Disclaimer: Hidekazu Himaruya

Persos: France/Francis , Angleterre/Arthur Canada/Matthew, USA/Alfred

Paring: Fruk

Genre: Humour , Romance, Family.

Note: Je rappelle que nous avons 6 Arthur depuis l'accident de magie

- Chibi Arthur (6 ans physique)
- Chevalier!Arthur (14-15 ans physique)
- Pirate!Arthur (18 ans physique)
- Empire!Arthur (19-20 ans physique)
- Britannia Angel!Arthur, surnommé Britannia. (23 ans physique)
- Sorcier!Arthur (idem)


Chapitre 4: Premier Jour I


Le petit déjeuner se fit dans une ambiance un peu morne. Autant les deux plus jeunes dévoraient et ne semblaient pas influencés par l'atmosphère, autant Alfred, tout en buvant son café, faisait une tête terrible, l'air de bouder sur le visage, foudroyant l'Empire du regard, celui-ci souriant d'un air satisfait. Le pirate sirotait son thé avec calme, alors que le sorcier faisait de même. Matthew lui tentait de se faire oublier.

«Bon je suppose que vous retournez à vos recherches après le petit déjeuner?» Demanda Francis, se servant une nouvelle tasse de thé. Il était installé entre deux Arthur mais n'en manifestait aucun trouble ni aucune crainte, alors que les jumeaux étaient blottis ensemble à l'autre bout de la table.

«On a pas trop le choix.» Grogna le sorcier, plantant sa fourchette dans les œufs sur son assiette. Il semblait fatigué et un peu énervé. «Si tu veux nous aider, ce ne sera pas de trop.

- Je ne suis pas certain d'être une grande utilité, je ne connais rien à la magie.» Il hésita avant de demander, d'un ton posé et le plus calme possible «Ne faudrait-il pas appeler tes frères?

- NON.» Cette réponse avait été unanime, même le chevalier l'avait dit. Le plus jeune se contenta de regarder ses doubles plus âgés avec étonnement devant cet éclat de voix.

«Je n'ai aucune envie d'avoir affaire à eux.» souffla Angel Britannia, d'un ton froid, bien décidé à ne pas céder sur ce terrain. Il ne les voulait pas près de lui. Ils se moqueraient de lui et il en entendrait parler pendant des mois et des mois. Surtout si c'était eux qui résolvaient le problème. Si eux pouvaient le faire, il le pouvait aussi.

«Je n'ai pas besoin d'eux.» grogna le sorcier, du même ton, posant un peu brutalement sa tasse sur la table. Lui non plus n'avait aucune envie de subir les brimades de ses aînés, leurs moqueries qu'ils ne manqueraient pas de lui lancer.

«Nous pouvons très bien réussir sans eux.» Décréta le pirate d'un ton de commandement. Il ne les voyait pas souvent à son époque mais était certain qu'ils étaient certainement encore plus pénibles à celle-ci. Il était certain de ses capacités. Il n'avait pas besoin d'eux.

«Je ne vois pas ce qu'ils feraient de plus que nous.» asséna l'Empire du même ton, aussi braqué à cette idée que ses doubles. Lui ne supportait déjà pas ses frères à son époque alors à celle-là, il savait qu'il ne se retiendrait pas de se défendre. Il était un Empire. Il n'allait pas se laisser sauver ou marcher sur les pieds par ces imbéciles.

«Je ne suis pas sûr que ça soit une bonne idée de faire appel à nos frères, ils pourraient plus nous ralentir qu'autre chose.» murmura doucement le chevalier, osant pour la première fois donner son avis. Effectivement s'ils se disputaient sans cesse avec les Arthur, la solution ne viendrait pas plus vite.

«Mes frères sont méchants, je ne veux pas les voir.» fit soudain le petit Arthur qui venait de comprendre le sujet de la discussion. «France, je ne veux pas qu'ils viennent.» reprit-il, cette fois l'air effrayé, en regardant le français, montrant par là qu'il le reconnaissait bel et bien.

«Bon» dit celui-ci, amusé plus qu'autre chose «Très bien, nous nous débrouillerons entre nous.»

Le cadet des jumeaux, qui ne perdait pas une occasion de se taire lança «Ce serait plus ça qui m'inquiéterais en ce qui me concerne.

- Tais-toi Alfred.» souffla son frère, craignant une réaction violente d'un ou de plusieurs Arthur face à une telle remarque.

«Alfred?» releva le pirate, reposant sa tasse d'un mouvement sec. Il y en eut plus d'un qui grinça des dents en entendant ce ton, dangereux et digne de ce qu'il était. L'Empire lui ricana légèrement, ravi de la tournure de la situation, décidant de laisser faire son autre lui-même.

«Ouais ça te pose un problème l'ancêtre?

- Alfred.» siffla Francis, d'un ton autoritaire, espérant endiguer la crise avant qu'elle n'éclate véritablement. Il savait de quoi chacun des doubles était capable.

«Quoi? Il ne me fait pas peur. C'est qu'un pirate qui ne sait même pas nager, la honte quoi.

- Tais-toi.

- Non je ne me tairais n'est qu'un prétentieux. Sous prétexte qu'il n'aime pas ses frères, il refuse leur aide. Ca va prendre deux fois plus de temps.»

Alfred venait de faire deux erreurs. Se moquer du pirate et de sa principale faiblesse mais aussi sous-entendre qu'il était moins bon que ses frères.

Le pirate se leva d'un coup et avança vers l'américain qui le toisait avec assurance, certain de sa force et de sa supériorité.

Celui-ci, au mépris de tout danger osa lancer: «Tu me fais pas peur. J'ai flanqué une raclée à l'Empire là-bas et je suis devenu indépendant. C'est pas toi qui va m'effrayer.»

Une tasse le heurta en plein front, projectile envoyé par le concerné. L'empire n'avait pas apprécié la remarque et venait d'attaquer. L'état fédéral n'eut guère le temps de protester. Le pirate, quand à lui, sans monter une quelconque émotion (c'était quand même Alfred, l'enfant qu'il élevait, dont il était le père) lui flanqua son poing en plein visage, l'envoyant au sol.

Avant même que la jeune nation n'ait pu réagir, le pirate l'attrapa par l'épaule et le redressa, saisissant ensuite son oreille d'une poigne de fer.

«Lâche moi espèce de...» commença Alfred, furieux mais aussi légèrement inquiet.

Les autres regardaient la scène, n'osant dire ou faire quoique ce soit. L'Empire souriait d'un air satisfait, sachant surement déjà ce qui allait se passer. Le sorcier et Britannia regardaient la scène avec amusement, pensant surement que leur ex-colonie le méritait bien et le chevalier cachait les yeux du petit. Matthew enfouit son visage dans la fourrure de son ours et Francis se posa la main sur le front, accablé.
Il faut dire que ce n'était pas tout les jours qu'on voyait Arthur version pirate en train de flanquer une fessée à Alfred adulte.


L'Empire Britannique était sûr de sa puissance, mais il ne comprenait rien à cette époque. Tant de choses semblaient étranges dans cette maison. Des objets qu'il n'avait jamais vu auparavant. Il repensa aux autres occupants de la maison. Francis était toujours le même, il avait juste l'air un peu plus vieux. Matthew avait grandit, et semblait toujours aussi doux et timide. Il eut un sourire en pensant à ces deux-là. Mais Alfred semblait lui avoir grandit pour être un horrible gamin ingrat et impoli. Rien que la façon dont il leur avait parlé plus tôt était significative.

Il avait bien mérité ce qu'avait fait le pirate tiens.
Ca lui entrerait peut-être un peu de plomb dans la tête.

Il s'immobilisa en entendant un son. Un son bizarre et répétitif. Ca venait d'un objet gris qui se trouvait sur un guéridon.

«Qu'est-ce que cela?»

Le son reprit, agaçant. L'Empire grogna et leva la main, attrapant un objet lourd, un vase, et l'abattant violemment sur l'objet qui émit un son discordant et cessa de sonner. Avant de tomber au sol en morceau, les fils arrachés, mêlé au morceaux du vase brisé.

«Qu'est-ce que tu as fait Arthur?» Il se retourna vers Francis qui se tenait face à lui, souriant doucement. «Ton double ne va pas être content de voir que tu casse tout chez lui.

- Je voulais faire taire cet objet. Il me cassait les oreilles.

- J'espère que ça n'était rien d'important.» Marmonna le français sous le regard étonné de son interlocuteur. «Enfin ce n'est pas grave je suppose. Il en a un autre dans son bureau.

- Un autre quoi?

- Rien, Rien. Que fais-tu ici?

- Je venais chercher du thé, on en a bien besoin en bas.

- Très bien, je vais en préparer. Viens.

- Je...D'accord»

Il ne savait pas quoi dire à Francis. Il lui en voulait pour avoir aider Alfred à avoir son indépendance mais en même temps, il sentait qu'il l'avait bien mérité. Il était en colère après lui mais ne voulait pas lui en tenir trop longtemps rigueur. Il voulait lui faire payer mais il ne savait pas comment.

«Il y a un problème Arthur?

- Je t'en veux.

- Je sais, j'ai aidé Alfred a avoir son indépendance. Tu as le droit de vouloir te venger de moi.

- Pourquoi as-tu fais ça? Tu voulais me faire payer pour t'avoir prit Matthew?

- Pas seulement. Je voulais vraiment aider Alfred à devenir indépendant. Tu le taxais trop, il en avait assez de tout ça.» Il ponctua ses mots d'un geste du bras, comme pour englober quelque chose.

Arthur serra les dents et les poings. Il n'était pas convaincu«C'est vrai? Il n'y a pas d'autres raisons?

- Que voudrais-tu qu'il y ait d'autre?

- Je ne sais pas.» admit le plus jeune. Il se demandait s'il y avait de la volonté de le battre, de l'humilier là dedans mais n'osait pas le dire de vive-voix. L'autre n'aurait probablement pas admit la chose si elle était vraie.
Francis ébouriffa les cheveux blond de son rival , s'attirant un regard noir.

«J'apporterais le thé, si ma présence te déplaît autant.» Il avait prit le ton de la plaisanterie, mais était quand même sérieux en disant ces mots. Il se doutait que cet Arthur là ne devait pas le porter dans son cœur, comme le chevalier d'ailleurs.

- Non ce n'est pas ça.» protesta l'anglais, se sentant rougit malgré lui. Il ne le détestait pas mais lui en voulait quand même. Et à cela se mêlait ses sentiments envers le français. «Je retourne travailler sur les grimoires.»

Cette fois-ci, il prendrait la fuite.
La prochaine fois, il aurait une vraie explication mais cette fois il préférait opérer une retraite.
Non ce n'est pas qu'il fuyait la discussion, c'était juste qu'il ne voulait pas en parler pour le moment.
C'est ça, il ne voulait pas avoir cette discussion tout de suite et c'était tout.


Alfred était en colère, chose normale vu les circonstances mais il ne voulait pas non plus entendre raison. «Il va me le payer.» C'était en gros ce qu'il disait depuis quelques instants, remonté comme jamais contre le pirate, décidé à le défier à la première occasion.

Matthew osa essayer de le calmer «Tu l'avais cherché besoin avais-tu de le provoquer? Surtout lui. Francis nous avais mis en garde pourtant non?

- Il n'a qu'à pas être aussi têtu. Refuser l'aide de ses frères plus doué que lui juste parce qu'il ne les aime pas et que le petit en a peur.» Il envisageait d'ailleurs, pour se venger, de prévenir ses oncles de la situation. Il n'avait pas envie qu'elle stagne pendant trop longtemps.

- Tu as juste perdu une occasion de te taire.» répliqua Francis qui passait à ce moment-là, un plateau de thé dans les bras. «Soyez sage, je vais leur porter ça.»

A Suivre