Voilà donc un nouveau chapitre rien que pour vous ! :)
J'espère qu'il vous plaira ! Il est un peu plus long que les anciens et comporte… plusieurs POV. J'espère que cela vous plaira. Si tel est le cas, je referai quelques chapitres sur le même schéma.
Je remercie toutes les personnes ayant laissé un commentaire sur le dernier chapitre. C'est à dire : calimero59, Léa1985, edwardbellaamour, lea228, sand91, aurel, Ag, Titie, lilly-rose, PARADA, pinkies, Habswifes, Lugabby, bellaeva, Fraisy-Chocolat (tes commentaires sont sublimes ), alia00, alice'n'tom et caropat07.
Vos commentaires me font trop plaisir !
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Chapitre 4
POV BELLA
James me porta jusqu'à la salle de bain. Mes jambes me paraissaient inutilisables, tellement lourdes. Mon corps était fatigué, épuisé d'avoir tant été mis à l'épreuve, aujourd'hui. D'abord Edward, puis ma fuite à travers New-York…
J'étais à bout.
James m'aida à enlever mes vêtements, les uns après les autres. Il soulevait mes membres, déplaçait les bouts de tissus, jusqu'à ce que je sois nue sous son regard. Je remarquai qu'il essayait de ne pas fixer son attention sur les couleurs et blessures dont mon corps était marqué, mais son visage se décomposait chaque seconde un peu plus, au fur et à mesure qu'il comprenait l'ampleur des dégâts.
Enfin, il m'aida à me glisser dans la baignoire. Il attrapa le tuyau de douche, tourna le robinet et l'eau se mit à couler sur mon corps. L'eau – chaude mais sans pour autant être brûlante – décontracta mes muscles, soulagea mon corps de la pression dont il était victime. Je me sentais néanmoins toujours aussi mal, à l'intérieur. J'aurai aimé ne pas pleurer, pas encore, pas devant James. Il fut néanmoins impossible de refreiner mes larmes.
Je me recroquevillai sur moi-même, entourant mes jambes de mes bras et enfouissant mon visage dans mes genoux. Je retins mes sanglots mais James n'était pas dupe. Il comprenait à quel point je souffrais, comprenait à quel point j'avais besoin de me décharger. Ce qu'Edward m'avait fait subir était au-delà de tout ce que je pouvais accepter de lui, de ce que mon corps était capable d'endurer.
James frotta le sang que j'avais au visage. Ma lèvre supérieure était divisée par une plaie de presque un centimètre. Il en était de même pour mon arcade sourcilière. Mes pieds avaient énormément ramassés, aussi. J'étais dans un tel état de détresse, lorsque j'avais quitté l'appartement, que j'avais oublié de mettre des chaussures.
Ils étaient en sang, maintenant.
Lorsque je pus enfin sortir de la baignoire, James m'enveloppa dans un peignoir. Je tenais à peine debout alors il me fit rapidement quitter la pièce, m'emmenant dans sa chambre. Je m'assis sur le lit, pendant qu'il sortait des vêtements de son armoire. Une vieille chemise et un training.
Je savais que James était un grand sportif. Il faisait très attention à son physique, contrairement à Edward. Edward, néanmoins, n'avait pas besoin d'exercice pour rester en forme. Il l'était toujours.
Je m'habillai difficilement puis me laissai tomber dans le lit. J'étais épuisée. J'aurai aimé dormir mais je n'y parvenais pas. James restait debout. Je le sentais, derrière moi, à me regarder. Je me retournai et lui fis un maigre sourire.
-Viens, murmurai-je !
J'avais besoin de me sentir soutenue. Pour cela, j'avais besoin de contact physique. J'avais besoin de sentir des bras m'entourer, me soulager, me retenir de tomber. N'aurait-ce pas dû être le contraire ? Ne devrai-je pas être répugnée à l'idée de tout contact masculin ? Je savais depuis longtemps que Rosalie, la femme à Emmett, avait vécu quelque chose de plus ou moins similaire à ce qui m'était arrivé aujourd'hui. Edward m'avait raconté qu'elle avait eu énormément de mal à se détendre, en présence d'Emmett. Aujourd'hui, elle était heureuse, avec lui et leur enfant. A l'époque, néanmoins, elle était perpétuellement effrayée, lorsqu'un homme l'approchait. Elle essayait de le cacher, aux autres, ainsi qu'à elle-même. Comment avait-elle fait pour oublier ? Je devrai peut-être l'appeler, lui demander conseil ? Non. Je savais que ce n'était pas une bonne idée. La première raison à cela était qu'elle ne m'aimait de loin pas. Elle me faisait toujours comprendre que j'étais de trop, dans la grande famille Cullen. La deuxième, était, bien évidemment, que je ne voulais pas porter préjudice à Edward et que j'étais persuadée que si je la mettais au courant, tout le monde le serrait très rapidement.
James se coucha à mes côtés, après s'être changé. Il m'enlaça doucement, avec maintes précautions. Je me collai à son corps et attendis, attendis, attendis…
La journée était bien avancée. Néanmoins, la nuit n'était pas encore tombée. Nous tirions sur les beaux jours, ceux durant lesquels le soleil se faisait plus présents que jamais. J'essayais d'oublier, de faire abstraction des images. Le visage d'Edward, animé par une colère, une haine destructrice…
Au bout d'une heure à laisser mes pensées divaguer, je me souvins d'AaRON. Ce n'était pas little love, comme Edward avait l'habitude de me chanter, à l'époque, mais last night thoughts.
Trois phrases :
I still feel like a child
I still need you by my side
I still hear you late at night...
J'étais perdue, indéniablement. J'étais incapable de prévoir ce que serait ma vie, dès à présent. Il était facile de me dire que James s'occuperait de moi, de la suite. Je savais qu'il souhaitait que je dépose plainte mais j'en étais incapable. Malgré ce qu'Edward m'avait fait, une partie de moi ne pouvait cesser d'aimer Edward.
Aimer…
Etait-ce vraiment le bon mot ? J'étais… nostalgique. C'était cela, oui. J'aimais les souvenirs que nous avions en commun. J'aimais les moments que nous avions passé ensembles, lorsqu'il était encore l'homme de ma vie. Aujourd'hui, c'était difficile à dire. Ressentais-je encore de l'amour ? Mon cerveau était à la fois trop plein d'informations et trop vide. Comme si toutes ces informations, écrites à l'encre noire, s'accumulaient et formaient un néant indéchiffrable de mots mélangés, cachés, désordonnés.
J'étais incapable, pour le moment, de dire si j'aimais encore Edward.
Lorsque je relevai mes mains afin de les placer sous mon visage, je perçus ma bague de fiançailles, ainsi que celle de mon mariage.
Quoiqu'il s'était passé, pour le moment, je restais sa femme. Mais qu'est-ce que cela signifiait, exactement ? Que le seul moyen de me détacher de lui, de prendre de la distance, était de divorcer ?
Je ressentis une déchirure dans mon cœur, comme si je me rendais enfin compte de la portée de cet acte. Si je divorçais, je perdais Edward. Sans doute à jamais. Cela m'effrayait. L'inconnu que représentait le futur, sans lui, me faisait encore plus peur que de devoir l'affronter en face à face, là, maintenant.
Il me fallait néanmoins être forte. Là, maintenant. Ainsi que demain et les jours qui allaient venir. Il fallait que je garde la tête haute, que je continue à avancer.
Pour cela, il fallait d'abord que je me soigne, que je laisse mon corps reprendre le dessus. Ensuite, il faudrait que j'affronte Edward. Il faudrait que je lui parle. De quoi ? Que devais-je lui dire ? Je n'en avais strictement aucune idée.
Cela débutait donc très mal.
-Arrête, m'intima James !
-De quoi ?
-De te torturer l'esprit comme tu le fais. Tu te fais du mal.
-Mais…
-Je sais que ce sera difficile, maintenant, Bella. Je le sais. Mais je suis là, d'accord ?
Je ne répondis pas mais me serrai plus étroitement entre ses bras. Puis, l'épuisement eut raison de moi. Je m'endormis.
Je me réveillai, quatre heures plus tard, en hurlant. J'avais rêvé, cauchemardé.
Edward avait été le principal protagoniste de mes songes.
Le jour suivant, lorsque je me réveillai, James n'était plus dans le lit. Il était tard, presque midi. Etonnement, je me sentais un petit peu mieux. Mes membres étaient engourdis. Je me sentais légère, entre les draps de soie.
Lorsque je me levai, néanmoins, ce fut une autre histoire. La douleur s'éveilla progressivement et, lorsque je parvins à la salle de bain, mon premier reflexe fut d'aller fouiller dans la pharmacie à la recherche d'analgésique. Par chance, je trouvai le flacon d'un médicament dont je reconnaissais le nom. J'avalai deux comprimés et bus quelques rasades d'eau.
Je m'offris le plaisir de soulager ma vessie, me lavai les mains et quittai la salle de bain, directement reliée à la chambre.
-James, appelai-je ?
-Je suis à la cuisine ! J'espère que tu as faim.
A vrai dire, non, je n'avais pas faim. Néanmoins, les odeurs que je percevais me mettaient l'eau à la bouche.
-J'arrive !
Je le rejoignis, découvris qu'il faisait cuire une étrange substance dans une grosse casserole.
-Qu'est-ce que tu prépares ?
Je m'assis à la table de la cuisine, près de lui et de ses préparations. Je devinai qu'il était allé faire les courses, durant mon sommeil : il ne portait plus son survêtement de sport. Il était habillé élégamment, comme toujours, lorsqu'il sortait.
-Boulettes de merlan au riz, me répondit-il, un fin sourire étirant ses lèvres. C'est une spécialité marocaine.
James avait un don pour la cuisine. Il savait tout faire, tout préparer, contrairement à moi qui avait du mal à faire cuire ne serait-ce qu'un œuf. Il lui était déjà arrivé de me préparer des petits plats, lorsque nous nous voyons dans… enfin… le… dans le dos de… d'Edward.
J'inspirai profondément, expirai, refoulant les images qui entamaient leur ascension jusqu'à ma conscience.
-Je suis persuadée que ce sera délicieux.
-Ca le sera ! Tiens, goûte !
Il plonge une cuillère à soupe dans la casserole et en ressort ce qui me semble être de la sauce tomate. Lorsqu'elle entre en contact avec mes papilles gustatives, je ne peux laisser passer un gémissement de plaisir.
-Bon sang, James, tu as mis quoi, là-dedans ?
-Le secret, c'est le cumin. Beaucoup de gens en mettent trop, ce qui remporte trop le goût sur les autres aliments. Il faut savoir le doser à la perfection.
Il me décrocha un clin d'œil et je souris. J'étais contente. Il avait l'air de s'amuser, de se détacher des événements de la veille. C'était exactement ce dont j'avais besoin, sans doute l'avait-il compris…
Lorsque nous passâmes à table, j'avais quelque peu retrouvé mon appétit. Certes, je n'avais pas fait grand chose de plus que picorer mais mon estomac était calé. Avec de la chance, je pourrai avaler quelque chose aux alentours de seize ou dix-sept heures.
Alors que j'aidais James à débarrasser la table, il entama un nouveau sujet de conversation qui, d'emblée, ne me plut pas.
-Bella, par rapport à… ça. J'imagine parfaitement qu'il te soit très douloureux d'accuser le coup.
-James, qu'est-ce que…
Il déposa les assiettes dans le lave-vaisselle et me fit face. Il serra ses bras autour de son corps et sembla s'y reprendre à deux fois, avant de parvenir à m'expliquer ses paroles.
-Je t'ai déjà parlé de Victoria ?
-De qui ?
-Victoria Stone, ça ne te dit rien ?
-Non, désolé.
-Ne le sois pas ! Victoria est une vieille amie à moi. Nous avons fait nos études, ensembles. Elle est psychologue, aujourd'hui. Je me suis dit que, peut-être…
-Il serait bon pour moi d'aller consulter, c'est ça ?
J'étais en colère. Je n'avais pas besoin de me faire suivre, loin de là ! J'allais bien, très bien, même ! C'était Edward qui avait un problème, Edward qui ne contrôlait pas ses émotions au point de m'avoir pratiquement brisée ! Ce n'était, par conséquent, pas à moi d'aller voir un spécialiste.
-Calme toi, Bella ! Je ne fais qu'essayer de t'aider.
-Tu ne m'aides pas, là !
-Très bien, alors laissons tomber ! Faisons comme si je n'avais rien dit !
Je m'en voulus presque instantanément d'avoir réagi ainsi, d'avoir été si virulente face à la proposition de James. Après tout… ce qu'Edward m'avait fait, la veille, allait très certainement avoir de l'impact sur mes comportements à venir. Aujourd'hui, j'avais encore du mal à m'entrer dans le crâne que tout cela s'était produit. Il m'arrivait de me dire que rien n'était arrivé, que je rêvais et que je n'allais pas tarder à me réveiller.
Mais d'ici trois ou quatre jours ? Une petite semaine ? Dans quel état serai-je ? Arriverai-je à garder la tête haute ou la perte d'Edward allait-elle me faire perdre les pédales ?
Il était là, mon plus grand défaut. Lorsque je me donnais à quelqu'un, je ne faisais pas dans la demi-mesure. Edward était l'homme qui comptait le plus pour moi, jusqu'à hier. C'était avec lui que j'avais partagé les plus beaux moments de ma vie. Aujourd'hui, et d'ici les semaines à venir, j'allais devoir encaisser deux chocs. Ce qu'il m'avait fait, en un. En deux, notre séparation. Ca allait faire beaucoup.
Néanmoins, je ne pouvais pas faire autrement.
POV EDWARD
Bella était partie. Mes parents venaient. Pourquoi, d'ailleurs ? Pourquoi fallait-il impérativement qu'ils se ramènent aujourd'hui, alors que la situation ne pouvait pas être plus catastrophique ?
Enfin, je me souvins.
Le vernissage…
Carmen possédait une salle d'exposition sur la Cinquième Avenue. La galerie était réputée grâce aux nombreux artistes que Carmen exposait. A chaque fois qu'elle décidait d'exposer quelqu'un, la presse se jetait sur l'événement. Carmen faisait venir ses proches et les personnes qui lui feraient le plus de publicité. Il lui arrivait souvent de faire des ventes aux enchères, les gens s'arrachant les œuvres.
Le vernissage, c'était ce soir. Je soupirai de désolation. Bella était partie. Mes parents venaient… Qu'étais-je donc sensé faire ? Inventer un bobard et le jeter à la face de ma mère, de mon père, quant à la « non-présence » de Bella ? Ne pas participer à l'exposition ? Quitter l'appartement et fuir, quelque part où personne ne me connaissait ? Je savais que ce n'étaient pas les bonnes solutions. Je savais qu'il n'y avait pas de bonne solution. Quoi que je fasse, si Bella n'était pas là, je devrais mentir ou me cacher, le temps que mes parents s'en aillent. Si je retrouvais Bella, ce n'était guère beaucoup mieux. Après… le traitement que je lui avais infligé, elle devait être méconnaissable. Je serrai les poings à cette simple idée. Comment avais-je pu ? Mais comment avais-je… J'étais un monstre.
Il fallait néanmoins que je sauve les apparences. Pour cela, je devais me rendre au vernissage de Carmen, que je serre la main de gens dont je n'avais strictement rien à faire et que je continue d'avancer. Pour le moment, à l'exception d'Alice, Bella et de… l'autre homme (dont je ne savais toujours pas le nom), je ne pensais pas que qui que soit d'autre sache ce qu'il s'était passé Et c'était bien. Il fallait que ça reste ainsi.
Au moins jusqu'à ce que mes parents rentrent à Chicago.
POV JAMES
Bella s'était endormie – encore – aux alentours de dix-huit heures. Dès que je posais les yeux sur elle, l'envie de tuer Edward me prenait. C'était pour cela que je tenais le carton dans la main. Je l'avais reçu, un mois auparavant.
Une invitation à un vernissage de Carmen Denali. Je savais qu'Edward s'y trouverait. Je l'espérai, tout du moins. Carmen était la sœur d'Esmée. Elle s'était mariée à Eléazar et vivait aujourd'hui à New-York. Edward ne pouvait pas faire l'affront de ne pas se présenter à sa dernière exposition, non ?
Sans plus attendre, j'écrivis un mot sur un bloc-notes, à l'adresse de Bella. Je le déposai sur la table de nuit, espérant qu'elle le trouverait, si elle venait à se réveiller avant que je ne sois rentré.
J'allais chercher quelques vêtements dans mon armoire. Un pantalon, une chemise, une veste. Tenue de soirée exigée, spécifiait le carton. Je n'en avais pas l'envie mais si je ne faisais pas un minimum d'effort, on risquait de me refouler à l'entrée.
Je n'enfilai pas de cravate, pas de nœud. J'avais horreur de cela, de ce côté cérémonieux carrément pompeux. Comme Bella, j'aimais la vie, la vraie. J'aimais pouvoir aller où je le voulais, quand je le voulais. J'aimais faire ce que je désirais, sans avoir à me préoccuper de ce que pensaient les autres. J'aimais quitter New-York en mini et monter jusqu'à Boston pour voir un concert d'Anthony and the Johnsons. Il était rare que je me présente à des événements mondains. Néanmoins, je dus reconnaître que c'était dans un gala de charité que j'avais rencontré Bella. Certes, je m'étais ennuyé ferme, ce soir-là, jusqu'à ce que je croise son regard. Néanmoins, la cause me touchait. Ce soir-là, j'avais dépensé presque vingt mille dollars pour venir en aide à la recherche contre la mucoviscidose.
Lorsque ce fut l'heure, je partis.
POV ALICE
Lorsque je vis Edward arriver au vernissage, seul, j'aurai pu lui arracher les yeux de la tête. Premièrement, cet idiot n'était pas venu chercher maman et papa avec Jasper et moi. Esmée m'avait posé des milliers de questions quant à la non-présence de son fils et de sa femme. Qu'étais-je sensée leur répondre, moi ? Qu'Edward avait cassé la gueule à sa femme – ma meilleure amie, soit dit en passant – qu'elle s'était enfuie et qu'Edward culpabilisait dans son salon ? Evidemment, je ne lui avais pas dit cela. Je m'en étais sortie avec des « Oh, ils ont eu un empêchement. », « Ils nous rejoindrons. », « Le travail et Edward, tu sais… » ! Même Jasper avait paru douter de mes paroles.
S'il y avait une chose que je ne comprenais pas et qui m'inquiétais fortement, c'était le fait que Bella ne soit pas venue me voir. Elle s'était enfuie, ne me donnait pas de nouvelles et je savais que c'était Edward qui possédait son téléphone portable donc je n'avais aucun moyen de la joindre, ma Bella. Elle, néanmoins, aurait très bien pu m'appeler, mais elle ne l'avait pas fait. Je me faisais un sang d'ancre. Je l'imaginais, agonisant dans un caniveau. Je me reprenais néanmoins vite, me rappelant qu'elle avait un homme sur lequel elle pouvait compter, dans New-York.
Je n'avais aucune idée de qui il pouvait s'agir et cela me blessait que Bella ne m'ait jamais parlé de lui. Nous étions amies, bon sang ! Je l'aimais comme une sœur, elle était ma confidente. Elle, néanmoins, m'avait caché qu'elle avait une liaison extraconjugale.
Cela m'avait d'abord paru insensé. Je n'aurai jamais cru ça d'elle. Tromper Edward, cela était… tout bonnement inimaginable. Néanmoins, je la comprenais. Edward n'avait pas un mauvais fond, loin de là, mais il avait changé, je le remarquai moi-même. Bella m'avait plusieurs fois parlé des problèmes qu'elle avait avec lui. J'avais essayé d'attirer l'attention d'Edward sur ceux-ci mais il n'avait jamais rien voulu entendre, étant persuadé qu'il avait raison sur tout et que les autres étaient en tord.
Aujourd'hui, néanmoins, c'était lui qui l'était. Il s'en rendait compte, avait compris la réalité de ce qu'il avait fait subir à Bella. Par conséquent, il y avait peut-être un espoir pour lui. Peut-être que je ne l'assassinerai pas devant nos parents ainsi que devant Jasper, Rosalie et Emmett. Ces derniers étaient arrivés en même temps qu'Edward mais ils ne s'étaient pas encore rejoints.
En cet instant, je me trouvais à l'écart de la foule. Je tenais une coupe de Champagne à la main. De cet endroit, je pouvais voir Jasper faire la discussion à Irina. Carlisle et Esmée avaient le dos tourné, regardaient une œuvre avec attention. (Magnifique, en passant, l'œuvre.) Rosalie et Emmett essayait d'attirer l'attention d'Edward, à quelques mètres d'eux, mais ce dernier n'en avais visiblement rien à faire d'eux. Il n'allait pas aller les saluer, non. Il ne leur adressa pas un regard et, lorsque Rosalie s'approcha afin de le saluer et de le prendre dans ses bras, il me perçut et fonça droit sur moi, laissant Rosalie confuse et furieuse. Elle se détourna, attrapa le bras d'Emmett et alla retrouver Esmée et Carlisle.
Edward, lui, se trouvait maintenant face à moi.
-Alice, est-ce que tu as des nouvelles de…
-Va te faire foutre, Edward, lâchai-je, écœurée ! Crois-moi que même si j'en avais, je ne t'en donnerai pas, espèce de petit…
-Alice, s'exclama-t-il fortement !
-C'est ça, Edward, attire l'attention sur nous ! C'est une bien bonne idée, ça.
Je me détournai et allai le laisser en plan mais il attrapa mon bras qu'il serra fortement !
-Ne me touche pas, rétorquai-je ! Lâche-moi, Edward !
-Où est-elle ?
-Je n'en ai aucune idée ! Elle ne m'a donné aucune nouvelle, Bella ! Elle est loin, pour le moment, et je pense qu'il va falloir que tu te fasses à l'idée qu'elle puisse mettre des semaines, si ce n'est des mois, avant qu'elle ne te contacte, parce qu'à sa place, c'est ce que je ferai. Je te laisserai mariner dans tes remords jusqu'à ce que tu t'y noies. Maintenant, lâche-moi où je hurle ! Au fait, tu as plutôt intérêt à vite trouver une excuse quant à son absence parce que maman se pose beaucoup de questions. Et elle meurt d'envie de vous voir, tous les deux. Bonne chance !
Il me relâche enfin. Néanmoins, je n'eus pas le temps de faire deux pas que Carlisle, Esmée, Rosalie et Emmett nous avaient rejoint.
POV ESMEE
Le vernissage était une réussite, comme d'habitude. Carmen avait encore fait un magnifique travail et j'étais très fière d'elle, très fière de ma petite sœur chérie. Enfin… il s'agissait avant tout de ma demi-sœur, issu du premier mariage de mon père, mais cela ne faisait aucune différence pour nous. Elle m'aimait et je l'aimais, c'était tout ce qui comptait.
Je me devais d'avouer que mes enfants étaient étranges, aujourd'hui. Edward n'était pas venu nous accueillir, son père et moi, à l'aéroport. Ce n'était pas son genre. Et puis, Alice semblait perturbée, je ne comprenais pas pourquoi.
Je la cherchai, l'aperçus fixant la salle. Ce n'était pas son genre de rester ainsi passive à un événement. Il faudrait que je lui parle, bientôt, que je lui demande si tout se passait bien pour elle parce qu'elle m'inquiétait, véritablement.
-Tu as vu cette toile, me demanda Carlisle, tout en me sortant de mes pensées ?
-Non, laquelle ?
-Celle-ci. Regarde la force qui s'en dégage ! L'alliance des couleurs, les…
Je n'écoutais déjà plus mon mari. Non pas que je n'en avais rien à faire des propos de Carlisle, loin de là. J'aimais mon mari au-delà du raisonnable. Il avait une connaissance en histoire de l'art absolument époustouflante. Néanmoins, il n'était pas… ma priorité, en cet instant. Plus que tout, ce qui comptait pour moi, c'était le bonheur de mes enfants. Edward et Alice avaient un problème. Peut-être avaient-ils un différent ensembles. Ce ne serait pas la première fois que leurs opinions divergeaient. Ils avaient tous les deux un caractère très fort et il n'était pas toujours facile de garder les murs debout, lorsqu'ils se mettaient en colère, l'un contre l'autre.
-Esmée, Carlisle, bonsoir !
Je reconnus instantanément la voix de Rosalie. Je me retournai, simulai un sourire enjouée et la saluai à mon tour. Carlisle quitta la toile du regard et nous embrassâmes notre fils et sa ravissante femme.
La première fois que j'avais rencontré Rosalie, j'avais failli dire à Emmett de la jeter au plus vite. Elle m'avait paru arrogante, manipulatrice, indigne de mon premier enfant. Néanmoins, j'avais très rapidement découvert que, derrière son masque d'arrogance se cachait un cœur en or. Elle avait rendu Emmett heureux au delà du possible. Elle lui avait donné un fils dont ils prenaient tous les deux grands soins. D'ailleurs, où était-il ?
-Ethan n'est pas avec vous, demandai-je ?
-Nous l'avons déposé à Forks, chez Emily. Ca faisait longtemps qu'elle nous demandait de le lui laisser quelques jours. C'était l'occasion.
J'étais contente de savoir qu'ils avaient gardé des liens avec les Quileutes. Après le départ d'Edward et d'Alice, nous avions tous quittés Forks. Nous n'avions pas vendu la villa, l'avions seulement… mise de côté. Alice, Jasper, Edward et Bella s'étaient installés à New-York. Emmett et Rosalie avaient trouvé un magnifique appartement dans le centre de Seattle et Carlisle et moi-même étions retournés à Chicago, le lieu de nos origines, ainsi que la ville dans laquelle était née mon fils Edward.
Mes enfants avaient toujours été proches des Quileutes et tout particulièrement d'Emily. Cela n'était pas étonnant qu'ils soient restés en contact et, après ma famille, il n'y avait personne en qui j'avais plus confiance qu'en elle.
-Au fait, demanda Rose, vous savez quelle mouche a piqué Edward ?
-Comment ça, demanda Carlisle ?
-Il nous est passé devant sans nous dire bonjour. Il ne s'est même pas retourné, quand nous l'avons interpelé. Et là… il semblerait qu'il y ait du grabuge avec Alice !
Je me retournai. Edward était en colère, c'était indéniable. Mais Alice ne semblait pas se laisser démonter. Au contraire, elle paraissait tellement déchainée qu'un simple regard aurait dû conduire Edward aux enfers.
Nous nous dirigeâmes contre eux mais ils ne semblaient pas nous remarquer. Enfin, Edward lâcha le bras d'Alice et, cette dernière, en se retournant, découvrit que nous nous trouvions juste derrière elle. Elle parut surprise mais toute tension en elle s'envola.
POV ALICE
J'étais contente de ne plus être seule face au monstre qui me servait de frère. Il me mettait dans tous mes états et j'étais totalement hors de moi. Il fallait que je me calme très rapidement.
-Il y a un problème, demanda ma mère ?
Je me crispai à nouveau. Elle ne voulait tout de même pas que nous en discutions ? Si ? Et bien moi, je n'étais pas d'accord. Je soupirai fortement et les laissai, sans même saluer Rosalie et Emmett, à qui je n'avais pas encore parlé de toute la soirée.
J'allai me planquer dans un coin pendant qu'Edward tentait vainement de faire la discussion à tout le monde. Je voyais d'ici qu'il était plus gêné que jamais. Il bégayait, ce qui n'était pas son genre et je souris discrètement.
« C'est ça, Edward, gère tes conneries tout seul ! »
Puis, la colère laissa place à la peine. Je ne devais pas penser à Edward, en fait. Je devais penser à Bella. Comment allait-elle ? Je n'en avais aucune idée, elle ne me donnait toujours aucune nouvelle et j'espérai que quitte à ce qu'elle n'en donne pas à Edward, qu'elle m'envoie juste un petit mot pour me rassurer.
Je me rendis néanmoins vite compte de ma stupidité. Elle ne devait pas savoir que j'étais au courant. Elle ne devait pas penser au fait qu'Edward m'avait tout dit. Elle ne devait pas savoir que je me faisais un sang d'encre pour elle et que je ferai tout, en cet instant, pour quelques petits mots d'elle sur l'écran de mon portable.
C'est alors qu'un homme s'approcha de moi. Il me rappelait quelqu'un mais je n'aurai pas su dire qui. Après tout, nous voyions beaucoup de monde, ici, à New-York. Je n'arrivais pas à me rappeler de tous les visages que je croisais autour de moi.
-Bonjour, Alice.
-Qui êtes-vous ?
-Vous ne vous souvenez pas ? Nous nous sommes croisés au gala de charité en faveur des enfants atteint de…
-…mucoviscidose ? Oui, m'exclamai-je enfin ! Je me souviens de vous ! Vous avez été très généreux, c'est cela, surtout, qui m'a marqué chez vous.
Il sourit. Il s'agissait de Gigandet. Mais son prénom…
-James, c'est ça ?
-C'est cela, oui.
-Je suis ravie de vous revoir ! Comment allez-vous ? Cela fait longtemps, je suis étonnée que vous vous rappeliez de moi !
-Je vais… bien. Ces deux derniers jours ne m'ont pas été très agréables, mais je compte bien rattraper le coup ce soir. Vous, en revanche, vous me paraissez… anxieuse.
Je soufflai. Effectivement, j'étais anxieuse et même plus que ça. Je lançai un regard à Edward qui essayait de retenir notre famille à venir nous rejoindre. Il s'en sortait plutôt bien, le con ! Et ce petit sourire qu'il avait au coin des lèvres. Je savais qu'il ne souriait pas à cause d'un quelconque plaisir mais par pur instinct de survie. Si mes parents, mon frère Emmett et Rosalie, ainsi que Jasper découvraient ce qu'il avait fait, il serait lynché.
-Je… Je me fais du souci pour… une connaissance. C'est trois fois rien.
-Trois fois rien ?
-Non… Non, en fait, c'est plutôt grave. Mais pourquoi je vous dis ça, moi ?
-Parce que vous en voulez à Edward. Parce qu'il a commis un acte impardonnable et parce qu'il mérite d'être puni mais que, comme Bella, vous tenez trop à lui pour que ses actes soient dévoilés au grand jour.
Je me retournai vivement. Comment cet homme savait-il cela ? Comm…
-Vous… vous êtes…
-Oui ?
-C'est vous ?
-Qui ?
J'essayais de choisir le bon mot. Néanmoins, un seul me vint à l'esprit, en cet instant.
-L'amant ?
Il secoua positivement la tête. Je soupirai de soulagement. Je savais enfin où était Bella. Je savais chez qui elle se trouvait. Je ne le connaissais pas très bien, cet homme. Néanmoins… j'étais d'avis de le catégoriser dans « PA ». Autrement dit : « Personne Acceptable ».
-Cela n'a pas l'air de vous faire de peine, constata-t-il !
-Non, nullement.
-Edward est votre frère…
-Je crois que vous êtes encore mieux placé que moi pour savoir que ce qu'a fait Edward est monstrueux.
Son visage, impassible, ne laissa filtrer aucune émotion à ses mots. Et c'est alors que je compris. Je compris ce qu'il était venu faire ici et je ne pus pas l'en empêcher, lorsque je le vis avancer. Je restais plantée, comme une idiote, au fond de la galerie…
…alors que je savais ce qu'il allait arriver.
POV JAMES
Il souriait.
Il souriait.
Il souriait.
Comment pouvait-il ?
Comment osait-il ?
Après ce qu'il avait fait ?
Après les horreurs qu'il avait faite subir à Bella ?
Il souriait.
Il parlait à sa famille.
Il semblait s'amuser.
Il souriait.
Je ne pouvais plus refreiner la rage qui me rongeait.
Je ne pouvais empêcher mon corps de bouger.
Je ne pouvais l'empêcher d'aller à sa rencontre.
Sa sœur n'essaya pas de me retenir.
Elle me regardait.
Elle attendait.
Elle le voulait.
J'en étais persuadé.
Je le savais.
Le coup partit.
Fort.
Puissant.
Edward bascula.
Il tomba.
Un deuxième coup.
Un troisième.
On se jeta sur moi.
Emmett.
Jasper.
Je fus projeté en arrière.
Eloigné d'Edward.
Au sol.
-Assez, hurla Alice !
Emmett laissa retomber son poing. Il ne me laissa néanmoins pas l'occasion de faire le moindre geste, sa main gauche retenant fermement ma chemise. La mère d'Edward était à genoux et l'enserrait de ses bras. Autour de nous, les invités avaient arrêté de parler. Ils nous regardaient, semblaient horrifié.
Alice s'approcha d'Emmett et lui ordonna de me lâcher.
-Alice…
-Fais ce que je te dis.
Emmett regarda Edward, puis son père, et me relâcha. Je me relevai alors qu'Edward était toujours au sol. Alice était de mon côté. Elle s'était placée devant moi, semblait se prendre pour mon bouclier. Je savais que si elle n'était pas là, j'aurai de sérieux soucis, en cet instant. J'aurai pu me faire dérouiller, moi aussi. Carlisle Cullen aurait très bien pu appeler la police et me faire arrêter pour avoir agressé son fils. Je savais qu'il ne le ferait néanmoins pas. Que personne n'allait le faire, pour la simple et bonne raison qu'ils ne comprenaient pas.
Ils ne comprenaient pas pourquoi Alice était de mon côté.
Je m'approchai le plus possible d'Edward Cullen. Personne ne sembla vouloir m'en empêcher. Lorsque je fus assez près, je lui accordais ces paroles :
-Ceci n'est rien, Cullen, en comparaison de ce que tu mérites !
Puis, je m'en allai.
Il était tant que j'aille retrouver Bella.
POV ALICE
James était parti. Edward, lui, semblait agoniser à l'arrière du bâtiment. Après le scandale qui venait de se produire, toute ma famille avait quitté la galerie. Nous nous étions réunis dans un coin discret et, maintenant, Esmée, Carlisle, Rosalie, Emmett et Jasper étaient en attentes des réponses aux questions qu'ils se posaient.
Edward, lui, était assis contre le mur de l'immeuble, la tête entre les genoux, les mains dans ses cheveux.
-Est-ce que je suis le seul à me demander ce qu'il s'est passé, là, à l'instant ? C'était qui, l'enfoiré qui t'a attaqué, Edward ?
-Il s'appelle James Gigandet, répondis-je.
-James, demanda Jasper ? Le James du gala de charité en faveur des enfants atteints de mucoviscidose ?
-Lui-même !
-Pourquoi a-t-il attaqué Edward ? Et pourquoi est-ce que tu l'as protégé ?
Je ne répondis pas à la question, ce qui augmenta l'envie qu'avait mon mari de savoir.
-Alice ?
-Demande à Edward, répondis-je, froidement.
Puis, je m'adressais à mon frère.
-Alors, Edward ! Donne-leur une explication ! Dis-leur !
-Nous dire quoi, demanda Carlisle ? Qu'est-ce qu'il se passe, bon sang ?
-Edward ? C'est le moment, non, m'acharnai-je ! Une bonne discussion en famille, ça ne te tente pas ? Réponds Edward ! Dis-leur ! Assume, bon sang ! Assume tes actes, hurlai-je !
Jasper vint me prendre dans ses bras, m'obligea à me calmer. Edward, lui, agrippait ses cheveux avec tellement de force que je crus qu'il allait se les arracher. Je perçus qu'il tremblait et je m'en voulus. Je me trouvais monstrueuse, en cet instant, mais tant de rage m'habitait, tant de peine, de rancœur contre lui, d'empathie pour Bella, que j'étais incapable de me contrôler.
-T'es qu'un monstre, Edward ! Un monstre et James a totalement raison ! Tu mérite de crever mille fois !
-JE SAIS, hurla-t-il à son tour, tout en vrillant son regard dans le mien !
Il se releva, voulut s'approcher de moi mais, Jasper comprenant que la situation risquait de dégénérer, il se plaça entre nous et le repoussa à longueur de bras. Cela ne l'empêcha pas de me dire ce qu'il pensait.
-Tu crois que je ne me rends pas compte de ce qu'il se passe, Alice ? Tu crois que je ne comprends pas que tout est entrain de m'échapper ? Que je suis entrain de tout perdre ? Bella, la société… Je perds tout Alice mais je m'en fous de la société. Je m'en fous que ces enfoirés de chez Willom Mimster retirent leurs contrats ! Tant pis pour les pertes ! Merde pour cet argent sale ! Bella est la seule à compter, tu comprends ? La seule ! Et je la perds, elle aussi. Je l'ai déjà perdue, Alice ! Et tu n'imagines même pas à quel point j'ai mal, là !
Comme pour prouver ses dires, une larme roula sur sa joue. Je n'avais jamais vu mon frère pleurer, jamais ! A cet instant, il me sembla aussi frêle qu'un petit enfant. Esmée s'approcha de lui mais Edward s'éloigna, refusant une quelconque étreinte de sa part.
-Je l'aime tellement, Alice ! Je l'aime tellement… Je… Je me rendais pas compte… Ce que je lui ai fait… je… je voulais, pas, Alice !
Sa voix était enrouée. Ce fut alors que son téléphone sonna. Au bruit, il devait se trouver dans la poche de sa veste. Il le sortit, regarda le numéro, ne le reconnut pas, rangea son téléphone. Il retourna s'appuyer contre le mur, dos à nous. Lentement, il glissa, s'assit. Son téléphone sonna une seconde fois. Cette fois-ci, il décrocha.
-Qui que vous soyez, rappelez plus tard !
Néanmoins, il ne raccrocha pas. Il semblait écouter ce qu'on lui disait à l'autre bout du fil. Puis, deux syllabes s'échappèrent de ses lèvres :
-Bella ?
–
Donc, comment ? Ai-je bien fait ? Je suis mitigée quant à la réaction de James. Néanmoins, il fallait un élément déclencheur pour faire avancer l'histoire, sinon on en restait aux lamentations (tout à fait compréhensibles) de Bella et aux remords d'Edward.
Là, l'histoire va pouvoir avancer. Néanmoins, aimez-vous ? C'est là le plus important ! Avez-vous apprécié l'altérnance entre les POV ? Il est possible que je continue ainsi mais peut-être pas autant d'un coup. Peut-être uniquement Bella Edward, je sais pas encore.
Voilà :) Vos avis comptent croyez-moi !
A bientôt !
