Merci pour les deux chtites reviews! Je dois dire que ça m'a motivé et pour la dernière, reçue aujourd'hui même, ça m'a même poussé à terminer le chapitre que j'avais bien avancé. Le voici donc, tout beau tout chaud ... Euh... En un sens. En tous cas voilà, c'est parti, on va vivre une nouvelle aventure avec Tom Marvolo Riddle cette fois puisqu'on retourne à son époque. Je vous laisse découvrir... J'espère que ça vous plaira! Bonne lecture!
Au reviewer (ou à la revieweuse) anonyme: merci beaucoup pour ton ptit message! Je ne fais pas de chantage aux reviews, je pense que je continuerai à écrire cette histoire même si personne ne me laisse de message. Mais c'est vrai que c'est un booster très efficace: regarde, tu m'as poussé à finir ce chapitre! Il est vrai que le couple n'est pas connu puisque Rose est un personnage inventé...Désolée pour le temps d'attente mais j'avais besoin d'un peu de temps pour mûrir l'idée et surtout résoudre les problèmes de temps. Enfin maintenant, tout est clair alors je vais aller plus vite... J'espère que ça te plaira!
Chapitre 3 : Quand le présent fait face au passé
Dans une forteresse perdue dans les landes verdoyantes de l'Angleterre, une discussion importante s'y tenait. En effet, là résidait le plus grand mage noir de tous les temps et il se trouvait que cet homme à l'aspect effrayant et à l'âge avancé avait soudain décidé qu'il lui fallait une épouse. Il fallait dire qu'il ignorait lui même d'où lui venait cette soudaine lubie. Il savait qu'il aurait dû s'en souvenir mais hélas ou plutôt heureusement pour lui, il avait utilisé l'un de ses horcruxes pour les y cacher. Ils représentaient quelque chose de trop humain pour lui et il était donc naturel de se débarrasser de ses faiblesses pour arriver à ses objectifs. Du moins était-ce là sa manière de penser, toujours aussi pragmatique.
Il était installé dans un salon des plus austères avec un jeune homme blond que tout le monde reconnaîtra désormais comme étant le très célèbre Drago Malefoy aux mœurs si légères. Encore que personne n'avait encore découvert les cinq maîtresses qu'il voyait régulièrement et il n'existait aucun bâtard pour faire de l'ombre à son fils unique qui heureusement, avait plus hérité de lui que de sa mère. Les deux hommes étaient donc assis et entretenait une discussion très informelle mais néanmoins importante.
- Comment va-t-elle ? demanda à brûle pourpoint le seigneur noir.
- Ainsi vous en avez entendu parler Maître, soupira le jeune homme.
- Evidemment. Dois-je encore rappeler que rien ne m'échappe ? Réponds.
- Hé bien, elle serait morte si son père ne l'avait vu de la fenêtre. Il a transplané et l'a ensuite ramené dans sa chambre. Elle a attrapé une bonne fièvre mais devrait être sur pied pour Noël.
- Que dois-je faire ?
- Par… Pardonnez-moi Maître, mais je crains de ne pas avoir compris votre… Question…
- Tu entretiens 6 femmes, tu sais forcément comment on s'y prend avec elles ! Alors dis-moi : dans pareille situation, qu'est ce qu'il convient de faire ?
- Oh… Hé bien… Vous pourriez… Envoyer des fleurs avec une carte… Des fleurs qui lui souhaitent une bonne guérison et qui font passer votre message de… Sentiments amicaux à son égard ou d'amour léger…
Drago se sentait comme sur des charbons ardents et Voldemort vit bien son malaise. C'est pourquoi il ne se fâcha pas quand il mentionna « l'amour ». Il était vrai que stratégiquement, c'était la bonne solution, surtout vis à vis des rapports qui lui revenaient de Poudlard qui l'inquiétait.
- Très bien. Tu lui porteras le bouquet alors. Et tu écriras la carte.
- Vos ordres seront exécutés, Maître.
Rose mit un petit moment à ouvrir les yeux. Cela faisait une semaine qu'elle était atteinte de fièvre et c'était vraiment pénible de grelotter et ensuite de transpirer cinq minutes plus tard. Les potions, heureusement, faisaient effet à présent. Elle ignorait pourquoi elle avait eu une certaine résistance. Habituellement, ce type de potion devait agir dans l'heure. Et il lui avait fallu 3 jours entiers avant d'en sentir les premiers effets. Les muscles endoloris, elle se releva légèrement quand son elfe de maison lui adressa la parole.
- Maîtresse Rose est enfin réveillée !Nous avions craint de vous perdre !
- Mademoiselle…Une chute dans l'eau m'a causé tant de fièvre ?
- Votre père pense que votre héritage y est pour quelque chose.
- Mon héritage ?
- Oui. Mais je n'aurai pas dû en parler. Oubliez, Mademoiselle Rose.
Elle était trop fatiguée pour cuisiner l'elfe de maison mais elle se sentit mieux. Elle vit les rideaux tirés afin d'assombrir la pièce. Les rayons du jour filtraient encore mais la faible lumière indiquait que le soir approchait. Elle soupira et ferma encore les yeux quand on lui présenta une potion. Le goût était toujours aussi infect mais au moins, le répit viendrait.
- Mademoiselle à reçu un cadeau ce matin.
- De qui ?
- De Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom, Mademoiselle.
- Montres moi, murmura-t-elle.
Elle rouvrit ses paupières et vit un bouquet de fleurs, certes magnifique au message intéressant. Ce qui l'informa immédiatement que ce n'était pas Lui qui l'avait choisi car elle imaginait mal se sorcier déshumanisé savoir le symbole des fleurs… La carte était très courtoise et elle fut touchée même si elle n'était toujours pas dupe : ce n'était pas de Lui. Elle soupira. Elle aurait peut être mieux préféré mourir… Cruel destin. Elle finit par se rendormir.
Ce soir là était un grand soir dans le monde sorcier. Ce bal de Noël était l'événement le plus mondain de l'année où se côtoyaient toutes les plus grandes familles sorcières qui étaient aussi accessoirement celles qui soutenaient Voldemort dans l'ombre. La Gazette du Sorcier y envoyait ses journalistes et photographes afin d'avoir les photos les plus glamours et les plus inédites qui soient. Mais ce qui faisait de cette soirée un événement des plus attendus, c'était l'entrée de Rose officielle dans cette société avec notamment la révélation de son contrat de mariage. Heureusement que Voldemort contrôlait l'Angleterre à présent et même les Royaumes Unis car il aurait provoqué un grand désordre dans le cas contraire.
Rose était dans sa chambre en train de se préparer. Elle avait choisi contre toute attente une robe blanche étoilée de diamants. D'ailleurs, elle portait aussi un collier avec cette même pierre et ce fut sans grande surprise la même chose pour les boucles d'oreille. Ensuite, ses longs cheveux noirs de jais étaient coiffés de manière époustouflante, la faisant paraître plus âgée. Enfin, elle s'était très légèrement maquillée et l'image qu'elle donnait ce soir là était une image de pureté des plus fraîches. Même pour un mariage.
Elle savait que les couleurs portées seraient du noir, du rouge foncé ou du vert, de l'argent à la rigueur mais certainement pas le blanc. Elle poserait sans doute beaucoup de mystères sur sa personne et surtout, elle voyait bien les titres des journaux du lendemain se questionnant sur le symbolisme de sa tenue mais peu lui importait.
La musique lui parvenait et les invités arrivaient depuis à peu près une bonne heure et demie mais elle devait encore attendre. Le protocole était très clair la dessus. Elle s'assit sur son lit et observa la nuit noire. Quelle vie allait-elle mener concrètement ? Elle était dans ces sombres pensées quand son elfe vint la prévenir que le moment était venu. Elle acquiesça et descendit le grand escalier de marbre blanc veiné de gris et vit la porte s'ouvrir lorsqu'elle arriva devant. Les voix qui lui étaient parvenues jusqu'à maintenant s'étaient éteintes. Les visages furent frappé de stupeur et d'admiration. Mais surtout d'une forme d'inquiétude : comment leur Maître prendrait-il l'apparition d'une telle créature lumineuse dans son monde de Ténèbres ?
Rose avança, un doux sourire aux lèvres. Elle cherchait un visage connu vers lequel se diriger, le mieux étant celui de son père. Elle remarqua la splendide décoration avec des guirlandes brillant de mille feux. La salle fut comme arrêtée dans le temps. C'était impressionnant, même pour elle parce qu'elle n'avait pas conscience de sa beauté exceptionnelle, seulement celle de son rang. Son père la rejoignit enfin et tout en lui prenant la main, la fit officiellement présenter comme son héritière aux yeux de la communauté. Des flashs fusaient mais ne troublèrent personne.
- Voici ma fille, Rose Darcy. Le Maître nous a fait l'immense honneur de nous demander sa main. Ce soir, nous la lui remettons officiellement puisque cette fête sera aussi celle de leur union.
Un silence plana. C'était que tout le monde se rendait compte de l'écart qu'il y aurait entre les deux et surtout, tout le monde peinait à imaginer leur Maître faire une déclaration de fidélité et d'amour, même par tradition. Finalement, les applaudissements se firent. L'habituelle robe noire demandée pour ce type de cérémonie au sein de la communauté qui servait leur Maître serait blanche. Blanche. La couleur qui était l'exact contraire. Serait-ce une manière de se rebeller contre Lui ? De protester et de contrer des coutumes bien ancrées ? Ces questions se posaient déjà dans les esprits journalistiques. Enfin, on avait déjà pris les dispositions. Le père de Rose avait prévu ce type de comportement et avait donc fait descendre une robe noire. Avant l'heure prévue, Rose irait se changer et l'on verrait alors un simple désir de se faire remarquer, ce qui était moins dangereux que de provoquer ouvertement les traditions.
La fête reprit peu à peu. La musique se remit à jouer et les discussions reprirent. Un sorcier brun aux yeux noisettes, plutôt gras s'approcha d'elle. Elle aurait tout donné pour l'éviter mais elle ne put que s'incliner et formuler les phrases de circonstances.
- Etes vous accompagnée Mademoiselle Darcy ?
- Je n'ai pas encore eu le plaisir d'être demandée. Mais comme vous venez de l'entendre, je suis engagée… expliqua-t-elle, espérant que l'excuse suffirait.
- Certes mais vous pouvez avoir un cavalier pour cette soirée qui ne soit pas le Maître. En ce cas , laissez moi vous présenter mon fils.
Il lui prit le bras, chose qu'elle abhorra mais rien ne transparaissait sur son visage, excepté ses traits crispés. Il l'amena devant un jeune homme d'une vingtaine d'années qui semblait très prétentieux.
- Thomas, je te présente la jeune demoiselle Darcy, notre hôte de ce soir.
- Enchantée Mademoiselle, répondit le dit Thomas avec une révérence de circonstance.
- Elle n'a pas eu le bonheur d'avoir un cavalier, je suis certain…
Rose vit venir derrière l'épaule des deux hommes Drago Malefoy. Dieu merci, il venait sûrement la sauver ! Il fonçait droit sur eux et interrompit le sorcier dans son discours avec son fils. Elle lui sourit reconnaissante.
- Monsieur Malefoy, Bonsoir, énonça-t-elle en s'inclinant.
- Mademoiselle Darcy, Rose, Bonsoir. Vous êtes resplendissante ce soir.
- Je vous remercie, reprit-elle avec un sourire franc.
- Humhum, prononça le sorcier comme s'il s'éclaircissait la gorge. Monsieur Malefoy, vous nous interrompez dans une conversation : je proposais à cette demoiselle mon fils pour cavalier.
- Elle ne peut pas l'être, chapitra Drago.
- Mais elle m'a dit ne pas être accompagnée ! rétorqua l'homme dont la voix commençait à monter.
- A vrai dire, elle l'est, mais elle l'ignorait. Il va de soi que notre Maître sera son cavalier.
- … Bien, reprit-il, le front en sueur. Il se tourna vers Rose avant de lui dire la chose la plus absurde et la plus ignoble qui soit « Nous sommes navrés mais nous avons une autre jeune fille apparemment intéressée par mon fils. »
Rose les regarda partir, visiblement inquiète et blessée. Ce qui bien évidemment, n'échappa pas à son nouvel interlocuteur.
- Ne vous inquiétez pas Rose. Vous êtes le meilleur parti. C'est après moi qu'ils en ont. Si je les dénonçais, ils auraient de grave ennuis.
- Oui… Vous avez probablement raison…
- Quelque chose vous ennuie ?
- Vous m'aviez caché le but de votre dernière visite. Vous faisiez passer un interrogatoire aux famille dans le seul but de Le satisfaire. Mais moi, je ne voulais pas que l'on me donne un destin aussi lourd à porter. Même si je suis honorée.
- Tout le monde vous comprend ici, mais vous devez jouer votre rôle.
- Toujours un rôle. Y a –t-il un moment où vous avez été sincère Monsieur Malefoy ?
- Il ne sera pas mauvais avec vous…
- Merci pour les fleurs et la carte, elles étaient magnifiques.
- Je vous en prie… Mais euh, quelles fleurs ? tenta de rattraper le mangemort quand il se rendit compte de l'erreur qu'il venait de commettre. Il suffisait qu'il relâche légèrement son attention pour que cette vile créature lui fasse avouer une chose qui n'aurait jamais dû l'être.
- Je le savais. Mais je ne dirai rien…
Il l'entraîna à l'opposé de la salle, vers l'aile Ouest, celle des invités. Elle fronça les sourcils ne comprenant pas. Finalement son père apparut, plutôt inquiet. La jeune fille sentit une peur sans nom l'envahir.
- Rose, sois prudente. Et digne de notre famille.
- Oui père.
On l'emmena devant la bibliothèque qui était ouverte. Elle vit une ombre noire.
- La voici, Maître. La jeune Rose Darcy.
Son regard doré rencontra les yeux carmins de Lord Voldemort. Elle tremblait comme une feuille et ne savait pas quoi dire. Lui par contre se leva prestement et vint à la rencontre de la jeune fille.
- C'est un honneur de faire votre connaissance, Mademoiselle Darcy. J'ose espérer que vous accepterez de me tenir compagnie ce soir.
- Je… C'est… C'est de même pour moi L… M…
- Tom suffira. On m'avait vanté ton éloquence, pas ta timidité.
- Je suis enchantée de faire votre connaissance Tom, se reprit-elle fièrement. C'est avec un plaisir certain que j'accepte de passer cette soirée avec vous… ajouta-t-elle tout en pensant qu'elle n'avait de toutes façons pas le choix.
- Assieds toi.
Elle obéit à l'ordre mais se sentait complètement décontenancée. Lord Voldemort était chez elle, là, dans la bibliothèque, voulait qu'elle l'appelle Tom et passer la soirée avec elle, elle, une simple adolescente ! Une fois assise à une distance très respectable, c'est à dire dans le fauteuil le plus éloigné, il entama une conversation. Heureusement parce qu'elle n'aurait pas su sur quoi deviser.
- Votre famille est une famille prestigieuse n'est ce pas ?
- Oh… Oui cela est vrai. Nos ancêtres sorciers connus remontent à l'Antiquité.
- Prodigieux. Cela est prodigieux ! Je suis moi même le descendant d'une grande lignée, celle de Serpentard lui même.
- Vrai – vraiment ? C'est si… incroyable ! Aucun livre n'a jamais mentionné ce fait !
Il eut un sourire amusé. C'est que s'il le révélait, on comprendrait qu'il avait tué cette pleurnicheuse dans les toilettes. Enfin c'était quand même accidentel puisqu'elle se trouvait là où elle n'aurait pas dû se trouver. Enfin au mauvais moment dans tous les cas.
- Rose, je ne vais pas te cacher que ton ascendance est bien étrange. Il est tout aussi étrange que les femmes de ta famille soient toutes mystérieusement disparues ou mortes à votre âge.
- Que dites vous ? Ma mère vit toujours !rétorqua-t-elle.
Elle n'avait jamais su pour ce phénomène dans sa famille. Certes, elle n'avait plus de grands parents mais d'où venait cette histoire ? Et sa mère, elle, elle était bien en vie !
- Votre père ne vous a rien dit ? Avez-vous connu des phénomènes étranges à votre magie de sorcière ?
- Je…Non. Pas vraiment de choses si extraordinaires.
Tout allait un peu trop vite pour elle. Mais de quoi parlait-il et d'où sortait-il ces informations ? Où les avait-il trouvé ? C'était impossible qu'il en sache plus qu'elle sur le lignage qu'elle possédait !
- Nous verrons cela plus tard…
Elle ne répondit pas, préférant garder le silence plutôt que de laisser s'exprimer des sentiments qui très certainement lui vaudraient des problèmes. La colère était une chose qui pouvait se révéler mortelle et la peur, le signe que l'on manifestement toucher un point sensible, une faiblesse.
Le mage noir se leva et passa à côté d'elle. La robe blanche qu'elle portait lui allait vraiment bien mais le blanc était aussi une couleur aux symboles les plus ennuyeux et pathétiques qui soient. Il ne révéla bien entendu pas le fond de sa pensée.
- Il me semble que la cérémonie doit être faite… Souhaites-tu que cela reste dans un cadre privé ou bien en faire un événement « politique » ?
- Il me semble que peu importe le choix, il y aura toujours un message politique.
- C'est vrai. Mais je te laisse ce choix.
- Vous pensez m'acheter en m'illusionnant sur un pouvoir que je n'ai pas ?
- Oui. Où est le mal ?
- Je ne me laisserai pas faire !
- Oui je sais. Tes amis comptent sur toi pour me détruire n'est ce pas ? Pourtant je suis toujours là.
Elle recula sous l'angoisse qui l'avait assailli. Comment savait-il ?
- Je vais être clair avec toi, Rose, tu ne me sers que d'image politique. Je me fiche de ce à quoi tu peux passer tes journées, ce n'est pas mon problème. Mais saches qu'avec de telles ambitions, tes possibilités de mouvement sont réduits. J'aurai pu te proposer et te laisser parcourir le monde pour assouvir ta soif de connaissances mais je ne suis pas stupides : laisser une possible meurtrière dans la nature, nature où se trouve Potter, ce serait très certainement une énorme bêtise et de l'imprudence. Profites de cette soirée parce que tu vas rester enfermer dans ta chambre pour le restant de tes jours…
Sa voix était cruelle et chaque mot lui poignardait le cœur. Ainsi le destin qu'on lui réservait était celui d'une véritable prisonnière ? Elle fut plongé dans un état léthargique, son esprit complètement centré sur son monde intérieur et non plus sur son environnement. C'était quelque chose de vraiment injuste à ses yeux et s'il y avait une chose qu'elle haïssait par dessus tout, c'était bien l'injustice !
Il quitta la pièce et sa mère la rejoignit. Le coup de grâce était venu. Elle savait que sa mère se réjouissait au plus haut point de son malheur.
- Rose, il faut te changer. Quelle idée de porter une robe blanche parmi nous ! Tu nous as humilié avec tes symboles de pureté et de lumière. Pire, tu t'es imposée comme la rivale du Maître !
- Cette couleur me brûle aussi les yeux désormais.
- Enfiles ça. Et dépêches toi ! Je dois rejoindre un ami.
- Un ami ou un amant ?
- Ne parles pas de chose que tu ne connais pas.
- Tu dois te réjouir de me voir malheureuse… N'est ce pas ?
- Bien sûr que oui. Ton père va peut être se souvenir qu'il a une femme…
- Une femme stupide et superficielle… Je le remercie de ne pas t'avoir laissé me faire devenir comme toi. Je serai dans un bien plus triste état autrement. Mais moi au moins, je ferai respecté notre famille et je n'en serai certainement pas la honte !
- RETIRES CE QUE TU VIENS DE DIRE !
- JAMAIS ! C'est ce que nous pensons tous ! Tu nous déshonores ! Tu nous fais du mal à chaque parole parce que ta stupidité est si immense qu'on pourrait nourrir tous ceux qui meurent de faim avec !
La gifle partit. Rose, qui pouvait laisser ses larmes couler sans craindre que la raison véritable soit ce mariage arrangé, détourna le visage. Le sourire satisfait de sa mère et ses remarques quant à sa supériorité et à l'autorité qu'elle pouvait encore avoir sur sa fille furent de courte durée. Rose en effet, allait commettre quelque chose de vraiment, vraiment terrible. Une chose qu'elle avait mûrit bien longtemps.
Un rictus se planta sur ses lèvres et ses yeux dorés se levèrent sur sa mère. Elle avait désormais son sort entre les mains. Oui, elle sentait un pouvoir nourrit par sa colère et son désir de vengeance grandir en elle. Une lumière bleue l'entoura et un vent terrible se leva dans la pièce. Sa mère reste interdite devant cette réaction démesurée et tentait d'arranger les choses mais des paroles blessantes ne peuvent jamais parvenir à ce type de résultat.
- Père un jour m'a dit « Si et seulement si ta mère lève un jour la main sur toi, je t'autorise à te défendre Rose ».
- Que comptes-tu faire ?
- Tu ignores beaucoup de choses sur moi, Maman, dit-elle avec froideur. Je suis si spéciale parce que Père m'a transmis un héritage. J'ignore lequel mais j'ai l'impression que je vais bientôt le découvrir…
Elle leva sa main et la dirigea vers sa mère qui se reçu une colonne de lumière bleue, la même que celle qui entourait sa fille. Des plaies s'ouvrirent bientôt sur tout son corps et elle tomba, morte. Vide. Le liquide rouge avait jaillit en grande gerbe et une partie avait fini leur course sur la jeune fille.
Il fallait faire vite. On allait venir. Elle hurla et se laissa tomber à terre. Elle se dirigea vers le corps de sa mère qu'elle prit dans ses bras et se remit à pleurer dans la plus parfaite comédie. Evidemment, on vint. Et c'était nul autre que Voldemort lui même ainsi que son père, accompagné de Drago Malefoy. Les visages furent stupéfaits.
- J'ignore ce qui s'est passé !
On la leva et on l'éloigna. Le lord observa l'état de la pièce. Il sentait qu'un grand pouvoir, immense même venait d'être employé. Et il ne lui était pas inconnu mais encore une fois, il ignorait d'où venait ces sensations. Mais elle avait peut être des réponses. Une crainte injustifiée s'empara du mage noir et releva sa fiancée avant de l'emmener dans une autre pièce, malgré ses protestations. Une fois à l'abri des oreilles indiscrètes, il posa enfin la question qui lui brûlait les lèvres.
- Etais-tu seule ?
- Je…
- ETAIS TU SEULE OU BIEN POTTER SE TROUVAIT-IL ICI ?
Son silence déclencha une colère noire. Très bien, il allait utilisé les grands moyens. Il jeta le sort de légilimencie pour s'introduire dans son esprit mais quelque chose d'incroyable se produisit : il fut littéralement renvoyé. C'était comme une muraille qui entourait l'esprit de la jeune fille. Et il le savait, elle serait infranchissable.
- Réponds moi ou je te jure que tu vas avoir de sérieux problème !
- Je n'ai rien à dire, Tom.
Sa voix n'était pas inconnue non plus, mais il n'avait aucun souvenir. Dans une rage folle et pour s'empêcher de commettre un meurtre qui créerait trop de problème il la laissa seule. Il avait autre chose à faire. Il transplana dans sa forteresse et fit une réunion d'urgence. Si Potter s'était trouvé là, il fallait absolument organiser les défenses et surtout le prendre vivant. Après tout ce que ce morveux lui avait fait subir, il était temps de réagir définitivement.
Il laissa des ordres à Drago. Ce dernier emmena Rose dans sa chambre et s'assura qu'elle ne puisse en sortir avec de très puissants sortilèges.
Il était en plein discours quand soudain, la même Rose entra et se faufila dans la foule. Il ne s'en était pas aperçu, par contre, il sentit soudain quelque chose s'accrocher à lui et lui murmurer des propos bien étrange. Il avait cru à une apparition mais la robe blanche teintée de sang était bien là. Comment était-ce possible ? Elle devait être enfermée dans son manoir ! Pas ici !
- Que fais-tu là ? Il me semble que je t'avais fait faire enfermer…
- Tom ! Je t'aime ! Je suis revenue !
Elle leva ses yeux dorés dans celui carmin du lord et sembla soudain se souvenir d'un détail. Elle fut attristée et se recula alors que les baguettes des mangemorts étaient toujours levées sur elle.
- J'avais oublié ce détail… Tom… Harry a détruit chacun de tes horcruxes. Comment as tu pu te laisser berner ? Ce serpent n'est pas Nagini.
- Je sais encore reconnaître mon serpent. Pour qui tu te prends ? Tu n'as pas le droit d'être ici…
- Sans moi tu serais mort à l'heure qu'il est mais tu ne peux pas te souvenir… Pas sans eux…
Elle approcha et embrassa le mage noir. Durant ce baiser, il y eut comme des boules de lumières qui quittèrent la bouche de la jeune fille pour se réfugier dans le corps de leur véritable propriétaire. Elle s'écarta et regarda Tom se tordre de douleur.
- Je suis désolée.
- Mais qui es-tu ? Artémis !
- C'est le nom que je portais dans ton époque, c'est vrai.
- Que veux-tu ?
- J'ai échoué. Je suis désolée. Je pensais vraiment réussir cette fois mais j'ai encore échoué. Tu es devenu Lord Voldemort. Je pensais avoir réussi à te changer mais rien n'y fait. Sois tu meurs, sois tu deviens un monstre…
- De quoi tu parles ?
- Oui, je suis la seule à me souvenir de qui je suis. Rose n'est plus. Elle s'est évanouie lors de mon retour. Tu sais les voyages dans le temps te créaient des doubles qui quand il te voit, s'effacent d'eux même pour s'intégrer dans ta mémoire. J'ai tué ma mère. N'est ce pas ironique ? J'ai pris le même chemin que toi. Dumbledore m'a trompé. Il m'a dit qu'en m'endormant je t'éviterai de devenir mauvais, en réalité il voulait simplement éviter que je m'allie à toi. Il a aussi joué avec Harry. Oui il s'est bien moqué de nous mais cette fois Tom, je ne serai pas aussi naïve. Ma mère en voulant se débarrasser de moi à réveillé ma magie. J'ai une ancienne magie en moi qui peut me permettre des miracles. Tu connais la mythologie grecque je suppose ? Je reviens toujours au moment où ça échoue dans le futur. Je dormais et la prison dans laquelle tu m'enfermais m'a réveillé et ramené ici. Tu refuses d'être mortel malgré l'enseignement que je t'ai apporté…Je suis désolée, Tom, mais ceci n'est pas ton destin. Il ne le sera plus. Jamais je ne te laisserai gouverner cette planète. Jamais je ne laisserai ton ego démesuré s'imposer et détruire toute vie sur son passage.
Une lumière bleue l'entoura de nouveau.
- Chronos, père du temps, je t'en prie, permet moi un nouvel essai ! Emmènes moi au temps que je désire !
- Ce sera la dernière fois, Rose. Je n'aurai plus la force de le refaire. Es-tu certaine de vouloir ça ?
- Oui.
Le monde se brouilla autour d'elle et elle sut qu'une fois encore, on lui accordait le droit de changer ce qui devait l'être… Elle savait aussi que tout était à recommencer et surtout qu'elle allait perdre une grande partie de sa mémoire. C'était à chaque fois le cas. C'était le prix à payer : oublier tout ce qui était attaché à cette vie et en recommencer une autre. La seule chose dont elle se souviendrait, ce serait de sa grand mère, de sa cousine, et de sa situation actuelle première. Toucher au temps était une chose dangereuse, mais elle prendrait ce risque encore une fois. Rose devrait de nouveau disparaître et laisser Artémis agir…
A suivre...
Voilà... Encore un peu plus long que le précédent. Je sais je soulève plein de questions mais je vais y répondre petit à petit et surtout vous vous demandez probablement quand aura lieu le truc qui dit "c'est une fanfic M". Il va arriver. Mais je dois dire que déjà, fiancer une jeune fille de 17 ans à un homme de plus de 80 ans dans cette fic, c'était quand même assez... Difficile en soi. Je sais que je mentionne souvent Harry qu'on ne voit jamais, sachez qu'il va intervenir mais pas tout de suite.
Pour l'histoire d'Artémis ne vous inquiétez pas, ce n'est pas la déesse, juste un prénom choisi... Pour sa valeur symbolique!
Voilà voilà. Je sais pas quand je vais écrire la suite mais pas ce soir, c'est sûr...'
Biz
