Je suis désolé pour cette longue attente. Je remercie toutes les personnes qui m'ont laissé une review, m'ont mis en alret ou en favoris. Merci pour vos message d'encouragement pour mon BTS blanc que j'ai réussi.

Merci à ma beta Hanine pour sa rapidité et son efficacité.

J'espère que vous aimerez ce chapitre.

Chapitre 4

Je restais enfermée dans ma chambre pour l'éviter. Edward frappait à ma porte et me suppliait de lui ouvrir pour que l'on parle. Mais je l'ignorais. Il abandonna au bout d'une heure de supplication. Je ne voulais pas le voir. Je lis un livre pour me détendre et pour me changer les idées.

Vers midi, il vint m'informer qu'il avait commandé ma pizza préférée. Ayant faim, je sortis de mon refuge pour aller manger. Je l'aperçus à la table de la cuisine. Il avait l'air dévasté. Malgré que je sois fâchée contre lui, ça me faisait de la peine de le voir ainsi et, je m'en voulais d'en être la responsable. Je n'avais pas bien prêté attention quand j'étais rentrée. Mais, je vis qu'il avait d'énormes cernes sous les yeux. Il n'avait certainement pas dû fermer l'œil de la nuit à cause de moi.

Je sortis une assiette. Il me fit un petit sourire triste tandis que je pris trois parts. J'allais repartir quand il attrapa doucement mon poignet.

« N'as-tu jamais fait ou dis quelque chose sous le coup de la colère et que tu aies regretté par la suite ? » me demanda-t-il.

« J'étais jalouse quand j'ai vu cette bimbo te draguer hier soir. J'ai cru que tu m'avais menti lorsque tu m'as dit que tu ne voulais que du sérieux avec une femme. J'étais en colère et lorsque cet homme m'a invité à danser, j'ai accepté pour te rendre jaloux » avouai-je, honteuse.

« Et ça a fonctionné. »

« Je n'ai pas couché avec lui. Il m'a aidé à chercher Rosalie. C'est tout. J'ai passé la nuit à consoler mon amie. J'ai voulu te blesser comme tu l'avais fait avec tes paroles. Pardon. C'était complètement stupide de ma part. »

Il fut soulagé par mon aveu.

« J'ignore pourquoi mais je n'arrive pas à me contrôler avec toi. Je te désire mais je suis terrifié à l'idée de m'engager dans une relation. Je ne veux pas revivre la même chose une deuxième fois. »

Il se leva et se plaça devant moi. Il me fixa droit dans les yeux.

« Je pourrais mieux comprendre si tu acceptais de me dire ce qui c'est passé avec James » me dit-il en me caressant la joue.

« Je ne peux pas. C'est trop dur d'en parler. Ça fait trop mal » répondis-je en baissant la tête.

« Bella… » murmura-t-il en me forçant à le regarder à nouveau.

Il se pencha en avant. Je sentais son souffle chaud sur mes lèvres et j'étais impatiente de sentir ses douces lèvres sur les miennes. Alors qu'on allait s'embrasser, on sonna à la porte d'entrée. Il s'éloigna de moi à contrecœur et allait ouvrir. Il revint accompagné d'Emmet.

« Salut »

« Bonjour. Je suis désolé de te déranger chez toi. J'ai demandé ton adresse à Edward car il faut que tu m'aides. J'ai passé la matinée devant la porte de la maison de Rosalie et lui ai laissé des messages sur son répondeur. Elle refuse de me parler. Je t'en prie, j'ai besoin de toi pour la reconquérir. Je ne sais pas pourquoi elle réagit ainsi. Je concède que je suis allé trop vite en lui déclarant mes sentiments mais je ne comprends pas pourquoi elle refuse que l'on en discute » me supplia-t-il, désemparé.

Cela me faisait bizarre de voir un homme aussi musclé être si fragile.

« Elle a peur de revivre ce que son ex lui a fait » lui expliquai-je.

« C'est-à-dire ? »

Malgré le fait que je l'appréciais beaucoup et que je pensais qu'il était parfait pour mon amie, je ne pouvais pas la trahir.

« C'est à elle de te le dire, pas à moi. Je vais l'appeler pour essayer de la convaincre de te voir » lui annonçai-je et parti dans ma chambre pour récupérer mon portable.

Alors que je composais son numéro, on sonna à nouveau. Edward étant occupé à consoler son ami, j'allais répondre. Je fus surprise de voir Rose derrière la porte.

« Salut. Je peux entrer ? Emmet est resté toute la matinée devant chez moi et il n'arrêtait pas d'appeler. Je n'en peux plus. Je ne suis pas encore prête à avoir une explication avec lui. Quand il est parti, j'en ai profité pour sortir et venir ici. Il ne risque pas de me retrouver. J'ai besoin de calme pour réfléchir » me dit-elle en entrant sans attendre mon invitation et se dirigea vers le salon.

« Attends,… » commençais-je mais je n'eus pas le temps de lui indiquer la présence d'Emmet.

Quand elle l'aperçu, elle se figea. Elle se retourna vers moi.

« Pourquoi tu ne m'as pas prévenu qu'il était chez toi ? »

« Tu ne m'en a pas laissé le temps. Et puis, c'est une bonne chose. Vous allez pouvoir parler » lui répondis-je.

Il s'avança vers elle tandis qu'elle reculait.

« Mon cœur, je m'excuse si je t'ai effrayé avec ma déclaration d'amour. C'était trop précipité mais je ne pouvais plus le garder pour moi. Cela me pesait trop. Je t'en prie, ne me repousse pas. Bella m'a dit que ta fuite avait un rapport avec ton ex. »

« Je ne lui rien dis, juste ça. C'est à toi de le dire le reste » lui dis-je avant qu'elle ne puisse me faire des reproches.

« Non, je ne peux pas ! » cria-t-elle en voulant s'enfuir mais je la rattrapai.

« Ecoute, il est fou amoureux de toi. Il suffit de voir comment il te regarde pour savoir que jamais il ne fera ce que Royce t'a fait. Il est parfait pour toi. Tu m'as dis toi-même hier soir que tu l'apprécies beaucoup. Laisse-lui une chance. Tu dois lui raconter ton passé. Si tu ne le fais pas, tu pourrais passer à côté de l'homme de ta vie. »

Elle se retourna vers Emmet qui la suppliait du regard de lui faire confiance. Elle soupira et s'assit sur le canapé. Je la rejoignis pour lui apporter mon soutien.

« J'ai rencontré Royce quand j'avais vingt ans. Je suis tombé immédiatement sous son charme. Il me traitait comme une princesse. Tout se passait très bien. On était heureux et on habitait ensemble depuis peu. Un soir, il est rentré complètement ivre. On s'est disputé et il m'a frappé. C'était la seule et unique fois où il a levé la main sur moi. Je lui criais d'arrêter mais il continuait. Ses coups devenaient de plus en plus violents. Il était comme une bête enragée. J'ai saisi le premier objet qui me tombait sous la main et je l'ai frappé avec. J'ai réussi à m'enfuir et à m'enfermer dans la salle de bain. J'ai appelé Bella et lui ai expliqué ce qu'il se passait. Elle m'a annoncé qu'elle arrivait avec son équipe de garde du corps. J'étais effrayée. Royce essayait d'enfoncer la porte » dit-elle avant de s'effondrer en larmes.

Je la pris dans mes bras et la serrai fort contre moi pour la calmer. Je savais que c'était dur pour elle de parler de ce moment. Elle devait le revivre à travers son récit. Je n'aimais pas la voir dans cet état.

« Tu peux continuer s'il-te-plait, je n'y arriverais pas » me demanda-t-elle entre deux sanglots.

« Quand on est arrivé chez elle, on s'est rendu directement dans la salle de bain. J'entendais ses cris de souffrance. Il était au-dessus d'elle et il la cognait encore et encore. Les gars l'ont maitrisé et l'ont éloigné. Rose était pratiquement inconsciente. J'ai voulu appelé la police pour faire arrêter Royce mais elle m'a suppliait de ne pas le faire. J'étais stupéfaite et j'ai essayé de lui faire changer d'avis mais elle persistait dans son entêtement. J'ai dû batailler pour l'emmener aux urgences pour qu'elle se fasse soigner. Elle ne voulait pas qu'on la voit ainsi et elle avait peur que cette histoire finisse dans les magazines people. Elle n'est pas sortie de chez elle pendant un mois. »

« Je me sentais honteuse. Je ne voulais pas que les gens sachent que j'avais été faible et incapable de me défendre » termina mon amie.

Les garçons nous regardaient avec compassion et colère. Emmet se dirigea vers nous et s'agenouilla devant elle. Il saisit l'une de ses mains.

« Malgré le fait que tu aies toutes les raisons de ne pas le faire, tu dois me croire quand je te dis que jamais je ne lèverais la main sur toi. Je préférais plutôt mourir que de te faire du mal. Rien qu'à imaginer ce que cet enfoiré t'a fait, j'ai envie de le retrouver et de lui rendre la monnaie de sa pièce » dit-il avec rage.

« Il n'en vaut pas la peine. Je suis désolée de m'être enfuit comme ça hier soir. J'ai paniqué. Je ne voulais pas accepter que j'éprouve quelque chose de fort pour toi. »

« Tu as des sentiments pour moi ? » demanda-t-il surpris.

Elle hocha de la tête.

« Accepterais-tu de me laisser une chance de te prouver que tous les hommes ne sont pas des salauds. Fais-moi confiance, mon cœur » la supplia-t-il.

Elle hésita pendant quelques minutes puis elle se détacha de moi et se blottit dans ses bras. Il poussa un soupir de soulagement et la serra fort contre lui. Je me levai et les laisser seuls. J'étais ravie pour eux qu'ils se soient retrouvés et qu'elle est enfin trouvé un homme bien pour elle et qu'il la traitera avec soin.

Je rejoignis Edward qui regardait son ami, heureux pour lui. Puis, il me fixa.

« Est-ce que toi aussi tu as vécu la même chose avec James ? Il t'a frappé ? » demanda-t-il.

Je m'apprêtais à lui répondre quand Rose intervint.

« Bella, merci de m'avoir poussé à lui parler. Sans toi, je n'en aurais pas eu le courage. Et merci d'avoir été là pour moi cette nuit. Tu es une vraie amie » me dit-elle avant de me prendre dans ses bras.

« Mais de rien. Et tu ferais la même chose pour moi. »

« Je meurs de faim. Ça vous dit un petit restaurant ? »

On acquiesça tous et on décida d'inviter également Alice et Jasper. Pendant le repas, les deux couples n'arrêtèrent pas de s'embrasser. J'étais heureuse pour elles et surtout Rosalie. Elle avait réussi à aller au-delà de ses peurs et à oublier son passé grâce à Emmet. J'espérais moi aussi que je rencontrerais un homme qui arriverait à me faire oublier James et ma douleur. Je me tournais vers Edward et l'observait en me demandant si ça pouvait être lui.

Le reste du déjeuner se passa dans la bonne humeur. On décida de se retrouver le soir au bar. On se sépara et on rentra à la maison. Il resta silencieux pendant tout le trajet, plongé dans ses pensées. Une fois à l'intérieur, je me décidai à lui dire la vérité.

« James n'a jamais levé la main sur moi. Je l'ai rencontré il y a quatre ans à une fête chez une amie. C'était le véritable coup de foudre. Il était étudiant en médecine. Il était merveilleux : gentil, attentionné et tendre. Aucun homme avant lui ne m'avait traité aussi bien. On était fiancés et on avait acheté cette maison ensemble. Un soir, il y a deux ans, il est sorti m'acheter une glace. Une demie heure plus tard, j'ai reçu un appel de l'hôpital pour m'annoncer qu'il avait été percuté par un chauffard ivre. Le temps que j'arrive là-bas, il était mort. »

Je fondis en larmes. La douleur à mon cœur était insoutenable. La blessure était toujours ouverte.

« Il était l'homme de ma vie » dis-je, en pleurs avant de m'écrouler au sol.

Il me prit dans ses bras et me colla contre lui pour me consoler.

« Laisse-toi aller. Pleure si tu en as besoin pour évacuer ta douleur » murmura-t-il.

J'enfouis ma tête dans le creux de son cou et je versais toutes les larmes de mon corps.

« C'est de ma faute s'il est mort. Si je n'avais pas tant insisté pour cette fichue glace, il serait encore en vie » sanglotais-je.

« Ne dis pas ça. Si cela n'avait pas été lui, cela aurait été une autre personne. C'était juste un concours de circonstances. Arrête de te sentir coupable. »

Malgré ses paroles réconfortantes, je n'arrivais pas à me déculpabiliser. Il me souleva et me porta dans ses bras jusqu'à ma chambre. Il me déposa sur mon lit et il s'allongea près de moi. Je vins immédiatement me blottir contre lui et mes sanglots reprirent de plus belle. Il me chuchotait des paroles apaisantes tout en me frottant le dos

Au bout d'une heure, je finis par me calmer. Je soulevai ma tête pour le regarder et je fus irrémédiablement attirée par ses lèvres. Sans réfléchir, je l'embrassai et il répondit à mon baiser. Notre échange dura quelques minutes puis je me dégageai rapidement quand je réalisai ce que j'étais entrain de faire. Je profitai de la situation et j'allais encore le faire souffrir.

« Excuse-moi, je n'aurais pas dû. C'était irréfléchi et impulsif » dis-je avant de m'écarter de lui mais il me retint et il m'embrassa.

Mais je résistais. Je le repoussai et collai mon front contre le sien, essoufflée.

« On ne peux pas. Nous voulons deux choses différentes. Tu sais que cela ne peux pas fonctionner entre nous. Je ne veux plus te faire du mal. Quand je suis prête de toi, j'ai beaucoup de mal à ne pas succomber à la tentation. Alors n'en rajoute pas, s'il te plaît. »

Il caressa ma joue avec douceur et me sourit.

« Toi aussi tu me rends fou. Je ne fais que penser à toi et à notre nuit. J'ai envie de t'embrasser, te toucher, sentir ta peau contre la mienne. Ma résistance diminue de plus en plus à chaque minute. »

Il baissa sa tête pour déposer de tendres baisers sur mon épaule.

« J'ai changé d'avis. Je suis d'accord pour une relation purement physique avec toi. »

Je fus abasourdie par ce qu'il venait dire. J'avais dû rêver. Ça ne pouvait pas être vrai.

« Tu es sérieux ? » lui demandai-je.

« Oui. C'est bien connu : il n'a que les idiots qui ne changent pas d'avis. Je préfère t'avoir juste pour du sexe que pas du tout » répondit-il en mordillant le lobe de mon oreille.

Je gémis de plaisir. J'étais heureuse d'enfin pouvoir laisser libre court à mes envies. Je forçai Edward à relever la tête vers moi et l'embrassais avec fougue. Ma langue vint immédiatement à la rencontre de la sienne. Elles se livrèrent à une dance sensuelle tandis qu'il se positionna au-dessus de moi. Il abandonna ma bouche pour s'occuper de mon cou. Il suçota ma peau et la mordit. Je poussai un cri d'excitation. L'une de mes mains agrippa sa nuque pour le forcer à continuer tandis que l'autre glissa sous son t-shirt.

Il parsema de baisers mes épaules, mes bras, mon ventre. Il remonta mon top et souffla sur mon nombril. Puis ses lèvres se dirigèrent lentement vers ma poitrine. Je gémis d'impatience. Je sentais son désir contre ma cuisse. J'étais déjà toute trempée et je n'avais qu'une seule envie : le sentir en moi.

Alors qu'il s'apprêtait à prêter une attention toute particulière à mes seins, je ne pu m'empêcher de lui demander si c'était réellement ce qu'il voulait. Soudainement, il recula et s'enfuit en courant de ma chambre. J'étais totalement interloquée. Je me levai et allais le rejoindre pour avoir des explications quand il revint avec une boîte de préservatifs. (1)

« J'en suis certain » me dit-il avec un large sourire.

Je soupirai de soulagement. Je lui souris à mon tour et enlevai mon haut. Il balança la boite sur le lit et se jeta instantanément sur ma poitrine. Il prit l'une de mes pointes durcies dans sa bouche et la titilla tandis qu'il s'occupait de l'autre avec sa main.

Mon désir augmentait de plus en plus et je ne pouvais plus attendre. Je le repoussai pour lui retirer son t-shirt et il revint tout de suite à la charge. Je m'afférai à défaire son pantalon.

« Edward… Laisse tomber les préliminaires… Garde les pour la prochaine fois… Je veux te sentir en moi maintenant » criai-je, frustrée.

« Impatiente à ce que je vois » plaisanta-t-il.

Je grognai et il rigola. Il s'écarta de moi pour enlever le reste de ses vêtements tandis que je faisais de même avec les miens. Il se repositionna au-dessus de moi. Je saisis une capote et l'enfila sur son imposant sexe. D'un coup de reins, il me pénétra et on lâcha tous les deux un gémissement. J'entourai mes jambes autour de sa taille et le forçai à aller plus loin.

« Oh oui… C'est bon » hurlai-je.

« Tu es si étroite »

Il accéléra la cadence. Ses coups de butoir étaient de plus en plus rapide et profond. Le lit cognait violemment contre le mur.

« Plus fort…J'y suis presque…Ne t'arrête pas. »

« Viens pour moi…Je veux te voir jouir » haleta-t-il.

Ses doigts effleurèrent mon petit paquet de nerfs et je fus submergée par un puisant orgasme. Je criai de plaisir et il me suivit rapidement. Il se déversa en moi dans un râle et s'effondra sur moi.

Il embrassa tendrement mon épaule, ma nuque, ma poitrine et mes lèvres. On resta dans les bras l'un de l'autre jusqu'à ce que l'on ait repris notre souffle. Puis il se retira et roula sur le côté. Il jeta le préservatif dans la poubelle à côté du lit.

« C'était incroyable » soufflai-je, comblée.

« Oh oui ! » répondit-il fièrement, avec un sourire en coin.

Je m'assis à califourchon sur lui. Je l'observai. Il était magnifique. Je passai mes mains sur son corps d'Apollon. Comment avais-je pu résister aussi longtemps ? Je me penchai en avant et l'embrassais passionnément tout en en frottant ma féminité contre son sexe qui réagit immédiatement. Et c'était parti pour un deuxième round tout aussi fantastique que le premier.

Après nos ébats enflammés, j'avais besoin d'aller me rafraichir.

« Je vais prendre une douche » annonçai-je en me levant et en me dirigeant vers la porte de ma chambre. « Tu veux venir me tenir compagnie ? » poursuivis-je en sortant sans attendre sa réponse.

Une fois dans la salle de bain, j'ouvris le robinet et vérifiai la température de l'eau. Deux bras puissants m'enserrèrent et je souris, ravie qu'il ait accepté mon offre. On entra dans la douche et je me retournai pour lui faire face et nos lèvres se trouvèrent.

« Si tu savais le nombre de fois où j'ai dû prendre une douche froide à cause de toi » me murmura-t-il à l'oreille avant de poser des baisers mouillés sur mon cou.

« Et moi le nombre de fois où j'ai fantasmé de ce moment actuel. »

« Et qu'est-ce que l'on faisait ? «

« Tu me prenais comme une bête contre ce mur » dis-je en me collant contre celui-ci.

« Alors, je vais réaliser ton fantasme » susurra-t-il avant de cajoler mes seins avec ses mains.

Puis il s'agenouilla devant moi et embrassa mon ventre puis mes cuisses. Il remonta lentement vers ma féminité. C'était une véritable torture pour moi. Et finalement, il passa un doigt sur ma fente humide de plaisir. Il écarta mes lèvres intimes et lécha mon clitoris. Il prit l'une de mes jambes et la posa sur son épaule, lui donnant ainsi un meilleur accès. Il reprit ses attentions et j'agrippai ses cheveux pour l'inciter à continuer.

« Edward… C'est si bon » gémis-je.

Heureusement qu'il me tenait, car mes jambes faiblissaient et je n'aurais pas tardé à m'écrouler. Soudainement, il stoppa et je poussai un cri de complainte.

« Non, pourquoi tu t'arrêtes ? »

Pour toute réponse, il prit mes fesses en coupe et me souleva. J'enroulai mes jambes autour de son bassin et son sexe entra en moi. Il était de loin le meilleur amant que j'avais eu durant ces deux dernières années. Je n'avais jamais autant pris mon pied depuis James.

Il me pilonnait de ses coups de reins brutaux et j'hurlais de plaisir.

« Alors… C'est aussi bon que dans ton rêve ? » demanda-t-il, haletant.

« Meilleur » répondis-je simplement, mon cerveau étant trop embrumé pour dire quoi que se soit d'autre.

Il poursuivit ses assauts et je sentais la délivrance approchait.

« J'y suis presque »

« C'est ça…Viens »

Quelques va-et-vient de plus et j'atteignis le nirvana. Je criai à plein poumon. Il défit mes jambes autour de lui, les reposa au sol et se retira rapidement. Puis il éjacula et quelques gouttes de sa semence atterrirent sur mon ventre. Il prit le pommeau de douche et me nettoya. Il s'excusa mais je lui dis que ce n'étais pas grave.

Il me lava les cheveux et le corps et j'en fis de même avec lui. On sortit de notre cocon et on se sécha. On s'habilla et on flemmarda le reste de l'après-midi.

On arriva au bar et on aperçu nos amis à notre table. On les rejoignit et on commanda nos verres. Ce fut la serveuse qui n'avait pas arrêté de draguer Edward lors de notre première soirée. Elle minaudait et lui parlait avec une voix sexy. Mais, il l'ignora comme la fois précédente car il ne me lâchait pas du regard. On était assis proche l'un de l'autre. Je posai une main sur sa cuisse et lui murmurai à son oreille.

« Tu as tapé dans l'œil de la serveuse. Elle essaye d'attirer ton attention depuis le premier soir que tu es venu. »

« Tu en es sûr ? » demanda-t-il perplexe.

Je hochai affirmativement la tête.

« C'est normal que je ne m'en suis pas aperçu. Il n'y a qu'une seule femme par qui je suis subjugué actuellement. »

« Quel charmeur ! Continue comme ça et tu auras droit à une récompense plus tard » dis-je sensuellement, en remontant ma main vers le haut de sa cuisse.

La serveuse s'en alla, dépitée. La soirée se passa bien. Visiblement, je n'avais pas été la seule à avoir pris du bon temps cet après-midi. Rose avait l'expression de béatitude qu'elle avait à chaque fois après s'être envoyée en l'air. Emmet et elle avaient dû se réconcilier d'une façon très agréable et vu comment ils s'embrassaient à pleine bouche, tout allait bien entre eux.

Un slow débuta. Chacune d'entre nous invita son partenaire à danser. Je me collai contre Edward et il me serra dans ses bras puissants. On dansa langoureusement.

« Si tu tombes sous le charme d'une autre femme, tu as le droit de mettre un terme à notre relation. Je ne le prendrais pas mal » lui dis-je en le regardant dans les yeux.

« Bella, cette fille ne m'intéressait pas. Aucune autre d'ailleurs. »

« Je veux juste que tu saches que si c'est le cas ou si tu veux tout simplement arrêter, tu pourras le faire » lui assurai-je.

« Ça ne risque pas d'arriver de si tôt » dit-il en me rapprochant encore plus de lui ce qui me permit de sentir la bosse dans son pantalon. « Je ne désire qu'une seule personne : toi. »

Sa réponse me combla. Même si je savais que je ne devrais pas jouer avec lui et ses sentiments, je ne pouvais pas m'en passer. Je me frottai contre lui avec un sourire coquin.

Sa respiration s'accéléra et son sexe devenait de plus en plus tendu.

« Arrête » supplia-t-il « Je ne vais pas pouvoir me retenir très longtemps si tu continues comme ça. »

« Allons dans un coin tranquille pour que je puisse m'occuper de ton « gros » problème » murmurai-je.

Je l'attrapai par la main. Il se plaça derrière moi de façon à cacher son érection tandis que je demandais à Emmet la clé du bureau.

« Ne mettez pas trop le bazar » dit-il en me la tendant avec un sourire taquin.

Je nous guidais à travers la foule et on arriva enfin devant la porte. Alors que j'étais entrain de l'ouvrir, Edward me mordilla la peau de mon cou.

« Ne me fais pas de suçons. J'ai un shooting demain après-midi et il ne faut pas que j'ai de marque » lui dis-je, gentiment.

On entra à l'intérieur et à peine la porte refermée à clé, il se jeta sur moi. Il m'entraina jusqu'au bureau de Jasper. Il me souleva pour m'asseoir dessus. Il se mit entre mes jambes et m'embrassa avec fougue. Ses mains caressaient mes cuisses et elles passèrent sous ma robe. J'avais décidé de ne rien porter en-dessous pour l'aguicher.

Il fut surpris de constater l'absence de sous-vêtement.

« On est une vilaine fille à ce que je vois » murmura-t-il en baissant les bretelles de ma robe, exposant ainsi ma poitrine.

Il téta goulument chacun de mes seins tandis que l'une de mes mains s'enfonça dans ses cheveux et l'autre caressait son membre à travers son jean. Il gémit de douleur.

« Laisse-moi m'occuper de toi t'abord » ordonnai-je en le repoussant.

Je descendis du meuble et le poussa contre celui-ci. Je me mis à genou, défis sa ceinture et baissai son pantalon et son boxer. Son membre se dressa fièrement devant moi. Je l'agrippai et commençai à le masturber. Il gémit et sa tête bascula en arrière. Je déposai un baiser son gland puis sur toute sa longueur.

« Dis-moi ce que tu veux que je fasse. »

« Oh pitié… ma puce… je n'en peux plus »

« Dis-le, Edward » dis-je, tout en continuant mes va-et-vient avec ma main.

« Je veux que tu me suces » cria-t-il, à l'agonie.

Alors, je ne me fis plus prier. Je le pris dans ma bouche et le suçais avec avidité. J'utilisais ma langue et mes dents pour lui donner encore plus de plaisir. Il passa sa main dans mes cheveux et installa son propre rythme. Je continuais ma fellation tout en le regardant. Je décontractai les muscles de ma gorge et le pris entièrement dans ma bouche.

« Oh putain de merde » jura-t-il de plaisir.

Je restais ainsi pendant une minute puis le relâchai.

« Tu aimes quand tu es entièrement dans ma bouche ? » demandai-je, en léchant son gland.

« Oh oui… Refais-le… s'il te plaît, ma puce » supplia-t-il, en caressant ma joue.

Je m'exécutai avec plaisir et un cri rauque sortit de sa gorge. Je me remis à le sucer normalement. Je sentais qu'il allait bientôt venir. Je cajolais ses testicules et il se tendit.

« Je vais jouir. Retire-toi » dit-il en essayant de m'éloigner mais je résistai et il vint dans ma bouche en plusieurs jets.

J'avalais avidement et le nettoyai méticuleusement. Je me relevai et il me prit dans ses bras. Nos lèvres se touchèrent. Puis il nous bascula et je me retrouvais à nouveau sur le bureau.

« À mon tour » dit-il, avant de s'agenouiller.

Il remonta ma robe et caressa ma féminité toute trempée. Il passa un doigt dessus puis l'introduit à l'intérieur de mon vagin. Il commença des va-et-vient tandis qu'il titilla avec sa langue mon clitoris. Je mis mes jambes sur ses épaules et m'allongeai, en m'appuyant sur mes coudes, la tête renversée en arrière. Il inséra un deuxième doigt puis un troisième. Mes cris étaient de plus en plus forts. Heureusement que la musique couvrait nos ébats.

« Plus fort ! »

Il accéléra le rythme et j'atteignis le septième ciel. Il lapa mon jus puis rebaissa ma robe et remonta les bretelles. On s'embrassa et je pouvais me goûter sur sa langue. C'était une sensation étrange mais pas désagréable.

« Je crois que vu toute notre activité de la journée, on a bien rattrapé le temps perdu » annonçai-je.

Il rigola puis me prit dans ses bras pour me faire descendre de mon perchoir. C'était tellement adorable qu'il se préoccupe autant de moi et qu'il me traite avec autant de douceur. On échangea un dernier baiser avant de se diriger vers la porte.

On retrouva nos amis à notre table. Les filles déclarèrent que l'on devait aller se refaire une beauté. Je savais pertinemment que j'allais avoir droit à un vrai interrogatoire en règle. Et effectivement à peine que l'on était entrées dans les toilettes, elles m'assaillirent de questions.

« Depuis quand vous sortez ensemble ? Pourquoi tu nous as rien dis ? Comment est-il au lit ? »

« Stop ! On se calme. Ce n'est pas ce que vous croyez. »

« Tu ne nous fera pas croire que vous ne venez pas juste de vous envoyer en l'air » affirma Alice.

« Oui, c'est vrai mais Edward et moi, on couche juste ensemble » répondis-je en expliquant ce qu'il s'était passé un peu plus tôt dans la journée.

« Est-ce que tu es sûre que c'est une bonne chose pour vous deux ? Avec cette relation sans attache, vous risquez de vous brûler les ailes » poursuivit-elle.

« Je le sais. Je ne veux pas lui faire du mal, ni jouer avec ses sentiments. Je lui ai proposé d'y mettre fin quand il le voulait. Et puis, c'est vous qui m'avez conseillé de lui accorder une chance. »

« Pour une relation sérieuse, pas un plan cul. »

« Je ne l'ai pas forcé à accepter ma proposition. Il l'a décidé tout seul. C'est complètement stupide mais je n'arrive pas à lui résister. Je me sens bien quand je suis auprès de lui » répliquai-je.

« Au début, moi aussi, je ne voulais pas m'attacher à Emmet. Mais c'est ce qui s'est passé. Et aujourd'hui, je suis heureuse. Peut-être que ce sera la même chose pour vous deux. Mais ne crois pas que tu vas t'en tirer ainsi. Tu n'as pas répondu à ma question. Est-ce qu'il est bon au lit ? » intervint Rose.

J'éclatai de rire.

« Il est incroyable et c'est tout ce que je dirais » répondis-je, en leur faisant en clin d'œil.

On sortit et retourna à notre table. Les garçons étaient en pleine discussion. Pendant le reste de la soirée, je réfléchis pas mal à ce que m'avait dit mes amies. J'appréciais énormément Edward, encore plus depuis notre rapprochement physique, mais j'ignorais si j'arriverais à oublier le passé et la douleur de perdre une personne chère à son cœur, afin de nous accorder une chance de vivre une vraie relation.

De temps en temps, il me caressait affectueusement la main, m'embrassait tendrement dans le cou. Et j'aimais beaucoup ses gestes d'affection.

Il fut l'heure de partir et de se dire au revoir. On se dirigea tous vers la sortie et au moment où Rose et moi mirent un pied dehors, on fut assaillie par les flashs des paparazzis qui hurlaient tous en même temps. Dans cette cacophonie, j'entendis qu'ils me posaient des questions sur Edward. Qui est-il ? Comment s'appelait-il ? Si c'était mon nouveau petit ami ? Depuis combien de temps on était ensemble ?

Rose y avait droit aussi concernant Emmet. Les garçons devinrent extrêmement protecteurs et arrivèrent à nous conduire en sécurité jusqu'à nos voitures. On démarra tous rapidement pour pourvoir semer cette horde de vautour.

« Je déteste ça. En quoi ma vie privée peut-elle être aussi intéressante ? Pourquoi ne me laissent-ils pas tranquille » dis-je, énervée.

On arriva enfin à la maison et on se dépêcha de rentrer à l'intérieur au cas où il y en aurait d'autres.

« Ça arrive souvent qu'il y ait autant de paparazzis qui te suivent ? Car depuis mon arrivée, on n'avait pas eu à faire à eux. »

« Je ne suis pas une grosse fêtarde. Je ne sors qu'avec mes amis et très peu en boîte. Alors, dès qu'ils ont une occasion, ils la saisissent. Ils m'avaient un peu oublié depuis la mort de James étant donné que je suis célibataire depuis deux ans. Ils ont dû être informés de ma présence et celle de Rosalie au bar. Et maintenant qu'ils nous ont vus ensemble, ça va être pire » lui expliquai-je.

« Il suffit simplement de dire la vérité : je suis ton nouveau garde du corps. Et ils nous laisseront tranquille » répondit-il d'une voix calme pour m'apaiser.

« Ça se voit que tu ne les connais pas. »

« Tu as l'air épuisée. Tu devrais aller te coucher. »

J'acquiesçai. En effet, la journée avait été assez éprouvante surtout que je n'avais pas beaucoup dormi la veille. Mais c'était surtout à cause de lui. Nos ébats passionnés m'avaient exténuée. Mais ça en valait largement le coup.

« Oh ! J'ai oublié de te parler d'une chose pour ton enquête. Je m'en suis rappelé hier mais avec tout ce qui c'est passé, j'ai oublié de te le dire. Jacob m'a demandé de sortir avec lui à plusieurs reprises dans le passé. J'avais remarqué qu'il avait un faible pour moi mais c'était avant qu'il ne rencontre Leah » annonçai-je en me dirigeant vers ma chambre.

« Je m'intéresserais plus particulièrement à lui demain. »

Je me déshabillai et enfilai ma nuisette avant de m'effondrer sur mon lit. Edward déposa un baiser sur mon front et s'en alla.

« Où tu vas ? » marmonnai-je, à moitiée endormi.

« Dans ma chambre » répondit-il étonné.

Je lui fis signe de venir s'allonger près de moi.

« J'ai le droit de dormir avec toi ? » demanda-t-il de plus en plus surpris

Je me réveillai instantanément et me levai pour aller le chercher. Puis on s'assit sur mon lit.

« Je vois que je n'ai pas été assez précise par rapport à notre relation. Edward, on peut dormir dans le même lit sans forcément s'envoyer en l'air. Tu peux me prendre dans tes bras, m'embrasser quand tu le veux. Ce n'est parce que c'est uniquement physique entre nous deux qu'il ne doit pas y avoir de la tendresse. Il n'y a qu'une seule règle : tu ne dois pas tomber amoureux de moi car je ne veux pas te briser le cœur. »

« Qu'est-ce qui t'effraie autant dans une relation sérieuse ? Le fait d'oublier James ? »

« Je ne veux pas revivre la perte d'une personne chère. Je sais que c'est stupide et qu'un jour, il faudra que j'arrive à surmonter tout ça, mais pour l'instant, je n'y arrive pas. »

Je le poussai pour qu'il s'allonge et je me blottis dans ses bras, ma tête contre son torse. Et je finis par succomber à ma fatigue.

1 [N/Hanine]J'ai pas voulu gâcher votre plaisir donc je passe mon commentaire ici: Qui d'en vous résisterait à Edward revenant en vitesse avec sa boite de préservatifs dans la main? Hein! Qui?

Dites moi ce que vous en avez pensé.

Je vais me dépecher d'écrire les deux chapitres suivant afin de terminer dans les temps.