma croisa les bras, son sourire toujours présent sur son visage. « Comment voulais-tu qu'on sache que vous étiez déjà allé si loin ? »
Je rougis intensément, mais Gohan maintint son regard, ne trahissant aucun embarrassement, s'il en avait ressentit à ce moment. C'est à cette instant que d'autres invités se décidèrent de sonner à la porte, et Chichi s'empressa d'aller ouvrir, révélant cinq personnes : un petit homme brun sans nez qui tenait la main d'une petite fille blonde qui n'avait pas de nez non plus -sûrement sa fille-, une femme blonde aux yeux bleus qui avait les bras croisés, un vieil homme avec une longue barbe blanche, portant des lunettes, et, étrangement, une carapace de tortue, et un petit cochon.
'Ne t'approche du vieux ou du cochon.' J'entendis la voix de Gohan me dire. Je le regardais interrogativement, réalisant que ses lèvres n'avaient pas bougé. 'Je suppose que ça fait partie des effets secondaires de cette marque.' dit-il, sa voix résonnant dans mon esprit.
'Pourquoi je ne dois pas m'approcher d'eux ?' lui demandai-je par la pensée.
Il eut un bref moment de silence, puis Gohan répondit : 'Ce sont des pervers.'
J'haussai un sourcil. 'Okay…'
« Krilin, C18, ça fait un bail ! » s'exclama Chichi, prenant le petit homme dans ses bras, puis la petite fille.
Elle regarda le vieil homme et le cochon d'un œil mauvais, puis son sourire réapparut, et elle les fit entrer.
« Il faut absolument que vous rencontrer la petite amie de Gohan ! » s'écria-t-elle avec enthousiasme.
Le dénommé Krilin haussa un sourcil, puis un sourire espiègle étira ses lèvres. « Gohan a une petite amie ? »
'Je sens les vannes venir…' entendis-je Gohan penser.
« Videl, viens par là que je te présente à nos amis. » dit Chichi, me faisant signe d'approcher.
J'obéis, toujours un peu nerveuse de rencontrer les amis de Gohan. Jusque là, ça c'était plutôt bien passer, si on ne compte pas l'histoire de la marque. Ça devrait aller, je suppose.
« Tous le monde, je vous présente Videl. » commença Chichi. « Videl, je te présente Krilin, sa femme C18, leur fille Marron, et Tortue Génial et Oolong, auxquels je te conseille de ne pas approcher de trop près si tu ne veux pas te faire tripoter. » Elle me chuchota la dernière partie.
Je souris. « Je sais. Gohan m'a prévenu aussi. »
Elle leva un sourcil, puis haussa les épaules. À ce moment, on sonna à la porte une nouvelle fois, que Chichi s'empressa d'ouvrir, invitant un homme brun avec des cicatrices sur le visage et une espèce de chat volant à entrer. Chichi procéda alors à me présenter à eux, et à me les présenter, et j'appris qu'il s'agissait du célèbre joueur de baseball, Yamcha, et de son amie Plume.
« Alors comme ça, Gohan a une petite amie ? » demanda-t-il, le sourcil levé.
Gohan roula des yeux. « Pourquoi tout le monde semble si surpris ? »
« C'est que tu n'étais pas très social ces dernières années. » répondit Bulma. « Au fait, il me semble que tu ne nous as pas dis son nom de famille. »
Je regardais Gohan en me mordant la lèvre inférieure. Je savais que ces gens n'appréciaient pas beaucoup mon père, et c'est compréhensible : il les avait traité de tricheurs et s'était enrichi en prétendant avoir tué Cell alors que c'était en fait Gohan qui l'avait fait, perdant son père dans la bataille. J'avais redouté ce moment, qui, malheureusement, était inévitable.
« Satan. » dis-je après un moment. « Je m'appelle Satan Videl. »
Un ronflement se fit entendre, et tous, moi y compris, se tournèrent vers la source du bruit, c'est-à-dire Végéta, qui pouffait de rire.
« Quelle ironie ! » dit-il. « De tout de monde, il a fallu que tu choisisses la fille de ce crétin pour compagne ? Franchement tu n'aurais pas pu choisir pire ! »
Je sentis la colère monter en moi, puis je réalisai que ce n'était pas ma colère que je ressentais, mais celle de Gohan, qui avait les poings serrés, fusillant Végéta du regard.
Étrange. Comment se faisait-il que je sois capable ressentir la colère de Gohan comme si c'était la mienne ? Maintenant que j'y pensais, ça m'était arrivé plusieurs fois, de ressentir des sentiments qui n'étaient pas les miens, depuis que Gohan m'avait fait cette marque au cou. Je suppose que ça avait un lien.
La voix de Gohan me tira de mes pensées.
« Retire immédiatement ce que tu viens de dire. » dit-il, calme en apparence, mais je pouvais sentir la rage qui bouillonnait en lui.
Le Prince des Saïya-jins haussa un sourcil, le sourire moqueur. « Et si je ne veux pas ? »
Les poings de Gohan étaient serrés si forts que du sang commençait à couler parterre. Je tentai de le calmer, posant ma main sur son bras. Il me regarda, son regard s'adoucissant, puis il retourna son regard vers Végéta qui était toujours adossé contre un mur, les bras croisés, le défiant du regard.
« Retire ce que tu viens de dire, Végéta, et excuse toi auprès de Videl, si tu ne veux pas rejoindre Cell en Enfer. » menaça Gohan.
La tension dans la pièce était extrême, et si personne ne faisait rien, je sentais que ça n'allait pas bien finir. Comme pour répondre à mon souhait, un bruit sourd se fit entendre, suivit d'un cri de douleur venant de Végéta.
Je clignai des yeux, voyant Chichi qui tenait une poêle dans ses mains, rouge de rage, et Végéta qui se frottait la tête, là où une énorme bosse était apparue.
« Présente immédiatement tes excuses à ma future belle-fille ! » lui cria-t-elle.
Végéta la fusilla du regard, croisant les bras, sa bosse toujours bien visible sur sa tête. Puis il détourna la tête et sortit de la maison, s'envolant. Chichi et Bulma crièrent après lui, la dernière lui disant qu'il dormirait sur le canapé pendant un mois et qu'elle ne réparerait plus la salle de gravité quand il la casserait. Puis elle se tourna vers Gohan et moi, le regard désolé.
« Je suis vraiment désolée, Gohan. » dit-elle. « Et je t'assure qu'il va le payer très chère ! »
Je sentis Gohan se calmer un peu, et soupirai de soulagement intérieurement. C'est alors qu'un homme vert géant avec des oreilles pointues entra par la porte qui était toujours ouverte.
« C'est Végéta que je viens de voir avec une énorme bosse sur la tête ? »
À suivre…
