CHAPITRE 3 - Why are you scared ?


Bonjour à tous ! C'est dingue le nombre de vues et de visiteurs qui sont passés par là! Je n'en reviens pas et je suis très contente et excitée d'écrire pour vous ! Nouvelle semaine, nouveau chapitre et j'espère qu'il vous plaira ! N'hésitez pas à me laisser vos avis je vous répondrai et surtout ils me motivent et me permettent de vous offrir cette fiction avec passion. Plus de 300 visiteurs sont passés par là et la fiction a été vue plus de 900 fois … Je ne sais pas quoi vous dire … WOW


Un grand merci à Romeila, AraHwang, Vanessa Ferry, Coco, Lysandera, Justmoi59 , Yuckie 78, Elodie52, NSwann, pinky-sunset, pour les mises en alerte et les favoris :)


Romeila: Merci pour ton avis ! J'ai hâte de pouvoir répondre à tes questions avec mes chapitres suivants ! Merci d'avoir pris le temps d'écrire un petit mot aussi adorable merci !

Elodie52: Merci encore pour ton avis j'espère ne pas te décevoir dans l'avenir !

N Swann: Tu connais déjà la suite mais merci encore de suivre cette fiction je suis vraiment très touchée


Je n'en dis pas plus on se retrouve à la fin du chapitre !


Why are you scared ?

EPOV

Au moment où j'ai ouvert les yeux, elle n'était plus là. Le jour allait bientôt se lever et la luminosité faisait progressivement son entrée dans le studio. Ses vêtements n'étaient plus sur le sol.

She was gone.

A nouveau je ressentais quelque chose, et ça m'exaspérait. Ce sentiment était difficile à décrire. En vérité je n'étais pas habitué à cela. Je n'ai jamais dépendu de personne et je n'ai jamais eu à me poser autant de questions sur ce que je ressentais.

Frustration ?

Non.

Désir ?

Probablement. Mais mon appétit pourtant insatiable avait été comblé.

Haine ?

Comment le pourrais-je…

Je suis incapable de le décrire. Je me sens irritable, ma mâchoire est crispée et mes muscles sont tendus et je suis anxieux.

Rassembler mes vêtements qui jonchaient le sol m'était presque insupportable et mes mains tremblaient presque. J'avais beau la chercher du regard, elle n'est pas réapparue. Et je sentais ce sentiment inconnu monter en moi, et je n'y pouvais rien.

Je ne pouvais le contrôler, ma respiration s'accélérait et mon irritabilité était presque palpable.

Calmez vous Edward, respirez laissez toutes ses émotions vous envahir puis capturez les, vous êtes maître de vous même…

Vous connaissez ce genre de discours ? C'est celui qu'un psy hors de prix vous servira lorsque que vous aurez décidé de prendre votre vie en main et de renoncer à cette pulsion qu'est l'appel de l'alcool. Ces mots rassurants auxquels vous vous raccrocherez à chaque fois que le malin vous tentera.

Everything was clear now.

Je le sais maintenant.

C'est le manque.

L'alcool n'y est pour rien. Le sexe non plus.

Je vous vois venir. Vous me trouvez déjà pathétique.

Pathétique de ressentir une telle frustration à l'idée que cette fille m'ait échappé, et de la savoir loin de moi au moment où mon corps et mon esprit la réclament. Cette inconnue qui a bouleversé mon âme. Cette être auquel mon …

Non. Je ne peux pas continuer à laisser mes pensées prendre le dessus sur moi.

Je ne ressens rien.

Et c'est ainsi que j'ai quitté ce lieu hors du temps qui avait remué mon âme et ranimé des sentiments que j'avais depuis un moment ignorés voire oubliés.

Dans quelques jours ce serait terminé et personne n'y changera rien.

Le bar du country club était un endroit que j'aimais fréquenter, les douces notes de Jazz qui caressaient mes oreilles apaisaient mon âme et le bourbon calmait tous mes maux. Finn était posté un peu plus loin à une table et surveillait d'un oeil discret la moindre atteinte possible à ma sécurité.

Ma matinée avait été désastreuse … J'avais assisté à plusieurs réunions diplomatiques sans honorer mes obligations, j'observais chacun de mes interlocuteurs avec dédain et ma frustration augmentait à chaque minute.

Mes rendez-vous de l'après midi avaient été pris en charge par mon remplaçant et les évènements mondains par ma doublure.

Et c'est comme à mon habitude que je terminais ma journée au country accompagné de mon meilleur ami, mon verre. J'avais pris goût à ces derniers petits instants de bonheur. Il me semble que de nombreux malades parlent de ce sentiment.

Le sentiment d'être encore plus vivant au moment où on est proche de disparaître. Ce moment où chacun des détails si futiles de la vie vous semble si merveilleux.

Le soucis de détail. Ce détail qui transmet l'émotion.

Un peu comme dans une photo.

Les clichés que Bella avait exposés étaient exactement de ce goût là. Epurés, et pourtant si riches en émotions.

Un frisson me traversa.

Je fermais les yeux et retrouvais la sensation de faire courir mes mains sur sa taille et épouser ses hanches si fines et si envoûtantes.

-Edward !

Ma douce rêverie fût brisée par sa venue. Plusieurs mois que ne nous ne nous étions plus fréquentés, probablement car j'avais décidé petit à petit de me couper de la vie que je menais et que son influence sur moi n'était pas des plus salvatrices.

Du moins c'était ce que Marshall pensait.

James me toisa avant de s'installer au bar avec moi. Finn observait toujours de loin et attendait que j'acquiesce pour tester mon approbation de la proximité soudaine qui m'avait été imposée par James.

Alors que la ravissante serveuse qui lui préparait son cocktail se pencha pour saisir une bouteille, James lui adressa un clin d'oeil déplacé et déposa un scandaleux pourboire sur le marbre luisant du bar.

-Si je ne te connaissais pas aussi sauvage je dirais presque que tu m'évites. Lança t-il à mon intention en avalant une grande gorgée de whisky pur malte.

Je me contentais d'un sourire. C'est ce que je faisais tout le temps. Vous savez les masques, ceux qu'on porte pour ne rien dévoiler et pour être socialement correct.

-Il va sans dire que ce serait plus sage de ta part de ne pas laisser ta doublure te remplacer pour le gala de charité de ce soir! Siffla t-il.

-Depuis quand est-ce que mes obligations t'intéressent ? M'indignais-je.

-Depuis que j'ai quelqu'un à te présenter…

Je m'enfonçais dans mon tabouret avec un sourire amusé. James était mon ami depuis les bancs de la faculté, les sciences politiques l'avaient toujours intéressé mais son niveau déplorable n'avait pas contribué à sa désormais popularité. James pouvait jouir d'une importante fortune familiale et croyez mois il en jouissait.

-Une amie ? Le taquinais-je.

-Une fiancée … me répondit-il avec un air fiévreux. Une jeune femme fascinante, absolument pas ton style.

Je n'avais pas de style de femme. Je ne me suis jamais attachée à aucune d'elles. James et moi avions l'habitude de dénicher de nombreuses escortes ou des mannequins à la plastique parfaite. Des relations purement charnelles sans aucune profondeur, aucun sens.

James était plutôt bel homme, il avait du succès auprès des femmes, un appétit sexuel insatiable et bien trop de fierté pour penser sérieusement à se poser dans une relation stable…

Vous auriez aimé en apprendre un peu plus sur moi ? Et bien non désolé. Je ne m'étale pas sur mes sentiments, je ne suis pas un tendre, je ne suis pas celui qu'on aime fréquenter, je suis un peu ce sauvage qui a toujours l'air ailleurs et qui vous prends de haut. Oui vous pouvez le penser, je suis un con. Certes, c'est un fait, je ne m'en cache absolument pas. Mais avant toute chose je suis arrogant.

Le Plaza Athénée accueillait une fois de la plus le grand gala annuel de charité. Je n'avais en aucun cas prévu du m'y rendre, d'autant plus que je n'étais pas accompagné. Il est rare que je perde mon temps dans des évènements mondains et encore moins sans une distraction.

Oui vous savez, ces femmes que j'utilise comme des objets.

James avait passé le reste de notre entrevue à essayer de me convaincre de m'y rendre. Ce serai probablement mon dernier gala. Je devais probablement m'y rendre afin de goûter une dernière fois aux délices des mondanités qui ne me manqueraient absolument pas. Ce monde d'hypocrisies et de faux-semblants ne me convenait pas et ne me manquerait pas.

La salle de réception du Plaza avait été agencée pour l'occasion, l'imposant marbre au sol était sublimé par des lumière tamisées mettant aussi en valeurs les arches imaginés par les meilleurs architectes parisiens. Bon nombre de notables de la haute société étaient présents, apprêtés et reluisants. C'est toujours ce que j'avais trouvé d'absurde dans ces galas de charité, nous nous rassemblions dans un but altruiste mais chacun se plaisait à afficher sa fortune. Et je n'étais sûr de l'extrême générosité de mes amis les notables…

Ma cravate me serrait un peu comme une corde nouée autour de mon cou. Une corde qui me retenait à cette vie de faste et de mensonges qui ne me correspondait pas.

Aucune émotion ne passe. Et je me contente de sourire à tous ceux qui m'adressent la parole. Je n'entends pas ce que l'on me dit, je suis dans mon monde, seul dans ma complexité et renfermé dans cette forteresse que j'ai construite autour de moi.

Ciel, serais-je en train d'exprimer ce que je ressens…

Dans quelques instants James ferait son entrée avec sa nouvelle conquête. Mon ami n'avait aucun sens de l'engagement, l'annonce de ses fiançailles m'avait arraché un sourire amusé, cette pauvre élue se lançait dans une vie de tromperies et de mensonges. La regard désireux qu'il avait lancé à la serveuse du country club en disait long sur sa définition de la fidélité.

On m'a tendu une coupe de champagne. J'observais les bulles délicates remonter dans ce liquide doré que tant de monde chérissait.

-Dom Pérignon 1983 votre excellence.

Je remerciais le serveur ambulant d'un acquiescement, lorsque soudain tout bascula. Et c'est sur le sol que se répandit précieux breuvage, bientôt rejoint par une pluie de cristal lorsque le réceptacle tomba sur le sol.

Affolé le serveur s'excusa. Ce n'était pas lui qui avait fait tombé ce verre, c'était bel et bien moi.

-Ne vous en faites pas monseigneur, je vais m'occuper de ça je vous envoie quelqu'un sur le champ.

Merde.

James venait de faire son entrée et la déesse qui était à son bras ne m'était pas inconnue.

Oh non elle ne l'était pas …

J'aurais reconnu de loin sa peau porcelaine si délicate. Sa démarche angélique presque sortie d'un roman de Jane Austen. Je sentais la pompe qui me servait de coeur battre dans ma poitrine et propulser mon sang dans mes artères. J'avais la sensation que tout autour de moi était chancelant et que je n'avais d'yeux que pour elle. Les flash de notre moment hors du temps qui m'assaillaient auraient presque eu raison de mon équilibre.

Ses cheveux étaient remontés en chignon sophistiqué et pourtant si naturel. Quelques mèches retombaient en bataille sur son visage si fin. Ce visage que mes mains avaient tant détaillé, tant parcouru en pourtant si peu de temps.

Sa robe du soir était époustouflante, près du corps s'évasant au milieu de ses jambes et rampait sur le sol derrière elle. Elle était d'un rouge flamboyant, soulignant ses cheveux bruns. Elle semblait heureuse mais dans son regard j'avais reconnu cette subtile impression de solitude et de mal-être. Elle était probablement aussi mal à l'aise que moi dans ce genre d'événement mondain qui plaisait tant à James.

Je me sentais presque indécent à la détailler de la sorte. Ma belle apparition n'avait pas encore réalisé ma présence et marchait timidement derrière l'extravagant James. Une fleur délicate, elle me semblait alors si fragile. La jeune effrontée sûre d'elle que j'avais rencontré la veille avait laissé place à une femme ravissante mais perdue, probablement désemparée à l'idée de ne pouvoir se cacher derrière son appareil photo.

J'avais remarqué les regards insistants des personnes à qui James la présentait, l'exhibant comme un trophée, se saisissant de sa main l'obligeant à afficher un diamant scandaleusement gros. Diamant dont je n'avais aucun souvenir; elle ne le portait pas hier…

Les regards pervers de certains me gênaient. Mais James ne les relevaient même pas.

J'ai toujours été un con avec les femmes.

Pardonnez ma vulgarité mais je venais à cet instant de me reconnaître dans l'attitude de mon ami. James n'avait pas changé d'un yotta, et son attitude si naturelle m'avait fait réaliser à quel point j'ai pu faire des erreurs.

C'était à ce moment là que j'aurais dû partir. A ce moment que j'aurais dû disparaitre comme l'ombre que je suis depuis ces derniers mois. Je n'aurais pas cherché à la mettre mal à l'aise. Je dois vous avouer que je n'en avait rien à foutre de James. Tout ce que j'aurais voulu faire je l'aurais fait pour elle.

Merde Edward pourquoi fallait-il que tu convoite toujours ce qui n'est pas à toi, ce qui n'est pas pour toi. Voilà bien longtemps que j'avais renoncé à cette petite partie de moi, ce rêveur qui ne cessait de me véhiculer ce concept que ceux qui ne l'ont pas perdu appellent espoir.

Je n'en avait plus pour longtemps. Et mon corps me dictait presque de ne pas bouger et continuer de détailler cette perfection qui me torturait de désir.

Mon esprit lui s'était réveillé.

Il me disait de fuir.

Vite.

Maintenant.

Mais c'était trop tard.

-Edward ! Je vois que mon conseil a fait son petit bonhomme de chemin dans ton esprit…

Je n'entendis plus le reste de sa phrase, mon regard était dans le sien. Et elle était troublée. Je pouvais observer les muscles de son visage se tendre, ses pupilles se dilater et peut-être même ressentir son rythme cardiaque s'emballer.

Elle devait être effrayée. Elle ne savait, après tout, peu de choses de moi. Elle devait avoir peur que je confesse à mon ami que je l'ai senti vibrer sous mes doigts, que pendant un instant elle avait été à moi, obéissant à toutes mes ardeurs, que mes lèvres s'étaient écrasées contre les siennes, que j'avais goûté sa peau si délicate et à tant de choses qu'elle m'avait offertes cette nuit là.

-… Je te présente Bella Swann ma fiancé la future madame Laurens…

Bella Swann.

Je souris.

Ce n'était pas pas juste Bella.

-… Bella, voici Edward Cullen, le fameux ami dont je ne te parle jamais.

Il était fier de sa blague. Elle n'était absolument pas drôle … Mais au moins elle me permettait de garder mon identité secrète pour Bella.

Je tendit la main à son attention et quand je sentis le contact de sa peau froide un frisson me parcouru et je suis presque sur qu'elle l'a ressenti elle aussi.

-Enchanté.

Elle semblait stressée et entama de mordiller sa lèvre inférieure et fuyant mon regard. J'aurais voulu pouvoir la rassurer.

Dieu qu'elle était belle.

James se proposa d'aller chercher un peu de champagne pour trinquer à leur mariage. Il n'avait pas été ému de voir que sa compagne était complètement désemparée.

Avait-il véritablement posé les yeux sur elle ? Avait-il cherché à saisir sa complexité, sa douceur ? Avait-il cherché à comprendre pourquoi la mort l'effrayait tant. C'était le seul aveux qu'elle m'avait fait la veille. Sa peur de la mort.

Je m'approchais un peu plus d'elle à fur et à mesure que James s'éloignait. Le regard dans le vide pour ne pas la gêner plus que ce qu'elle ne l'était déjà je lui murmurait doucement.

-Tu n'as rien à craindre de moi. Absolument rien.

Elle me détailla du regard dans le silence. C'était presque comme si tous les invités avaient disparu et qu'il n'y avait que nous. Son regard sur moi déclenchait des pensées qui n'auraient jamais dû m'habiter. Je la sentais si honteuse et gênée. J'en ressenti presque de la jalousie vis à vis de James. Un coup porté à mon égaux. Elle était effrayée par moi et se faisait probablement du soucis pour James. M'avait-elle pris pour l'un de ces hommes riches qui se croyait tout permis et qui se serrait donné le droit de la faire chanter pour obtenir faveurs ou que sais-je.

-Bella … Soufflais-je en effleurant sa main qu'elle retira aussitôt.

Je me sentis comme un prédateur devant une victime sans défenses. J'en était presque abattu de voir qu'elle me craignait. Elle ne m'avait toujours pas adressé un seul mot. Je serais alors le poing et ne put me résoudre à rester près d'elle une seconde de plus.

Alors que je cherchais à fuir la salle de réception pour rejoindre ma suite en filant à l'étage, Finn me suivit.

-Tout va bien monsieur ?

-Oui.

Non.

Finn respectait ma froideur et ma complexité, il savait quand il devait se retirer et quand il devait intervenir pour moi. Je tapais du poing contre une table en acajou sculpté.

Comment m'étais-je autorisé à ressentir quelque chose, à laisser une émotion quelle qu'elle soit me gagner et laisser une fille aussi insignifiante me troubler ?

Comment osait-elle me renier de la sorte. Pourquoi avait-elle si peur de moi et de mon regard ?

J'étais prêt à exploser de rage, oui, ma réaction est sans doute bien trop disproportionnée mais je vous assure à cet instant précis chaque muscle de mon corps était tendu, chaque nerf déchargeait quelque chose de désagréable, ma gorge était des plus sèche et ma rage était de plus en plus grande.

Le claquement de talons discret dans le couloir me tira de ma réflexion.

C'était elle.

Nous étions seuls dans cet imposant couloir qui menait à l'unique suite du dernier étage, qui m'avait été réservée.

-Je … Je ne savais pas … Entama t-elle en s'approchant prudemment de moi.

Ma main était encore fermée et venait de cogner contre la table.

-Je n'en savais rien non plus. Murmurais-je en ne la quittant pas du regard.

-Je suis désolée…

-Pas moi.

Elle pencha légèrement la tête avec un petit soupir de compassion.

Dieu qu'elle était belle, dieu que son sourire était doux.

-Ne me dis pas que c'était une erreur. Ordonnais-je.

-Ca l'était …

Ma mâchoire se serra en l'entendant prononcer ces mots.

Elle rassembla ses mains, elle était gênée.

-Alors dis moi que tu n'as rien ressenti.

Elle prit alors une inspiration comme pour me répondre mais elle se stoppa. Ne pouvait-elle donc pas affirmer qu'elle n'avait rien ressenti. Alors en quoi étais-ce une erreur ? Vis à vis de James ? Parce qu'elle lui était fiancée ? Parce qu'il était mon ami ?

-Dis-le ! M'exaspérais-je.

Encore une fois elle ne put se résoudre à me répondre. Mais elle s'avança vers moi encore. Plus elle s'approchait de moi plus je me sentais irritable. Elle avait blessé mon égaux.

-Je suis désolée Edward je …

-Dis-le !

Encore une fois aucun son ne sortit de sa bouche.

Dans ce couloir il y avait un piano. Un superbe piano à queue. Avant de le rejoindre j'avançais vers elle me plaçant à quelque centimètres de son visage. Je saisi son menton du bout de mes doigts et en m'approchant de ses lèvres je murmurais pour la troisième fois : « dis le ».

Elle poussa un soupir et ferma les yeux.

Agacé il fallait que je délasse ma frustration. Ce piano serait le parfait compagnon de solitude. J'entamais une Gymnopédie No. 3 lent et grave. Je sentais son regard pesant sur moi.

Elle profitait de l'instant et écoutait la musique qui naissait de mes doigts.

Nous étions seuls dans cet endroit qui semblait hors du temps, comme au moment où tout avait basculé la veille dans sa galerie.

J'aimais cette Gymnopédie, elle était lente, grave, comme mon humeur. Elle traduisait avec un calme olympien cette douleur lancinante qui venait de prendre possession de moi et qui me crevait le coeur. C'était le docteur Marshall qui m'avait conseillé de laisser mes émotions transparaître dans le piano. Si je ne pouvais pas les exprimer avec des paroles j'allais les exprimer avec un instrument et me soigner par la musique. La musique avait une part importante dans ma vie.

Je l'entendais marcher lentement vers moi puis se stopper tout proche de moi. Elle posa délicatement ses doigts sur le bois du piano. La dernière note retentit. Je fermais les yeux un instant puis les ré-ouvris. Et je ne pouvais plus me contrôler.

J'ai lentement saisi ses hanches la guidant entre le tabouret et les touches du piano, le mouvement que je lui avait imposé laissa échapper au piano quelques notes aléatoires. Je l'entendis prendre une grande inspiration. Je fermais les yeux et laissa le poids de ma tête exercer sa force sans chercher à la retenir et m'appuyais contre son ventre.

Naturellement ses mains parcoururent mes cheveux dans un geste empreint de tendresse comme pour compenser tout ce qu'elle venait de me faire subir sans le savoir.

Nous restâmes dans cette position pendant un instant.

-James est au fumoir ?

Elle acquiesça.

Je ne pourrais plus m'arrêter. Je le savais et elle semblait prête à prendre le risque. Je la hissais sur le piano en me relevant et lui imposa de s'allonger. Elle se cambra dans un soupir de désir alors que je ne l'avais pas encore touchée.

Lentement mes lèvres gouttèrent la peau si parfaite de son visage j'entamais une descente de baisers jusqu'à la naissance de ses seins mis en valeur par le bustier de sa robe. Alors que je continuais de l'embrasse j'entreprenais de défaire chacun des boutons délicats qui maintenaient sa robe en place, je la fis délicatement glisser en dessous de nous. Sa lingerie délicate était sans défaut, un body de dentelle noire qui mettant en valeur le galbe de ses seins. Des seins fermes et tendus de désirs. Pour moi. Alors que mes caresses n'étaient pas encore suffisantes je m'aventurais plus bas. Surpris qu'elle était déjà très réceptive j'avais cependant envie de faire durer les choses et profiter de cet instant qui serait peut-être le dernier. Cette fois encore elle serait mienne et j'avais désormais pris conscience du fait qu'elle ne m'appartiendrai peut-être plus jamais.

L'idée que James puisse avoir ce privilège me stoppa un instant.

Elle pris entre ses mains mon visage torturé par cette idée. Plongeant son regard dans le mien, le désir me consuma à nouveau. J'arrachais les pressions de son body entre ses cuisses et entamait de lui donner du plaisir avec mes doigts. Elle était si réceptive et cela me rendait fou. Elle défit le pantalon de mon costume qui glissa le sol. Elle se releva et m'embrassa à son tour, elle commença à défaire les boutons de ma chemise qu'elle fit tomber rejoindre au sol ma veste. Lorsqu'elle entama ses caresses je fermais les yeux et ma respiration s'accéléra, elle m'embrassait en même temps et avait fait de moi son dévoué serviteur.

Je n'avais jamais appartenu à personne pourtant ce soir là Bella Swann avait fait de moi un homme d'une fragilité déconcertante.

-Viens … me murmura t-elle. J'ai besoin de toi.

Je la serrai contre moi comme pour lui témoigner l'attachement que je lui portais puis la pénétrait avec une lenteur déconcertante. Mais elle appréciait, elle était si belle, les yeux fermés en face de moi le souffle exalté et le coeur battant. J'étais dans le même état qu'elle. Nous profitions de cet instant de plaisir qui serait peut-être notre dernier. C'était un adieu. Je le savais. Et cette pensée m'étais insupportable. Après une longue série de mouvements si sensuels je la sentit sombrer et je sombrais avec elle m'effondrant contre son corps si fragile, le piano nous accompagnait par une anarchie de notes aléatoires.

Lorsque je l'aidais à remettre sa robe je sentais cette frustration me remplir. C'était la dernière fois que nous gouttions au plaisir charnel l'un et l'autre ensemble. Je ne pouvais me résoudre à la laisser dans les mains de James, cette simple perspective me dégoutait.

Soudain un coup de feu se fit entendre nous glaçant le sang. Une vague de panique pris les invités au rez-de-chaussée, du deuxième étage nous pouvions entendre le bourdonnement et les cris.

Je saisis la main de Bella, je n'avais qu'un seul objectif: La protéger.

-Ma suite, viens vite nous allons nous y réfugier.

Elle serra ma main, prise de panique elle aussi.


Et voilà ! Un chapitre par semaine ça vous tente ?

Je suis vraiment impressionnée de voir combien de personnes ont pu lire les chapitres précédents et je vous avoue que c'est grisant ! Le chapitre suivant est prêt mais je le perfectionne pour qu'il soit à la hauteur de vos attentes.

Si vous passez par là laissez moi un petit mot ! J'adore vous connaître et échanger avec vous !

Merci encore à vous tous j'espère avoir comblé vos attentes et vous avoir convaincu de me suivre dans cette première fiction Edward Bella pour moi ! Mais j'avais vraiment envie d'en écrire une et je n'osais pas me lancer... Qu'en pensez vous ?

Love you guys

Keira