Bonjours les grenouilles !

Pourquoi des grenouilles ? Tout simplement parce que j'en ai envie, je n'ai pas a me justifier, qu'est-ce que vous croyez ?

Bon, peu importe, aujourd'hui j'ai un coup de gueule à faire passer !

De un : je suis désolée, mais fanfiction REFUSE les *** que je place entre les différents paragraphes ! Du coup, les passages se succèdes bizarrement et c'est chiant à suivre, je vais donc tester une autre séparation, mais rien de me dit qu'elle va survivre à la publication. Merci pour le massacre de la mise en forme, qd mm ^^"

De deux : j'avais remarqué après qu'on m'en ai informé dans une reviews que l'adresse de mon compte deviantart avait été bouffé, alors si ça vous intéresse, rdv sur mon profil. (j'y publie les croquis de différentes tenues, ce sera très utile pour ds qq chapitres à venir, + qq textes.)

De trois : MERCI POUR TOUTES VOS REVIEWS ! Ca fait vraiment plaisir, alors merci beaucoup !

J'espère que ma fic continuera à vous enthousiasmer toujours autant ^^

Aller, je vous laisse et vous souhaite une excellente lecture !

Bye,

Maud.

PS : et toujours un gros bisou à ma bêta C0rnii p


Chapitre 3 : Premier jour.

« - REVEILLE TOI ! hurla soudainement quelqu'un à son oreille

- Quoi ? Où j'suis ? s'écria Harry se relevant brusquement, menaçant Draco de sa baguette.

- Ola, on se calme Potter ! Je viens juste te réveiller parce que sinon t'auras absolument pas le temps de manger avant d'aller en cours et tu vas être encore plus chiant qu'hier !

- Putain Malfoy, on se connaît même pas depuis deux jours que tu commences déjà à…

- Te cerner ? Tout a fait d'accords avec toi ! Alors bouge ton cul ! »

Draco ne reçut qu'un grognement mais Harry se leva quand même, faisant miauler un Cad enrouler dans la couette par la même occasion. Il tangua dangereusement quelques secondes avant de se reprendre tout doucement. Il passa en vitesse sous la douche, s'habillant d'un jean droit et d'une chemise blanche, passant rapidement un inutile coup de peigne dans ses cheveux… car il ne pu réussir à l'en faire ressortir ! Il rejoignit alors rapidement Draco qui l'attendait pendant qu'Esther prenait place autour de son cou.

Lorsqu'ils entrèrent dans la grande salle, il y eut un petit instant de silence avant que les bavardages ne reprennent de plus belles. Les deux Serpentard s'installèrent en bout de table, déjeunant tout en bavardant sur les cours. Draco n'avait pas les même options qu'Harry, ayant choisit Runes et études des moldus « juste pour faire enrager son imbécile de père qui de toute façon le déshériterait alors autant en profiter » comme il le disait si bien, mais ils commençaient tout les deux par potion avec les Gryffondors, une tradition selon le blond. Leur discussion ne fut interrompue que par le déferlement soudain de chouettes dans la grande salle, entraînant un énorme brouhaha. Draco vit la chouette de la Gazette du Sorcier lui déposer son journal du jour sur la table avant de s'enfuir avec une tranche de bacon. Il ricana en lisant l'article principal avant de le donner à l'homme qui faisait la Une.

L'enfant secret des anciens traîtres !

Notre Journaliste émérite, Rita Skeeter, nous a rapporté le scoop de la décennie ! Les Potter, anciennement surnommés les Traîtres avant d'être innocentés il y a de cela deux jours, ont en effet conçu un enfant, à l'insu de la communauté sorcière, nommé Harry James Potter, avant de mourir assassinés par un inconnu !

Pour plus d'information, rendez-vous en page 10.

Harry grogna en voyant sa photo qui datait apparemment de la veille, le représentant au détour d'un couloir de l'école. Il se jura de retrouver le couillon qui s'était fait du fric sur son dos… pour lui demander sa part, bien évidement.

Il soupira et se mit à lire l'article de la journaliste qui lui tapait déjà sur les nerfs.

Hier, je me trouvais avec la plus grande des coïncidences au Ministère de la Magie, lorsque Albus Dumbledore débarqua dans le hall, se rendant à un entretien privé avec le Premier Ministres Tom Jedusor. Votre dévouée journaliste s'est jurée d'en savoir plus et effectivement, cela valait le coup !

Voyez-vous, le directeur de Poudlard venait voir notre premier ministre dévoué, pour lui confirmer de vive voix deux nouvelles toutes aussi incroyable l'une que l'autre !

Vous vous souvenez tous de l'affaire Potter, le dernier procès qui mettait fin aux Mangemorts, la très dangereuse organisation de malfaiteurs voulant prendre le contrôle du monde magique à grand renfort d'imperium, de pots de vin, de tortures, de meurtres et j'en passe. Durant cette affaire, le couple de James et Lily Potter avait été accusé d'être mes membres actifs de cette organisation, et condamné à la perpétuité à Azkaban. Les Potter avaient réussit à s'évader, disparaissant littéralement de la surface du globe, laissant derrière eux un monde dévasté et un Sirius Black dans un coma profond, celui-là même qui les innocentera 19 ans plus tard.

Dumbledore s'était donc rendu la veille chez le couple Potter, lieu qu'il avait découvert après une recherche intense, où il y apprit de la bouche d'un jeune homme très séduisant, la mort du couple Potter ! Le jeune homme qui, vous vous en doutez déjà, n'était qu'autre que le fils secret des reclus, l'informa de l'assassina de ses parents par un sorcier mort durant la bataille, il y a de cela neuf ans !

Nul doute que le jeune homme soulève bien des questions ! Comment c'est déroulé le combat entre les Potter et leur tueur ? Comment as-t-il grandi ? Comment as-t-il pu atteindre un niveau de sixième année sans aucun professeur ? Est-il célibataire ?

Mais la question qui hante l'esprit de tout les élèves de la célèbre école est : Qui est-il vraiment ? En effet, des sources internes, que je tiendrais secrètes, m'ont apprit que le jeune Potter, réparti dans la Maison de Salazar Serpentard, était en possession d'une vipère extrêmement venimeuse ! Mais là n'est pas le pire, chers lecteurs, car Harry Potter s'est révélé être un Fourchelang !

Potter ou le Serpent, comme le nomme déjà le monde sorcier, apparaît comme un homme mystérieux, rusé et dangereux bien qu'extrêmement séduisant. J'espère sincèrement que Dumbledore contrôlera Potter afin que nos enfants ne subissent pas l'influence de ce probable mage noir.

Rita Skeeter, qui vous retrouvera bientôt pour de nouvelles informations sur le Serpent.

A l'attention de nos lecteurs : Pour l'occasion, la Gazette du Sorcier publiera un hors série dans quelques jours revenant sur l'affaire Potter et un portrait de leur fils caché. Pour le recevoir, remplissez le bon ci-joint et envoyez le à la Gazette du Sorcier.

Pitoyable, pensa Harry, visiblement énervé par cet article miteux, j'espère que cette Skeeter ne compte pas m'interviewer.

Ayant rapidement fini de manger, lassé par tous les regards curieux qu'ils attiraient, ils retournèrent donc dans leur chambre pour y prendre leurs affaires et traversèrent rapidement les couloirs afin de se rendre en cours où ils arrivèrent pile à l'heure, contrairement à certains.

« - Weasley ! Si vous persistez à arriver en retard, vous n'allez pas tarder à le regretter ! menaça Snape en foudroyant le rouquin du regard.

- Bonjours, professeur Snape, désolé d'être en retard mais le professeur Mc Gonagall avait à me parler, répliqua-t-il en tendant un mot au professeur qui grommela une réponse incompréhensible. Bien, se reprit-il alors, j'espère que vous serez un temps soit plus attentifs que l'année passée, bien que je pense me bercer d'illusions ! Vous savez que les potions sont une matière fine et délicate, et que malgré ces cinq dernières années, je ne m'attends pas à ce que vous ayez progressez d'un iota ! Nous allons commencer l'année par une potion de vérité. Weasley, à quoi sert la Greuzille à pointe ?

- A préparer une potion de vérité ? tenta le garçon qui venait visiblement d'émerger d'un long et profond moment de méditation… communément appelé sommeil.

- Dix points en moins pour Gryffondor ! répliqua Snape. La greuzille à pointe est utilisée dans une potion pour lutter contre le sommeil, vous devriez vous renseignez ! Vous me rendrez donc tous 30 pouces de parchemin sur cet animal et ses utilisations pour le prochain cours ! Vous avez une heure et demi, grogna-t-il en faisant apparaître au tableau la liste des ingrédients pour la potion de vérité. »

Potter et Malfoy s'étaient tout de suite mis en binôme, connaissant l'amour de l'autre pour la matière. Potter se mit à préparer ses ingrédients avec passion tandis que Malfoy gardait le même air blasé en surveillant le chaudron. Snape grognait des commentaires affligés en inspectant les potions des différents groupes, retirant quelques points à Gryffondor dès que l'envie lui en prenait. Lorsqu'il passa devant le chaudron des deux Serpentards, il du réprimer un sourire en voyant la couleur parfaite du liquide et en remarquant le petit chantonnement d'Harry qui découpait des queues de lézards piqués en petites tranches parfaites avec son si précieux couteau d'argent, et rajouta 15 points à sa maison. Prit d'une envie soudaine, il plaqua un rictus sur ses lèvres en se replaçant devant son bureau.

« Bon, comme vous n'avez pas l'air très concentré, je retirerais 5 points aux binômes qui termineront cinq minutes plus tard que les premiers, puis 10 points pour dix minutes, et ainsi de suite. Alors activez-vous jeunes gens ! »

Draco et Harry finirent dix minutes après l'annonce, rangeant tranquillement leur plan de travail et apportant au bureau la potion mise dans une fiole. Snape les informa qu'ils pouvaient s'avancer pour le devoir sur les greuzilles tandis qu'il retournait torturer ses autres élèves avec un plaisir non feint.

« - §Harry, je peux sortir de sous ta chemise ? Je commence à faire une crise de claustrophobie moi la dessous !§ siffla discrètement Esther à son maître qui lui répondit doucement.

- §Non, je te l'interdis Esther ! Mais je vais quand même en toucher un mot à Sev, si tu veux.§

- §C'est pas grave, va ! Je n'ai pas envie que tu ais des problèmes à cause de moi. Je vais me mettre dans ton sac de cours, si ça ne te dérange pas§

- § Fais toi plaisir ma belle !§ »

Alors que la vipère venimeuse se glissait de sous la chemise d'Harry à son sac, quelques élèves remarquèrent le mouvement en poussant des petits cris horrifiés, alertant le maître des potions.

« - Patil, qu'avez-vous encore à gémir de la sorte ? lança-t-il à une fille des rouges et or.

- C'est que j'ai eu peur en voyant le serpent de Potter qui glissait de sous ses vêtements, répondit-elle en évitant le regard noir que lui lançait Potter.

- Est-ce vrai Potter ? demanda le professeur.

- Oui, professeur. Mais ne vous inquiétez pas pour moi, je suis immunisé contre son venin, l'informa gaiement Harry, sous le regard étonné des autres élèves qui ne connaissait pas leur amitié.

- Vraiment ? Interrogea le professeur, vous avez développé le produit vous-même ?

- En effet, c'était nettement plus pratique que d'avaler un contrepoison à chaque fois qu'elle me mordait, ça en devenait lassant, expliqua Harry en haussant les épaules.

- Pouvez vous nous faire une démonstration ? demanda Snape, bien décidé à ne pas punir son élève.

- Bien sûr ! fit Potter avant de siffler §Esther, va donc mordre la gamine qui a parlé, ma belle !§

- §Tout de suite, Harry !§ »

Et sous les regards horrifiés des élèves et amusés de Severus et Draco, la vipère bondit sur la jeune fille qui poussa un hurlement lorsqu'elle fut mordue à la cheville. Elle s'écroula alors rapidement par terre, secouée de spasmes, pendant de Potter prenait la parole.

« -Voyez-vous, le venin des vipères heurtantes est extrêmement venimeux entraînant des spasmes, puis des vomissements et enfin des hémorragies internes et parfois même un arrêt cardiaque. Vu sa dangerosité, le propriétaire devra toujours être en possession d'un contre poison spécifique à appliquer immédiatement sur la plaie de la victime, sauf si vous voulez qu'elle ne décède dans d'atroces souffrance », cru-t-il bon d'ajouter avec un petit sourire sadique.

Il se baissa vers Patil, qui agonisait toujours au sol, de la bave sortant à présent de sa bouche, et de lui appliqua de la crème contenu dans un petit pot en argent qu'il gardait constamment dans son sac.

« L'effet n'est pas immédiat car le poison a eu le temps de s'infiltrer dans les tissus de son organisme, mais si elle avait été mordue dans le cou au niveau de la carotide où dans une autre artères, elle serait déjà morte, commenta-t-il platement en regardant la jeune fille à ses pieds. Bien, maintenant que vous avez vu l'effet normal du poison, commença-t-il doucement avant de faire claquer sa langue, faisant signe à Esther de grimper sur son bras tendu, vous allez pouvoir vérifier l'efficacité de mon traitement ! »

La vipère était alors arrivée au niveau de son cou et, ouvrant sa gueule béante, elle mordit Harry en plein dans la carotide, faisant pousser des exclamations apeurées dans la salle de cours. Après quelques secondes où personne ne bougea, pas même Snape, Potter reprit la parole.

« Comme vous pouvez le constater, je suis toujours en vie, déclara-t-il tranquillement. Des questions ? demanda-t-il, pédagogue.

- Dites moi Potter, serais-ce possible de développer l'antidote ? demanda Severus intéressé, après s'être calmé en voyant Potter toujours debout.

- Non, répliqua ce dernier immédiatement.

- Et pourquoi cela ?

- Donneriez vous à votre ennemi la formule d'un bouclier parfait qui lui permettrait d'éviter toutes vos attaques ? répondit le jeune homme par une autre question.

- Donc votre réponse est que vous préférez vos avantages personnels plutôt que d'aider le monde sorcier tout entier ? reformula Snape avec un petit sourire en coin.

- Exactement, répondit Harry sans hésiter alors que plusieurs personnes s'insurgeaient dans leur coin.

- Vingt points pour Serpentard ! Merci pour la démonstration, Potter, et bonne réponse : c'est vous qui avez développé l'antidote, vous en faites donc ce que vous voulez, termina Severus alors que plusieurs chaudrons émettaient des fumées inhabituelles. Tous les imbéciles qui ont oublié leur potion sur le feu ont un devoir supplémentaire ! Grogna-t-il sauvagement. 15 pouces sur la vipère heurtante ! Cria-t-il à l'adresse des élèves apeurés avant de se tourner vers Potter et Malfoy, vous deux ! J'ai à vous parler. »

Tandis que les autres élèves partaient en cours, les deux Serpentards s'approchèrent de leur professeur de Potion qui rangeait le peu de fioles qui avaient été remplies.

« - Drago, ton père m'a envoyé une lettre ce matin, apparemment il compte sur moi pour te remettre sur le droit chemin. Il veut que tu reprennes ta place au sein de la Maison et que tu t'assures d'avoir suffisamment de bonnes connexions pour ton futur, au lieu de « dénigrer les tiens et de faire ton solitaire ».

- T'inquiètes pas parrain, je retrouverais ma place de Prince des Serpentards, mais certainement pas en retournant auprès de ces chiens galeux. Je suis un Malfoy, pas un sorcier de pacotilles, répliqua Draco, passablement énervé par les interventions quasi constantes de son père pour gérer sa vie.

- Bien, et toi Harry, évite de faire apparaître Esther en plein milieu d'un cours, je peux l'accepter mais les autres professeurs non.

- Pas de soucis, c'était justement pour éviter ça que je lui ai demandé de se faufiler dans mon sac, avant que cette petite conne n'ouvre sa grande gueule, siffla Harry.

- Bon, filez en cours ! Et pas de conneries les enfants, ricana Snape.

- Je ne suis pas un enfant Sev, et si tu veux je peux te le prouver… dès ce soir, ronronna alors Harry en s'approchant du professeur.

- Tout doux Potter, s'exclama Draco en retenant le sorcier par sa chemise, c'est de violer mon parrain dont tu parles ! Allez, ciao Severus ! s'exclama-t-il en tirant toujours son coloc par le col de sa chemise.

- A ce soir, me amor ! » s'exclama Harry avant d'exploser de rire devant la tête de Sev.

« - T'es vraiment irrécupérable, Potter, soupira Malfoy alors qu'ils se rendaient en métamorphose, cours qu'ils avaient en commun avec les Poufsouffle.

- Si tu le dis… mais si tu es jaloux, saches que j'ai assez d'amour pour deux, murmura Potter en battant des cils.

- Potter, au lieu de faire les yeux doux à votre camarade, rentrez donc en cours ! s'exclama Mac Gonagall qui se tenait devant sa porte de cours.

- Ciel ! Serais-ce de la jalousie ? Ne vous inquiétez pas, chère Minerva, mon cœur vous appartient à jamais, déclama Potter, théâtral.

- Taisez vous et rentrez donc, grimaça le professeur de métamorphose, se maudissant pour son rougissement.

- Je peux arrêtez de parler, mais mon cœur ne cessera jamais de battre pour vous et je... Arg ! Malfoy !, continua Harry tandis que Draco commençait à prendre l'habitude de traîner le garçon par la chemise.

- Passons… murmura Minerva, Potter, pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous n'êtes pas en tenue ?

- Je suis encore habillé, professeur, susurra Harry.

- Je veux dire, vous n'êtes pas en tenue réglementaire, Potter, précisa Mac Gonagall qui commençait à en avoir assez du garçon.

- C'est un fait, bravo pour votre sens de l'observation.

- Quelle en ai la raison ?

- Je ne possède pas de tenue réglementaire, professeur, mais Dumbledore m'a personnellement assuré que ça ne poserait pas de problème jusqu'à ce week-end.

- Bien, soupira la sorcière avant de commencer sa classe. Bonjour à toutes et à tous, je vous souhaite de nouveau la bienvenue pour cette nouvelle année à Poudlard ! Cette année vous ne serez pas soumis à un examen particulier, mais la rigueur est de mise car les ASPICs ne sont que l'année prochaine. »

Harry se demandait pourquoi Mac Gonagall s'empressait de les faire stresser pour un événement qui n'arriverait pas avant près de deux ans, bien qu'il n'ai aucun soucis à se faire… sauf peut-être si entre temps on lui jetais un Oubliette et qu'on lui coupait les deux bras, choses qu'il n'envisageait pas pour l'instant.

Le cours se déroula tranquillement, Harry plongé dans une liste non exhaustive des ingrédients de potion à acquérir le week-end suivant. En effet, il s'était dispensé de cours en métamorphosant d'un coup de baguette un des lustres en une dizaine de pigeons qui déféquaient régulièrement sur les élèves qui s'exerçaient tandis que Minerva tentait de les faire disparaître. Harry leva les yeux lorsque, d'un cri victorieux, son professeur s'était enfin débarrassé des volatiles… que lui-même avait affirmé ne pas savoir supprimer. Il tourna la tête vers son voisin qui examinait attentivement son livre de métamorphose de très, très près, les paupières collées contre le papier. Harry murmura une formule et bougea son index, provoquant la disparition de l'un des pieds de la chaise du blond.

« - BORDEL ! s'écria ce dernier en se réveillant brutalement suite à sa chute brutale contre le sol. Potter, tu vas me le payer !

- Pardon ? De quoi oses-tu m'incriminer ?

- Abrutit, siffla le blond en retour.

- Potter, Malfoy ! Une fois que vous aurez cessez vos gamineries, vous pourrez peut-être laisser ce cours se dérouler en paix, s'énerva Mac Gonagall. Cinq points en moins chacun à Serpentard ! Et que cela vous encourage à rester calme.

- Et comment voulez-vous qu'un petit décompte de point sans importance nous fasse quoi que se soit, ricana Malfoy.

- Oh ! Par merlin ! Dix points en moins ! On va tous mourir ! s'exclama Harry en prenant une voix sur aigue.

- Oh non professeur ! Ne nous infliger pas cette torture ! Ne pas gagner la coupe des 4 maisons est impossible ! Mon honneur tout entier en serait bafoué ! Continua Draco sur le même ton en agitant ses bras en l'air.

- Vite, allons lécher le cul d'un prof pour en regagner ! s'exclama Harry.

- POTTER ! MALFOY ! DANS LE BUREAU DU DIRECTEUR ! Hurla Minerva, hors d'elle.

- Et pour quel motif ? Ridiculisation du système scolaire ? ricana Potter en se levant à la suite de Draco. Bon et bien, c'était bien sympathique votre cours mais on doit aller travailler, bye bye ! lança-t-il alors qu'ils franchissaient la porte sous les regards ébahit de tous les élèves.

- Cadeau ! ricana Draco en métamorphosant quelques chaises en bélier avant de disparaître dans le couloir. »

Les deux Serpentards se rendirent dans leur chambre commune où ils continuèrent les devoirs pour Snape, avant de discuter tout en faisant tourner Cad en bourrique… jusqu'à ce que le félin ne perde patience et ne se transforme, les faisant fuir dans la salle de bain. Lorsque arriva l'heure de manger, Ils se rendirent tous deux dans la grande salle en compagnie d'Esther qui s'était enroulée autour du bras de son maître. La rumeur de l'exposé en potion et de leur altercation avec Minerva avait du courir bon train car le brouhaha était assez impressionnant, surtout lorsque tout le monde remarqua qui venait d'entrer. Faisant fi de toute cette attention, les Serpentards s'assirent à leur place, Harry entamant une conversation animée sur sa vipère.

« - Je te jure, Malfoy ! Un énorme lièvre ! déclarait Harry à son voisin.

- Esther est peut-être imposante, mais pour avaler un lièvre d'un coup je ne crois pas que ça suffise, répliqua le blond de sa voix traînante.

- §On l'emmènera à la chasse un soir§ siffla Esther, ravie que la conversation tourne autour d'elle.

- Qu'a-t-elle dit ?

- Que tu pourrais toujours venir vérifier par toi-même, répondit Harry tout enjoué, mais pas avant samedi : elle va muer ce soir ou demain soir. D'ailleurs, je vais en profiter pour faire une petite expérience.

- Laquelle ?, fit Draco, je suis toute ouïe.

- Ta curiosité est vraiment malsaine, tu sais.

- Ben toi c'est tout ton esprit qui l'est !

- Si tu le dis, ricana Potter avec un petit rictus. Je vais faire nager Esther dans un bain spécial pendant sa mue, et si l'expérience est fructueuse, elle devrait obtenir des écailles beaucoup plus argentée qui possèderont une résistance supérieure au chocs physiques comme magiques. J'ai déjà commencé la potion car sa préparation se fait sur un mois, et si tout ce passe bien, je n'ai plus que quelques ingrédients à rajouter aujourd'hui, une après midi sur le feu et ce sera prêt.

Harry était réellement fier de cette potion qu'il avait découverte dans un des livres de magie noire liée aux créatures magique.

- Tu t'amuses à créer un super serpent maintenant ? T'es un grand malade, mon pauvre… soupira Malfoy avant de demander : dis, je pourrais être présent ?

- Je ne sais pas. C'est quelque chose d'assez spécial, je vais demander à l'intéressée. §Tu veux bien, ma belle ?§

- §Pas de soucis, mon beau§

- §Tiens, c'est nouveau ce surnom ! Ton côté narcissique aurait-il diminué légèrement ?§ ricana Harry.

- §Pas comme tout ces regards bizarres que tu reçois constamment lorsque tu me parle, mon cher !§

- §Jalouse !§

- §crétin !§

- Potter, désolé de te déranger dans ta super conversation dont je ne me sens pas du tout exclu, mais tu pourrais me passer le plat de crumble ?, les interrompis un Malfoy affamé et légèrement vexé.

- Tiens, chevalier solitaire.

- Merci, abruti psychopathe.

- Merci du compliment, répliqua Potter, visiblement ravi, se retournant vers son assiette. Après avoir fini sa part de tarte, il releva les yeux vers son voisin. On a quoi comme cours après ?

- Deux heures d'options. Donc arithmancie pour toi et moi je vais en étude des moldus.

- Je vais te manquer ?

- Pas le moins du monde, trancha le blond.

- Oh monde crue… Putain, t'as un problème Patil ? s'exclama-t-il soudain, ne supportant plus le regard haineux de la gamine qui sortait de la salle. Elle a un grain ? demanda-t-il en se tournant vers Draco qui avait fini de manger et qui se levait à son tour.

Ils firent un léger digne de tête à Snape et sortir de la grande salle.

- Pas que je sache, mais ça expliquerait pas mal de chose en effet, ricana-t-il bêtement.

- Le mystère reste donc entier…

- Tu parles d'un mystère ! Mais en bonne Gryffie, elle ne va pas pouvoir accepter sa défaite. Alors attends toi à l'avoir sur le dos pendant un sacré bout de temps.

- Sauf si je l'arrête une bonne fois pour toute, siffla Harry.

- Exactement. On pourrait…

- La tuer. Simple, rapide, pas de bavure.

- Euh… je pensais à quelque chose de moins radical, répliqua le blond en entrant dans leur salle commune.

- Mais tout aussi efficace ? demanda Harry, septique.

- Peut-être pas mais ça t'éviterais de finir en prison, répliqua Malfoy, amusé par l'attitude de son coloc.

- Qui t'as dit que je me ferais prendre ? Deux ou trois gouttes de potion dans son verre et le tour est joué, ricana-t-il, mauvais.

- Espèce de taré ! s'écria Draco qui se jura de toujours contrôler ce qu'il avalerait désormais.

- Ou alors je me contente de lui balancer des boulettes de papier, murmura Harry en s'asseyant sur son lit.

- Dans le genre tout ou rien, t'es plutôt balèze toi, s'étonna Malfoy.

- Si tu le dis… Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai un bain spécial à préparer moi ! déclara Potter en se redressant soudainement. »

Malfoy se désintéressa de son compagnon de chambrée pour se concentrer dans la rédaction d'une lettre un tant soit peu houleuse à l'attention de son père. Il avait reconsidéré la chose et avait décider de ne pas faire passer le message par Severus, il allait remettre son père à sa place par lui-même.

Pendant ce temps là, Harry avait installé dans un petit coin un chaudron où il avait allumé un feu. Il y transvasa doucement le contenue d'une fiole qui contenait la potion qui se reposait depuis une semaine, et se mit alors à concocter sa potion en sifflotant, au grand damne de Draco.

Ajouter les branches d'orthecies coupées en petites rondelles, tourner une fois dans le sens des aiguilles d'une montre, attendre 54sec, réitérer le geste. Couper…

Draco venait de finir sa lettre lorsque vint l'heure d'aller en cours.

« - Potter ! Bouge-toi on doit y aller !

- Oui oui ! Vas-y sans moi, j'ai plus qu'à rajouter deux ingrédients et je pourrais laisser reposer », murmura Harry, totalement prit dans la confection de la potion.

Draco poussa un soupir et sorti, laissant Harry terminer sa potion. Ce n'est qu'un bon quart heure plus tard qu'il la laissa se reposer sur un feu doux avant de partir précipitamment en cours.

Il trottina tranquillement jusqu'en salle de cours, où il arriva juste après que la porte ne se soit fermée. Il se glissa silencieusement à travers la porte entrebâillée et s'assit au fond de la classe. Il avait assez de respect pour ne pas se faire remarquer alors qu'il était arrivé en retard… sauf si le professeur perdait ce respect. C'est donc en silence qu'il écouta Mlle Vector, femme au physique tout sauf ingrat, commencer son cours, cours qui se révéla être intéressant même s'il avait un niveau supérieur à ce que leur enseignante expliquait. En effet, rien ne peut remplacer un professeur, même une dizaine de livre. Les deux heures de cours se déroulèrent donc tranquillement, pendant lesquelles Harry détaillait plus précisément ses connaissances dans cette matière complexe utilisant les nombres qui permettaient entre autre de mieux détailler les sorts, les décortiquer.

A la fin du cours, Potter était plutôt satisfait. Il rassembla lentement ses affaires et parti silencieusement en ignorant les regards inquisiteurs qu'il soulevait. Alors qu'il descendait les escaliers principaux pour retourner dans la salle commune des Serpentard, une main se posa sur son épaule. Plus par réflexe qu'autre chose, il se saisit de cette dernière et fit basculer son adversaire par-dessus son dos. Il n'avait pas bronché, toujours perdu dans ses pensées, jusqu'à ce qu'il se rende compte que la personne qu'il avait étaler en plein milieu des escalier n'était qu'autre que Remus Lupin qui le regardait avec des yeux ébahis.

« - Oh merde, jura le dernier des Potter tout bas. Je suis sincèrement désolé, professeur Lupin, mais votre contact à quelque peu… déclanché un réflexe, grimaça-t-il en lui tendant la main afin de l'aider à se relever alors que tout les regards étaient concentrés sur eux.

- Hum, hum ! Et bien, je ne peux qu'exprimer ma surprise face à vos superbes réflexes, grimaça le professeur alors que les regards noirs que dispensait Harry commençaient à disperser la foule, je vous ai appelé à multiples reprises mais vous sembliez dans vos pensées.

- En effet. Je m'en excuse encore, répéta le jeune sorcier.

- Excuse acceptée ! Et cinq point à Serpentard pour ces réflexes qui sont tout à votre honneur, M. Potter. Mais ce n'est pas pour me voir projeté sur les marches que je voulais vous voir. Pou… Pourriez-vous m'accompagner à mon bureau, s'il vous plait ?, demanda Lupin, visiblement mal à l'aise.

- Pour quelle raison, professeur ? lança sèchement Potter.

- Et bien… C'est… Personnel, si je puis dire. Ne vous inquiétez pas, ce n'est que l'affaire de quelques minutes, M. Potter.

- Dans ce cas… »

Harry accompagna donc Lupin dans son bureau où il prit place dans un fauteuil. S'il y avait bien quelque chose que le jeune sorcier accordait au château, s'était que les fauteuils étaient incroyablement confortables. Le professeur s'installa derrière son bureau, lâcha un immense soupir et prit la parole.

« - Je vous ai demandé de venir ici car je voulais faire votre connaissance. Comme vous le savez peut-être, j'étais un ami de vos parents, plus particulièrement de votre père. J'ai appris qu'ils avaient été assassinés et vous m'en voyez terriblement désolé. Je ne savais pas où ils étaient cachés mais j'ai tout fais pour les retrouver, tout du moins pendant les sept années qui ont suivit leur disparition. Mais si je vous dis cela, ce n'est pas pour chercher auprès de vous le pardon de mes amis, mais parce que je suis heureux de voir qu'ils avaient réussit à fonder une famille.

- Vous m'en voyez ravi, lâcha Potter d'une vois neutre.

- Je voulais juste que vous sachiez que si vous avez besoin de quoi de ce soit, ou que vous ayez envie d'en apprendre un peu plus sur vos parents, je serais là.

- Ok, si vous le dites.

- Et, rajouta le professeur en tentant d'ignorer l'attitude de l'élève, je voulais vous rendre un objet qui avait appartenu à votre père. Je l'ai dérobé avant que les envoyés du ministère n'arrivent, pour être sûr que s'ils revenaient, vos parents pourraient le revoir. Tenez, fit-il en tendant un carré de tissu noir qui avait des reflets argentés à un Potter qui avait à présent une lueur intéressée au fond des yeux.

- La cape d'invisibilité, murmura-t-il visiblement absorbé dans sa contemplation du tissu soyeux, dont la chuté était semblable à une rivière lorsque Harry le déplia.

- En effet. Comment le savez-vous ?

- Les pensines de mes parents, répondit Potter. Au fait, savez-vous ce qu'est devenu Peter ?

- Aucune idée, il n'a plus fait d'apparition depuis une dizaine d'années, je n'ai aucunes nouvelles, mais je ne doute pas qu'il soit toujours en vie.

- Merci bien. Est-ce tout, professeur Lupin ? demanda-t-il avant de se lever.

- Oui, vous pouvez disposer, M. Potter. Et tachez de faire honneur à votre père, ajouta-t-il avec une pointe de malice, espérant que le jeune sorcier aurait au moins gardé ce trait de caractère de James.

- Ne vous en faites pas pour ça, je saurais en faire bon usage, pour les Potter, finit-il en quittant la pièce sans un au revoir, avant de grommeler pour lui-même : Pour les Potter, la vengeance est en marche. »

Remus Lupin n'était pas déçu, il s'attendait à cette attitude de la part du jeune sorcier. Harry n'avait rien de ses parents, à part son physique. Il poussa un soupir et se servit d'un verre de Whisky-Pur-Feu qu'il vida d'une traite avant de se lancer dans une contemplation des flammes qui dansaient dans l'âtre.

Harry descendit tranquillement les escaliers, plongé de nouveau dans ses pensées. Peter Pettigrow. Il fallait qu'il se renseigne sur la situation actuelle. Discrètement. Pourquoi pas auprès de Snape ? Mais Harry se détourna de cette solution de facilité, il ne voulait pas mener le professeur à lui donner des informations qui pourraient le désigner comme complice si les choses tournaient mal. Non, il prendrait son temps : il avait attendu neuf ans, une année de plus ou de moins importait peu.

[***]

Le professeur Snape sorti de sa salle de cours pour retourner dans ses appartements, fatigué de cette matinée de cours, bien que les deux premières heures eut été bien amusantes avec la présence de Harry et Draco. Il s'assit lourdement au fond de son fauteuil, poussant un soupir de fatigue. Lentement, son regard balaya la salle découvrant bientôt une pile de copie sur son bureau, n'attentant que d'être raturées par les commentaires cinglants d'un professeur de potion désabusé par l'idiotie grandissante des étudiants. Ce dernier se résigna et, emportant avec lui son travail, il se dirigea vers la cheminée et lança une poignée de poudre de cheminette qu'il venait de prélever dans une soucoupe posée à proximité. Il entra dans la cheminée où les flammes étaient devenues vertes et annonça sa destination.

« Salle des professeurs, Poudlard ».

A peine avait-il mit un pied dans la salle qu'il entendit une voix qui s'époumonait.

« - Un vil criminel ! Voilà tout ce qu'il est ! A quoi pouvait-on donc s'attendre de la part d'un garçon qui s'est élevé tout seul au milieu d'une forêt ? Clamait le professeur de métamorphose à ses collègues. Severus ! Ne trouvez-vous pas que le fils Potter est insupportablement indiscipliné ? En plus, maintenant il a rallié Malfoy à sa cause !

- Calmez-vous donc, Minerva, répliqua Snape d'une voix calme. Et puis-je savoir en quoi cet excellent élève s'est démarqué durant votre cours ?

- Potter a fait disparaître un des pieds de chaise de Draco Malfoy et s'en est suivit une querelle, ragea Minerva.

- Hum hum ! Vous l'avez vu sortir sa baguette ? Et donc vous avez enlevé des points à leur maison, rien de bien fâcheux, Minerva, ricana Snape.

- Mais ils ont rigolés sur ce fait ! Voyez-vous, ces garçons m'ont fait comprendre combien ils trouvaient ce système ridicule à force de singeries et simagrées, grommela le professeur.

- Et ? C'est tout ? Et je répète avez-vous vu la baguette de Potter ? demanda le maître des potion.

- Euh non, mais là n'est pas la question ! De plus, des élèves de ma maison m'ont rapporté qu'il avait laissé sortir son serpent pendant votre cours ! Ceci est inadmissible !

- Tout cela est ridicule. Premièrement, puisque Mr. Potter n'avait sorti sa baguette, vous n'avez aucune preuve que ce soit lui le fautif. Deuxièmement, voyons Minerva, vous seriez-vous fâchée si l'un de vos Gryffon s'était moqué du système de point ? Et troisièmenent , pour ce qui est de la vipère, tout était sous contrôle.

- Mais Severus, couina la sorcière, elle a mordue une élève !

- Dans le cadre d'un exposé, elle a été immédiatement soignée. Et cette démonstration est une bonne chose : au moins, les élèves ne se mettront pas en tête de s'approcher du serpent ! Mais faites comme bon vous semble, j'ai du travail et pas de temps à perdre, moi. » répliqua le sorcier, mettant fin à la conversation.

Durant la demi-heure qui suivit, Severus ragea contre les copies des deuxièmes années qui s'acharnaient, selon lui, à mettre le plus d'ignominies possible dans leurs devoirs : Du venin de basilic dans une potion de guérison légère, on aura tout vu ! T pour ce stupide Poufsouffle ! (*)

C'est donc de mauvaise humeur qu'il se dirigea vers la table des professeurs de la grande salle pour y déjeuner, sous les regards habitués des autres habitants du château. Il picora dans son assiette, laissant son regard noir dévisager au hasard les étudiants qui s'étalaient sous ses yeux. Enfin, pas tout à fait au hasard : Darco et Harry étaient lancés dans une conversation animée, surtout lorsque la Gryffondor qui s'était épouvanté de l'apparition d'Esther le matin fixa longuement Potter en sortant.

Snape sourit légèrement, d'un mouvement presque invisible : il y allait avoir de l'action cette année !

[***]

De retour dans la salle commune des Serpentard, Harry alla s'asseoir vers Draco qui lui avait fait un signe. Ce dernier était en train de commencer son devoir sur les Moldus, grognant sur le sadisme de sa prof qui les avait affligé d'une recherche sur tout les moyen de déplacement moldu… et il n'y en avait pas qu'un !

Troquant une aide contre un réveil sympa, Draco écrivait frénétiquement le texte que lui dictait Harry, lui demandant quand même s'il ne lui racontait pas des conneries.

« - Je suis vexé ! Tu me pense vraiment capable de te mentir ? s'exclama Harry, outré.

- Pour sûr, répliqua le blond assit en face de lui.

- Chiotte, grogna Potter.

- Quoi ?

- j'espérais pouvoir profiter de ta naïveté encore un peu plus longtemps…

- Connard ! rigola Malfoy, frappant le jeune homme à l'épaule. J'ai même pas mis deux jour à te cerner !

- Vraiment ?, fit Potter en soulevant un sourcil, septique.

- Sûr ! Psychopathe, calculateur et menteur… mais le tout enrobé d'une subtile couche d'humour douteux.

- Waw, rien que ça ?

- J'ai synthétisé, mais oui. Si tu veux, je peux rajouter généreux à la liste si tu m'aides vraiment en étude des moldus, rajouta Draco avec un sourire intéressé.

- Oh ! Tu veux profiter de mon corps vierge et de mon âme pure ! Je te laisserai pas faire, vil mérou ! s'exclama Harry, jouant la jeune fille effarouchée.

- Si stupide… grogna son voisin. Bon, t'as pas une potion sur le feu toi ? Parce que j'aimerais bien bosser !

- Chiotte », murmura ledit stupide en retournant rapidement dans les escaliers qui menaient aux chambres.

Ouvrant sa porte en grand, il se précipita vers le chaudron qui continuait à bouillir tout doucement. Une fois qu'il eu vérifié la couleur argentée, il poussa un soupir de soulagement et contrôla le temps de chauffe. Laissant cette dernière se poursuivre une dizaine de minute, il s'empara d'une large fiole vide et entreprit d'y transférer la potion menée à terme.

Il passa le reste de son après midi à finir son devoir de potion et ceux que Mc Gonagall avait apparemment donné. Une fois tous ses devoirs finis, il s'installa à son bureau avec son carnet et entreprit d'y écrire les éléments importants de cette journée, comme Remus Lupin qui lui redonnait la cape d'invisibilité de son père. C'est donc un Potter songeur caressant mécaniquement Cad qui accueilli Malfoy.

« - Hé Potter ! On a une demi heure avant d'aller manger, on va voler un coup sur le terrain de Quidditch ?

- Si tu veux, mais je n'ai jamais volé… sur un balai.

- Hein ? Et sur quoi t'as volé ?

- La question n'est pas de savoir sur quoi, mais quoi, ricana Harry.

- Pauv' gosse, soupira Malfoy d'un air désabusé. Bon, on y va ? Je pourrais t'apprendre si tu veux. Mais tu sais ce qu'est le Quidditch au moins ?

- Oui oui, tu n'imagines même pas le nombre de souvenir de match que mon père a conservé !

- Je n'en doute pas, il parait qu'il était excellant pour un Gryffondor, rajouta sarcastiquement le blond.

- T'es d'une stupidité parfois, avec cette histoire de maisons, soupira Harry en secouant la tête avant de se lever et de suivre son colocataire, Esther autour du cou et Cad sur les talons.

[…]

« - Bon, c'est un vieux balais de l'école, mais ça fera l'affaire. Tu te places comme ça à côté et tu mets ta main au dessus, comme ça. Voilà. Et maintenant tu te concentres pour le faire venir. Ok, parfait. Maintenant tu te mets à califourchon dessus et tu frappes ton pied au sol. Impec Potter !

- Tu me rejoints ou tu reste au sol pour admirer mon cul ? Lui cria Potter depuis les airs.

- T'es sûr que tu n'es jamais monté sur un balai ? demanda Malfoy qui avait rejoint le Serpentard.

- Ben ouais, j'en avais pas chez moi. Bon, on se fait une petite course ?

- Ok ! »

Les deux garçons se livrèrent une lutte acharnée, bientôt suivit par les acrobaties de Potter qui testait les figures qu'il connaissait des souvenirs de son père. Draco lui demanda s'il comptait intégrer l'équipe de leur maison, mais le jeune homme hésitait encore, n'étant pas trop fan du travail d'équipe.

Une bonne demi-heure de vol plus tard, ils rejoignirent leur chambre et, après une bonne douche brûlante, se rendirent dans la grande salle. Le repas se déroulait tranquillement, si l'on oblitérait les regards noirs de Mc Gonagall et de quelques Gryffondor sur les deux Serpentard, jusqu'à ce que des chouettes déboulent au dessus des tables, distribuant le courrier du soir. Soudain, un croassement bruyant se fit entendre, et c'est sous les regards interrogateurs puis horrifiés de toute la salle qu'un gros corbeau noir se posa sur le bras tendu de Potter avant de lui lâcher dans l'assiette vide un gros paquets d'enveloppes.

« - Dis moi Malfoy, C'est une tradition dans cette école de fixer les gens comme ça ? lui demanda Harry qui commençait à en avoir assez de ces réactions.

- Bordel Potter, t'as tout d'un putain de psychopathe ! T'as un serpent ultra venimeux, tu parle Fourchelang, une panthère et pour finir un corbeau annonciateur de mort comme chouette postale, c'est assez choquant !

- Tu prends leur défense maintenant ? lui demanda Harry en soulevant un sourcil.

- Là n'est pas la question ! C'est juste que la surprise est tout à fait normale.

- Si tu le dis… »

Potter n'avait plus prononcé une parole, à part « oui », « non » et « merci », se contentant d'un regard noir permanent.

Draco, lassé par cette bouderie, lui proposa une partie d'échec… qu'il perdit lamentablement, mais cela eut au moins le mérite de dérider légèrement son adversaire. Chacun se terra ensuite dans sa lecture – postale pour Potter-, plongeant la pièce dans un silence entrecoupé par les ronronnements de Cad. Lorsque Draco se changea pour aller dormir, Harry releva les yeux de ses papiers et poussa un soupir.

« - Je suis désolé.

- Pardon ? demanda Draco qui ne savait pas de quoi Potter voulait parler.

- Je suis désolé d'avoir été aussi désagréable ce soir. Je n'ai pas l'habitude de me soucier des gens qui m'entourent alors bon, éluda-t-il en haussant les épaules.

- Je plains ta petite copine, ricana le blond.

- Bof. De toutes les filles avec qui je suis sortie, seule une est restée plus d'un soir. Ca a duré un bon mois, et pourtant elle n'a jamais mit les pieds chez moi en dehors du jardin et de la clairière du Club.

- Du club ? demanda Draco.

- Oh, euh… rien.

- Si tu le dis… Bonne nuit le psycho.

- Bonne nuit l'aristo. »

Harry se réveilla en sursaut à l'étrange contact sur la peau de son torse dénudé. Il ouvrit grand les yeux et éclaira son lit d'un lumos avec sa baguette, qui était déjà dans sa main. Esther le regardait fixement en remuant légèrement son corps. En regardant mieux, son propriétaire se rendit compte que sa peau se flétrissait étrangement.

« - § Alors ma belle, c'est pour ce soir ?§

- §Oui, alors si tu veux tester ta potion c'est maintenant, Harry.§ »

Ce dernier hocha la tête et se leva prestement. Il regarda l'heure, une heure et demie, s'empara de la fiole contenant la potion, d'un aquarium miniaturisé et se dirigea vers le lit de Malfoy qu'il secoua légèrement pour l'inviter à se joindre à lui.

« Va te faire foutre Potter… dégage… dormir… magngn…»

Harry ricana en entendant son colocataire grogner et partit avec Esther sur les bras en enfilant sa nouvelle cape d'invisibilité. Pas qu'une altercation avec Minerva lui faisait peur, mais il ne voulait pas perdre de temps.

Marchant rapidement et silencieusement dans les couloirs, il ne croisa qu'un préfet sur son chemin jusqu'au septième étage où se trouvait la majorité des salles vides. Il ouvrit quelques portes mais les salles étaient soit trop délabrées, soit complètement pleines. Il ouvrit la porte suivante en se demandant sur quoi il allait tomber, se résignant à se poser tant qu'il y avait un minimum d'espace. Il tomba sur un bar. Fronçant les sourcils, il pénétra dans la salle et la détailla.

Elle était plutôt petite, éclairée par une lumière tamisée, meublée de deux tables entourées par des banquettes rouge bordeaux et un bar en bois derrière lequel des étagères accueillaient des bouteilles d'alcool. Il se demandait pourquoi il y avait une telle salle dans l'école, quand il senti une présence dans le fond, où il se dirigea, tout ses sens en alerte. Une petite porte s'ouvrit brusquement sur un grand gaillard aux cheveux de feu.

« - Potter, qu'est-ce que tu fous là ? demanda le jeune homme, surprit.

- J'allais te poser la même question, Weasley. C'est quoi cette salle ?

- Hum… Je t'explique si tu gardes ça pour toi.

- Je suis une tombe.

- Tu es dans la salle sur demande, c'est une pièce secrète du château qui réagit à tes envies. Pour l'ouvrir il suffit que tu passes trois fois devant la tapisserie des trolls en tutu en pensant à ce que tu souhaites. C'est plutôt cool, non ?

- Ouais. Bon, ça te dérange pas si je m'installe ici pour la soirée ?

- Non, de toute façon je compte juste me saouler alors que tu sois là ou pas, ça ne fait pas grande différence ! » s'exclama Ron Weasley.

Pendant que le rouquin reprenait possession de son gin tonic qu'il avait délaissé le temps d'aller se soulager, Harry prit place sur la moquette, s'asseyant en tailleur. Il sortit l'aquarium miniaturisé de sa poche, le déposa à même le sol et l'agrandit d'un geste de la main. Relevant les yeux vers le Gryffondor, il lui demanda où il pourrait avoir de l'eau. Ce dernier ne répondit pas mais ferma les yeux intensément et le bassin se remplit d'eau, réagissant à la demande silencieuse du roux à la salle. Potter le remercia rapidement avant de vider la fiole et d'y déposer Esther avec qui il dialoguait, sous l'œil interrogateur de Weasley.

« - Je savais pas que c'était une vipère aquatique.

- Parce que ce n'est pas le cas. Esther va muer cette nuit, alors je fais une expérience, répliqua Harry sèchement.

- Oh ! Bon, je me la ferme, cru-t-il bon de rajouter en voyant l'air absent du Serpentard, un léger sourire amusé sur les lèvres.

- Merci », grogna Harry, absorbé par la concentration qu'il développait pour contrôler la stabilité de la potion.

Il avait confiance en sa préparation, mais le risque zéro n'existe pas.

« - §Qu'est-ce que tu ressens ma belle ? §

- § Ben pour l'instant juste l'habituel tiraillement, mais dès que je ressens un changement je te le dit.§ »

Les minutes s'écoulaient pendant lesquelles Potter discutait avec Esther dont la peau se détachait lentement mais sûrement et que Ron buvait son verre, qui se remplissait régulièrement, tout en étant absorbé par la scène qui se déroulait sous ses yeux. Lorsque la mue de la vipère s'accéléra, il ne résista plus à la tentation et se laissa tomber au sol, aussi élégamment que l'alcool le lui permettait, à côté du bassin.

« - Ca ne te dérange pas si je reste là ? demanda-t-il doucement, ne voulant pas perturber la suite des événements.

- Non, pas de soucis. Mais dis moi, ça ne te dérange pas d'être aussi près du futur mage noir ? ricana-t-il doucement.

- Je ne crois pas à ces conneries. Le dernier en date était Gellert Grindelwald, et je peux te dire que tu n'as rien à voir avec lui ! Et en plus, t'es nettement plus classe que lui avec un serpent autour du coup.

- Qu'en sais-tu ? Qui te dis que je n'ai jamais tué, jamais torturé, jamais frappé quelqu'un à mort ? Rétorqua placidement Potter.

- Serais-ce des aveux Potter ? Tu sais, si tu en as trop sur la conscience, mon père travaille au ministère. Je suis sûr qu'il serait ravi de t'aider, déclara-t-il avant d'éclater de rire.

- C'est une bonne chose à savoir. Merci pour la proposition mais je vais décliner.

- T'es sûr ? Bon, comme tu veux. Tiens, ta vipère n'a même plus la peau sur les os ! »

Harry ignora délibérément la tentative de blague du jeune homme et se concentra sur la mue d'Esther. Il intima à cette dernière de plonger sous l'eau lorsqu'elle lui indiqua un fourmillement inhabituel. Harry admira l'élégance de son amie qui se mouvait sous l'eau avec grâce, se détachant totalement de son ancienne peau. Une fois que celle-ci se mit à flotter à la surface du bac, il l'a fit léviter et la déposa dans une boîte en cuivre qu'il avait prévu à cet effet. Pourquoi du cuivre ? Tout simplement pour éviter des interactions magiques indésirées.

Esther était à présent recouverte d'une nouvelle couche d'écailles, plus fines et plus brillantes que les anciennes.

« - Jusque là, il n'y a rien d'anormal, informa Potter. Ma potion devrait bientôt agir.

- Elle peut rester combien de temps sous l'eau ? demanda Ron, l'air de rien.

- Tu ne serais pas entrain de prendre des notes pour ton devoir supplémentaire en potion, Weasley ?

- Moi ? Mais qu'est-ce que tu vas chercher par là ! s'esclama Ron, faussement outré.

- Environs dix minutes. Et maintenant je veux plus t'entendre.

- Yes, sir ! »

Harry referma la boite et la glissa dans une poche de sa veste. Il se retourna et regarda avec attention les écailles de sa protégée qui remontait d'ailleurs à la surface.

- § Combien de temps je vais encore devoir resté là-dedans en apnée ?§ Demanda Esther qui semblait en avoir assez.

- §Pas longtemps, ne t'inquiète pas. Je te ferais signe. Maintenant retourne sous l'eau, à moins que tu ne veuilles que ta tête soit plus faible que le reste de ton corps !§

- §Bien sur que non !§ » siffla la vipère avant de replonger.

La vipère se contenta cette fois de se laisser flotter inerte dans l'eau, laissant Harry fixer ses écailles qui, au grand étonnement de Weasley, devenaient de plus en plus argentée, brillant de plus en plus. Ce fut lorsque l'une des écailles située sur le haut de la tête de la vipère devint blanche qu'Harry pointa rapidement sa baguette et sorti Esther en la faisant léviter. Cette dernière, une fois reposée au sol, siffla de colère contre le sorcier qui ne l'avait fait sortir qu'au dernier moment, et de la manière forte. Celui-ci ne l'écouta pas et se contenta que la sécher et de passer son doigt sur ses écailles.

« Parfait, maintenant je vais tester les effets »

Et avant qu'Esther ou Ron aient pu réagir, il conjura un marteau qu'il abattit sur le corps de l'animal.

« - §Nan mais t'es taré ?§

- §As-tu senti quelque chose ?§ s'enquit Potter

- §A part de la trahison, tu veux dire ? Et bien juste une légère pression.§

-§Bien. Passons à la magie§ »

Et Harry, d'un léger mouvement du poignet, lui jeta un sort d'expulsion qui resta sans effet.

- Félicitation Potter, te voilà en possession d'un Super Serpent ! s'exclama Ron en rigolant, s'étalant de tout son long sur le sol.

- Et toi tu es complément fait. Au fait, c'est une tradition à Poudlard de se bourrer la gueule comme ça, sans aucune raison ?

- Pas vraiment. Personnellement, ça me défoule. Je regrette le club de duel, t'imagines même pas…

- Pourquoi ils l'ont supprimé ?

- Trop de blessés, soupira Ron. J'avoue que j'ai moi-même fini plus d'une fois à l'infirmerie en mauvais état, et ton pote Malfoy n'y est pas étranger.

- Tu t'es fais foutre une raclée par le blondinet ?

- Ouais, faut dire que je suis pas un as des études… plutôt du Quidditch ! Je suis batteur.

- Tu dois être plutôt balèze alors, demanda Harry avec une petite idée derrière la tête.

- Ca va, répondit Ron en haussant les épaules, je pense être un peu plus fort que la moyenne mais c'est tout.

- J'ai envie de tester. Frappe moi.

- Pardon ?

- Vas-y frappe !

- Mais t'es dingue ? T'es maso ou quoi ?

- Ok, si tu ne me frappes pas je te stupéfie avec une bouteille de whisky à la main, je te fous à poil et t'expose debout sur la table des profs dans la grande salle.

- T'oserais pas, ricana Ron, mal à l'aise.

- Tu veux parier ?, répliqua Harry en sortant sa baguette.

- T'es sur ? Tu veux que je te frappe ?

- Putain mais si je te le dis ! »

Ron se dit qu'il était taré mais puisqu'il insistait tant… Il banda ses muscles et assena au Serpentard une droite dans sa mâchoire. Ce dernier ne broncha pas, se contentant de sourire en se frottant le lieu de l'impact et de passer sa langue sur sa lèvre fendue.

« Pas mal, ricana-t-il, mais c'est moi le Maître du Jeu »

Le rouquin ne comprit pas, mais il cessa de penser lorsqu'un poing s'abattit dans son ventre, le faisant plier.

Harry rangea ses affaires d'un mouvement du poignet et sorti de la salle où grognait toujours le rouquin, allongé au sol.

Finalement, je vais peut-être pas m'emmerder tant que ça dans cette école de malheur !


(*) Système de notation à Poudlard :

O : Optimal E : Effort Exceptionnel A : Acceptable P : Piètre D : Désolant T : Troll

Commentaire de ma super Béta :

Enorme ! Vraiment ! Tout simplement énorme ! Un Harry dérangé, un Severus cool, un Draco sympatoch', un Ron alcoolique... Mais alors, aura t-on le droit à une Hermione nymphomane :') le comble ! J'adore comment tu écris que ce soit sur sombre musique où sur la vengeance du Serpent ! J'attends les prochains chap' avec impatiente ! Bisous la Miss !

c0rnii :D

Bon, vous avez aimé ou pas ? « Yes – moui – bof - crève ? » A vos clavier !

A dans 10 jours les crapauds ! (notez bien la dégradation du surnom ^^)

Bye, maud.