Disclaimer : bah…. Etant donné qu'à la base ce sont des personnages historiques… Bah au pire, les personnages appartiennent aux écrivains du livret de MOR, j'ai nommé Dove Attia et François Chouquet ^^

Je Ne Vous Hais Pas

Chapitre 4 : Dérives…

(/!\ Lime /!\)

La porte de la chambre s'ouvrit à la volée, laissant apparaitre le couple de virtuoses, qui se débarrassaient déjà de leurs épais manteaux d'hiver. Ils n'avaient pas pu s'empêcher bien longtemps de reprendre les choses là où ils les avaient laissées le temps de se rendre à la demeure du compositeur de la Cour.
Le brun, toutes défenses abaissées, plaqua Mozart contre le mur, enserrant fortement ses poignets et ravissant sa bouche pour un baiser brulant.
Le génie à la chevelure dorée, les joues rougies, lui offrit totalement ses lèvres, savourant au maximum le plaisir que lui procuraient celles de son futur amant. Leurs langues s'affrontaient de nouveau dans un ballet de rivalité incontrôlable, chacune cherchant à imposer sa cadence.
Sentant son désir grandir de seconde en seconde, Salieri libéra la bouche de son aimé pour partir explorer sa gorge, reproduisant ainsi le doux manège que lui avait fait subir Wolfgang sur les rives du fleuve.
Chaque baiser de l'Italien laissait comme une sensation de douce brulure sur sa peau, et il ne pût retenir un soupir bruyant.

- Hmm, mon Antonio... Haleta-t-il en tentant doucement de se défaire de l'emprise de Salieri. Tu sais que tu devrais me libérer, tu y gagnerais beaucoup...

Salieri poussa un grognement imperceptible alors qu'il continuait d'explorer chaque parcelle du cou de Wolfgang.

- Je t'assure que tu apprendrais beaucoup de choses, poursuivit Mozart avec son éternel sourire impertinent.
- Toi et ta maudite prétention, vous êtes vraiment insupportables...
- Ah, mais tu sais bien que...

La brun le prit de vitesse et le bâillonna de ses lèvres, pour lui administrer un baiser plus doux que les précédents. Wolfgang y répondit avec toute la tendresse dont il était capable, et finit par obtenir ce qu'il voulait : Salieri relâcha ses poignets pour appuyer ses paumes contre le mur, se pressant ainsi encore plus contre le corps de l'Autrichien.

- Tu as toujours été d'une arrogance sans bornes, lui susurra le brun dans le creux de l'oreille.

Mozart afficha alors un sourire empli de malice.

- Et toi tu as toujours été extrêmement... Susceptible, dit-il en faisant lentement descendre sa main le long du corps de son accusateur.
- Qu'est-ce que tu f...

Il ne pût achever sa question, puisque la main de Wolfgang atteignit finalement son but ultime. La caresse qu'il lui prodigua lui fit l'effet d'un choc électrique.

- Aaaah... Wolfgang, tu...
- Que ne t'avais-je pas dit ?

Sous la vague de plaisir qui l'envahissait, Antonio se retrouva obligé de relâcher la pression qu'il exerçait sur le corps de l'espiègle homme-enfant.

- J'ai toujours su que tu étais un grand sensible, Antonio, dit-il en se décollant du mur et en poursuivant son action.

Réprimant un gémissement, Salieri s'accrocha à la nuque de son génie impertinent, et l'embrassa de nouveau avec une passion dévorante. Jamais il ne se serait douté que son désir puisse atteindre de tels sommets.
Sa respiration se faisait de plus en plus irrégulière et saccadée à mesure que la main de Wolfgang exerçait cette douce torture.

- Antonio, marmonna Mozart en soupirant fortement entre deux baisers. Tu me grises, à un point inimaginable.
- Toi aussi...
- J'ai bien remarqué, oui, fit-il en accentuant soudain son toucher.
- Aaaah... Ne t'arrête... Surtout pas.

Mozart laissa échapper un petit rire aigu.

- Tu me connais, j'aime bien trop te contrarier...

Mozart stoppa soudain ses caresses (ce qui lui valut un faible grognement de mécontentement de la part de Salieri) et poussa sa victime sur le lit avant de se mettre à califourchon sur lui.
Il fit alors glisser ses doigts fins sous la chemise de coton du bel Italien, prenant soin de s'attarder sur les moindres détails que pouvait lui offrir cette peau tant convoitée.
Tandis qu'il s'épanouissait dans cette découverte, il s'adonna également à son jeu favori, à savoir explorer le cou de l'homme qu'il désirait si ardemment. Oui, il adorait vraiment ce cou...
Sa langue y traçait des trainées de feu, alors que ses mains encore refroidies par l'air extérieur produisait le plus merveilleux des contrastes thermiques sur le torse brulant du brun qui frissonna de plaisir grâce aux soins que lui apportait Wolfgang.
Totalement soumis à ces sensations insensées, Salieri rejeta la tête en arrière pour offrir un maximum de sa gorge à son cher Mozart. Celui-ci en profita sans hésiter, ce qui força Salieri a pousser un soupir de plaisance.

- Je te trouve bien passif, mon Antonio...
- Je profite de ce que tu me donnes, parvint à répondre à grand peine celui-ci.
- Ah, dois-je en déduire que ça te plait ?
- Évidemment ! Ne me force pas à le répéter.
- Toujours aussi fier, hein ? Le taquina Mozart en remontant sa langue jusqu'au menton du dit orgueilleux.
- Tu me connais, non ?
- C'est bien pour ça que je m'étonne par ce manque de résistance de ta part...

Salieri releva la tête pour essayer de fixer Mozart droit dans les yeux.

- Me provoquerais-tu ?

Wolfgang lui sourit outrageusement avant de s'attaquer au lobe de son oreille.

- Il semblerait, en effet... Cela marcherait-il ?

Le salzbourgeois obtint une réponse plus rapidement qu'il ne l'avait prévu. Antonio le saisit soudainement par les poignets et le fit basculer sur le lit de manière à ce que les rôles soient inversés.
Wolfgang n'eut pas le temps de manifester sa surprise, puisqu'un nouveau baiser violent le contraint au mutisme.
Au bout des quelques longues secondes, Salieri mît fin à cet échange.

- Tu l'auras voulu... Et si je te rendais la pareille ?

Sans attendre une réponse, le brun reproduisit les mêmes gestes que Mozart lui avait infligés.
Prenant soin de bien attarder sa respiration sur la cou de celui qu'il tenait à sa merci (il savait désormais que Mozart ne résistait pas à cela), il y déposa ensuite sa langue pour savourer le goût à la fois sucré et salé de la peau de cet ange. Celui-ci ne pût que frissonner comme cela lui était déjà arrivé auparavant.
La chemise du prodige fut bientôt jugée obsolète, et l'Italien devint libre de laisser ses mains et sa langue parcourir le corps de son virtuose.
Ses doigts caressèrent lentement le torse de l'Autrichien, qui se soulevait et s'abaissait à rythme rapide à cause d'une respiration irrégulière. Il fit ensuite descendre sa main jusqu'à son bas ventre, dans le but de lui faire subir la même torture à laquelle il l'avait contraint plus tôt.
Mozart trembla violemment et se raidit sous l'onde de plaisir intense que cela lui procura, non sans pousser un faible gémissement.

- Aaaaah... Tu es... Divin, mon Antonio !
- De la part de l'aimé des dieux, je prends ça comme un compliment exceptionnel, dit-il en laissait sa langue vagabonder dans le creux de la clavicule du blond soumis, ce qui le fit de nouveau gémir.
- Effectivement, c'en... Est un, articula-t-il avec une énorme difficulté.

Complètement sûr de lui quelques secondes plus tôt, Wolfgang se sentait désormais perdu dans un tourbillon de sensations contre lequel il ne pouvait résister. Perdant toute capacité de réflexion, il s'abandonnait totalement aux caresses de son Salieri, qui remontait sa langue vers le visage rougi de l'Autrichien. Celui-ci en profita pour lui ravir ses lèvres.
Ce fut un baiser à la fois tendre et explosif, les deux hommes y exprimant toute leur passion et tout leur désir. Wolfgang entoura délicatement de ses mains la nuque de l'homme qui lui faisait tant tourner la tête, et celui-ci en fit autant pour profiter au maximum de cette nouvelle communion de leurs lèvres.
Le rythme de leur baiser s'accéléra encore, leurs respirations devinrent de plus en plus saccadées. Leur désir charnel atteignait un point culminant, qu'ils devaient à présent absolument satisfaire.
Une inquiétude saisit soudain l'Italien.

- Une seconde, Wolfgang...

Celui-ci l'ignora, frustrée d'être privé ainsi des lèvres de son amour, et les reconquit aussitôt.

- Wolfgang, écoute-moi s'il-te-plait, insista Salieri en le plaquant contre le matelas.
- Quoi ?
- N'es-tu pas malade ?

Les yeux de Mozart exprimèrent une réelle surprise, puis il éclata de rire.

- Ce n'est que cela qui te turlupine ?
- Je suis sérieux, Wolfgang !
- Je croyais que tu te t'inquiéterais jamais pour moi ?
- Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Je serais bien embêté si l'insupportable prodige que tu es me claquait entre les doigts.

Wolfgang ria de nouveau.

- Ta sollicitude te rend adorable, tu sais ?

Peu habitué à ce genre de compliment, Salieri se sentit rougir imperceptiblement.

- Mais ce que tu as dit serait presque vexant, fit mine de s'offusquer le salzbourgeois. Tu me sous-estimes, Antonio...

Avec une force surprenante compte tenu de sa position, il renversa soudain le corps du brun pour se retrouver de nouveau assis sur lui.

- À ta place, je m'inquiéterais plutôt de savoir si ce ne serait pas toi qui "me claquerait entre les doigts"...
- Décidément, tu es l'arrogance incarnée !

Avec un nouveau petit rire, Wolfgang se pencha pour l'embrasser une nouvelle fois avec toute la poésie dont il était capable.

- Oh, si tu savais... J'ai envie de toi, Antonio ! Plus que jamais je désire que tu m'appartiennes tout entier, et t'appartenir tout entier. Ne t'inquiète donc pas pour moi, chuchota-t-il. Ton corps sera le meilleur des remèdes.

Quelque peu rassuré par l'humeur de son aimé, Salieri décida de s'abandonner une nouvelle fois aux lèvres si savantes de l'Autrichien.
Celui-ci se redressa alors de toute sa hauteur, et humecta ses lèvres du bout de sa langue.

- Alors, Maestro Salieri... Vous êtes musicien, parait-il. Mais savez-vous jouer de la flute enchantée ?


Si les ébats passionnés s'écrivaient comme une partition, les deux plus grands virtuoses de Vienne composaient sans doute le plus magnifique des opéras.
Leurs deux corps, devenus instruments, s'accordaient dans la plus parfaite des harmonies. Soupirs, gémissements et cris rythmaient leur musique de nuit, en véritables manifestations de la passion qui les consumait jusqu'à ce que l'épuisement s'en suive.
Leur premier acte avait été d'une volupté extraordinaire, à la fois douce et sauvage.
Quand leurs corps s'étaient finalement unis pour le second acte, la cadence de la mélodie s'accéléra. Lorsque l'Italien, totalement offert à son amant, le sentit enfin se mouvoir en lui tout en lui prodiguant les plus exquises caresses, il ne pût que crier son prénom, crier au monde son plaisir à la fois douloureux et salvateur.

- Aaaah, Wolfgang !
- Antonio..., souffla Mozart d'une voix rendue rauque par le plaisir. Tu es... Si merveilleux ! Aaah !

L'Autrichien était lui aussi bouleversé. Malgré toute son insouciante expérience, ce que lui offrait Antonio était différent de tout ce qu'il avait connu, d'une intensité sans égale.
Leurs cœurs, comme superposés, battaient à l'unisson tandis que leurs corps s'épanouissaient en mouvements saccadés.
Emportés et galvanisés par une vague incontrôlable de plaisir, ils perdirent toute retenue pour entamer le troisième et dernier acte de leur chef-d'œuvre.
Les mouvements de Wolfgang s'accélérèrent brutalement, les faisant ainsi communier de manière plus violente mais aussi et surtout totale. Leurs corps chantaient ensemble un dernier aria en proie au plus fort des crescendos, baisers et caresses incontrôlés permettant cette montée en puissance.
Et c'est ensemble qu'ils poussèrent un cri de pure jouissance lorsqu'enfin ils atteignirent le septième ciel dans bouquet final symphonique.
Après avoir vécu cette expérience sans précédent, ils s'effondrèrent dans les bras l'un de l'autre, à bout de souffle, les joues en feu et les cheveux en bataille.

- Ça confirme ce que je sais déjà, haleta Salieri après les quelques secondes qui lui furent nécessaires pour reprendre une respiration plus calme. Tu es... Un vrai génie !
- Merci mon Antonio... Mais pour être honnête, tu y es pour beaucoup.

Il leur fallut encore de longs instants pour reprendre leur souffle. Wolfgang en profita pour se blottir contre le corps chaud de son amant, le contact de sa peau lui procurant un bien être exquis. Ils restèrent ainsi enlacés pendant plusieurs minutes, ou peut-être plus... À vrai dire ils avaient perdu la notion du temps au moment même où ils étaient entrés dans la chambre.
Mozart se sentait comme entouré par une véritable bulle de bonheur : jamais il n'avait vraiment cru que ses désirs seraient ainsi comblés. Il en était sûr : avec Antonio à ses côtés, plus rien ne pourrait jamais l'atteindre.

- À quoi songes-tu, mon Wolfgang ?

Un sourire se dessina sur le visage de l'Autrichien : entendre Salieri l'appeler ainsi le comblait plus que tout.

- À toi.
- Et puis-je savoir en quels termes ? Demanda le brun en souriant à son tour.
- En très bon termes, si tu veux tout savoir. Même dans mes plus grands désirs secrets, tu n'étais pas aussi parfait.
- C'est bien la première fois que j'entends mon rival de toujours me faire un tel compliment.
- Ne penses-tu pas que nous avons légèrement dépassé ce stade ?, s'amusa Wolfgang en carrassent la poitrine de son homme du bout des doigts. Oh bien sûr, si tu veux nous pouvons parler musique, et là notre rivalité sera sujet d'actualité.
- Nous avons peut-être dépassé ce stade, mais il y a des fois où tes remarques impertinentes m'exaspèrent énormément.
- Avoue que tu aimes bien ça, fit Mozart, taquin. Ça te manquerait trop si soudainement je cessais de te provoquer à chaque heure.
- Et pourquoi fallait-il que le ciel te donne toujours raison ?

Le blond ria et déposa affectueusement ses lèvres sur celle de l'Italien, comme pour excuser ses propos provocateurs.
Il enfouit alors sa tête dans le creux de la nuque d'Antonio et se laissa porter pas les plus douces songeries, sans pour autant céder aux bras de Morphée. Il avait déjà cédé pour ceux d'un autre...
Les deux musiciens redevinrent de nouveau silencieux pour profiter de leur allégresse apaisante.
Wolfgang sentit cependant un changement chez Salieri. Il semblait plus tendu que lors des minutes précédentes.

- Antonio, qu'est-ce qu'il il y a ?
- Rien.
- Alors peux-tu me dire ce que tu trouves de si intéressant au plafond pour le regarder de manière aussi concentrée ?

Salieri poussa un soupir de résignation et se décida enfin à s'expliquer :

- C'est que... J'ai cette impression, ce sentiment que...

Sa voix resta coincée dans sa gorge.

- Dis-moi, Antonio, dit doucement Wolfgang en lui caressant tendrement la joue.

Salieri attrapa délicatement sa main avant de terminer sa phrase.

- J'ai le sentiment que je ne te mérite pas.

Mozart se redressa brutalement sur leur couche pour toiser Salieri d'un regard brulant, presque furibond.

- Pourquoi dis-tu une chose pareille ?
- Parce que je suis responsable de la plupart de tes malheurs. Parce que je ne suis qu'un menteur, un intriguant, un médiocre qui n'a fait que te causer souffrance.
- Ne redis jamais ça, tu m'entends ! Jamais ! Crois tu que je t'aurais embrassé et aimé comme je l'ai fait si tu étais vraiment comme ça ?
- Wolfgang...
- Non, laisse-moi finir, Antonio. Je ne peux pas te laisser dire de telles choses ! Parce que malgré tout ce que tu as pu faire, je ne t'en ai jamais voulu et ne t'en voudrai jamais. Parce que tu n'es pas un médiocre : tu vaux mille fois plus que ce que tu ne penses. Le fait que tu m'ais sauvé la vie toute à l'heure près du fleuve en est la preuve ! Ne dis jamais, ne pense jamais que tu ne me mérites pas ! Parce que j'ai décidé que ce sera toi et personne d'autre ! Tu es ce qui me raccroche à la vie. Ce manque qui perçait un trou béant dans ma poitrine, tu l'as comblé rien que par tes baisers. Donc ne redis jamais un chose pareille... Parce que je t'aime Antonio, et je veux passer le restant de mes jours avec toi.

Le brin avait laissé le blond achever sa tirade sans prononcer un seul mot, sans bouger d'un seul centimètre. L'Autrichien avait été emporté par le flot de ses paroles sorties tout droit de son cœur et en avait les larmes aux yeux. Il n'avait jamais fait une telle déclaration à qui que ce soit.
Ne trouvant plus la force de faire de longs discours, il ne pût qu'ajouter :

- Je t'aime, Antonio Salieri.

L'Italien, qui n'avait toujours rien répondu, se redressa doucement sur le lit pour se mettre à la hauteur de celui qu'il aimait.
Tendrement, et cette fois-ci sans aucune maladresse, il encadra son visage de ses deux mains, puis déposa un baiser sur son front.

- Je n'ai jamais été doué avec les mots, lui chuchota-t-il. Alors je préfère te répondre ainsi, Wolfgang Amadeus Mozart...

Collant son front contre celui de Mozart, il laissa sa respiration se mêler à celle de son amant, tandis que celui-ci fermait les yeux pour mieux savourer cet instant.
Leurs lèvres se rapprochèrent, s'effleurèrent, et finalement Salieri l'embrassa avec toute la douceur et la sincérité dont il était capable.
Le jeune Autrichien, pour qui ce baiser comptait plus que mille paroles, le serra fortement dans ses bras alors que leurs bouches s'adonnaient au plus magique des échanges. Cette communion suscitait en lui autant d'émotions que le tout premier.
Le brun caressa longuement le dos de son aimé, puis le fit lentement s'étendre sur le lit sans rompre ce lien unique. Leur étreinte, sans jamais se départir de toute son authenticité, devint plus passionnée de seconde en seconde. Leurs langues se livraient à un nouveau ballet au rythme croissant, et leurs corps finirent par s'échauffer de nouveau comme au premier instant.
Ils laissèrent tout deux leurs mains vagabonder sur la peau de l'autre, en apprenant ainsi chaque courbe et chaque détail.
Sentant de nouveau le désir prendre le pas sur eux deux, Wolfgang sourit de manière espiègle alors que se poursuivait la série de leurs baisers.

- Dis-moi Antonio... Ne voudrais-tu pas tenter de nouveau l'expérience... Musicale, disons, que nous venons d'avoir ?
- J'attendais que tu me le proposes, lui répondit-il dans un chuchotement.

Il bloqua alors fermement les poignets au dessus de la tête de son amour à la crinière dorée d'une main, tandis qu'il laissait l'autre explorer son torse avec une certaine avidité.

- Seulement cette fois, c'est moi qui te mènerais à la baguette.
- Oh... Tenterais-tu de m'égaler sur ce terrain ?
- Il me semble que tu as toi même reconnu chez moi un certain "talent" pour ça... Alors je vais me faire un plaisir de t'égaler à ce jeu là.

Mozart lui sourit de nouveau.

- Concernant cette musique là, je te crois même capable de me surpasser...

Le compositeur italien lui répondit en l'embrassant de nouveau avec ardeur.

- Avant de battre la mesure, la question est... Seras-tu capable de tenir le rythme ?

Le rire si particulier et si envoutant du salzbourgeois retentit dans la pièce.

- S'il y a un bien une chose que j'adore, c'est t'entendre t'inquiéter pour moi.
- N'en prends pas trop l'habitude. Je ne te poserais plus ce genre de questions lorsque tu te seras remis de ton mal rhumatismal.

Wolfgang lui sourit, et cette fois-ci, ce fut lui qui ravit les lèvres de son amant, avant de rire de nouveau.

- Je suis Amadeus, l'aimé des dieux ! Il ne peut rien m'arriver ! S'exclama-t-il fièrement.

Puis il approcha doucement son visage de celui de son homme aux mèches ténébreuses pour lui murmurer :

- Surtout si tu es près de moi, Antonio...

À ces mots, ils s'embrassèrent fougueusement avant de laisser leur corps s'adonner une nouvelle fois aux plaisirs mélodieux de la nuit.