Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Warning : Léger lemon ( comme si vous ne vous y attendiez pas… )

Réponse aux reviews : - L'action se déroule au Japon, mais ce ne sont pas des prostituées - enfin si, mais bon - mais plutôt des maîtresses - elles ont pas cinquante clients en même temps - et pour les kimono, je pensais à des kimono tout simples, genre yukata et compagnie. Et c'est à notre époque, mais vu la tête de l'agence, je les voyais pas trop y aller en mini-jupe, string et T-shirt transparent trop court. Wala wala.

- Ouaip', KibaIno, ShikaTema, SasuHina, SasoSaku, Ita... m'enfin j'dois pas le dire XD ! Au début je voulais un SasoDei mais bon... Employeur d'une agence comme ça, faut bien qu'il soit hétéro quand même. Pour le SasoSaku... bah j'dirai rien non plus XD ! Mais z'inquiétez pas, elle va pas se rétourner de Saso pour Sasu...

NDLA : Vous rendez-vous compte que j'ai du écouter en boucle vingt-deux fois Sleeping Sun de Nightwish pour pondre un lime-lemon ( j'sais pas si c'est un lime ou un lemon… ) ! Sans compter le reste… Z'avez vu ? J'me suis améliorée, j'ai essayé de faire des mini-descriptions dans ce chapitre ! M'enfin… J'vous laisse lire, désolée.

Musique de fond : Moi, quand elle arrive, j'ai du écouter en boucle la suite pour orchestre n°3 en ré majeur de Bach pour pouvoir décrire - même s'ils sont au Japon... rhaaa je suis trop bizarre XD !! - puis ben évidemment Sleeping Sun de Nightwish, pour la rencontre, hein… " I wish for this night-time to last for a life-time", ça vous parle ? Même si dans la chanson ça n'a pas vraiment le même sens que dans la fic.


Le Client

- C'est l'heure. Suis-moi.

Elles sortirent et se retrouvèrent nez-à-nez avec l'Employeur.

Ah ! Je venais justement vous chercher : monsieur Nara vient d'arriver.

La grande blonde ne put retenir un petit sourire coquin. Elles descendirent tandis que l'homme au cheveu rouge regagnait son bureau.

Shikamaru attendait à l'entrée. Il ne fut pas surpris de voir sa blonde accompagner Neige et ne put réprimer un sourire amusé.

- Mademoiselle, le trajet risque de durer assez longtemps, je vous conseille donc d'emmener un livre. De plus, nous risquons de rencontrer des embouteillages.

- Oh, ce n'est pas grave. Il est inutile de perdre du temps pour aller cherch…

Avec un sourire coupable, Temari sortit de derrière son dos Raison Et Sentiments.

- Shika… Monsieur Nara m'avait prévenu par téléphone, alors j'ai jugé bon de l'attraper en sortant, s'excusa-t-elle.

- Merci, Temari, dit Neige en gratifiant son amie d'un regard reconnaissant.

Même si elle n'allait certainement pas le sortir chez son client, Neige se sentait mieux avec son livre près d'elle.

- Pas de quoi, dit-elle maladroitement.

- Nous devons y aller, coupa le visiteur.

Alors que Neige allait partir, Temari la serra très fort contre elle.

- Bonne chance, Neige, lui murmura-t-elle.

- M… merci.

Et elle suivit Shikamaru en serrant son livre de chevet contre elle. Temari ferma la porte lorsque celle de la voiture noire se referma sur Neige.

- On rentre au domaine, Asuma-san, dit l'homme au chauffeur en s'installant à l'avant.

- Bien, monsieur, répondit-il en glissant une cigarette dans sa bouche.

- Et combien de fois vous ai-je dit d'arrêter de fumer ?

- Autant de fois que vous avez allumé votre briquet, monsieur.

Shikamaru sourit en présentant son briquet au chauffeur avant d'allumer sa propre cigarette. Neige ne put s'empêcher de sourire devant de tels hypocrites.

Le voyage se déroula ensuite dans le silence, non sans embouteillages au cours desquels Neige ne put s'empêcher de lire son livre préféré.

Au bout d'environ une heure, le chauffeur coupa le moteur et Neige rangea Raison Et Sentiments dans le sac de toile blanche qu'elle avait emmené. Une boule se forma dans son estomac : maintenant qu'elle y était, elle était beaucoup moins prompte à y aller. Mais elle n'avait pas le choix, désormais : il était trop tard pour reculer.

Vingt-et-une heure pile. Monsieur Nara vint lui ouvrir. Elle descendit gracieusement de la voiture, sans froisser son kimono, comme sa gouvernante le lui avait appris. Le chauffeur partit garer la voiture.

Neige leva la tête : c'était une maison – non, un manoir ! – immense. Plus grand encore que ce dont elle se souvenait être le manoir Hyuuga. Les façades étaient faites de pierre blanche et les toitures était bleu marine. Malgré la couleur sombre de celles-ci, le manoir ne semblait pas lugubre du tout : de grandes fenêtres, parfois même sur deux étages, ornaient cette forteresse. Au dernier étage – c'est-à-dire au cinquième -, elle crut apercevoir une silhouette qui la regardait.

- Mademoiselle, monsieur Sasuke vous attend.

- Excusez-moi.

Elle s'inclina et suivit l'ami de son client, non sans relever une dernière fois les yeux : la silhouette avait disparu.

Lorsqu'elle entra, elle fut émerveillée par les murs immaculés, les tableaux français – de l'époque du romantisme, d'après sa mémoire d'écolière – et les servantes en kimono bleu marine qui s'activaient un peu partout. L'ami de son client la guida dans d'immenses escaliers et couloirs qui n'en finissaient plus. Elle réussit à apercevoir un salon français, un salon traditionnel japonais, une galerie d'arts anciens…

Le cinquième étage était plus petit que les autres. Il n'y avait qu'une salle de bain luxueuse, une bibliothèque privée et des pièces fermées. Monsieur Nara s'approcha de l'une d'entre elles et frappa à la porte trois coups bien espacés. Un jeune homme vint ouvrir.

Il toisa Neige de haut en bas d'un air impassible, puis fixa ses yeux blancs. Malgré son envie de s'intéresser à ses propres geta, celle-ci soutint son regard avec une curiosité polie.

- Elle s'appelle Neige et a dix-neuf ans, Sasuke, expliqua Shikamaru en se retirant.

« Sasuke » prit doucement Neige par le poignet et recula, l'entraînant avec lui dans la pièce très faiblement éclairée. Il alla ensuite fermer la porte puis revint vers elle qui, n'ayant as bougé, était de dos à lui. Elle n'osait bouger.

Il fit légèrement glisser le haut du kimono de Neige sur son épaule et déposa ses lèvres sur la chair blanche ainsi mise à nu. La jeune fille ne broncha pas. Cela ne la dérangeait même pas, contrairement à ses premières appréhensions.

Le jeune homme réitéra son geste, puis un peu plus haut, dans le cou délicat de Neige qui ne put s'empêcher de frissonner. Il la retourna doucement, la regarda dans les yeux, et enfouit avec douceur son visage dans le cou de la jeune fille. Il défit lentement le obi marron, le laissa tomber à terre, puis appliqua une légère pression sur les frêles épaules de Neige pour lui intimer de s'asseoir sur le lit aux draps blancs derrière elle. Elle s'exécuta et son client s'agenouilla devant elle.

Il retira avec délicatesse ses geta, puis caressa lentement sa jambe, du genou jusqu'au pied pour faire glisser les chaussettes blanches. Ceci fait, il embrassa le genou droit de Neige et caressa sa cuisse gauche. La jeune fille qui, malgré tout, était encore assez timide, était un peu indisposé par cette main qui se rapprochait de plus en plus de ce qu'elle redoutait. Comme s'il avait lu dans ses pensées, le jeune homme la redescendit et se redressa pour faire face à Neige. Il se baissa et entreprit de défaire la ceinture de la jeune fille, désormais seul obstacle de tissus qui retenait le kimono attaché. Il posa à nouveau son menton sur l'épaule nue de Neige qui, timidement, passa ses bras autour du cou de son futur amant.

Elle se laissa lentement allonger sur le lit. Le jeune homme se mit à califourchon pour ne pas lui faire mal. Il l'embrassa délicatement au coin de l'œil. Elle comprit et ferma les yeux. Il déboutonna donc sa chemise et la laissa tomber à côté du lit. Il hésita un peu avant de défaire son pantalon. Neige comprit cette hésitation et posa ses mains sur les siennes, sans rien forcer. Ce fut avec les gestes de Neige qu'il acheva d'enlever le vêtement. Celle-ci trouvait très amusant d'accompagner ainsi les mains du jeune homme sans même le voir.

Le jeune Uchiha rapprocha son visage de celui de Neige qui pouvait sentir son souffle sur ses lèvres. Elle ouvrit les yeux et fut interpelée par le regard sérieux de son futur amant. Elle réalisa subitement qu'il attendait son accord pour l'embrasser. Neige approcha ses lèvres, mais fut incapable d'aller plus loin.

Ce fut le jeune homme qui les scella avec une douceur infinie. Neige, qui pensait ne jamais en avoir le courage, glissa timidement sa langue, qui rencontra avec surprise sa jumelle.

Les deux protagonistes n'osaient pas insister trop, mais ils devinrent de plus en plus à l'aise, unis par ce ballet, cette étreinte qu'ils ne voulaient rompre.

Neige sentit des mains la dévêtir totalement. Lorsqu'elle fut nue, ces mêmes mains caressèrent son cou, puis sa gorge et ensuite ses seins pour venir se poser sur ses hanches. Son amant délaissa ses lèvres pour déposer çà et là quelques tendres baisers.

Neige était perdue : son appréhension avait laissé place à une fièvre vertigineuse étrangement agréable. Sa raison errait entre baisers et caresses. Etait-ce parce que c'était sa première « vraie » fois, ou parce qu'il était incroyablement doux avec elle ? La jeune fille n'aurait su dire.

Elle se rendit compte qu'il la regardait dans les yeux. Le moment était venu. Il chercha la moindre réticence ou appréhension dans les yeux blancs qui lui faisaient face, mais n'en trouva pas.

Ils scellèrent leurs lèvres en même temps que leurs corps. Contrairement à l'autre fois, Neige n'eut pas mal, et, perdant l'équilibre, elle se laissa tomber dans le néant qui depuis déjà un bon moment lui tournait autour.

Neige sentait qu'elle partageait plus que de la chair avec cet inconnu, comme une dimension où seules régnaient la douceur, la tendresse, les caresses, et… cette chaleur inidentifiable, insituable, qu'elle n'arrivait pas à nommer. Une dimension qui n'existait que pour eux, qui commençait à deux et prenait fin dans les yeux. Les draps immaculés, symboles de pureté, étaient devenus la scène où se déroulait un ballet que les danseurs exécutaient les yeux bandés, seuls témoins de la fièvre qui les guidait.

Le ballet semblait se poursuivre à l'infini, et les danseurs n'avaient aucune envie de l'arrêter. Cependant, suite à un regard échangé, ils cessèrent, un sourire au coin des lèvres.

Ils s'allongèrent face-à-face, et le jeune homme ferma les yeux. Neige le détailla avec attention, avec le regard de l'enfant toute excitée de ne pas dormir comme le lui avaient dit ses parents. Elle voulait apprendre chaque courbe de son visage, retenir par cœur ses traits, la couleur de ses cheveux si proche et pourtant si différente de la sienne, la perfection de l'arête de son nez… qu'elle caressa inconsciemment du bout du doigt. Terrorisée par son audace, elle écarquilla les yeux mais son amant ne bougea pas : elle en conclut qu'il dormait.

Rassurée, elle descendit discrètement du lit, se rhabilla, noua son obi sans trop de mal, puis quitta doucement la pièce sous le regard du faux-dormeur qui ne l'avait pas lâchée depuis qu'elle avait le dos tourné.


Voilà voilà !

Prochain chapitre dans une semaine, avec le flash-back de Temari !

En espérant qe vous avez aimé,

Sana-teme

PS : M'en voulez pas trop pour ce lemon à l'eau de rose, je sais paaaas écrire les lemooooons...