Chapitre 4
Ça faisait une heure qu'ils étaient revenus du café où ils étaient avec Mac. La nouvelle avait surprise Veronica, mais elle se demandait quand même qui aurait pu vouloir la mort de son père. Il y avait vraiment beaucoup de monde qui lui en voulait.
Aaron avait bien écouter ce que Mac leur avait dit, et c'est vrai qu'il y avait beaucoup de zones d'ombres. Si le père de Veronica avait été tué, il devait le savoir et arrêter le meurtrier. Même si il était en quelque sorte en vacance, trouver la vérité c'était son travail, et là ça le touchait personnellement.
- Au fait, tu as reçu une lettre de ton père à la maison. Si tu veux je peux demander à Jessica de nous la scanner et de nous l'envoyer.
- Je veux bien, merci.
Il appela donc la jeune femme et après quelques minutes ils reçurent la lettre avec le fax qui se trouvait dans leur chambre. Elle était assise sur le lit, calée contre les oreillés, il s'approcha d'elle et lui donna, il s'apprêta à la laisser la lire tranquillement quand elle lui prit doucement le bras.
- Restes, s'il te plais.
Il s'installa sur le lit à côté, il passa son bras autour de sa taille et elle se blottit contre lui. Elle déplia le papier et commença à lire.
Veronica,
Etant donné qu'on ne se voit plus trop toi et moi, je choisit de t'écrire cette lettre pour te dire deux ou trois choses qui me tiennent à cœur.
Premièrement je ne t'en veux pas, enfin plus, tu as quitté Neptune car tu as écouté ton cœur, j'ai vu ton regard quand je t'ai dis qu'il était venu te voir, j'ai vu ta réaction. Je t'en ai voulu au début, mais maintenant ce n'est plus le cas. Tu es ma seule fille et je veux que tu sois heureuse. Quoi que j'aimerais bien le rencontrer pour de bon cette fois.
Ensuite je voudrais que tu lui parle d'une affaire sur laquelle je travaille en ce moment, le shérif n'écoute rien de ce que je dis. Mais je sais qu'il y a quelque chose qui cloche. Au début c'était une simple enquête sur la disparition d'un enfant de huit ans. Une fille, Diana. Sa mère s'inquiétait pour elle, pour son avenir, son père l'élevait de façon assez rude. Je n'ai pas eu d'explications plus poussés.
En faisant des recherches j'ai découvert que sept autres petites filles ont disparut dans tout l'état, au début je pensais à plus mais les autres se sont révélés de fausse pistes, les enfants ont été retrouvé. Tout les enfants ont entre six et dix ans. Ce sont toutes des filles.
Voici la liste de ces fillettes.
Diana Cioban.
Roxana Antonescu
Roxy Luca
Catalina Morariu
Beatrice Zidar
Annie Roman
Cristine Negus
Je ne sais pas si ce sont leur vrai nom, mais elles ont toutes disparu. Dans tout le pays. Au début ça ne m'aurait pas semblé étrange, mais j'ai vu une ressemblance entre certaines de ces disparitions, de nuit, sans traces. J'ai également découvert que ces fillettes n'existaient nulle part, pas de certificat de naissance, pas de trace de scolarité. Rien. Et de plus la personne qui venait déclarer ces disparitions ressemblait étrangement à celle qui est venue me voir.
Mais j'ai beau cherché, je ne trouve pas grand-chose d'autres. Mais le shérif m'a gentiment dit de ne pas me mêler de ce qui ne me regardait pas.
J'espère qu'il pourra jeté un œil.
A bientôt j'espère.
Veronica avait lu la lettre à voix haute, Aaron avait entendu ce sur quoi Keith enquêtait, mais il avait aussi entendu qu'il acceptait leur relation. La fin de la lettre se termina dans les sanglots de Veronica. La jeune femme avait une boule au fond de la gorge, elle se retenait de pleurer, mais en lisant les derniers mots elle n'avait pu se retenir. Il l'avait serré contre lui. Au bout d'un moment elle s'était calmé, toujours dans ses bras, et heureuse de l'être.
- Est-ce que tu va jeté un œil ?
- Je pense oui, il a raison c'est très louche. Si je trouve quelque chose je te le dirais. Et si ton père a vraiment été tué, je trouverais qui l'a fais, je te le promets.
Veronica s'endormait, la journée avait été fatigante. Pour elle comme pour lui. Il l'aida à s'allonger, elle ne tenait plus. Il lui posa un baiser sur le front et remonta la couverture sur elle.
- Dors.
- Tu ne viens pas ?
Elle avait les yeux clos. Elle s'endormait vraiment. Il sourit.
- Je te rejoints vite.
Il la laissa et alla consulter les fichiers de personnes disparues. Il remarqua les différents enfants mentionnés dans la lettre. Sans qu'il ne sache pourquoi, il sentait que cette affaire lui était familière, mais pour le moment, ce n'était pas vraiment une affaire. Il devait juste comprendre pourquoi avait eu lieu ces disparitions et dans quelles circonstances.
Il consulta les dossiers pendant des heures, cherchant les liens, les connexions entre eux. Il apprit que les enfants n'avaient pas de domiciles fixe, ils vivaient dans des campings avec leurs parents. Il allait éteindre l'ordinateur quand il entendit Veronica l'appeler dans son sommeil.
- Aaron…
Il s'approcha et s'allongea à côté d'elle, se glissa sous la couverture et la prit dans ses bras.
- Je suis là mon amour. Je te l'ai dis je ne te quitte pas.
Veronica se serra encore plus contre lui. Elle se tut. Aaron s'endormit rapidement lui aussi.
Le lendemain ils se réveillèrent presque en même temps. Aaron n'avait pas beaucoup dormi mais il avait l'habitude de ne dormir que quelques heures. Ça ne lui faisait plus rien.
- Bien dormi ?
- Oui, très bien et toi ?
- Je resterais bien encore un peu.
Elle était encore fatiguée, il pouvait le voir sur son visage, elle avait les traits tirés et de petites cernes sous ses beaux yeux gris-bleus.
- Dors encore un peu, je vais commander le petit déjeuner.
- Petit déjeuner au lit ? J'adore !
Elle souriait, il aimait tellement son sourire. Il se pencha vers elle et l'embrassa doucement puis plus passionnément. Leur premier vrai baiser depuis qu'elle avait appris la mort de son père, ça lui avait manqué et à elle aussi. Ils se séparèrent à bout de souffle, se regardant dans les yeux.
- Je t'aime Veronica.
Elle lui sourit et l'embrassa une nouvelle fois.
- Je t'aime aussi Aaron.
Il l'embrassa une nouvelle fois et pour la première fois depuis plusieurs jours ils firent l'amour tendrement, sans précipitations, sans se préoccuper de ce qu'il se passerait dans la journée.
Ils se levèrent deux heures plus tard, Aaron en premier, la laissant émerger doucement. Quand elle se réveilla finalement, il y avait comme promis un plateau de petit déjeuner sur le lit. Elle lui sourit et ils déjeunèrent tranquillement, en amoureux.
Plus tard Veronica reçu un appel de Mac, ils s'apprêtaient à quitter la chambre à ce moment là. Quand Veronica raccrocha elle dit à Aaron que la jeune femme voulait leur dire une chose dont elle s'était souvenue, elle les attendait dans le hall de l'hôtel.
Ils descendirent, quand ils la virent, elle les attendait debout devant le standard. Ils s'approchèrent et n'eurent rien à dire, elle commença en première.
- Cette nuit je me suis souvenue d'une chose, la jeune femme a appelé son fils, qui l'accompagnait par un nom étrange, Puglialé ou un truc du genre.
