Salut tout le monde !
Voilà le nouveau chapitre, à lire en écoutant impérativement (lol) la playlist rattachée à ma fic dont le lien se trouve sur mon profil ! Pour ce chapitre, les 3 premières chansons de la liste de lecture sont concernées, et au moment propice je les ais indiquées entre parenthèses (de toute façon elles s'enchaineront automatiquement normalement) Voilà la petite nouveauté dont j'ai eu l'idée et l'envie la semaine dernière tandis que je me penchais sur les chapitres à venir… (plus d'info dans l'explication sur mon profil)
Gros bisous à toutes mes lectrices et merci pour vos super comm', et spécialement à Jess78, Lunita01 et Elmeo, nouvelles revieweuses : bienvenue, j'espère que vous continuerez ;) ;D
Bonne lecture amigas XD
4. Délivrance (Flashback)
(Heavy Cross – The Gossip )
Quand nous rentrâmes à la maison en fin d'après-midi après avoir raccompagné ma mère et Phil à l'aéroport, je laissai Charlie seul après un baiser sur la joue – il avait bien mérité les quelques signes d'affection que les limites de notre pudeur mutuelle m'autorisaient- et filai dans ma chambre.
Fermant la porte derrière moi je saisi mon mobile et composai le numéro de Jacob grâce à la numérotation rapide. Je tombai sur sa messagerie. Zut ! Mon impatience m'emporta et je balançai le téléphone sur mon lit en maugréant. J'allumai la musique pour calmer mes nerfs. Les enceintes du lecteur CD crachèrent une chanson entrainante et je battais le rythme de la tête tout en me demandant ce que pouvait bien faire Jacob, agacée.
Je rangeai machinalement des vêtements dans ma commode quand un bruit dans mon dos me fit sursauter. Je me retournai immédiatement, ahurie, et vis Jacob dans ma chambre, debout devant la fenêtre, les rideaux voltigeant derrière lui. Il était torse-nu comme souvent et m'offrait son magnifique sourire, amusé de m'avoir surprise. Mon irritation fût aussitôt balayée par sa présence soudaine et je me jetai dans ses bras, le percutant de plein fouet ce qui le fit vaciller. Je le serrais de toutes mes forces, heureuse de le voir, impatiente de lui dire que nous étions délivrés de la crainte d'être séparés, et sans doute un peu coupable de m'être énervée contre lui car je ne pouvais pas le joindre alors qu'il était justement en route pour me retrouver. Ses grands bras se refermèrent comme un étau bouillant autour de mon corps et je m'y fondis sans rechigner. Lui dû prendre mon élan pour un geste désespéré car il murmura sur le haut de ma tête :
-« Ce n'est pas grave mon ange. » Il croyait que notre plan était tombé à l'eau ! Je m'écartai alors de son torse et lui souris de toutes mes dents.
-« Ils sont OK ! Ils sont d'accord Jake ! On va restés ensemble cette année ! » Je criai presque tant l'excitation était grande, heureusement les cris de la chanteuse couvraient ma voix de sorte que Charlie ne pouvait entendre que je n'étais pas seule. Jacob me regardais avec des yeux ronds, effaré et je dû secouer la tête en acquiesçant pour le convaincre que mes dires étaient bien fondés. Alors son énorme sourire illumina son visage et éblouit mon cœur. Il me souleva du sol et me fit tournoyer dans ses bras, me serrant fort contre lui, embrassant mes lèvres et mes joues en riant de joie. Puis, sans pour autant s'arrêter de sourire, il me reposa d'un coup et fila derrière les portes de mon dressing en sautant par-dessus mon lit. Il referma les panneaux de persiennes blanches en me regardant mais sans rien dire. Je n'eus pas plus le temps de m'interroger sur son comportement étrange que Charlie ouvrait ma porte. Je ne vis que ses lèvres bouger et me précipitai alors vers la chaîne hi-fi pour en baisser le volume à un degré plus raisonnable.
-« Je vais au poste quelques heures. On se voit ce soir. » reprit-il simplement, jetant un œil autour de moi, comme pour essayer de deviner ce que je pouvais bien fabriquer tandis que la musique hurlait depuis les baffles. Pour couper court à ses investigations, je lui répondis gentiment :
-« Ok papa, à tout à l'heure. Je préparerai le dîner pour ton retour » et ajoutai tandis qu'il tournait déjà les talons, en référence à notre discussion à Port Angeles :
« Merci. » Il saisit l'allusion et me fis un petit signe de la tête avant de refermer ma porte.
J'écoutai ses pas dans l'escalier puis me précipitai derrière ma fenêtre pour le regarder monter dans sa voiture, dissimulée par les rideaux. Quand l'auto s'éloigna dans l'allée je me retournai et Jacob bondit hors du placard au même moment. Son sourire ne l'avait pas quitté, trahissant son bonheur. Il sauta une nouvelle fois par-dessus mon lit et vint me percuter en une étreinte brutale. Il m'évita la chute en m'enserrant dans ses bras forts et rigola dans mes cheveux.
-« J'y crois pas, tu as réussi à les convaincre ! Je suis tellement content ma Bella ! »
-« Oui, mais vas-y doucement, tu vas me broyer les os ! » répondis-je feignant l'agacement. Mais il n'y cru bien sûr pas une seconde.
Je regardais ses prunelles brillantes et une brûlure mordit l'intérieur de mon être, me pressant de lui dire tout mon amour. Je saisi son visage doré entre mes paumes et vrillai mon regard au sien, lui rendant son incroyable sourire.
-« Je t'aime, je t'aime, je t'aime ! » lui répétai-je avant d'écraser mes lèvres aux siennes. Il se laissa embrassé quelques secondes puis sa langue repris le dessus sur la mienne. Il approfondit sensuellement notre baiser, faisant brusquement grimper la température. Quand il s'arrêta pour reprendre son souffle, il plongea ses yeux dans les miens, m'interrogeant du regard.
Nous n'avions pas refait l'amour depuis notre première (et deuxième) fois, au lac Quinault quelques semaines auparavant. Toutes les circonstances avaient jusqu'alors joué contre nous. Soit mon père ou le sien dormait dans la pièce à côté, soit quelque chose nous interrompait, soit le moment et l'ambiance ne s'y prêtaient simplement pas. Mais l'envie était bien présente, recluse malgré elle et tapie au fond de nous. Mais cette fois Charlie était absent pour quelques heures et la joie qui nous animait empêcherai quoique ce soit de couper notre ardeur. J'empêcherai quiconque de troubler ce moment que j'attendais depuis tellement de jour. Car chaque minute passée avec Jacob renforçait mes envies et ma frustration. Mais l'heure de la délivrance avait sonné.
Je lui lançai un regard que je voulais plein de sous-entendus et le poussai doucement vers le lit.
Toujours face à moi, il recula sans mot dire, un sourire au coin des lèvres et quand ses mollets butèrent contre le matelas je le fis s'y asseoir. Toujours debout, je m'approchai de lui et l'embrassai sensuellement, caressant son visage puis son cou bouillant et descendant sur ses épaules. Je souris sur ses lèvres en reconnaissant la chanson que jouait maintenant le lecteur CD. (Breathe on me – Britney Spears). Guidée par le rythme langoureux de la musique, je fis courir mes doigts le long de ses côtes jusqu'au bas de son t-shirt et le lui retirai. Se faisant, j'effleurai sa bouche mais ne l'embrassai pas, me contentant de respirer contre ses lèvres entrouvertes. Il soupira profondément, visiblement troublé par le traitement que je lui administrais, ce qui me donna assez de confiance pour continuer lascivement. Je m'écartai d'un pas et, doucement, sans quitter son regard, je déboutonnai ma chemise, l'ouvrant sur mon soutien-gorge immaculé. Je la laissai tomber sur le sol négligemment, puis défis le bouton de mon pantalon. Jake saisit mes poignets en une impulsion soudaine avant que j'eusse terminé, me tira à lui et finit lui-même le travail, regardant la braguette s'ouvrir doucement. Il passa ensuite ses mains sous le tissu jusqu'à mes fesses qu'il caressa délicatement en repoussant mon pantalon au-delà. C'est moi cette fois qui soupirais sous la chaleur de ses mains douces sur ma peau. Il embrassa mon ventre et ses doigts remontaient le long de mes lombaires jusqu'à mon soutien-gorge qu'il décrocha adroitement, ce qui me fis sourire. Dès que celui-ci eut rejoint ma chemise, il prit mes seins dans ses paumes, en coupe pour pouvoir les embrasser, et le contact de ses lèvres brûlantes me fit frissonner tandis qu'un gémissement s'échappait de ma gorge. Je m'écartai presque aussitôt, impatiente, et emprisonnai ses lèvres avec les miennes.
Tout en m'embrassant il saisit mes hanches et me fit basculer sur le lit, se penchant sur moi pour ne pas relâcher ma bouche. Il la baisait avec ferveur alors que mes doigts fourrageaient ses cheveux. Puis il promena ses lèvres sur ma mâchoire, au creux de mon cou et descendit lentement de ma clavicule à mon sein et sur mon ventre, me faisant gémir à chaque contact. Je me laissais caresser docilement, enivrée par ses baisers suaves tandis que les enceintes soufflaient un air encore plus sensuel que le précédent (Velvet - Fergie). Arrivé à ma culotte, il fit glisser mon pantalon le long de mes cuisses en les contemplant puis y fit courir sa langue en remontant le long de ma peau. Je le regardai faire, et plus il me touchait, plus je sentais mon sang battre contre les parois de mon intimité. La plus douce des chaleurs m'avait envahie et je perdais pied petit à petit. Subitement il agrippa le triangle de tissu qui me couvrait encore et le tordit dans son poing. Il avait les mâchoires serrées, les yeux plissés en regardant mon corps nu, et soufflait entre ses dents. Je compris qu'il était au maximum de l'excitation et je décidai de sortir de ma transe pour soulager toute cette tension sexuelle accumulée depuis trop longtemps. Je me relevais vers lui, pressant mes mains blanches contre ses pectoraux ambrés pour le faire s'allonger, et les paroles de la chanson raisonnaient dans ma tête.
/ It's beautiful, your skin against mine… (1)
Je fis glisser mes doigts sur sa peau de velours jusqu'à sa ceinture. Je lui retirai son pantalon en caressant de mes lèvres chaque partie dévoilée de son corps. Quand j'effleurai son caleçon, je le vis se mordre la lèvre en prenant une profonde inspiration. Je le lui retirai sans attendre et caressa du bout des doigts sa fierté, ce qui lui soutira un hoquet. Il m'attira contre son torse et enfouit son visage dans mes cheveux.
-« Tu sens tellement bon, ta peau est si douce… Tu me rends fou… » Chuchota-t-il, la voix empreinte d'excitation. A cheval sur lui, je fis descendre ma main contre ses côtes et attrapa sa virilité fermement dans ma paume ouverte. Je collai mon bassin au sien et la frotta contre ma culotte. Puis tout en embrassant Jake, j'écartai le tissu et la fit rencontrer mes lèvres humides. Nos respirations s'emballèrent de plus belle. Et tout doucement, je la poussai à l'intérieur de moi en soupirant de plaisir.
Under velvet skies, lover we can fly away from the world, let all of our love unfurl... (2)
Je remuais mes hanches avec souplesse sur les siennes, aussi voluptueusement que je le pouvais, et contemplais son magnifique visage serein et souriant. Lui maintenait ma hanche d'une main, approfondissant le mouvement, et son autre paume agrippait ma nuque tout en caressant mon cou du pouce.
What a gorgeous ride, you don't have to hide a thing from me, I am your girl. (3)
Je me penchai vers lui et murmurai contre son oreille, entre deux soupirs :
- « Je te sens si bien… Je suis à toi mon amour…
- Je t'aime… » répondit-il en me regardant intensément, comme dépassé par les sensations que nous nous procurions. Je l'embrassai avant de me redresser, sans perdre le rythme de ma chevauchée érotique. Le frottement à la jointure de nos deux corps me fit trembler et je décidai de l'accentuer. Le plaisir s'intensifia, pour l'un et l'autre à en croire sa respiration saccadée qui se mêlait à mes gémissements de plus en plus rapprochés. Puis une vague aussi soudaine et violente qu'une surcharge électrique traversa mon corps de part en part et je ne pu retenir les cris heurtés qui jaillirent de ma gorge, secouée par des soubresauts incontrôlables. Jacob, haletant, retint ma hanche contre la sienne et plaça son autre main sur mon bas ventre, donnant les dernières impulsions qui lui permirent de jouir à son tour en un long grondement sauvage.
*
Je rougis au souvenir de ce moment de plaisir intense et un large sourire se dessina malgré moi sur mon visage. Jacob s'en aperçu du coin de l'œil et me dévisagea, le regard interrogateur, et me fis comprendre en souriant qu'il voulait faire parti de la confidence. Je secouai juste la tête en riant, vint me blottir contre son épaule, et posa ma main sur son torse.
-« Je t'aime tellement … » dis-je doucement en nichant mon nez dans son t-shirt, mutine. Il enserra mes épaules et se contenta de cette réponse. Il embrassa mes cheveux longuement en les respirant.
La pluie martelait toujours le pare-brise et l'on voyait parfois des éclairs zébrer le ciel au loin, par delà les montagnes, sans pour autant entendre le tonnerre. Nous venions tout juste de dépasser Elma, une ville semblable à Forks, plus petite peut-être. Nous roulions donc depuis environ une heure et demi. Bercée par le bruit des essuie-glaces, je laissai à nouveau mon esprit vadrouiller vers d'autres souvenirs, confortablement calée contre le torse chaud de mon amour.
(1): C'est beau ta peau contre la mienne
(2): Sous les cieux veloutés, envolons nous, et laissons libre court à notre amour
(3): Quel voyage merveilleux, tu ne dois rien me cacher, je suis tienne (/ta petite amie)
Alors, un ptit commentaires sur le chapitre en général, le lemon, le choix de la musique ? Dites- moi tout !! xoxo
