CREUSER LE CIEL
Blabla de l'artiste : Hi honey ! What's up ?
Ouais, je suis un artiste aujourd'hui. Et je fais un petit caprice d'artiste en conséquence. Une flémingite aigue m'a saisie avec violence, moitié due à une fatigue tangible et réelle, moitié due à un petit coup de mou, d'où le léger retard de parution (ça va, on est encore samedi techniquement =) ). J'ai eu cette semaine les dates de mes oraux (je serai à Paris pendant la Japan Expo entre autre, mais probablement dans l'incapacité d'aller y faire un tour, voila qui est plutôt blasant et un peu triste, comme un rêve qu'aurait eu l'otaku modérée que j'étais pendant mon adolescence et qui se meure) et j'ai donc dû courir pour organiser tout ça. (Billet de TGV : check. Hotel : Check. Valise neuve : Check. Compte en banque à sec : Check. Liste des musées à visiter si je trouve le temps : Check.) Au final, avec tout le bordel qu'il y a eu, l'agitation dans ma vie, j'ai quasiment pas eu le temps d'écrire ces derniers temps. Ce qui pue des fesses, vu que si j'ai adopté un rythme de parution lent, c'était dans le but d'avoir le temps d'écrire la fiction suivante entre temps ! Là j'ai même pas deux chapitres d'écrit (sur je sais pas encore combien) et encore, c'est que des premiers jets ! Bref, la lose. En plus le dernier chapitre (le 5) de cette présente préquelle mérite une réécriture en profondeur. J'ai un tas de devoirs, et je suis en train d'angoisser par-dessus le marché : Ca va tellement bien depuis tellement de mois dans ma vie que je me dis que ca peut pas durer, et que les oraux vont sonner le glas de la période bénite qu'a été l'année qui vient de s'écouler. Voila, c'est pas très kikoulolesque comme blabla, mais plutôt en mode 3615 Ma Vie/Mon Cul de dépressive :P Enfin, je déprime pas mais j'angoisse un peu. Et j'ai tellement la tête dans le cul le matin que si ca continue, je serais un cas d'étude pour la fac de proctologie. Si, si, je vous jure.
Tiens, c'est fou ce que c'est joyeux aujourd'hui ! Comme le hasard fait bien les choses, le chapitre qui suit ne sera pas non plus riant et sautillant, dans une certaine mesure ! Enfin vous verrez, et bien entendu vous reviewerez ! =) (Je fais pas de chantage hein, mais vos reviews sont votre meilleur chance de me motiver à réécrire le chapitre 5 avant la semaine prochaine, et je ne le publierais pas tant que je ne l'aurais pas écrit ! Vu le coup de mou que j'ai, sans vous faire du chantage, je vais plutôt en appeler à votre soutien : j'ai besoin de savoir pour qui j'écris ! Motivez moi ! (un flingue sur la tempe ou un bisou dans le cou marche à peu près autant l'un que l'autre, à vous de choisir votre arme ) ) ) (oulala beaucoup de parenthèse, je vais bientôt prendre ma Casio (TI c'est pour les nuuuuls !) plutôt que mon ordi pour écrire mes blablas !)
Donc un chapitre énième chapitre musical (5 chansons), on se rapproche dangereusement de la fin puisque le prochain chapitre est le dernier ! Pas grand-chose de plus à dire, je suis un peu amorphe là XD J'ai envie de dormiiiir *_*
Ah et encore un autre truc (oui je suis pas douée pour être brève :P), on m'a offert un livre et quelle n'a pas été ma surprise quand j'ai vu que c'était édité par la maison d'édition Alphée ! Un petit tour sur le site donne ceci : « Les éditions ALPHEE, du nom du dieu-fleuve qui nettoya les écuries du roi Augias dans les douze travaux d'Hercule(j'étais même pas au courant que c'était un Dieu Fleuve spécial, j'aurais du mieux faire mes recherches préalables moi !) […] se consacrent à éditer des textes favorisant l'élévation des plans spirituels et l'évolution des états de conscience. Sa production espère apporter des réponses aux grandes interrogations de notre temps. Elle désire servir l'humanité dans sa perspective cosmogonique et universelle. Elle souhaite réunir ce qui est séparé.» Ouais, j'aime bien lire des trucs intellos des fois =) (en l'occurrence, ce livre là est un livre sur l'histoire de la Physique Quantique, qu'on m'a donc offert parce que j'ai un petit trip perso sur le Chat de Schrödinger… Ah, les trip(e)s des scientifiques !)
Bon, cette tentative de blabla sommaire et concis est un échec critique. *EPIC FAIL* Tant pis ! =)
Bonne lecture
Galoche baveuse
Nutella
Disclaimer : Bon il est 22H16, un samedi, après une semaine de 6 jours… Pas forcément le moment où je suis au sommet de mon art, je pense que vous comprendrez. Sans tomber dans le disclaimer standard, on sera sobre. Le personnage d'Alphée est ma propriété exclusive. (si cependant vous voulez l'utiliser pour le rendre heureux, on peux en parler). D'ailleurs à son propos, malgré les reviews qui me le demandaient, je ne l'ai pas tué, et je n'ai pas fait de lui le jumeau astral de Drago. Vous êtes des grandes malades pour avoir des idées pareilles ! Mon pauvre petit Al' ! Et sinon… Je ne crois pas qu'il y ait grand-chose qui m'appartienne dans cette histoire. Juste cet OC. Le reste appartient à qui de droit, vous connaissez le truc. A qui de droit… C'est quoi cette expression pourrie ? Bref voila. Je vais aller au lit, j'en peux plus, donc je suis désolé si tout ca est un peu torché à la va vite ! [EDIT Post Bonne nuit de sommeil: Maintenant que j'ai l'esprit un poil plus clair, je me suis rendu compte qu'il y avait au moins un autre OC dans cette histoire à savoir Clarisse. Et on peut même ajouter la serveuse nympho: elle a un physique, une personnalité vaguement esquissé et un prénom, c'est donc pas très loin d'un perso non? Voila qui est donc ajouté à la liste de ce qui m'appartient! Rendre à César ce qui appartient à César!]
Fond Musical Proposé : 5 musiques, dont 2 parmi mes préférées de tout l'univers (Shaka et Tenacious). Mai comme toujours, vous pouvez toutes les écouter, ca fait pas de mal =)
Je propose et tu disposes, petit lecteur marmoréen (je me met à la mode Twilight, j'ai envie ^^)
Enjoy
CHAPITRE IV: THE LITTLE THINGS GIVE YOU AWAY
« I love you Harry. Je t'aime. »
Le brun se raidit. Le français soupira tristement dans son cou et reprit :
« Tu n'as pas besoin de me dire que toi aussi. En fait tu n'as même pas besoin de répondre. Ce n'est pas grave. J'avais juste besoin de le dire. »
Il tendit le cou et embrassa chastement le brun avant de revenir poser sa tête contre son épaule.
Quand Alphée rentra ce jour là, il trouva son petit ami dans le salon, installé à la table devant ses cours, chantonnant, son casque sur les oreilles.
Brain, walk-on by
I 'm not gonna sleep tonight
I've got a crush on you my friend
I can't explain, I can't explain, no ...
Guy, I wanna try to tell the secret in my mind
But I'm not sure you'd understand
The sex insane, that's insane, ya!
Brain, tryin' to fight for what is wrong and what is right
Can a man be with a man?
A loco game, a loco game, ya!
Boy, my dreamee-toy
If I wanted to explain, I'm not sure you'd understand
But who's to blame who's to blame?
Le cerveau, un figurant sur le banc de touche
Je ne vais pas dormir ce soir
Je craque sur toi mon ami
Je ne peux pas expliquer, je ne peux pas expliquer, non…
Mec je veux essayer de dire le secret qui est dans mon esprit
Mais je ne suis pas sur que tu comprendras
Le sexe insensé, c'est démentiel, yeah !
Le cerveau, essayant de lutter pour ce qui est faux et ce qui est vrai
Est-ce qu'un homme peut-être avec un homme ?
Un jeu dément, un jeu dément, yeah !
Un garçon, mon jouet rêvé
Si j'avais voulu expliquer, je ne suis pas sur que tu aurais compris
Mais qui est à blâmer ? Qui est à blâmer ?
(1)
Soudain, la brise printanière de ce mois d'avril pénétra par la fenêtre et fit s'envoler quelques feuilles, faisant se retourner le Survivant qui remarqua enfin le blond. Il se débarrassa de son casque et de leva pour aller à la rencontre de son petit ami.
« Ah, enfin ! Je croyais que tu quittais plus tôt que… Par Merlin Al' qu'est-ce qui s'est passé ? »
Il courut jusqu'au jeune homme dont la lèvre était fendue et qui tremblait. Il souriait cependant d'un air calme, un peu résigné.
« C'est rien. Ton… Je ne trouve même pas de mot pour ça. Malefoy est venu me voir. Il m'attendait à la sortie des cours. Il savait que j'étais étudiant en deuxième année d'Arithmancie, et il connaissait mon prénom. Enfin il m'appelait « Alfi » mais…
‒ C'est lui qui t'a fait ça ? Je vais le tuer ! Je vais…
‒ C'est bon 'Ry, je suis un grand garçon. Il a emporté un souvenir de moi aussi. En fait, c'est même moi qui ait frappé le premier, alors calme toi. »
Harry resta stupéfait, la bouche ouverte, contemplant son petit ami si discret d'habitude comme s'il ne l'avait jamais vu. Il tenta de se reprendre.
« Il… Tu… Qu'est-ce qu'il te voulait ?
‒ Juste me parler.
‒ De… De quoi ?
‒ Et bien notamment du fait que le jour de notre rencontre, quand tu avais quitté le bar, il t'avait suivi. Ca je le savais déjà, je l'ai vu. Quand quelqu'un dans son genre se lève et sort en courant, ça ne passe pas inaperçu, et quand je l'ai vu à Noël dernier dans le bar je l'ai reconnu. Il m'a appris que cette soirée il y a un an et demi c'était soldée chez lui. Ca je l'avais déjà deviné. Il a prétendu qu'à Noël dernier dans les toilettes, ça avait aussi été… « torride » entre vous, selon ses mots, mais ça je savais que c'était des conneries. Il m'a dit que tu l'aimais toujours, que je ne serais jamais qu'un substitut, ce genre de chose. C'est sans doute à peu près à ce moment-là que je lui ai balancé mon point dans la gueule. On nous a séparés. Il est parti. »
Un silence assourdissant s'installa. Harry n'en revenait toujours pas, et Alphée le fixait d'un air vide, attendant une réaction. Le Survivant savait qu'il aurait dû dire quelque chose, le rassurer. Il en était juste incapable. Il remarqua que le poing du blond était éraflé. Il prit sa main avec douceur.
« Viens Al', on va soigner ça.
‒ Harry…
‒ Oui ?
‒ S'il te plait, laisse moi te faire l'amour. On est ensemble depuis un an et trois mois, on vit quasiment ensemble depuis un an, officiellement depuis bientôt sept mois. Je t'aime, et j'ai envie de toi. J'ai besoin de ça. »
Harry resta quelques secondes interdit, cherchant les mots, son regard toujours sur la main du français qu'il tenait entre les siennes, qui tremblaient. Il ouvrit la bouche puis la referma, hésitant. Soudain, Alphée retira sa main d'entre celles de son petit ami d'un geste sec. Il soupira puis parla d'une voix posée.
« D'accord. Okay. Ecoute, je t'aime, mais c'est plus possible. Tu devrais partir dormir chez Hermione et Ron pour ce soir. Demain, je partirais tôt dans la matinée, j'irais passer la fin de la semaine chez mes parents, ça fait longtemps que je ne les ai pas vus. Lundi, je voudrais retrouver l'appartement vidé de tes affaires en revenant.
‒ Mais…Quoi ? Enfin Alphée, qu'est-ce qui te prend !
‒ Harry, c'est insultant quand tu me prends pour un idiot comme ça. Il y a que je sais que tu penses encore à lui, que tu l'aimes et que tout ce qu'il a dit est vrai. Je sais que tu ne m'aimes pas. Et parfois je vois dans tes yeux que quand tu me fais l'amour, c'est lui que tu vois. Et tu sais ce qui est le pire dans tout ça? C'est que c'est quand tu penses à lui que c'est le meilleur ! Parce que tu deviens passionné.
‒ Alphée je…
‒ Laisse moi finir. Inutile de nier. Tu ne m'aimes pas. J'ai attendu, tu sais ? J'ai espéré. Je t'ai aimé longtemps sans te le dire parce que je savais que tu risquais de flipper ou de culpabiliser. J'ai été patient avec toi. J'ai accepté de te laisser te guérir tout seul de lui, j'ai espéré que tu y arriverais, que tu l'oublierais, parce que je voyais que tu le voulais. J'ai rien dit, j'ai attendu, j'ai laissé faire. Même si tu me baisais en pensant à un autre. Même si dans tes rêves, c'était lui que tu voyais, et c'était son nom que tu murmurais à côté de moi dans le lit quand tu souillais les draps dans ton sommeil. J'ai attendu. Mais tu n'y arrives pas. Tu n'arrives pas à mettre un terme à cette attirance pour lui. Tu n'arrives pas à l'oublier, à passer à autre chose, à m'aimer. Et moi je n'y arrive plus. J'en peux plus de t'attendre pour rien, je n'en peux plus de pleurer en silence parce que tu as jouis en moi en fermant les yeux pour mieux te rappeler son visage à lui. Alors je crois qu'il vaudrait mieux qu'on en reste là. J'ai plus la force d'accepter d'être un autre pour toi. Je ne suis pas heureux. Et toi non plus, parce que c'est lui que tu veux.»
Un long silence suivit, Harry cherchant les mots, mais ne trouvant rien à répondre. C'était vrai. Il était un connard, il s'était servi d'Alphée. Egoïstement. Il l'avait blessé. Il l'avait sous-estimé. Il hocha faiblement la tête, alla jusqu'à la table, d'un coup de baguette magique rassembla ses affaires étalées là et les fit voler en vrac jusqu'à sa besace qu'il jeta sur son épaule. Il revint se placer devant le blond qui regardait par terre, les larmes aux yeux, les mâchoires serrées.
« Je… Je suis désolé. J'aurais voulu t'aimer parce que tu…
‒ Don't… Just shut up. N'aggrave pas les choses. Pars maintenant. »
Il obéit en silence. Il attrapa son trousseau de clés posé sur le guéridon dans l'entrée et sortit sur la pointe des pieds, honteux. Il se retrouva sur le palier, déboussolé et ne sut où aller. Il ne se sentit pas capable d'aller affronter les reproches d'Hermione pour le moment. Il marcha un peu au hasard et se retrouva assis sous un arbre, contemplant la tamise aussi grise que le ciel. Dans ses oreilles, son baladeur jouait une musique lancinante et désespérante. Il ferma les yeux et s'allongea.
Water grey
Through the windows, up the stairs
Chilling rain
Like an ocean everywhere
Don't want to reach for me do you
I mean nothing to you
The little things give you away
And now there will be no mistaking
The levees are breaking
All you've ever wanted
Was someone to truly look up to you
And six feet under water
I Do
Eau grise
A travers la fenêtre, en haut des escaliers
Pluie glaçante
Comme un océan, partout
Tu ne veux pas me chercher, n'est-ce pas ?
Je ne représente rien pour toi
Les petites choses te trahissent
Et maintenant il n'y aura pas de méprise
Les digues sont en train de céder
Tout ce que tu as toujours voulu
C'était quelqu'un qui te respectait vraiment
Et dix pieds sous l'eau
Je le fais.
(2)
Il sentit bientôt la pluie venir se mêler à ses larmes. Pourtant il était incapable de bouger, toujours allongé dans l'herbe en t-shirt sous l'averse glaciale, alors que la nuit tombait.
Quand Ron ouvrit la porte, il était déjà en pyjama, une brosse à dent dans la bouche, se préparant à aller au lit, l'air mécontent d'être dérangé à une heure pareil. Mais quand il vit Harry trempé, grelottant et l'air vide sur le palier, cet agacement se dissipa. Il appela sa petite amie, qui accourut, elle aussi prête pour la nuit.
« Harry ? »
Elle le sécha et le réchauffa pendant que Ron faisait du thé brulant. Harry ne lâcha que quelques minces brides de phrases d'une voix atone pour expliquer sa présence, et il tomba bientôt endormi dans le canapé. Il sentit vaguement qu'on le déplaçait magiquement jusqu'au lit de son ancienne chambre après l'avoir déshabillé. Il sombra très vite dans un sommeil sans rêve.
Quand il se réveilla le lendemain, il mit quelques secondes à comprendre pourquoi il était là. Ce n'était pas chez lui. Mais son chez lui, c'était nulle part, maintenant. Son cœur se serra, et il eut envie de pleurer dans cette chambre vide, dans ce lit où il avait dormi seul pour la première fois depuis des mois.
Il finit par se lever, vaseux. Il trouva Ron assit devant la télévision. Il se racla la gorge pour signaler sa présence. Le roux sursauta et le rejoignit en souriant. Il lui servit son petit déjeuner et s'assit en face de lui.
« Hermione est partie avec tes clés chez Alphée, chercher tes affaires.
‒ D'accord.
‒ Tu… Tu veux en parler ?
‒ Pas trop, non.
‒ Tu sais mon pote, c'est pas grave. Hermione t'engueulera pas je veux dire.
‒ …Là je suis carrément rassuré, merci ! Si Hermione me pardonne d'avoir brisé le cœur de mon petit-ami alors tout va bien ! »
Ron rougit face au sarcasme de son ami.
« Je suis désolé je voulais dire que… que tu n'avais rien à craindre de ce coté là. Mais je sais que ça ne change rien à… ton problème quoi.
‒ Tu veux dire au fait que j'aime Malefoy sans savoir pourquoi, sans arriver à me débarrasser de ce sentiment ridicule et à sens unique, et sans espoir d'être heureux un jour ? Ouais, effectivement, l'avis d'Hermione ne change rien à tout ça. »
Le rouquin était démuni face au Survivant et à son désespoir. Le silence pesant s'étira, Harry mâchonnant mollement un toast pendant que son ami restait à ses cotés, mal à l'aise, cherchant quelque chose à dire.
Une sonnerie de téléphone rompit le silence, faisant sursauter l'ancien gardien. Harry regarda son hôte sauter sur le combiné comme sur une bouée de sauvetage.
« Ah, c'est Hermione ! dit-il à l'intention de Harry avant de décrocher. Coucou ma chéri ça va ? Qu'est-ce que tu… C'est vrai ? Mais c'est super ! Harry tu… Quoi ? Mais enfin 'Mione… Je suis pas… Bon d'accord. Si c'est toi qui le dit… D'accord. Mais tu rentres tout de suite ?... Non, tout de suite !... D'accord… A tout de suite alors. »
Il revint s'assoir en face du brun, qui le regardait d'un air avide. Ron semblait encore plus mal à l'aise qu'avant.
« Qu'est-ce qu'il y a ?
‒ Rien d'important. Elle rentre avec toutes tes affaires.
‒ Me prend pas pour un con Ron. Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
‒ Non Harry, s'il-te-plait… C'est rien, laisse tomber.
‒ Ron, me force pas à te torturer !
‒ C'est juste… Alphée a laissé un mot comme quoi tu pouvais garder le tableau que vous aviez acheté ensemble au Caire !
‒ Ron ! »
Harry s'était levé brusquement en sentant poindre la fureur devant la manifeste cachoterie de son ami, qui se leva à son tour pour éviter le café que le Survivant avait renversé et qui se répandait sur la table, menaçant de lui couler sur les genoux. Il se détourna et entreprit de quitter la pièce mais le Survivant lui barra le chemin, menaçant.
« Ron, accouche ! Qu'est-ce qui est super et qu'Hermione ne veut pas que tu me dises !
‒ Harry sérieusement… Ne me force pas… Elle va me tuer si je te le dis…
‒ Ron…
‒ 'Ry mon pote, elle me le fera vraiment payer ! Tu n'auras qu'à lui demander quand elle arrivera ! Attend un peu !
‒ Arrête d'être une lopette Ron ! C'est toi l'homme ! Maintenant parle parce que moi je risque vraiment de te tuer ! »
Le brun grondait comme une bête en colère. Le roux abandonna la partie, sachant que son meilleur ami était bien trop entêté pour céder.
« Bon. Tant pis. Alphée a laissé un mot pour dire… Pour dire que quand Malefoy lui a parlé, il lui a dit qu'il avait quitté sa petite copine et qu'il lui avait dit toute la vérité. Sur… Sur le fait qu'il l'avait trompé avec un garçon. Et il avait demandé à Alphée de transmettre le message. »
Harry amorça un geste pour partir mais Ron le retint :
« Attend 'Ry… Je… On ne pense pas que ce soit une bonne idée. Tu sais que Malefoy n'est pas quelqu'un sur qui tu peux compter ! Ca finira mal… S'il-te-plait mon pote…
‒ Ron, si c'était Hermione, tu sais que tu irais, même si elle était une garce. Parce que tu l'aimes. Non ?
‒ …
‒ Et bien voila. Je peux pas laisser passer ma chance. »
A ce moment-là, Hermione entra dans l'appartement.
« Je suis rentrée. »
Harry se tourna vers Ron, et avec un regard d'excuse il transplana, sachant que son ami allait se faire incendier par sa petite amie.
Il arriva devant l'immeuble chic de Drago, et monta les marches quatre à quatre jusqu'au loft du blond, pas le moins du monde gêné par le fait qu'il ne portait qu'un pantalon de pyjama trop grand et un sweat-shirt, ses pieds nus s'enfonçant dans l'épais tapis bordeaux qui recouvrait les escaliers. Il frappa à la porte qui s'ouvrit bientôt, non pas sur Drago mais sur Clarisse, les yeux rougis. Une musique douce filtrait de derrière elle :
Bye bye baby.
Don't be long.
I'll worry about you while you're gone.
I'll think of you in my dreams.
You'll never know just what you mean to me...
Bye Bye bébé
Ne soit pas long
Je suis inquiète pour toi quand tu es parti
Je pense à toi dans mes rêves
Tu ne sauras jamais ce que tu représente pour moi
(3)
Ils restèrent figés quelques secondes, se dévisageant. Elle fut la première à reprendre sa contenance, un masque froid se posant sur ses traits fatigués.
« Vous !
‒ Je… Je… Drago n'est pas…
‒ Non, Drago n'est pas là. Il m'a laissé galamment la matinée pour ramasser mes affaires et évacuer son appartement. »
A la vue du sourire heureux du brun, la demoiselle fronça les sourcils. Elle détailla lentement son vis-à-vis des pieds à la tête d'un air critique et méprisant puis cracha :
« Vous croyez que vous avez gagné quelque chose ? Vous croyez qu'il va être différent avec vous ? »
Harry se sentit soudain glacé par son assurance pleine de morgue. Il ne s'attendait pas à ce que la petite amie bafouée sache qui il était et surtout qu'elle soit si hargneuse. Il avait l'image d'une victime, d'une jeune fille douce et impressionnable, et soudain l'agneau se transformait en tigresse. Il resta les bras ballants pendant qu'elle continuait :
« Vous croyez qu'il m'a quitté pour vous, qu'il vous aime et que ce sera un conte de fée hein ? Pauvre idiot. Quand il m'a quitté, il ne m'a pas dit votre nom, mais je sais qui vous êtes, Harry. Vous l'aimez sans doute depuis Poudlard. C'est triste pour vous. Il a mit fin à notre histoire non pas en me disant qu'il avait trouvé quelqu'un qu'il aimait, non, il m'a juste dit qu'il avait trouvé quelqu'un qui suçait mieux que moi, et que du coup je devenais superflue. Mot pour mot. Vous n'êtes pas sa première infidélité. Drago n'a jamais été fidèle. Peut-être avez-vous le titre de premier homme à avoir partagé son lit, c'est vrai. Et je suis sure que c'est vous dont il parlait. Mais ne croyez pas que c'est une victoire. »
Il était stupéfait, immobile devant le cynisme de cette fille. Elle était véhémente, mais elle ne semblait pas le détester réellement. Certes, elle lui en voulait d'avoir été celui qui avait brisé son couple mais elle semblait surtout avoir aussi pitié de lui. Et cette pitié effraya Harry au plus haut point. Elle reprit :
« Vous voulez ma place, je vous l'offre. Je vous préviens. C'est un cadeau empoisonné. Allez-y, courez le trouver, il doit être dans une de ses boutiques favorites, ou bien dans un café chic. Dites-lui votre amour. Il vous sourira d'un air tendre et peut-être même qu'il vous dira que lui aussi il vous aime si vous avez de la chance. Et vous le croirez surement. Vous avez l'air d'un brave garçon. Vous allez souffrir. Vous croyez que l'aimer de loin est la chose la plus douloureuse que vous puissiez endurer. Mais le plus douloureux c'est de l'aimer depuis son lit, ce lit où tant d'autres passent dès que vous n'y êtes plus. Le plus douloureux, c'est de l'entendre vous dire qu'il vous aime et qu'il n'aime que vous alors qu'il sent encore le sexe. C'est de savoir que les sous vêtements en dentelle qu'il vous offre sont ceux qu'une fille de passage a oubliés. C'est de vous demander, quand vous croisez une jolie fille dans le hall de l'immeuble, si elle avait encore la queue de votre petit ami entre les cuisses quelques minutes plus tôt, où et dans quelle position il l'a fait jouir. Le plus douloureux, c'est de l'avoir allongé à côté de vous, contre vous, en vous, et de savoir que vous ne pourrez jamais le retenir, que même si vous le serrez très fort, il ne sera jamais vraiment à vous. Le plus douloureux, ce n'est pas de le regarder de loin en se disant que peut-être, si la vie était mieux faite, il vous aimerait aussi, mais de le voir vous dire qu'il vous aime en voyant dans ses yeux que ce ne sera jamais vrai. »
Un long silence suivit, elle observait d'un air presque curieux les effets de ses mots sur le brun, prit de vertige sur le seuil de cet appartement dans lequel il se voyait déjà emménager quelques minutes plus tôt. Elle lui fit un sourire un peu condescendant.
« Vous devriez partir maintenant. Si vous décidez d'ignorer ma mise en garde et de tenter l'expérience, Drago sera là ce soir. »
Elle referma la porte sur ses mots. Harry rentra comme un zombie chez Ron et Hermione, les trouvant en grande dispute quand il ouvrit la porte. Son arrivée interrompit les cris. Hermione vint vers lui, inquiète.
« Harry ça va ?
‒ Je ne sais pas…
‒ Qu'est-ce qui s'est passé ?
‒ Je… Je crois que je ne vais pas sortir avec Malefoy finalement. »
Il leva les yeux vers ses amis tous les deux ébahis.
« Tu as sans doute raison Ron, c'est pas une bonne idée. »
Les deux meilleurs amis du Survivant restèrent bouche bée, choqués par l'attitude calme et raisonnée de Harry. Hermione lança un regard en coin à Ron, visiblement stupéfaite de savoir que son petit ami avait réussi à dire quelque chose de si sensé et d'avoir réussi à avoir une prise sur le brun. Celui-ci soupira puis se dirigea vers sa chambre, toujours sonné.
« Ca ne vous dérange pas si je reviens vivre avec vous pour quelques semaines, le temps de me trouver un appart' ?
‒ Hors de question que tu repartes Harry, tu reviens vivre avec nous !
‒ C'est gentil Ron, mais je crois qu'il est temps que j'ai mon propre chez moi. T'inquiète pas. Ca va aller. »
Il ferma calmement la porte derrière lui, laissant les deux ex-Gryffondors perplexes. Jamais ils n'osèrent demander au brun ce qui s'était passé.
Deux semaines plus tard, il déménageait pour un petit deux pièces qu'il avait trouvé non loin du campus, inflexible malgré les suppliques de Ron et Hermione qui voulaient qu'il finisse l'année scolaire chez eux. Ils s'inquiétaient beaucoup pour leur ami qui semblait fatigué et déprimé.
Les retrouvailles avec Alphée furent tendues. Il fallut un mois pour que le blond accepte de se joindre à nouveau à la bande un vendredi soir. Harry le prit à part dans le courant de la soirée :
« Ecoute Al', je voulais te dire… Je m'en veux terriblement. Je suis tellement désolé…
‒ C'est gentil. Moi aussi je t'en veux.
‒ …
‒ Ecoute Harry, inutile d'épiloguer là-dessus. Je comprends pourquoi… Je te comprends. On ne peut rien faire contre… contre ces sentiments. De même que je n'ai pas pu m'empêcher de t'aimer en sachant que c'était perdu d'avance. Alors je crois que je suis même le mieux placé pour comprendre ce qui t'arrive. Mais ne t'attends pas à ce que je te dise que je te pardonne toutes tes fautes. C'est au dessus de mes forces. Je suis désolé. Si tu cherches le pardon, tu vas devoir te pardonner tout seul. (4)
‒ D'accord… C'est pas grave. C'est normal. Encore désolé.
‒ Arrête de t'excuser. Tu… Hermione ne t'a pas parlé du mot que j'ai laissé en partant ?
‒ Si.
‒ Ah. Et…Tu n'as pas… enfin…D'accord. »
Le blond semblait embarrassé. Même si Alphée comprenait effectivement son ex petit ami, l'encourager à aller vers Drago était trop douloureux. Il se tut. Il hocha la tête puis retourna vers les autres. A partir de ce jour, Alphée recommença à venir à toutes les sorties, même s'il évitait plutôt Harry et lui parlait très peu. Le Survivant de son côté sortait de toute manière moins souvent, prétextant souvent une grande fatigue, du ménage en retard ou du travail à abattre pour les examens de fin d'année qui approchaient.
« Allez Harry, cette fois, tu n'as pas le choix !
‒ Ron, je t'ai dis que je devais bosser pour l'examen de maléfices et…
‒ Me prends pas pour un con, je suis en cours avec toi ! Tu es le meilleur de la classe à ça, alors fais pas comme si tu stressais ! Et c'est dans deux semaines !
‒ Mais…
‒ Non, pas de mais. Tu viens. Je ne repartirai pas sans toi. Si ca peut te rassurer, Alphée ne sera pas là.
‒ Tu crois que je fuis Al' ?
‒ Ben… Un peu ouais…
‒ N'importe quoi. C'est juste que je me sens pas d'humeur à sortir ! C'est vrai que c'est un peu tendu avec lui parce que je m'en veux encore, mais c'est pas une raison.
‒ Roh et puis merde, je m'en fous du pourquoi du comment ! Ce soir tu viens ! Allez ! Tu n'as pas le choix. »
Le brun finit par céder. Son ami était parfois aussi têtu que lui, et il se sentait las de ce combat. Il prit une douche, s'habilla et retrouva le roux affalé dans son canapé, la tête en bas, les jambes sur le dossier, regardant la télévision.
« C'est marrant, vu comme ça la présentatrice de la météo est presque jolie ! »
Ils rirent bêtement puis partirent pour le bar. Ce n'est qu'en arrivant devant que Harry sut que son instinct ne lui avait pas menti…
« Ron, dis moi que c'est une blague ! Un karaoké ?
‒ Oh allez Harry, c'est bientôt mon anniversaire, pour me faire plaisir !
‒ Ton anniversaire est passé depuis presque deux mois Ron !
‒ Steupléééééé ! T'es là maintenant alors autant rentrer !
‒ Je sais pas si tu te souviens de ce qui s'est passé la dernière fois que je me suis retrouvé à une soirée Karaoké, mais moi je m'en souviens trop bien !
‒ Je te forcerai pas à chanter cette fois ! Tu chanteras que si tu veux. Allez, tu manques à tout le monde ! Je te paye autant de verres que tu veux ! »
Le brun soupira. Il ne pouvait pas les repousser sans cesse et s'enfermer dans sa mélancolie, c'était malsain. Ils faisaient cela pour l'aider. Il abdiqua donc à contrecœur et poussa la porte. Il trouva bientôt la table des ex-Gryffondors et tous l'accueillirent avec une ovation. Il s'inclina puis les rejoint. A sa grande surprise, il s'amusa beaucoup. Dean et Seamus chantèrent en duo une chanson de U2, toujours convaincu que leur accent irlandais savamment imité leur donnait un charme mystérieux, et ce malgré le fait que depuis deux ans, leur méthode de drague n'avait pas encore porté ses fruits. Leur prestation pleine de pitreries fit rire l'assemblée, Harry compris. Un peu plus tard, Hermione et Ron allèrent chanter ensemble une chanson d'amour dont le nom avait échappé au Survivant, qui préférait alors se concentrer sur son verre pour éviter de trop se plonger dans ses souvenirs.
Trois ou quatre verres plus tard, Ron profita de l'effet de l'alcool sur Harry pour le convaincre de chanter un duo, et il l'entraina sur scène. Ils se mirent d'accord et entamèrent leur chanson d'un air sérieux :
This is a song for the ladies
But fellas listen closely
You don't always have to fuck her hard
In fact sometimes that's not right to do
Sometimes you've got to make some love
And fuckin give her some smoochies too
Sometimes ya got to squeeze
Sometimes you've got to say please
Sometime you've got to say hey
I'm gonna Fuck you softly
I'm gonna screw you gently
I'm gonna hump you sweetly
I'm gonna ball you discreetly
C'est une chanson pour les demoiselles
Mais les gars, écoutez attentivement
Tu ne dois pas toujours la baiser sauvagement
En fait parfois ce n'est pas bien de le faire
Parfois, tu dois lui faire l'amour
Et lui donner quelques putains de bisous aussi
Parfois tu dois l'enlacer, la serrer contre toi
Parfois tu dois dire « s'il te plait »
Parfois tu dois lui dire « Hey
Je vais te baiser doucement
Je vais te poutrer galamment
Je vais te tringler gentiment
Je vais te défoncer discrètement »
(5)
Les deux futurs Aurors chantèrent avec conviction, comme si c'était la chanson la plus sérieuse et la plus romantique du monde, augmentant encore les rires dans la salle. Lorsqu'à la fin, tous les deux se retrouvèrent à genoux, tenant la dernière note avec passion, la salle leur fit une standing-ovation, les sifflements enthousiastes et les hourras se mêlant aux rires.
Ils regagnèrent leur table, souriant d'un air heureux malgré l'air réprobateur de l'ancienne préfète. Harry était content d'avoir céder, il se sentait bien, et il était sûr que ce n'était pas seulement à cause de l'alcool : pour la première fois depuis des semaines, il s'amusait vraiment.
La soirée se poursuivit, les chansons et les verres se succédant joyeusement. Soudain, Harry vit Hermione et Ron blanchir en face de lui, les yeux fixés sur la scène avec un air choqué. Le brun se retourna donc. Il ne voyait pas qui était sur scène mais fronça les sourcils en reconnaissant la musique qui démarrait. Il se contorsionna et entraperçut enfin la silhouette de l'apprenti chanteur. Ce fut suffisant pour qu'il comprenne et qu'à son tour, il sente le sang quitter ses joues. Il se leva sans trop savoir pourquoi et resta stupidement planté là, contemplant le spectacle irréel qui se jouait devant lui, incapable de réagir, de fuir comme il l'aurait voulu. Le regard d'acier se riva dans ses orbes émeraudes un peu floues, et le brun sentit ses organes se liquéfier quand la voix étonnamment sensuelle du blond entama le premier couplet en le fixant avec un mélange de séduction et d'amusement:
Tonight
I wanna give it all to you
In the darkness
There's so much I wanna do
Ce soir
Je veux te donner tout ca
Dans la pénombre
Il ya tant de choses que je voudrais faire
(6)
NOTES
(1) Twinsted Minda de Shaka Ponk. Un petit groupe français pas très connu que j'ai découvert il y a peu (ils sont passés en concert pas loin de chez moi et l'affiche avec le singe m'a intriguée, alors j'ai été sur Deezer et j'ai eu un coup de foudre =) ). C'est un mélange de genres, un truc entre le rock, l'électro, et je sais plus quoi d'autre, enfin beaucoup de genres mêlés, beaucoup de langues mêlées aussi puisque leur textes sont en anglais avec des mots d'espagnol et de français dedans… Le bordel XD Une énergie folle, un leader charismatique avec une voix particulière, beaucoup d'enthousiasme, un rendu déjanté et qui met la pêche, j'adore tout simplement =) (go wikipédia for more information, et go Deezer pour kiffer vos races =) )
(2) The Little Things Give You Away de Linkin Park. Un morceau mélancolique issu de leur dernier album. Loin d'être leur meilleur album mais ca reste du Linkin Park donc c'est plutôt classe, et cette chanson est vraiment jolie =)
(3) Worry About you de Ivy. Une musique douce, une voix comme une caresse. Un truc un peu mélancolique je trouve. J'aime bien l'instru. A la base c'était un générique d'une série bizarre qui passait sur Paris Première ia plusieurs années de ça. Je crois que ça s'appelait Kindgom Hospital. Mais je suis pas sure… J'avais pas accroché sur la série mais le générique était beau, un peu bizarre, façon poésie morbide.
(4) Tu vois, Alice Ender, Alphée est gentil, compréhensif, mais pas au point de pardonner quand il se fait plaquer =P
(5) Fuck Her Gently de Tenacious D. Un groupe de rock américain déjanté, mené par le charismatique et délirant Jack Black (aussi acteur à ses heures perdues). Un groupe dont on ne parle pas trop en France mais qui cartonne je crois aux Etats Unis. Le bon gout et la finesse de l'amour US ) Moi ils me font rire, j'adore les musiciens tarés qui ne se prennent pas au sérieux ! Pour la traduction, j'espère avoir réussi à rester dans l'idée du texte, mon dictionnaire est limité en vocabulaire vulgaire, il traduit tous ces verbes par « baiser », alors j'ai fait avec mon imagination et mon arsenal d'argot français :P J'ai fait le tour de tous les verbes synonymes de « baiser » que je connaissais, si vous en avez d'autres je suis preneuse P
(6) C'est la troisième fois qu'elle revient cette chanson, vous devez quand même bien finir par reconnaitre ! Si c'est pas le cas, c'est soit que vous êtes pas très doué, soit que vous n'avez pas été assez attentif aux chapitres précédents, et dans les deux cas je ne peux rien pour vous ^^
Voila un joli Cliffanger comme on les déteste ! C'est cadeau !
J'adorerais connaitre vos impressions sur ce chapitre, sur la rupture, sur Clarisse, et sur cette fin !
A dans (en théorie) une semaine pour la fin de cette histoire ! Encore un peu de patience =)
Des gros poutoux
Nelly (*laaaaalalaalaaaaaa lalalalalaaaaaaa* Ah, la petite maison dans la prairie, et ce générique où la gamine se mange la gamelle du siècle… Mon enfance perdue est loin XD)
