Et non, vous ne rêvez pas, c'est moi !

Et je ne vais pas m'étaler sur les différentes choses plutôt désagréables qui m'ont pris le chou pendant presque tout ce mois d'absence.

Donc voici un nouveau chapitre, et je m'excuse à l'avance, mais même si je ne pars pas en vacances (j'ai été obligée d'annuler ça, vous vous rendez compte ?) je ne suis pas sûre de poster régulièrement comme c'était mon habitude. Mais je n'abandonnerais pas la publication de cette fic, soyez rassurés sur ce point !

Bon, je vous laisse lire !

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Chapitre 4

Vingt et une heure. Il se donnait encore une demi-heure et il partirait. Il estimait qu'à cette heure-ci, il ne devait pas y avoir beaucoup de monde qui traînait dans les couloirs.

Et il fallait vraiment qu'il mange.

... Une des choses qu'il aimait au moins autant que la soirée qu'il s'attendait à passer de nouveau !

Il se rallongea et posa sa tête sur ses mains croisées derrière sa nuque.

Il allait profiter de ce temps là pour se reposer un peu. Après tout, il allait y avoir de la dépense physique, non ?

oOoOo

John prolongeait le baiser et, voyant que Rodney ne se dérobait pas, il en profita pour reculer vers son lit, l'entraînant avec lui.

Il ne savait pas vraiment ce que le scientifique penserait de tout ça, mais il se savait convainquant...

Mais le scientifique en question réagit enfin et repoussa John.

-Non...

La voix était un peu rauque, et Rodney s'en voulut de ne pas avoir pu reprendre son sang froid avant de parler.

Mais il ne savait plus où il en était.

Il n'avait jamais été embrassé comme ça...

Et il avait aimé ça...

Mais il avait peur. Jusqu'où John aurait été capable d'aller avec lui ?

Il avait bien senti qu'il l'avait attiré plus près de lui. Et lui, qu'est-ce qu'il avait fait ?

Rien. Absolument rien !

Il avait même posé ses mains sur ses hanches !

-Excusez-moi... Dit enfin John, j'avais cru que...

-Que quoi ? Coupa un peu durement Rodney, que vous alliez pouvoir me mettre dans votre lit ?

Juste avant de se mettre à rougir à sa propre question...

... Et il s'inquiéta encore plus quand il vit l'air doux et parfaitement calme du militaire.

-Si je vous répondais que oui, j'aurais bien aimé, vous en penseriez quoi ?

Rodney déglutit difficilement et ouvrit un peu la bouche. Mais aucun son n'en sortit...

-Si je vous ai embrassé, c'est que ça faisait un bout de temps que ça me travaillait. Et j'avoue que je n'ai pas été du tout déçu. C'est exactement comme je le pensais... Continua John.

-Ah oui ? Rétorqua Rodney complètement dépassé.

-Oui... et vous ?

-Moi ?

-Vous savez, vous n'êtes pas obligé de me répondre avec une autre question...

-Ah bon ?

La réplique fit sourire John. C'était tellement rare d'entendre le scientifique ne pas savoir quoi dire !

-Ecoutez... je ne sais pas mais... en fait...

-Rodney... je sais, enfin je suis presque sûr, que vous n'êtes pas homosexuel. Et moi non plus... mais je suis attiré par vous. Ça fait un déjà certain temps que je me demandais comment j'allais pouvoir vous le faire comprendre. Et j'aimerais vous faire partager ce que je ressens...

-Et vous dites que vous n'êtes pas homo ? Mais ça s'appelle comment alors ?

-Je dois être bi...

-Euh...

-Vous savez ce que ce mot veut dire, n'est-ce pas ?

-Oui... enfin je crois...

John éclata de rire, ce qui vexa un peu Rodney.

-Je peux savoir ce qui vous fait rire comme ça ?

-Ne le prenez pas mal, mais entendre de votre jolie bouche que vous "croyez" au lieu de l'habituel "j'en suis sûr ! ", c'est quelque chose de rare !

Rodney rougit encore plus. Le militaire n'était ni plus ni moins entrain de le draguer !

Et le "votre jolie bouche" lui fit tout bizarre...

-Ecoutez... je ne sais pas trop... Commença t-il.

Mais quand il vit le sourire sur le visage de John, il se reprit bien vite.

-... en fait, si ! Je sais ! Tout ça est trop rapide pour moi. Je vous savais capable de trousser les jupons, mais pas les pantalons !

-Je ne vous l'aurais pas troussé, mais enlevé... Rétorqua John, de plus en plus sûr de lui.
Il n'en revenait pas de son audace.

Même avec les femmes, d'habitude, il n'était pas aussi direct !

Mais là, il sentait que quelque chose de sensationnel pouvait se passer entre eux. Il ne savait pas pourquoi, mais c'était presque une certitude !

Rodney triturait ses pauvres doigts.

Il ne savait pas du tout quoi faire, ni quoi dire d'ailleurs...

Et rien, absolument rien dans l'attitude de l'homme qui se tenait debout en face de lui, ne lui inspirait la moindre crainte.

Et ça, par contre, ça lui flanquait la trouille...

-Ecoutez Sheppard...

-Non, vous, écoutez moi. Je suis allé un peu vite, j'en ai parfaitement conscience. Mais je suis sûr d'une chose, vous m'attirez. J'ai aimé vous embrasser, et je pense que je pourrais vous mettre dans mon lit pour vous faire des tas de trucs que vous adoreriez. Ça pourrait être beaucoup plus qu'une simple expérience, mais je sens bien que vous n'êtes pas prêt. Et à vrai dire, je ne suis pas sûr non plus de vouloir aller aussi vite. Vous êtes le premier homme avec qui je tenterais bien de passer le cap. Alors je vous laisse réfléchir...

Il s'approcha de Rodney qui était rouge comme une tomate. Le petit discours que venait de lui faire le militaire lui avait fait de l'effet.

Ce n'était sans doute qu'une réaction purement physique à une déclaration pas du tout équivoque, mais il gardait ses mains désespérément devant lui, espérant la cacher...

En effet, comment expliquer à la personne qui est en face de soi qu'on a une érection, alors qu'on vient de lui avouer qu'on ne veut pas aller plus loin ?

-Mais avant qu'on se sépare, j'aimerais un vrai baiser, d'accord ?

La petite moue pas du tout innocente que Sheppard venait de faire, provoqua un afflux de sang à la fois sur les joues et sur une autre partie de l'anatomie de Rodney...

Et il ne bougea pas, quand la bouche se posa délicatement sur la sienne...

Pas plus quand la langue força légèrement le passage...

Et il pencha même un peu la tête, afin d'apprécier encore plus la caresse...

Il répondit d'abord timidement, mais la douceur de John vint rapidement à bout du peu de patience dont il était capable.

Et les deux hommes s'enlacèrent...

Et le tendre baiser devint fougueux...

Ils gémirent dans les bras l'un de l'autre...

Puis John s'écarta, laissant Rodney essoufflé et déstabilisé.

-Prenez le temps de réfléchir à ma proposition. Même si je me doute de la réponse... Murmura alors John.

-Ah bon ? Mais comment... ?

-Rodney, je suis un homme, vous aussi, on est bien d'accord là-dessus. Donc, je sais comment vous fonctionnez, parce que je fonctionne de la même façon... si vous voyez ce que je veux dire...

Son regard dériva lentement sur lui, et un sourire effleura ses lèvres, quand ses yeux se posèrent sur l'entrejambe gonflé de Rodney.

-Il ne faut pas en avoir honte vous savez, je suis dans le même état que vous...

Ce qui gêna le scientifique encore plus... si c'était possible...

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Il rouvrit les yeux brusquement, affolé. Puis il porta son poignet rapidement devant ses yeux, regarda l'heure, et enfin, il soupira de soulagement.

Il était entrain de s'endormir !

Mais heureusement, son subconscient l'avait aidé à ce que ça ne se produise pas.

Faut dire que rester seul, dans une pièce vide et éloigné du bruit, pouvait aisément provoquer l'endormissement...

Et si par malheur il avait raté sa soirée, il aurait été capable de commettre l'irréparable !

Mais non, il était dans les temps. D'ailleurs, il fallait qu'il se lève !

Il grimaça en se levant. L'espèce de "matelas" sur lequel il dormait était tellement défoncé, qu'il sentait les ressorts !

Et un de ceux-ci avait eu la très mauvaise idée de sortir afin de lui faire encore plus mal !

Il avait le dos en compote.

Mais ce soir, la soirée qui l'attendait lui ferait tout oublier...

Il reprit son détecteur, regarda l'écran, puis, satisfait, il sortit...

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-Je pense que je vais rentrer... Balbutia Rodney.

-Oui, je pense que ça vaudrait mieux. Sauf si...

-NON ! S'écria Rodney.

-Mais enfin ! De quoi avez-vous peur ? Je voulais juste vous offrir le verre que je vous ai proposé !

Le scientifique fut un peu décontenancé. Il n'aurait sans doute pas dû lui couper la parole...

Mais c'était de sa faute aussi ! Il n'avait pas arrêté de lui faire des propositions plus ou moins malhonnête !

-Un verre d'eau ? Proposa John, se rappelant la dernière fois.

-Un verre d'eau ? Vous n'avez que ça à me proposer ? Réussit à dire Rodney.

John, qui se dirigeait vers la salle d'eau, s'arrêta net.

-Pourquoi, vous voulez autre chose ? Demanda t-il surprit.

-Non... mais ne vous tracassez pas pour ça... en fait... je vais rentrer dans mes quartiers. Ça vaut mieux...

Il tourna les talons, et se retint de courir jusqu'à la porte. Mais au moment ou il allait passer la main devant le système d'ouverture, une autre main lui saisit doucement le bras, et il sentit un corps se presser doucement contre son dos.

-Vous n'avez pas à avoir peur de moi. Je ne vous ferais jamais aucun mal. Et j'attendrais... je suis patient, très patient... mais si je remarque le moindre signe qui me laisserait croire que je ne vous suis pas indifférent, je peux vous garantir que je ne vous lâcherais pas... Murmura John dans le cou de Rodney.

-Pourquoi moi ? Demanda le scientifique presque plaintivement.

-Parce que...

John hésita un instant.

-... parce que je crois bien que je suis amoureux de vous... ça vous va comme réponse ? Allez... je vous laisse partir. Bonne nuit, Rodney... Lâcha t-il enfin.

John ouvrit lui-même la porte, et vit le scientifique emprunter le couloir d'une démarche fort peu assurée. Puis il la referma et s'adossa à la paroi, juste à côté. Il ne fallait surtout pas qu'il brusque les choses, sinon, il aurait exactement l'effet inverse. Et ça, c'était vraiment la dernière chose qu'il souhaitait...

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Rodney était presque arrivé devant sa porte. Plus que quelques dizaines de mètres à faire, et il serait de nouveau en sécurité dans ses quartiers. Et seul.

Il arrivait près d'un téléporteur, quand il entendit le petit "swift", signe qu'il y avait une personne qui allait sortir.

Il regarda l'heure, étonné. Qui se baladait dans la cité à cette heure-ci ?

Et la porte coulissa...

... Et Rodney ouvrit grand la bouche.

-Mais... qu'est-ce que ça veut dire ? S'exclama t-il.

Il allait porter sa main à son oreillette, mais n'en eut pas le temps...

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A suivre...

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Passez tous un excellent week-end et à la prochaine !

Et merci de me lire...