Progression


La grande différence entre l'amour et l'amitié, c'est qu'il ne peut y avoir d'amitié sans réciprocité.

Michel Tournier.


Bella PDV

Les personnages appartiennent à. Le personnage de Katherine appartient à L..


Ils se dévisagèrent un instant, puis tous deux prirent une expression que je ne leur connaissais pas. Et je dois reconnaître qu'à cet instant j'avais un peu peur… Il y avait une tension palpable dans la pièce et tout cela me paraissait si étrange… Un froid s'était abattu. J'en frissonnais d'ailleurs. Personne n'avait prononcé un mot. Ce qui voulait sûrement dire beaucoup de chose… Mais qu'est-ce que diable cela voulait dire ?


Quelques secondes à peine avaient du s'écouler, mais j'avais l'impression que c'était beaucoup plus. Katherine et Edward continuaient de se regarder. Et moi je continuais à les regarder. Pour casser la tension évidente je dis de la voix la plus claire et la plus neutre dont j'étais capable :

« - J'arrive dans cinq minutes Katherine, je m'occupe d'abord de ce client. » Mon ton était-pour une fois- très professionnel, limite sec. Tu vois quand tu veux.

Apparemment ma réplique leur rappela ma présence. Ils se retournèrent d'un même mouvement vers moi, coupant ainsi leur duel visuel. Il y eu un rose fuchsia. Oui, un rose fuchsia, tout le monde dit : « un blanc ». Alors moi je dis un rose fuchsia, ce n'est pas ma couleur favorite mais cela peut être très joli aussi. De plus, c'est original. J'ai essayé avec les autres couleurs, mais cela ne fait pas le même effet. Le marron est trop terne. Le jaune est trop doux. Le rouge, bien qu'éclatant, n'a pas sensibilisé les foules. Idem pour les autres couleurs, de plus elles ne font rire personne. Alors que le rose fuchsia, il en « jette » ! Parce que, bien sur, une de mes occupations dans mes années lycée, avait été de « tester les couleurs sur les gens ». Voir celle qui faisait le plus sourire, voir même rire. Et c'est le rose fuchsia qui avait gagné.

Je me retournais vers Edward, en faisant mine de ne pas avoir remarqué l'étrange situation, avec un sourire Colgate des plus professionnels.

« - Donc, vous aviez besoin de … ? »

Il me regarda quelques secondes, certainement un peu ahuri par mon ton. Mais il se reprit vite :

« - J'avais besoin d'un costume, pour un bal de rentré et on m'a chaleureusement conseillé cette boutique. » Dit-il dans un sourire craquant.

Il avait l'air sincère. Après tout, c'est peut-être moi qui me fait des illusions. Certes ils se connaissaient avec Katherine, mais ce n'était pas forcement aussi mauvais que ce que j'en avais pensé. Ils étaient peut-être tout simplement d'anciens amants… Katherine m'avait confié qu'elle voulait venir dans notre université. Et Edward lui y est… C'est sûrement quelque chose de la sorte. J'ai de plus toujours eu une imagination débordante. C'est sûrement cela qui m'a fait pensé qu'il y avait un problème plus important. Je suis nouvelle ici. Perdue. Et disons que l'excitation du début a laissé place à l'angoisse de l'ennui. Mon subconscient a dû imaginer pleins de choses. Bien que cette conclusion me rassura et me redonna confiance, une petite voix, à l'intérieur de moi, ne put s'empêcher de se demander : « Si tout va si bien que ça, d'où vient cette impression tenace que le petit poisson est entrain de plonger entre les mâchoires du requin ? »

Je balayais ces idées noires et me reconnectais avec Edward et Katherine. Je leur fis un sourire sincère et j'enchainais le plus naturellement du monde :

« - Je ne voudrais pas paraître indiscrète, mais vous vous connaissez ? »

Pourquoi nier l'évidence et faire comme si de rien n'était.

Edward eu un sourire beaucoup plus glacial, mais répondit tout de même à ma question :

« - Oui, en effet. Nous nous apprécions à l'occasion. »

Son ton était sec, mais il était resté cordial. Je compris que je n'en saurais pas plus. Je ne pus contrôler le sentiment de satisfaction, voir même de bonheur, que je ressentie face au ton qu'il employé pour parler de lui et Katherine comparer au ton avec lequel il me parlait. Je n'analysais pas ce sentiment tout de suite car Katherine prit la parole :

« - Je te méprise cordialement. » Dit-elle en s'adressant à Edward.

« - Si tu veux. » Lui rétorqua Edward. « Méprisable ou pas, puisque vous êtes là, je vous invite toutes les deux ce soir. » Dit-Edward sur le ton de la conversation en faisant ressortir un côté gentlemen.

Je jetais un regard à Katherine. Techniquement on avait quelque chose ce soir, mais peut-être qu'elle voudrait changer nos plans. Et toi, de quoi tu as envi ? Me dit une petite voix dans ma tête. As-tu vraiment envie de sortir avec Edward ? Où de sortir tout court ?

C'est vrai que pour l'instant je faisais un peu tout ce que voulait Katherine, cela en était presque pathétique. Je me faisais l'effet d'être une petite chose qu'on trimbale. Pas très reluisant pour moi. Et puis, si je sors avec eux, que va-t-il se passer ? Je vais tenir la chandelle et m'ennuyer à mourir ? Où nous allons bien nous amuser et…

« - A moins que vous ayez mieux à faire… » Suggéra Edward face à notre absence de réponse en coupant le cours de mes pensées.

« - Allez, on accepte » Dit Katherine en me jetant un coup d'œil comme pour avoir mon accord sur une décision qu'elle avait de toute façon prise. « Cela me fait plaisir de te voir même si je te méprise de tout mon cœur. » Conclut-elle dans un sourire. Qu'Edward lui rendit.

Super, soirée chandelles !

Face au nouveaux plans pour la soirée, je ne pu empêcher mon cœur de se serrer. J'étais excité de passer une soirée avec Edward, mais il fallait que je me rende à l'évidence : il la passerait surtout avec Katherine.

« - Je dois fermer la boutique et on peut y aller. » Dis-je parce qu'ils attendaient une réponse de ma part.

« - Mais Edward tu ne voulais pas acheter un costume ? » Continuais-je.

« - Si, si, en effet. Mais je pourrais repasser…»

« - Oui, voilà tu repasseras ! » Enchaina Katherine impatiente d'en finir apparemment.

« - Ne sois pas si insultante Katherina… »

Katherina ?Tient, il faut croire que je ne sais pas tout.

Pourquoi ne m'a t-elle pas dit qu'elle s'appelait Katherina? Je lui ai bien dis mon « Isabella » moi. C'est qu'un détail. Mais, pourquoi est-ce que je recommence à me prendre la tête ? Quel autre détail aussi insignifiant mais tellement révélateur quand on les découvre ne m'a-t-elle pas dit ?

A moins que cela soit juste quelque chose entre eux. S'ils ont été amant, c'est peut-être un ancien surnom affectif ?

Mais alors pourquoi j'ai l'impression que ce n'est absolument pas cela ? Et pourquoi se détaille me trouble tant ? Dans un sens, nous ne nous connaissons que depuis quarante-huit heures. On ne se dit pas tout dans un si petit laps de temps, surtout quand on vient de se rencontrer. N'est-ce-pas ?

Pendant mon conflit intérieur Katherine ou Katherina, pour les intimes, ironie quand tu nous tiens, avait fusillé Edward du regard ce qui avait renforcé le sourire de celui-ci. Et elle était entrain de l'insulter de « sot personnage » et de lui faire certainement des menaces vu son regard mais je ne l'entendais pas. Je n'aimais pas ce regard, il faisait…froid dans le dos. Mais heureusement qu'elle ne l'utilisait pas avec moi.

Je n'arrivais toujours pas à me sortir une question de la tête et sans que je ne puisse contrôler le mouvement de mes lèvres, la question sorti toute seule, et je le regrettais presque aussitôt :

« - Est-ce que vous vous êtes aimé ? »

J'avais juste une incroyable curiosité dévorante, et je voulais, non, je devais savoir s'ils avaient été amants. Mais je ne devais pas le demander comme cela ! Non, en fait, je ne devais pas le demander tout court cela ne se faisait pas. Est-ce que vous vous êtes aimé ? N'importe quoi ! Je n'aurais pas pu dire : Est-ce vous avez eu une relation ? Ou pour se la jouer plus cool : Vous êtes sorti ensemble comme pour vous éclater ?

Pourquoi avais-je utilisé le mot aimé ? Il est beaucoup trop…significatif. Profond. Il ne se dit pas à la légère. Pourquoi devais-je savoir s'ils se sont aimés ? C'est ridicule, de toute façon qu'est-ce que cela peut me faire ? Je les connais à peine… Qu'est-ce que cela peut me faire qu'ils aient partagés des mots doux, des après-midi aux parcs, des nuits d'amour, des disputes, des claquements de portes, des petits-déjeunés au lit, des repas grillés, des fous rires, des amis communs, des danses et des concerts… Qu'est-ce que cela peut me faire qu'ils aient surmontés des étapes ensemble, affrontés la vie, qu'ils se soient ennuyés, puis amusés…

Mais pourquoi avais-je fait ce…lapsus ? Il paraît que les lapsus sont en rapport avec « se que pense notre subconscient. » Mais à quoi pensait-il là ?

Peut-être parce que je me sentais finalement très seule et pas si aimée que ça. Mes parents m'aiment oui, mais de loin. Sérieusement, ils se préoccupent plus de moi quand j'habite à des milliers de kilomètres d'eux que lorsque je suis avec eux.

Ma mère est trop immature et tête en l'air. Quant à mon père, il n'est pas très démonstratif de ses sentiments…

Et Jacob ? Il ne m'avait pas vraiment aimé. Il était simplement protecteur. Quant à Mike Newton, il ne voulait que me mettre dans son lit.

Et mes réel amis : Angela et Ben sont à l'université d'Atlanta. Charles, Mary et Emily celle de Phoenix. De plus je n'ai pas eu de leurs nouvelles depuis des lustres. Les autres ne sont que des camarades ou de simples connaissances.

J'ai certes deux-cent trois amis sur Facebook et soixante-deux abonnés sur Twitter mais au final peu de personnes compte réellement. Comme peu de personne s'intéresse vraiment à moi. Ais-je déjà été aimé ? Je veux dire moi, en tant que Bella. Pas parce que je suis de la famille. Pas parce que je suis la fille, la petite-fille, la nièce, ou la cousine. En pensant à la réponse, je me sens vraiment très seule. Finalement, on peut être entouré de beaucoup de personne, avoir une vie social correct et quand même se sentir seule. Même si je ne peux tirer une croix sur l'amour de ma famille. Mais dans un sens, ils m'aiment peut-être par…obligation ? J'arrêtais le fil de mes pensées déprimante quand je croisais le regard interrogatif et étonnée de Katherine.

Mince je les avais oublié. Il faut que je rattrape ma bourde. Mais là, le cœur n'y était plus du tout. J'étais comme vidée par mes constatations. Je tournais le tête vers Edward pour voir qu'il avait perdu son expression amusée et taquine. Il me détaillait avec un mélange de pitié et compassion. Et voilà, maintenant tu fais pitié ! Tu as tout gagné ! Ils vont te prendre pour une pauvre petite chose. Allez, reprend-toi et dis quelque chose d'intelligent ! Mais rien ne venait.

Katherine qui semblait avoir deviné le cour de mes pensées brisa le silence :

« - Aimer, c'est beaucoup. »

Edward secoua la tête.

« - Ce ne sont que cinq petites lettres… »

« - Oui, comme divan, cocus, lapin, baise, vomis, idiote, pathétique… » Répliquais-je pour la forme.

« - Excuse-moi Bella, mais dans idiote il y en a six et dans pathétique il y en a dix » Contra Katherine.

« - Oh ! Mais je suis sur que si on conjugue le verbe on arrive facilement à six et dix lettres » Reprit Edward en me sauvant la mise.

Je lui fis un sourire de remerciement qu'il me rendit.

Katherine allait ajouter quelque chose, mais une cliente entra ce qui la coupa. Je m'avançais vers la nouvelle venue et adoptais un ton très professionnel que j'avais perdu pendant, l'étrange, échange qui venait de ce dérouler.

« - Bonsoir, je peux faire quelque chose pour vous ? »

« - Oui, bonsoir, je cherche des gants en cuirs et un chapeau pour l'hiver qui arrive. »

« - Très bien, je vais vous montrer ce que l'on a… »

Une demi-heure plus tard, quatre-vingt deux coups d'œil impatient de Katherine et trente-trois sourires en coins d'Edward, la cliente parti satisfaite avec un bonnet Rag & Bone et une paire de gant en cuir Aubin & Wills.

Bizarrement, je n'étais plus aussi pressée de fermer la boutique. Peut-être à cause de la présence d'Edward qui je savais allait finir sa soirée avec nous ? Mais en quoi la présence d'Edward me dérangerait réellement ? Elle m'est plutôt agréable…Ou par le fait que mon instinct de conservation me criait qu'il ne fallait pas que je me retrouve seule avec eux.

C'est dans un silence quasi religieux que je fermais le magasin et suivais Katherine et Edward je ne sais où. Malgré le bruit de la circulation et les piétons pressés, j'avais l'impression d'être dans une bulle silencieuse. Comme si rien ne pouvait m'atteindre.

Katherine se retourna vers moi et constata :

« - Tu n'as pas eu le temps de te changer »

« - Hum, non en effet »

« - C'est pas important, Bella est aussi très bien comme ça » Contra Edward.

Et c'est repartie pour les rougissements.

« - Tu sais Katherine » Continua-t-il, « pas besoin d'avoir un style putassier pour être belle. »

« - Pardon ? » S'étrangla Katherine « qu'est-ce que tu insinues ? »

« - Que tu es belle certes, mais comme une pute. » Lui répondit-il sur un ton calme et posé. Comme s'il parlait à une enfant.

Et c'est repartie pour les sarcasmes.

« - Alors que Bella, elle est naturelle, et c'est très bien » Continua t-il en me lançant un regard à faire fondre les pôles dans le rétroviseur.

« - Je suis naturelle et sublime » Argua Katherine en toute modestie.

« -Bien sur » Marmonna Edward, « Naturelle et sublime à couper le souffle » Katherine lui fit un sourire charmeur et victorieux. « Comme une pute » Précisa-t-il en souriant à son tour de la même manière que Katherine il y a quelques secondes.

Katherine fulminait mais n'ajouta rien et on pu entendre plus clairement Bridge Over Troubled Water de Simon&Garfunkel s'élevé dans la voiture.

Oui je connaissais, mais je n'aurais jamais pensé que des personnes écoute encore cela à notre âge…

Après deux autres chansons des Beatles et une de Maroon 5 nous arrivâmes au environs de la boite.

Mais qu'est-ce que je faisais ici ? Pensais-je. Je comprends mieux pourquoi Katherine voulait que je sois « chaude ». Le club s'appelait « hot salsa, club caribe ».

De la salsa, Seigneur Dieu, Jésus, Marie et même Joseph.

On se dirigeait tranquillement vers le club, mais au lieu de faire la queue comme tout le monde (ce qui nous aurait pris une bonne partie de la nuit), on passa directement. En arrivant devant le videur Katherine lui parla quelques minutes et il nous laissa rentrer. Edward ne paraissait pas du tout étonné. Même plutôt habitué. Un détail me troubla. Comment a-t-il su où on allait, je ne me rappelle pas que Katherine lui ait dit…

La musique était assourdissante, on prit une table dans un coin. Une fois installé aucun de nous ne parla jusqu'à qu'une nouvelle chanson commence.

« - Tu veux danser Bella ? » Me proposa Edward.

Euh…non, je ne crois pas. Moi danser de la salsa, c'est de la folie !

Vu que je ne répondais pas, Edward me prit la main et me tira sur la piste de danse. La musique Volver,Volver des Grupo Galé résonnait et moi je restais figée sur la piste.

« - Edward, je ne sais absolument pas danser la salsa » Criais-je pour couvrir la musique.

Et je ne suis pas sur de survivre en dansant une danse aussi…sensuel avec toi. Finissais-je dans ma tête. Il me sourit, confiant.

« - Ne t'inquiète, laisse-toi guider. »

Et sans prévenir il m'attrapa les hanches, colla mon bassin contre le sien et nous fit bouger.

Mamamia !

Danser de cette manière avec lui, avec son odeur qui m'enveloppait et son regard qui me faisait fondre était divin. J'en oubliais tout : mes mauvaises pensées, qu'on ne se connaissait que depuis quelques jours, que je ne savais rien de lui et Katherine qui finalement se retrouvait à tenir la chandelle…

Mais pourquoi avais-je vu Jasper Hale en premier ? Pourquoi a-t-il fallut qu'il m'envoute d'abord ?

Mais qu'est-ce qui me prend de penser à lui, maintenant ?

Les mains d'Edward se baladaient sur mon corps, on se regardait dans les yeux quand il commença :

« - Je suis désolée de ne pas avoir été plus aimable en cours. »

« - Pas de problème » Me contentais-je de répondre à bout de souffle.

Il me sourit.

« - Mais c'est vrai que, disons, tu avais l'air un peu dépassé et… attardé » Finit-il dans une moue craquante.

« - Oui j'avais besoin de prendre mes marques j'étais un peu perdue. » Me rappelais-je.

J'avais vraiment été ridicule.

Une nouvelle chanson commença : Rumba en el solar de Chico Alvarez. Edward ne me lâcha pas et continua de danser.

« - J'aimerai bien me faire tout de même pardonner… » Continua-t-il.

C'est moi ou il me drague là ? Ne me demandez pas pourquoi mais j'ai eu peur. Au lieu de répondre du voix charmeuse- ce que tout être normalement constitué aurait fait à ma place- je cherchais Katherine des yeux, mais elle avait disparu de notre table. Mince. En même temps elle n'est pas le genre à tenir la chandelle toute une soirée.

« - On dirait que Katherine a trouvé une cible » Constatais-je en faisant un mouvement de tête vers la table, désormais vide.

« - Oui en effet, » Dit Edward en regardant dans la même direction que moi.

« - Elle devait vouloir danser… » Conclu-je.

« - Oui surement » Hasarda Edward.

Il avait les sourcils froncés et il regardait autour de nous. Et zut, moi qui pensais que je l'intéressais un peu. Katherine disparaît cinq minutes et il s'inquiète. Il n'était plus avec moi entrain de danser. D'ailleurs il me faisait tourner plus vite. En même temps c'est toi qui a changé de sujet de conversation! Après avoir fait un tour d'horizon, je ne pu que constater qu'elle n'était pas là. Edward du en venir à la même conclusion que moi car il se retourna et me dit :

« - Je vais la chercher on sait jamais…Retourne à la table »

« - Attend il y a beaucoup de monde, peut-être qu'on l'a mal vu » Criais-je.

Je n'avais aucune envie de me retrouver seule.

« - Non, je suis sur, qu'elle n'est pas ici. Je vais voir dehors, je reviens. Ne fais pas de bêtises ! » Me cria-t-il en s'éloignant.

Quinze bonnes minutes plus tard, deux mojitos et une Margarita, je les vis revenir. Enfin, c'est pas trop tôt. Katherine était…resplendissante, souriante, sur d'elle et avec un air animal sur le visage. Animal ? Ils se sont envoyé en l'air ou quoi ?

Edward quant à lui avait un air indéchiffrable. Mais, Dieu merci, il n'avait certainement pas la tête de quelqu'un qui vient de baiser.

A moins qu'il l'ait pris avec quelqu'un d'autre et qu'il soit jaloux… ?

Arrivé à mon niveau, Edward dit d'un ton catégorique :

« - On y va. »

On était à la sortie quand je vis dans une ruelle un attroupement de personnes et quelqu'un criait :

« - Appelez une ambulance bon sang ! Je sens plus son pouls ! »

D'autres voix disait :

« - Effrayant » ou encore « vidée de son sang », « quelle honte ».

Je m'arrêtais et commençais à me diriger vers la ruelle. Apparemment c'était grave il y avait un ou des blessés. D'ailleurs beaucoup de personne qui faisait la queue au club l'avait rejoint. Ils avaient peut-être besoin d'aide. J'entendais quelqu'un criait :

« - Je suis médecin, poussez-vous ! »

On agrippa mon bras et me retourna violement :

« - Tu vas où comme ça ? » M'agressa Edward.

« - Je voulais aller voir, c'est peut-être grave, ils ont peut-être besoin de.. »

« - Je crois qu'il y a assez de monde, non ? » Me coupa-t-il.

« - Oui c'est sur , mais on devrait tout de même… » Continuais-je

« - On devrait rentrer chez nous, surtout si ce quartier n'est pas sur, tu ne crois pas » Me recoupa-t-il en serrant plus fort mon bras.

« - Oui surement » Abdiquais-je.

Tout de même cela me chiffonnais un peu. Mais Edward avait raison, il valait surement mieux rentrer.

Dans la voiture Katherine, toujours de bonne humeur malgré ce qu'on venait d'apercevoir, qui pour la peine m'avait légèrement refroidie, commença la conversation :

« - Alors vous les hu…les, les gens, vous avez toujours une curiosité maladive. C'est comme quand il y a un accident sur la route, à l'endroit de l'accident, tout le monde ralentie et regarde par sa fenêtre pour voir s'il n'y a pas un petit bout de jambes ou de bras. »

« - Oui, c'est vrai je n'avais jamais remarqué. C'est ce qui a du se passé ici. » Terminais-je sans faire attention à ce qu'elle voulait dire au départ. Je n'avais pas envie de parler. Eux non plus il faut croire.

C'est le claquement de porte de Katherine qui me sortit de mes songes. Edward nous avait arrêté devant la boutique. Il regardait droit devant lui. Et moi je restais là à le regarder, qu'est-ce qui c'était passé ? On dansait et puis…pouf ! Quel épisode avais-je manqué ? M'avait-il berné à ce point-là ?

« - Tu devrais te dépêcher de sortir Bella, je suis en quatre feux clignotants et je n'ai pas le droit de stationner ici. » Me dit-il toujours en regardant droit devant lui et en resserrant le volant.

Message reçut !

« - Et bien, merci pour tout et au revoir Edward. »

Je le vis hoché la tête en sortant de la voiture. Katherine m'attendait sur le trottoir. Quand j'arrivais à peu prés à sa hauteur elle crocheta son bras au mien et on commença à marcher. On marchait en silence jusqu'à que Katherine commence :

« - Ce n'est pas la soirée que j'espérais. Je pensais plutôt en apprendre un peu plus sur toi. »

« - Oh… » Fut tout ce que je dis. Pourquoi a-t-elle accepté Edward alors ? Et je pense que mon esprit était resté avec le blessé à la boite de nuit. Un étrange malaise persistait. Quelque chose me dérangeait mais je n'arrivais pas à mettre le doigts dessus.

Elle continua :

« - Tu es l'une des rares personnes à ne pas me rejeter, ou à me prendre pour une salope psychopathe. »

Cette phrase m'interpella.

« - Pourquoi te prendrais-je pour une salope psychopathe voyons ? Tu es toujours correct avec moi. » Lui répondis-je comme si c'était une évidence.

Elle me regarda étrangement. Et j'aurais juré l'avoir entendue marmonner un truc du style :

« - Oui et je me demande pourquoi… »

Elle dit d'une voix plus haute :

« - Disons que certaines personnes ne m'aiment pas et que je suis peut-être pas le genre de fille très fréquentable… »

« - C'est vrai que je ne sais pas grand chose de toi, mais dans un sens c'est un peu réciproque. Et tu es une des seules personnes qui apparemment se souci un peu de moi, enfin en dehors de Charlie et Renée. »

« - Charlie et Renée ? »

« - Mes parents » Précisais-je.

« - Ah… » Elle sourit, « Et bien peut-être que moi aussi après tout se temps de solitude, j'ai besoin d'avoir une amie. Et surtout une personne qui ne me juge pas et comprenne mes choix, ou même mes futurs choix… »

Elle savait s'y prendre, le fait qu'elle me nomme en « amie » m'avait réellement réchauffé le cœur.

« - J'espère en effet qu'on deviendra amies. Et qu'au fil du temps on sera proche. Je ne peux pas te promettre de comprendre tous tes choix, mais je peux toujours essayer. N'est-ce pas aussi le travail d'un amant ? »

« - Tu sais Bella, on dit qu'on ne choisit pas sa famille mais qu'on choisit ses amis. Je pense aussi qu'on ne choisit pas la personne dont on tombe amoureux. Crois-en mon expérience. Et l'amitié –que l'on choisit – peut être parfois plus profonde et sincère. Et elle est tout aussi importante dans une…vie. »

Je me demandais ce qu'elle avait pu vivre. Elle parlait comme ci elle était plus âgée, et disait les mots « expérience » et « choix » bon ou mauvais m'étonnais un peu car elle avait le même âge que moi et quand je voyais ma vie je ne me rappelais pas avoir été confronté à des choix décisifs… Après chaque vie est différente. Mais, je ne pouvais m'empêcher de faire la comparaison avec ma mère ou même ma grand-mère qui me parlait de sa vie avec la guerre, les déménagements, les enfants, et les décisions…

« - Je suis d'accord avec toi. Une amitié est importante, certes la famille aussi mais, c'est différent. Et parfois on se sent si seul, qu'on aimerait bien avoir une amie… » Dis-je en me remémorant mes pensées du début de soirée.

Katherine dû comprendre car elle dit :

« - Tu sais, souvent on voit les choses du mauvais, du côté négatif, mais au lieu de se dire que la bouteille est à moitié vide il faut plutôt se dire qu'elle est à moitié pleine… Tu comprends ce que je veux dire ? » Me dit-elle d'une voix très douce.

« - Parfaitement.»

Je découvrais une nouvelle facette de Katherine, je l'avais vu hautaine, aimable (avec moi), sarcastique, animal… et là je voyais juste Katherine une femme simple avec son expérience et les coups de poignards que lui a donné la vie.

On se rapprochait de mon appartement, qui je l'avais oublié était assez près de la boutique.

« - On arrive chez moi. » Lui dis-je. « - Tu habites encore loin ? »

« - Oh, non, non, je suis à l'hôtel à moins d'un bloc d'ici. Au carrefour du Tribunal/Etat et de Washington Streets. »

« - Très bien. »

« - Au revoir Bella. Fait attention à toi. Et tiens mon numéro. » Me dit-elle en me tendant un bout de papier. Elle me regarda un instant avec une once de mélancolie dans le regard et elle…me serra fort dans ses bras. Avant que j'ai pu dire quelque chose elle s'éloignait sur le trottoir d'en face.

C'est en montant dans les escaliers pour rejoindre mon appartement que je réalisais que l'hôtel de Katherine était en plein centre à minimum trente minutes en transports en commun et facilement une heure ou plus à pieds ! Mais pourquoi m'a-t-elle dit qu'il était près alors ? Sûrement pour ne pas m'inquiéter, j'étais encore choquée par l'agression de l'homme. C'est pas sérieux qu'une fille, habillé comme elle, soit seule dans la rue à cette heure.

Arrivé dans mon appartement, j'enregistrais son numéro et lui envoyais un texto.

C'est Bella, tu as mon numéro comme ça. Et peux-tu m'envoyer un message quand tu es arrivé. Pour être rassurée. –B

Cela faisait peut-être maman poule mais sait-on jamais.

Cette soirée n'était peut-être pas très réussi, mais j'avais au moins gagné une amie !

Mon Dieu, qu'est-ce que je peux être gnangnan parfois, c'est effrayant.

~I~

Le lendemain matin la première chose que je fis fut d'aller acheter le journal pour voir s'il y avait plus d'indication sur l'homme agressé d'hier soir.

Au bout de dix minutes je trouvais l'article en sixième pages. L'homme était mort, on concluait à une bagarre qui aurait mal tournée. Il avait été agressé par quelque chose d'inidentifiable, peut-être un animal mais peu probable : on était tout de même en pleine ville qu'est-ce qu'une bête ferait là ? C'est la trace de la main de l'autre côté du cou qui a fait tirer les conclusions sur la bagarre. Une forte poigne, sûrement un homme de plus de quatre-vingt cinq kilos. Certains éléments étaient troublant : il avait perdu beaucoup de sang mais on n'en avait pas retrouvé la trace… C'était un homme de trente-deux ans, père d'un petit garçon de un an. C'est sa femme qui avait déclaré sa disparition. Par la suite, la police l'avait rappelé pour lui demander de venir identifier un corps à la morgue.

Quelle horreur ! Et quand je pense que l'affaire et juste classé, comme ça ! Que la personne qui a fait cela ne sera jamais puni. Il y a vraiment quelque chose qui va pas dans ce système !

Je me sentais impuissante, d'avoir été si proche de lui et de n'avoir rien pu faire. C'est tombé sur lui comme sur n'importe qui.

~I~

Une semaine plus tard une certaine routine s'était installé. J'avais mes cours, et mon job. Katherine me rejoignait juste à la sortie de l'un de mes cours ou au boulot. Elle était aussi venue deux fois à mon appartement et on avait parlé. On s'entendait vraiment bien. Bien sur il restait certaine zones d'ombres, comme tout bêtement que faisait-elle de ses journées quand elle n'était pas avec moi ? Mais globalement cela allait. J'avais croisé Edward tous les jours, il me souriait parfois de loin mais en général j'étais avec Katherine ou alors c'était lui qui était avec Rosalie, Jasper Hale( que j'arrivais presque à oublier !), ou des personnes que je ne connaissais pas.

Même Emma avait accepté les visites quotidiennes de Katherine. Katherine qui était très excité par le bal de la rentrée et qui adorait la robe que j'avais choisi. Ce fichu bal était dans cinq jours. Et ton prochain cours de photos commence dans dix minutes.

Je n'avais pas cru bon de confier ma petite attirance pour l'un de mes professeurs, ni même celle pour Edward, à Katherine. De un, j'allais passer pour une nympho et de deux, si elle a eu une liaison avec Edward, je doute qu'elle apprécie. Parce que si j'avais bien observé quelque chose chez Katherine c'était qu'elle n'aimait pas qu'on touche à ses jouets…

J'avais aussi recroisé la veille Rosalie, à la boutique, sans Alice. Elle avait acheté la robe rose. Très bonne idée à mon avis. Elle m'a raconté qu'elle m'avait plusieurs fois aperçu dans la rue ou même dans les couloirs de l'université mais elle n'avait pas osé m'aborder.

« - Pourquoi tu n'es pas simplement venu me dire bonjour ? »

Elle a haussé les épaules avant de m'expliquer que je l'intimidais un peu. Moi, Bella Swan, j'intimidais une fille comme Rosalie. J'ai cru que c'était une caméra cachée, mais non, elle était sérieuse. Je dois être la personne la moins intimidante du monde. Sérieusement, même un ours en peluche est plus intimidant que moi.

J'arrivais à mon cours de photo, j'en avais eu un autre entre temps mais… j'avais séché. La raison étant que j'avais vu mon professeur de photo la veille du dernier cours et je pense qu'il a du me prendre pour une folle furieuse muette. Même face à Edward qui, je le reconnais, m'attirait je ne réagissais pas comme cela ! Effrayant. Jasper Hale m'avait pausé des questions d'ordres administratives parce que je m'étais inscrite aux cours à la dernière minute. J'ai réussi à répondre par signes à ses questions avec un hochement de tête, ou un haussement d'épaules, et en faisant des chiffres avec les doigts. Non mais quel gourde. Allez, courage ! Dans une semaine ou deux, j'arriverai peut-être à faire un grognement. C'était donc évident que dans ces conditions je n'aille pas à son cours le lendemain.

Mais maintenant tu dois y allé à son cours ! Ou alors tu te désinscrits…NON ! Impossible !

Evidemment, j'avais déjà quelques minutes de retard car j'étais passé par les toilettes pour être sur que mon maquillage, mes habits et mes cheveux étaient en place. Ce n'est évidemment pas pour mon professeur ou mon binôme que j'ai fait ces efforts, c'est pour moi, pour que je me sente jolie. On y croit Bella, on y croit.

Le cours était donc commencé depuis quelques minutes. Tu t'améliores presque !

Je frappais à la porte.

« - Entrez, mademoiselle Swan » Entendis-je.

Je poussais la porte, presque tremblante.

« - Bonjour, excusez-moi pour le retard… »

« - Oh, vous nous faites l'honneur de votre présence. » Me coupa-t-il.

Aie, c'était méchant !

« - Hum…J'ai eu quelques …difficultés. » Tentais-je de me rattraper.

« - Oh, mais ne vous justifiez pas, allez plutôt à votre place. Vous avez votre appareil au moins ? »

« - Oui ! » Dis-je, limite fière en le sortant de mon sac et le brandissant sous son nez.

Il leva un sourcil. Oh, non, je viens encore de me ridiculiser. Bon la comédie avait assez duré. Je me dirigeais à ma place le menton levait en sauvant la dignité qui me restait. Une fois assise je me perdit dans la contemplation du Dieu grec qui me servait de prof et je ne pu m'empêcher de le trouver magnifique avec cette assurance et cette classe. Mon cœur fondait.

Ce qui me gênait par contre, c'est qu'en m'asseyant près d'Edward, j'ai eu l'impression qu'il aimantait les molécules de mon corps. Et je me suis aussi rendue compte qu'en penchant légèrement vers la droite, mon bras nu touchait le sien. Mais comment me je débrouilles pour être attiré par deux hommes, certes magnifiques, mais tout de même ! Comme si un seul n'était pas assez difficile…

Edward me fit un sourire craquant en guise de bonjour et Mr Hale reprit son cours en me regardant droit dans les yeux et en me faisant un … clin d'œil !

J'étais au bord de la syncope.

« - Comme je vous l'expliquais, vous allez faire un travail en plein air. Je veux que vous trouvez un projet, de votre choix, avec votre binôme. Vous ferez tout, de la prise de vue aux tirages des photos. Tout cela se fera en dehors des heures de cours habituels, les heures de cours seront consacrés le temps du projet, à la technique : des différentes prises de vues, le noir&blanc, sépia… Et au tirage, dans une chambre noire. Des questions ? »

Edward était mon binôme. J'avais un projet avec Edward. On allait devoir se revoir en dehors des cours.

Je n'ai pas vraiment entendu la suite. Juste Mr Hale est passé savoir si pour chaque binôme tout était bien clair.

Il s'approcha de nous. Edward était entrain de me poser des questions, mais le voir arriver n'arrangea rien dans mes affaires. J'ai du discuter avec Edward en essayant de ne pas oublier mon adresse, de ne pas bégayer, ni de virer au pivoine. Avec lui qui était arrivé entre temps et écoutait patiemment. L'enfer. Jasper m'a regardé bizarrement puis ma souris, j'en ai eu la chair de poule. Et quand Edward a relevé la tête de son Iphone ou il avait noté mon numéro et mon adresse, il a cru que j'avais froid.

C'est comme ça que je me retrouvais avec la veste d'Edward sur les épaules et son odeur qui me faisait tourner la tête. Jasper demanda si on avait une idée pour le projet, Edward lui dit que oui, et expliqua en quoi il consistait. Personnellement je n'en avais aucune idée. La fin de l'heure arriva vite, trop vite. Et je du abandonner la veste d'Edward à contre cœur.

~I~

C'est en sortant de mon deuxième cours de la matinée que j'aperçu Jasper Hale se disputer avec une femme. Elle aussi était magnifique. Ils étaient dans un coin, et de là où j'étais je pouvais aisément les observer mais je n'arrivais pas à les entendre. Ils se disputaient assez violement. Je ne pus m'empêcher de me rapprocher un peu, juste à peine…

La magnifique femme lui dit d'un ton dur :

« - Ecoute Jasper, on fait ce que je veux, comme je veux, ne l'oublie jamais… »

Mais bon sang qui était-elle ? Et pourquoi elle lui parlait comme cela ? J'avais beau savoir que j'entendais quelque chose que je ne devais pas, je ne pu m'éloigner.

Jasper lui répliqua d'une voix…effrayante. Sérieusement, j'en ai eu la chair de poule et plus pour les mêmes raisons que tout à l'heure. Ma tête me hurlait de m'en aller, mais mes jambes ne bougeait pas. J'étais tétanisée et impatiente de savoir la suite, comme devant un film.

« - Je suis marié maintenant et dorénavant c'est moi qui décide… » La coupa-t-il d'une voix basse et calme, mais tellement menaçante. Elle, elle fulminait.

« - Je… » Il s'arrêta et tourna la tête dans ma direction. Prise la main dans le sac. Mais comment avait-il su que j'étais là ? Quand je croisais son regard, il était féroce. Mais dès qu'il m'aperçu, il reprit contenance et d'un coup son visage se barra d'un sourire extrêmement élastique. Mais après ce que je venais d'apercevoir, je n'y croyais pas. Je lui rendis tout de même un sourire timide. La femme se retourna vers moi, et j'ai bien cru que si Jasper ne la tenait pas au poignet, elle se serait jeté sur moi. Elle était belle oui, mais effrayante. Elle renifla de manière dédaigneuse. Et adressa un sourire bien hypocrite à une personne derrière moi. D'ailleurs Jasper s'adressa à cette personne :

« - Edward, peut-être pourrais-tu faire un tour avec mademoiselle Swan et commencer votre projet… »

Edward, évidemment, qui d'autre ?

Il me congédiait poliment.

« - Pas de soucis. » Répondit la voix veloutée d'Edward. Mais quand je me retournais vers lui il abordé une mine soucieuse. Il hocha la tête en direction de Jasper, comme s'il répondait à une question silencieuse.

« - Et pas de débordement ! » Prévint-Jasper.

Quel débordement veut-il qu'il y ait ?

« - Alors Bella, que faisais-tu dans ce couloir ? »

« - J'allais partir travailler et en passant je…hum…les ai vu alors… »

« - Alors tu as fais ta curieuse et tu t'es dis, « tient si j'écoutais, bien que cela ne se fasse absolument pas. » » Ironisa-t-il.

Là, je me sentais mal.

« - Tu m'excuseras, de toute façon j'ai peu entendue et absolument rien compris. »

Cette affirmation le détendit légèrement. Il faut croire qu'il y avait réellement quelque chose qui ne fallait pas que j'entende.

« - Mais, hum…qui était cette fille ? »

Edward m'évalua du regard, mais dut juger que ce n'était pas gravissime que je l'apprenne car il me répondit :

« - Une des ex compagnes de Jasper, Maria… »

La douche froide.

« - Oh, et il a eu…beaucoup d'ex ? » Demandais-je sur le ton de la conversation.

Edward eut un sourire :

« - Pas forcément, mais disons qu'il a juste eu le talent de prendre des femmes les plus compliquées qui soit. »

« - Même ta sœur ? »

« - Surtout ma sœur. » Dit-il sur un ton qui me fit comprendre que la discussion s'arrêtait là.

Je changeais de sujet et dis la première question qui me passa par la tête :

« - Tu crois en l'amour ? »

Edward leva un sourcil face à ma question pour le moins étonnante mais il y répondit tout de même.

« - Non, je pense que l'amour est juste un fantasme. »

« - Un fantasme ? » Dis-je ahurie.

« - Oui, une illusion que se donne les gens pour pimenter leur vie ou quelque chose comme ça. » Conclut-il dans un haussement d'épaules.

« - Tu dis cela parce que tu ne l'as jamais rencontré. »

« - Oh, parce que tu as été amoureuse toi ? »

« - Hum…non, je ne crois pas. »

Il eu un sourire victorieux.

« - Ça ne veut pas dire que tu as raison. » Contrais-je.

« - Très bien, et bien quand tu l'auras trouvé préviens-moi, que je sache si je rate quelque chose. »

« - Mais alors, si on suit ta théorie, il y a quoi dans tous ces couples ? »

« - Déjà, je t'informe que le nombre de célibataire augmente. Et je crois qu'entre un homme et une femme il y a deux choses : la luxure et la reproduction. » Conclut-il.

« - Dieu merci tu as tord ! Mais que dois-je comprendre ? Que tu as eu beaucoup de conquêtes ? »

« - Pourquoi cela t'intéresse ? » Me demanda-t-il dans un sourire craquant.

« - C'était juste une question comme ça… » Bégayais-je.

Il eut un petit rire.

« - J'en ai eu, pas forcément des centaines, mais j'en eu. Je ne suis juste pas un de ces hommes qui enchainent les femmes, les bouches et les corps. Ils ont l'impression de dominer une fille facile, d'avoir un pouvoir. Alors quand réalité c'est le contraire. Ils sont des hommes faciles. Et je ne suis pas cela. »

Douche froide numéro deux. Message très subtil Edward.

« Et si on parlait du projet en photo. Tu as eu une idée. Explique-moi. » Dis-je pour changer de sujet.

« Oh, oui alors je pensais prendre « la foule » tu vois, les gens pressés qui ne font attention à rien. Cette espèce de mouvement que font les gens en marchant. Parfois cela risque des photos flous mais c'est cela que je cherche un peu. Et parfois on se prendra mutuellement et on fera le décalage du flux des gens derrière nous un peu flou et de nous totalement clair. Tu saisis mon idée ? »

« - Oui très bien. C'est une bonne idée. Moi je n'en avais aucune. »

« - On peut commencer dés demain si tu veux. »

Aie !

« - Demain, ce n'est pas possible. Je passe la journée avec…Katherine. »

Il me regarda longuement avec un air soucieux au visage.

« - Vous, vous voyez toujours ? » Il secoua la tête. « Je ne veux pas t'effrayer et je ne peux pas trop t'en dire, mais ce n'est pas quelqu'un de fréquentable. Il se pourrait qu'elle…se serve de toi. Je sais que c'est dur à entendre, mais elle n'est vraiment pas quelqu'un de bien. »

« - Ecoute Edward tu es bien gentil, mais je pense pouvoir me faire une opinion toute seule. Et qui me dit que tu es quelqu'un de bien ? Pour le projet, nous n'aurons qu'à nous voir ce week-end. Maintenant je dois y aller excuse-moi.»

J'étais remonté, qu'il s'en prenne à Katherine m'avait énervé. Mais qu'il insinue que je sois assez stupide pour me laisser berner et manipuler m'avait fait sortir de mes gongs. Et j'étais encore vexée qu'il m'ait planté sur la piste de danse pour Katherine. Il s'inquiète pour elle et ensuite il dit qu'elle n'est pas fréquentable ? Vraiment lunatique… !

Je marchais rageusement vers ma voiture. Et quand je m'approchais, je vis que la fille qui se disputait avec Jasper tout à l'heure m'attendait, nonchalamment, appuyée sur la portière côté passager. Maria. Ne me demandez pas pourquoi, mais à cette instant je su qu'on ne serait jamais amies. C'est peut-être dû à son passé commun avec Jasper, ou à l'air qu'elle affichait qui était tout sauf amicale. Ou bien les deux. Je m'avançais d'un pas assuré vers ma voiture et elle.

« - Bonjour, je peux faire quelque chose pour vous ? »

« - Re bonjour, » précisa-telle « En effet, j'aurais besoin de vous… Je voudrais vous parler, moi aussi j'ai écouté au porte , et j'ai entendu votre discussion avec Edward. Vous connaissez Katherine, si j'ai bien compris… »


Hello tout le monde ! Tout d'abord mille excuses pour mon terrible et inacceptable retard ! Je suis sincèrement désolée. Je le justifie simplement qu'entre les fêtes et la rentrée (charnière !) ce fut un peu difficile pour moi… Et je reconnais que je n'avais pas du tout prévu le coup. J'ai pas mal de boulot en ce moment, mais normalement je devrais pouvoir reprendre le « rythme normal » des publications ! Encore une fois je suis navrée. Tout de même bonne année et que tout ce qui vous tient le plus à cœur se réalise !

Alors qu'en avez-vous pensé ? Je sais qu'il ne se passe rien de très « excitant » dans ce chapitre, c'est surtout un chapitre de « transition ». Et oui parfois il en faut dans une fic ! Mais je vous promets de me rattraper dans le prochain chapitre… ;) Déjà il y a l'arrivé de Maria ! J'attends vos hypothèses ! :D Ensuite Bella se rapproche de Katherine… Bonne ou mauvaise chose ? Elle devient de plus en plus accro à Jasper et Edward ! D'ailleurs on en apprend plus sur eux. Quand pensez-vous ? Review Review !

Je vous rappelle que tous les liens de musique sont sur mon blog :

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Et vous pouvez me joindre par Twitter : (at) AgathaIselieV , ou lien sur mon profil.

Bisous ! Encore bonne année !

Iselie.

REVIEW REVIEW REVIEW PLEASE !