.Les personnages ne sont pas de moi, ni l'univers. Ils appartiennent à J.K. Rowling (une grande déesse ! *^*). Le seul personnage qui m'appartient, n'est qu'autre que Aris. Peut être que d'autres se rajouteront ?~

.Personnages OOC.

.Rating : M plus tard.

.Ce chapitre et ceux qui suivront sont et seront corrigés par ma meilleure amie (Je te remercie infiniment ! *w*)

.Il y aura un chapitre toutes les deux semaines (normalement), le chapitre 5 sortira le 8 Octobre.

.Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.


Les vacances de la Toussaint

- Donc, cette heure étant la dernière pour vous avant le début des vacances, j'aimerai que vous révisez le Patronus. Bien sûr, je ne serais pas insatisfaite si les meilleurs d'entre vous ne réussissent pas à le jeter convenablement. C'est un sort de très haut niveau, après tout. Déclare le Professeur

Dernier jour, dernier cours et ce soir, ce sont les vacances ! Je suis tout excité !
Tom m'évite toujours, c'est agaçant mais amusant à la fois. A un certain moment, je pense que ça va m'énerver mais, ce moment n'est pas encore arrivé alors je profite. Orion, Allan et Abraxas partent chez leurs familles pour passer leurs vacances. Moi, pendant trois jours, j'irai chez Ollivander pour l'aider à son magasin ! Ça va être génial, je sens ! C'est du 20 Octobre au 23. Ça va être intéressant de voir d'autres têtes et voir des baguettes trouver leur partenaire idéal... Je vais apprendre beaucoup de choses !

Alors que je rêvasse, le professeur DCFM arrive vers moi et, pose violemment sa main sur ma table me faisant sortir de mon monde et en faisant sursauter Allan à côté de moi.

- Dîtes-moi, Aris, pouvez-vous nous montrer un bon Patronus ? Me "demande"-t-elle. Pour que toute la classe puisse voir à quel point vous êtes doué pour ne pas suivre mon cours ?
- Je peux bien essayer mais, je ne vous promets rien. Lui réponds-je, simplement

Je me lève et, je vais au centre de la salle en face de tout le monde. Je me fiche pas mal de leur regard et de leur jugement donc, ça ne me dérange pas de passer devant tout le monde. De plus, même si mon Patronus n'est pas bon, ce n'est pas bien grave. C'est une magie de haut niveau et en plus, il faut un souvenir heureux pour le faire apparaître.

Je sors ma baguette et, je ferme les yeux pour essayer de trouver un souvenir. Un souvenir suffisamment heureux et puissant pour moi. Heureux et puissant...

Quand il n'y avait encore aucune tension entre nous. Je considérais Allan comme mon ami le plus proche, Orion et Abraxas des personnes de confiance et Tom un gars qui voulait m'aider malgré ses multiples rabaissements. En fait, pas la peine de choisir un seul souvenir. Pourquoi ne pas penser à tous les bons moments que j'ai pu passer à Poudlard ?

- Spero Patronum !

Une immense puissance traverse ma baguette pour se déverser en un filet d'argent qui laisse place à un animal volant. Un oiseau. Un oiseau qui doit faire à peu près la même taille que mon phénix est en train de voler au-dessus des élèves et du prof. Je mets fin au sortilège et le majestueux volatile disparaît en laissant une légère brume blanche derrière lui.

Je range ma baguette puis, je regarde mes camarades et mon professeur. Ils ressemblent à des poissons avec leurs yeux et leur bouches grands ouverts.

- Je peux retourner à ma place, Professeur ? Demandai-je
- Magnifique ! J'en dirai un mot à Mr. Slughorn ! 20 points pour Serpentard ! Vous avez des talents cachés, dîtes-moi ? Vous allez aider vos camarades ! M'ordonne-t-elle, enthousiaste
- D'accord. Acceptai-je

Les Griffondors et les Serpentards restent toujours pétrifiés. C'est bizarre de tous les voir comme ça. Normalement, il y a toujours du bruit à cause des bavardages. Même du côté des serpents, quelques fois.

La jeune femme s'approche de moi et, elle se met à mes côtés. Elle a un grand sourire aux lèvres. Je pensais qu'elle avait l'intention de me ridiculiser... Elle n'est pas mauvaise. Elle est juste, très... Griffondor.

- Bien ! Aris, dîtes nous donc comment vous aviez fait pour réussir à invoquer un Patronus corporel ?
- J'ai... J'ai pensé à tous les bons moments que j'ai pu passer avec certains de mes camarades. Expliquai-je. Nous pouvons choisir un seul souvenir mais, j'ai préféré en choisir plusieurs. Vous pouvez me poser des questions si vous voulez que j'approfondisse car, je n'ai pas vraiment l'habitude que l'on m'interroge pour ça.. Avouai-je, les joues légèrement rosés

Une main se lève timidement du rang des Griffondors. Fleamont Potter.
Je lui fais signe de la tête pour montrer que je l'ai vu et qu'il a le droit de prendre la parole.

- Quel genre de souvenir ? Demande-t-il
- Des moments dans notre dortoir, nos petites chamailleries... Ce sont peut-être de simples souvenirs pour n'importe qui car, tout le monde se rappelle de leur premier cadeau d'anniversaire, des sourires fiers ou heureux de leurs parents... Du premier 16/20 en Potion que je n'aurai sans doute jamais. Plaisantai-je, en faisant rire quelques-uns. Mais pour moi, un gars amnésique qui connaît à peine son prénom, ces simples moments comptent énormément. Ils me donnent une certaine place dans ce château.
- Ok, merci. Je comprends mieux maintenant.
- Je t'en prie.

J'entends certaines filles soupirer avec des regards mielleux... Au secours. Elles me regardent comme si j'étais quelque chose à manger... Enfin, je crois. Un bras se lève du rang Serpentard. Je regarde le propriétaire de celle-ci et, je constate que c'est Abraxas.

- Oui, Abraxas ?
- Dis-nous Aris, sommes-nous obligés de nous concentrer seulement sur des souvenirs ?
-Non, vous pouvez vous concentrer sur une idée ou un rêve qui vous rendrait heureux... Je pense qu'il faut se concentrer seulement sur quelque chose de positif. Réponds-je, plutôt à l'aise. D'autres questions ? Questionnai-je, à l'avis de tout le monde

Une main se lève. Orion !

- Oui, Orion ?
- Aris, si certaines personnes te demandent des cours personnels pour les aider pour leur Patronus, tu accepterais ? S'informe-t-il
- Si nos emplois du temps concordent, ça ne me dérange pas. Par contre, je voudrais aussi profiter de mon temps libre pour traîner avec mes amis. De plus, nous avons un professeur pour ce genre de cours, non ? Ironie-je, en regardant notre professeur
- Il faudra aussi me donner des cours. Dit-elle, en haussant les épaules. Je n'ai jamais su faire apparaître un Patronus convenable. Par contre, je sais l'enseigner.
- Quoi ? M'exclamai-je, surpris

*.*.*

Le professeur a décidé d'aller dans une salle plus grande et moins remplie pour que les élèves puissent essayer de jeter leur sort avec plus de liberté. De mon côté, j'aide tout le monde. Je cours de gauche à droite pour aider un Serpentard, un Griffondor, un autre Griffondor, un autre Serpentard... J'ai l'impression de faire un marathon.

- Aris ! Tu peux venir me conseiller ? Me demande Potter
- Ou/
- Attends, fais une pause. On dirait que t'as fait du sport pendant 3h. Me dit-il, en prenant un de mes bras pour que je puisse m'asseoir sur une chaise
- Merci... Je n'arrête pas de courir depuis le début... C'est épuisant... Dis-je, en soupirant
- Tu devrais rester assis. Conseille-t-il
- Oui, je pense que je vais faire ça. Qu'est-ce que tu voulais comme conseil ? L'interroge-je, curieux
- Je ne sais faire qu'une vapeur sans forme... En fait... Je ne sais pas du tout à quoi penser...
- Tu es amoureux d'Euphemia, n'est-ce pas ?
- Oui. Toute l'école le sait je pense, ce n'est pas nouveau ! S'exclame-t-il, en riant

Fleamont est fou amoureux de Euphemia qui le rejette toujours. C'est assez amusant de voir Potter se faire frapper par Euphemia pour qu'il la lâche. La pauvre, je la plains d'avoir un tel harceleur.

- Pour ton Patronus, je te conseille de penser au premier jour de votre rencontre. Je pense qu'il devrait s'améliorer. Lui dis-je
- Oui ! Tu as raison ! S'écrit-il. J'y retourne !
- Et concentre-toi ! L'encourage-je
- Yep !

Il s'en va en courant pour retourner auprès de ses amis. Pour l'instant, peu de personnes ont réussi. Très peu. Et leur Patronus ne durait pas plus de 5 secondes. Mais bon, c'est déjà très bien.

Le son de leur voix fait écho dans cette pièce. La prof aide comme elle peut les étudiants. Moi, je vais me reposer quelques minutes. Dans trois quarts d'heures, ce sont les vacances ! J'ai tellement hâte ! Mes premières vacances ! Pendant celles-ci, je vais aussi faire les magasins avec Riddle et notre professeur principal. L'école dispose d'une bourse pour les élèves démunis donc, ils vont en utiliser une partie pour moi puisque je suis un élève de Poudlard et que je n'ai rien à pars quelques Mornilles.

Des bras s'enroulent autour de mes épaules et quelque chose se pose sur ma tête. J'ouvre les yeux pour découvrir qui est celui qui trouble ma "sieste".

- Je n'y arrive pas... Se plaint Abraxas, en lâchant un soupire
- Ce n'est pas grave, c'est un sort de très haut niveau. Lui expliquai-je
- Je sais, je sais... Répète-t-il. Tu as été magnifique devant toute la classe. Salazar lui-même doit être fier de cette splendide performance. Me complimente-t-il
- Tu n'en fais pas un peu trop, là ?
- Je ne pense pas... Murmure-t-il

Il retire ses bras et, il se met devant moi. Je me mets debout, en sachant qu'il voulait s'entraîner en ma compagnie. Nos baguettes en main, nous nous dirigeons vers un endroit où il y a peu de personnes. Dans un coin.

- Alors dis-moi, que puis-je faire pour t'aider ?
- Donne-moi une idée. Me dit-il simplement
- Heu... Tu es amoureux en ce moment ? Lui demandai-je, ne sachant pas trop quoi lui dire
- Non mais, j'ai eu plusieurs "aventures", si tu vois ce que je veux dire. Tu penses que je devrais penser à ça ? Me questionne-t-il
- Non ! Certainement pas ! Trouve quelque chose de plus "vrai" et plus "heureux" ! La luxure ne fait pas parti de la liste... Quelque chose qui t'aurais donné une joie sans nom ! Une joie, pour laquelle tu donnerais tout pour que/
- Une joie sans nom... Une présence... Dit-il, nostalgique

Une présence ? Je ne voyais pas vraiment comme ça mais... Oh mais si ! Le cadet qu'il aurait tant voulu avoir ! Mais ça doit être douloureux...

- Leonis... Chuchote-t-il
- "Leonis" ?
- C'est le nom que j'aurais donné à mon cadet si ça avait été un garçon. Avoue-t-il
- Oh...
- Je vais tenter quelque chose. Déclare-t-il

Je recule, pour lui laisser suffisamment d'espace pour qu'il puisse se concentrer sans que je le gêne. Leonis... Bizarre comme prénom mais en même temps, je crois qu'il y a une histoire d'étoile dans leurs prénoms donc, je ne chercherai pas plus loin pour l'instant.
Il fait la bonne gestuelle, le regard concentré, en parlant distinctement. "Expecto Patronum".
Un filet d'argent sort de sa baguette pour qu'il se transforme en un animal en son bout. Un paon. Un majestueux paon.

Un large sourire s'étire sur les lèvres d'Abraxas, avec un regard que je qualifierai de... Bienveillant. Oui, je dirai bienveillant. Étrange, dans cette situation, ça aurait dû être plutôt de la fierté, non ? Les yeux de tous les élèves se sont tournés vers nous deux. Le paon dresse sa queue comme un immense éventail. Abraxas fait disparaître son Patronus.

Je m'approche de lui, heureux; Non, franchement, je suis super content qu'il ait réussi ! Réellement !

- C'était génial Abraxas ! Lui dis-je, en posant une main sur son épaule. Tu as réussi !
- Je te remercie. Je n'avais qu'à penser au petit frère que j'aurais pu avoir et au prénom que je lui aurai choisi. Raconte-t-il, avec un tendre sourire
- Je vois.

Il ébouriffe mes cheveux et, le professeur arrive vers nous.

- Et bien, Mr. Malfoy, je vous félicite. Pouvez-vous aider les autres élèves ?
- Bien sûr Professeur. Répond-il, avec un visage angélique
- Je vous remercie ! Maintenant, retournons à notre travail ! S'exclame-t-il, ambitieuse

*.*.*

La cloche sonne, annonçant la fin des cours et donc, le début des vacances ! Enfin !
Il n'y a que 4 personnes qui ont réussis à invoquer un bon Patronus corporel, dont moi. Il y a Malfoy (un paon), Black (un gros chien) et Potter (un cerf). Dans le grand étonnement de tout le monde, Tom n'a pas du tout réussi à faire apparaître un Patronus convenable. Juste une fumée argentée, sans plus.

On sort de la salle, en récupérant nos affaires.

- J'ai adoré ! Dit Orion, à côté de moi
- Moi aussi j'ai beaucoup aimé ce cours, même si je devais courir de droite à gauche.
- Tu m'étonnes ! N'empêche, tu nous as caché certaines choses... Reprend-il, le regard dans le vide
- Orion, je ne savais pas du tout que j'étais capable de faire apparaître un Patronus. Précisai-je
- Peut être que tu avais appris à le maîtriser lors de ton ancienne vie... C'est une magie très ancienne et très pure... Quand on la maîtrise, elle est utilisée pour éloigner des Détraqueurs ou des trucs de ce genre... M'explique-t-il
- Beurk ! Je hais les Détraqueurs ! Qu'ils aillent tous en enfer ! M'exprimai-je, avec un air de dégoût

Il me regarde un instant. Ah. J'ai compris. J'ai eu affaire à des Détraqueurs avant. C'est certainement pour ça que je maîtrise très bien le Patronus... Mais qui me l'a enseigné ? Potter... Pourquoi je pense à ce nom, maintenant ?

- Hey ! Aris ! Aris ! Hurle quelqu'un derrière moi

Je me retourne. Quand on parle du loup... Fleamont Potter court en ma direction, comme un fou. Je reste figé pendant plusieurs secondes, avant qu'il ne s'arrête qu'à quelques centimètres de moi.

- Au début, pour tout te dire, j'étais assez sceptique car t'es un Serpentard mais en fait, tu es vraiment un type bien !
- Heu... Merci ? Réponds-je, sans vraiment savoir quoi dire
- De rien ! Maintenant, je vais encore me déclarer à Euphemia ! Ajoute-t-il, avec des yeux pétillants

Il s'en va, en direction de sa "douce" qui va certainement le repousser. Les Griffondors... Je les trouve sympas. Il n'y a que avec les Serdaigles où j'ai un peu de mal. Je les trouve un peu fermés aux autres Maisons et particulièrement solo lors des contrôles. Au moins, les Serpentards, ils s'entraident ! Les Poufsouffles sont des personnes adorables mais, elles sont légèrement apeurées de mon statut Serpentard et de mes amis.

Une personne se colle à mon dos et passe ses bras autour de mon torse. Un souffle froid touche mon cou. Je pousse la personne qui me tenait et, je remarque que ce n'est autre qu'Abraxas, qui rit légèrement.

- Amusant ! Dit-il, en me voyant rougir
- Tu es obligé d'être aussi tactile ? Demandai-je
- Non mais, j'adore te voir gêné !
- Pervers sadique... Marmonnai-je
- Je sais !

Encore une fois, il me décoiffe complètement. Déjà que j'ai un peu de mal à coiffer mes cheveux alors là, j'abandonne. Je n'essaye même pas d'arranger les choses. Enfin, Potter c'est bien pire...

Une personne se place devant nous. Tom a l'air particulièrement agacé et énervé.

- Vous deux, arrêtez donc de vous comporter comme ces satanés lions. Vous faites honte à notre Maison. Lâche-t-il, les bras croisés
- Eux ? Faire honte à notre Maison ? Dois-je te rappeler qu'ils ont fait apparaître un Patronus corporel parfait et que toi, tu n'en es pas capable ? Tu sais à peine invoquer de la fumée difforme ! Tranche Orion, d'une manière insultante et défensive

Riddle le regarde, indigné et blessé. Moi et Abraxas, on reste sans voix. Allan est partit très vite. Heureusement sinon, il aurait assassiné Black en entendant ces mots. Son ego a pris un sacré coup... Il s'en va, avec des yeux d'un noir profond. Je me sens mal pour lui...

- Wouah, Orion... Il faut vraiment pas te mettre en colère. Dit Malfoy
- J'avais commencé à l'apprécier depuis quelques jours mais là, il m'a énervé.
- J'irai le voir. Il est facilement irritable lorsqu'il ne réussit pas quelque chose. Je ne pense pas qu'il essayait de nous blesser ou de nous rabaisser.
- Aris, avec sa sagesse digne de celle de Rowena... Je ne sais vraiment pas comment tu fais ! Poursuit Black, en soupirant

*.*.*

- Tom, arrête de bouder. C'est le début des vacances, tu vas quand même pas gâcher ça !

Il ne répond pas. Je suis dans sa chambre de Préfet et lui, il est dans son lit en m'ignorant, les oreillers contre son visage. C'est bizarre de le voir comme ça. Il est tellement... Enfantin ? Je m'approche de lui et, je m'assois sur son lit. Les autres sont en train de préparer leurs valises, dans la chambre de 5.

Bon, il faudrait que je trouve quelque chose pour lui remonter un minimum le moral parce que là, ça ne va pas. Si j'ai bien compris, il est blessé et vexé car il n'arrive pas à faire apparaître un Patronus correct. Je peux lui donner des cours si il veut.

- Tom, tu sais, je peux te donner des cours pour le Patronus. Tentai-je. Pendant les vacances, ça ne me posera aucun souci.

Il ne me répond même pas. Je soupire et, je regarde sa table de nuit. Il y a pleins de livres dessus et, ils sont tous à moi. Il a dû au moins en lire la moitié ou les trois quarts.

- Je ne suis pas faible. Souffle-t-il

Mon regard se pose encore une fois sur lui. Ses yeux me fixent. Il y a de la colère. Beaucoup de colère. Je me lève et je recule. Il me terrifie comme ça... Il se met debout lui aussi puis, avant que je sorte de sa chambre, il attrape ma robe de sorcier et me plaque contre un mur. J'avale ma salive. Ses mains tremblent. Je sens qu'il veut me frapper pour faire passer ses émotions. Il lève l'une de ses mains et, je ferme les yeux. J'ai peur...

Rien. J'ai attendu plusieurs secondes avant d'ouvrir mes paupières. Il a baissé ses yeux, pour faire en sorte que je ne puisse pas les voir. Il me lâche.

- Faire passer ma colère contre toi servirait à rien puisqu'elle ne t'est pas destinée.
- Je sais... Elle est destinée à Orion ?
- Oui. Et contre moi-même aussi... Avoue-t-il. Je suis incapable de faire apparaître un bon Patronus... Ça vient de moi et de personne d'autre.
- Je t'aiderai ! Lui réponds-je. Même si ça doit prendre des mois ! Lui promis-je

*.*.*

Nous sommes le lendemain. Presque tous les élèves doivent partir à 13h 25 dans un train pour qu'ils puissent retourner auprès de leurs familles. Bien sûr, moi et Tom, on reste à l'école. Nous sommes tous en train de manger. Orion ne s'est pas excusé et, Tom fait toujours la gueule, même si il le cache bien.

- Aris... Commence Malfoy, en me regardant dans les yeux
- Oui Abraxas ?
- Je vais demander à mes parents que tu viennes dans l'une de mes résidences pendant les vacances de Pâques, avec moi. Serais-tu intéressé ? Me demande-t-il, dans les yeux

Passer des vacances avec Abraxas ? Pourquoi pas ? De plus, j'aimerai bien voir à quoi ça ressemble, chez lui...

- Bien sûr ! Lui répondais-je
- D'accord. Et si Black, Avery et Riddle sont sages, peut être pourront-ils venir avec nous... Déclare-t-il, en leur attention
- Il faut bien que quelqu'un protège Aris de toi, sale pervers. Dit Orion, avec un petit sourire
- Si Black vient, je serai donc obligé de vous accompagner car, je n'ai aucune confiance en lui. Avoue Riddle, en mangeant tranquillement
- Et c'est réciproque. Précise Black, en lui jetant un regard noir
- Et bien... J'aimerais bien venir avec vous si Abraxas me le permet. Dit Avery, simplement

Okay... Ça promet. J'espère que Orion et Tom arrêteront leur gaminerie d'ici là. Ils sont chiants à toujours se faire la guerre !

*.*.*

De retour chez Ollivander's ! J'ouvre la porte du magasin et, je m'introduis dedans. Tom m'a accompagné pour être sûr que je ne me perde pas. Avant que je parte, mon Directeur de Maison m'a félicité chaudement pour mon Patronus. Il m'a demandé de venir à l'un de ses dîners avec son club. Tom est dans son "club", il est même l'étudiant le plus aimé de notre prof. Avant, Allan y était mais un jour, il a raté une potion et il a été "rejeté", en quelque sorte. Ça l'avait affecté mais ensuite, il a réussi à oublier. Heureusement. J'ai donc accepté et, le dîner aura lieu le 1 Novembre.

Mr. Ollivander nous accueille chaleureusement.

- Bonjour Mr. Aris, Mr. Riddle.
- Bonjours Mr. Ollivander. Ne vous inquiétez pas, je vais partir. Je dois juste l'accompagner à votre boutique. Un professeur viendra le ramener vers 18h. Explique-t-il. Passe une bonne journée Aris.
- À toi aussi Tom.
- Au revoir, Mr. Riddle. Cher Aris, voulez-vous prendre le thé avant de commencer cette journée ? Me propose-t-il
- Bien sûr !

Tom s'en va. Nous laissant seuls, Ollivander et moi.

- Alors, comment se passe votre scolarité depuis que vous avez votre baguette ? Me demande-t-il, en me servant du thé
- Je suis bon en presque toutes les matières pour l'instant. Je suis excellent en DCFM et aux duels. Lui expliquai-je. Par contre, je suis nul en Potion...
- Ne vous inquiétez pas. Peu sont bons en Potions, vous savez ?
- Oui, je sais... Ah ! Je peux vous raconter des anecdotes ? C'était vraiment étrange et, je crois que vous êtes assez ouvert d'esprit pour m'écouter jusqu'au bout.

Il s'assoit devant moi, en me fixant avec des yeux perçants. Je soupire et, je prends une grande bouffée d'air avant de commencer mon récit.

- Et bien une fois, après un pari qui m'a énormément affecté, ma baguette a fait quelque chose d'étrange... Elle m'a "incité", en quelques sortes, à jeter un sort sur Tom et Abraxas...
- Incantation informulé ? Questionne-t-il
- On ne sait pas... Mais ça a eu un effet dévastateur sur eux. Abraxas était complètement fou. Il faisait des cauchemars, même éveillé. J'ai rendu Tom malade, il vomissait à chaque qu'il mangeait ou buvait quelque chose... Expliquai-je, avec du remord. En plus de ça, à chaque fois qu'il fermait les yeux, il voyait son cadavre.
- Combien de temps ça a donc duré ?
- Trois jours pour Abraxas et une semaine entière pour Tom. Ils devaient s'excuser auprès de moi pour que les "malédictions" se lèvent.
- Je savais que le bois de Mélèze et la Plume de phénix pouvait faire une baguette assez rancunière et protectrice mais, je ne savais pas que ça irait si loin ! Reprit-il, avec un air fier
- Même si je me sens un peu coupable, j'avoue que je suis content qu'elle ait fait ça... Dis-je, honteux
- Connaissant Riddle et Malfoy, je pense qu'ils n'ont pas dû faire quelque chose de très gentillet. Ils l'ont certainement mérité.

Et ben ! Même Ollivander dit qu'ils l'ont mérité, cette "punition" extrême. Je n'ai vraiment pas à me sentir coupable de ce que j'ai fait !

- Ils m'ont séduit et, j'ai eu très mal lorsque j'ai appris qu'ils se sont joués de moi... Racontai-je, tristement. Mais maintenant, on préfère rire de cette histoire stupide.
- Ça a dû leur donner une bonne leçon, c'est sûr. Et sinon ? Autre chose avec votre baguette ? S'empresse-t-il de demander
- J'ai réussi à invoquer un Patronus corporel sans grandes difficulté.

*.*.*

- Mr. Ollivander ! Un autre client !
- J'arrive !

Il est bientôt 17h 30 et, depuis que je suis arrivé ici, il y a eu une vingtaine de clients ! D'après Ollivander, c'est normal qu'il y ait autant de monde. Certains viennent de pays étrangers pour venir ici. La boutique Ollivander's est la plus recommandée pour une baguette. Certains artisans sont très jaloux de lui et, il y a quelques fois des conflits.

Ollivander arrive avec un visage radieux. Qu'est-ce qu'il aime son métier ! Et je le comprends ! Voir une baguette trouver son partenaire idéal est vraiment captivant.

Un homme avec des traits asiatiques vient d'arriver. Comme il avait fait avec les autres clients, il prend ses mesures grâce à ses instruments puis, il me demande de prendre certaines boîtes. Bien sûr, il m'en conseille certaines et, j'en prends d'autres. Mon intuition fait bien les choses, de temps en temps. Sur les 23 clients qu'on a eu, 8 ont pris une baguette que j'avais proposé. Ollivander m'a félicité plusieurs fois d'ailleurs ! J'avoue que je suis fier mais, j'évite de trop me vanter quand même. Ce n'est pas vraiment mon genre.

Le client prend une baguette d'Epicéa de 32 cm et Coeur de Crin de Licorne. Il l'essaye mais, il n'y a rien. Elle ne réagit pas. Ollivander la reprend et lui en propose une autre. Et c'est ainsi pendant 5 minutes. Cette fois-ci, c'est l'une des baguette qu'Ollivander avait conseillé qui trouve son partenaire.

Il s'en va en payant la somme en Gallion puis, je soupire. On dirait pas comme ça mais, c'est un sacré boulot ! Éviter les sorts lancés, ranger et tout le tralala qui va avec...

- Dîtes-moi Aris, ça vous dirait de faire des stages plus souvent ? Me demande-t-il, en rangeant quelques baguettes avec moi
- J'en serai ravi !

*.*.*

- Mr. Dumbledore, savez-vous que mon phénix a pondu un œuf dans mon lit ? Savez-vous que c'est certainement Fumseck qui s'est accouplé avec elle ?

Le professeur Dumbledore est venu me chercher. Depuis le temps que je voulais le voir ! Pas trop tôt ! D'après ce que j'ai pu comprendre, il était malade. Un gros rhume. Il me regarde, avec des yeux ronds. Ouh la... Je crois qu'il n'était pas au courant. Enfin, à part quelques Serpentards, personne ne sait pourquoi mon phénix ne m'accompagne plus pendant les cours.

- Et bien... Je ne m'attendais pas à cela. Dit-il, en papillonnant des yeux
- Moi non plus. Je ne savais même pas que c'était une femelle ! M'exclamai-je, en colère contre moi-même
- Lui aviez-vous trouvé un nom ?
- Non, je n'y ai pas vraiment pensé...

*.*.*

- Tom ! Quelque chose de HEUREUX !
- Tu crois que j'ai vécu de tels moments dans un orphelinat ?!

Je grogne, en me claquant mentalement. Nous sommes pitoyables. Moi car, je suis trop exigeant et lui car, il est têtu comme une mule ! Nous sommes en train de nous entraîner pour jeter un Patronus. Son Patronus. Ça doit faire une bonne demi-heure qu'on s'entraîne mais, il ne sait faire qu'apparaître une fumée.

- Bon, évitons de nous énerver... Dis-je, en soupirant. Je pense que le problème vient de ton interprétation...
- Pourquoi dis-tu ceci ?
- Alors, simple test : L'Amour, c'est quoi pour toi ? Lui demandai-je, ayant une petite idée de sa réponse
- C'est un sentiment stupide et inutile. Il ne sert qu'à faire souffrir. Déclare-t-il, sans broncher

Putain mais... Mais c'est quoi ce type ?! Un véritable psychopathe ! Je soupire une deuxième fois puis, je m'assois sur une chaise à côté de lui. La Salle sur Demande est vraiment pratique.

- Tom, l'Amour, ce n'est pas ça. C'est de l'affection, de la confiance... En bref, ce que je ressentais pour toi avant que je sache que tu m'as trompé... Lui expliquai-je, calmement
- Et tu en as souffert. Conclu-t-il, en récupérant ses affaires

*.*.*

J'ai mal et je suis attaché. Je ne sais pas où je suis. Où suis-je ? J'ai mal. Pourquoi ai-je autant mal ? Une porte s'ouvre. Je vois quelqu'un avec des formes de femme et des choses dans ses mains. Un couteau et un fouet. J'ai peur. Je tremble et, j'essaie de reculer. Il m'est impossible de m'échapper. Alors qu'elle s'approche, je lui hurle. "Va-t-en !; Ne t'approche pas !; A l'aide !".
NE T'APPROCHE PAS

- Aris !

Quelque chose de froid et d'humide me fait ouvrir les yeux. De l'eau ? Tom me fixe, inquiet. Je voudrai me redresser pour lui dire que ça va mais, mes membres ne répondent pas.

- Je dois voir, Aris. Me dit-il, en se penchant sur moi
- N-Non... Le suppliai-je

Trop tard, il est dans ma tête. Mon cauchemar, je suis en train de le revivre... Arrête ça ! Pitié Tom, je ne veux pas ! Mon corps tremble de plus en plus et, mes yeux s'humidifient.

Enfin, il arrête. Il cligne des yeux et il sort de ma tête. Les images se sont arrêtées mais, je laisse couler quelques larmes. Je ne peux pas bouger. Je n'y arrive pas et, mon ventre, mon cœur et mes poumons me font mal. Avec les manches de sa chemise, il essuie mon visage avant de partir se lever. Je regarde le plafond, en respirant calmement pour reprendre mes esprits. Ce n'était qu'un cauchemar, rien d'autre qu'un cauchemar... N'est-ce pas ?

- Redresse-toi Aris. J'ai dû t'asperger d'eau pour que tu te réveilles. Me demande Tom
- Je ne peux pas...Murmurai-je, faiblement

Il soupire d'énervement et il écarte les draps qui étaient sur moi. Il pose la serviette à côté de moi puis, il me force à me redresser malgré mes protestations et aux coups faibles que je lui donnais. Il n'essayait pas d'être violent, à mon grand étonnement. Au contraire, je l'ai trouvé plutôt doux et attentionné.

Il met la serviette sur mes épaules, et il me sèche avec. Essentiellement mes cheveux.

- Aris, ne t'inquiète pas. Me chuchote-t-il. C'est terminé, ce n'est plus qu'un mauvais rêve.
- J'avais peur... Ça semblait si vrai... Racontai-je, avec une boule dans la gorge
- Aris, je suis là. Alors, arrête de trembler. Insiste-t-il, à voix basse
- Non... Je ne peux pas... Gémis-je, en laissant encore couler des larmes

Je ressens encore la douleur des couteaux dans mon dos qui me déchirent la chair. C'est horrible... Tom me demande de m'allonger sur le ventre. J'essaye de lui obéir, avec mes membres faibles. Il me pousse légèrement pour que je puisse m'étendre à plat ventre puis, il laisse la serviette sur mes cheveux. Cette position est plutôt réconfortante...

Je soupire d'aise en sentant des petites caresses au niveau de mes épaules et de ma nuque. Il est assis à côté de moi. C'est vraiment... Étrange de le voir comme ça.

- Tu n'as plus rien à craindre. Dors. Me conseille-t-il
- Pourquoi je fais autant de cauchemars, Tom...?
- Ce sont certainement des moments qui t'ont traumatisé. Du moins, c'est le cas pour l'homme éventré. Me révèle-t-il

C'est... Non, ne me dîtes pas que j'ai vécu tout ça... Enfin, ça pourrait expliquer pourquoi j'ai des marques sur le dos si ce cauchemar est un souvenir. Je ne veux pas de ces souvenirs... Ils sont horribles.

- Je ne veux pas me souvenir, Tom...
- On ne peut rien faire Aris. Si ta mémoire décide de revenir, on ne peut pas l'empêcher. Proteste Riddle
- Je ne veux pas... Répétai-je
- Écoute-moi. Nous allons nous recoucher puis, on va en parler demain.

Il se lève puis, il reprend sa serviette pour la mettre dans sa salle de bain. J'ai peur. J'ai peur de retrouver mes souvenirs. Heureux, tristes et horribles. Je suis bien maintenant, petit à petit, je commençais à me reconstruire une identité. Je ne veux pas la perdre pour en avoir une autre que je ne voulais pas.

La lumière s'éteint et, Riddle se remet dans son lit. Bien qu'on soit plongés dans le noir absolu, je suis sûr qu'on se regarde dans les yeux. Je me mets sur le côté, en me repliant sur moi-même.

*.*.*

- Clara, j'ai peur... Je ne veux pas...

Je pleure encore. Je laisse échapper quelques sanglots dans ses bras d'un blanc nacré et, elle relève doucement mon visage pour poser un doux baiser sur mon front. Ses yeux clairs se plantent dans les miens.

- N'ai pas peur de celui que tu as été avant. Tu as été assez fort pour surmonter ces épreuves donc, ne sois pas effrayé par cette vie. Me raconte-t-elle, en caressant mon visage
- Je suis seul, Clara... Je n'ai aucune famille...
- Aris... Tu as Orion qui te restera toujours fidèle. Tu as Abraxas qui te considère comme son cadet.

Elle marque une pause. Allan et Tom alors ? Enfin, en ce moment, j'ai bien compris qu'Allan a quelques problèmes et que je suis peut être la cause. Peut-être.

- Allan a besoin de toi. Il a peur d'en parler. M'explique-t-elle
- Tu sais ce qu'il a ?
- Oui je sais mais, je lui ai promis d'en parler à personne. Même pas à toi et, je tiens toujours mes promesses.
- D'accord je comprends...

Encore une fois, un ange passe. Ce silence n'est pas lourd mais, je me sens juste un peu mal à l'aise. C'est idiot de se sentir insu dans un rêve. Je me sens stupide... Je me demande vraiment ce qu'il a, Allan. Ça doit être vraiment grave pour qu'il n'en parle pas.

- Et Tom ?
- C'est un peu plus compliqué mais, il sera là aussi. Tu comprendras mieux le 31 Décembre. Ajoute-t-elle
- Et tu ne me diras pas pourquoi, n'est-ce pas ?
- C'est cela.

Je soupire et, je ferme les yeux. J'enverrai un hiboux à Abraxas et Orion. Je leur s'éloigne, en me lâchant. Elle sait que je veux rester seul dans mes pensées. Je pense que je devrais faire quelques recherches sur les Vélanes. Il n'y a certainement aucun rapport avec ma mémoire mais, ce serait bien d'en connaître un peu plus sur ces créatures magiques.

Je rouvre les yeux mais, je reste stupéfait par le spectacle devant moi.

Un grand serpent noir s'est enroulé sur le corps de Clara et, elle lui caresse affectueusement la tête avec des yeux tendres. Le serpent se tourne, pour me regarder avec des yeux rouges. Ces yeux... Mortem ?

*.*.*

J'ouvre les yeux, sans être aveuglé par la lumière. Je suis dans la chambre de Tom et, je suis seul. Je reste quelques instants figé mais, je me redresse pour m'asseoir sur le dossier du lit. Cette nuit a été épuisante... Je soupire une dernière fois puis, je regarde la table de nuit à côté de moi. Des bouquins et ma baguette. J'ai besoin de me détendre...

Je la prends puis, je la regarde. Quel sort pourrai-je jeter ? Hmm...

- Orchideus Et Flos

Je ne souhaite pas un bouquet. Une petite violette est apparue sur le bout de ma baguette. Je trouve ça... Mignon. Je sais, ce n'est pas très Serpentard, même pas du tout. J'ai un côté Poufsouffle, il ne faut pas oublier. J'aime les choses simples et belles. Quelqu'un ouvre la porte de la salle de bain. Je tourne la tête.

- Quel rêve as-tu fais ? Me demande Tom, avec une serviette sur les hanches
- J'ai parlé un peu avec Clara. Je pense avoir vu Mortem aussi.
- Ah bon ? Tu "penses" ? Me questionne-t-il, en levant un sourcil
- Elle avait un serpent noir enroulé autour de son corps. Lui et le serpent, ils ont les mêmes yeux rubis. Lui expliquai-je, en regardant de nouveau ma petite fleur

Il approuve d'un signe de la tête puis, il prend ses affaires dans une armoire avant de retourner dans la salle de bain pour se changer. Quelle heure est-il ? Je fais tomber la violette dans ma main, avant de lancer un Tempus.

10h 32

Okay, j'ai fait une petite grasse matinée. Mr. Ollivander m'a demandé de venir plus tôt aujourd'hui, pour qu'il m'explique les "propriétés" des différents bois et cœurs. Ça va être très instructif, je le sens. Je dois être devant son magasin à 13h. J'ai encore le temps mais par contre, je dois me dépêcher pour prendre mon petit déj'. J'ai faim !

Je me lève et je pars de la chambre de Riddle avec ma baguette. Mes affaires sont dans la chambre de 5. Une fois que je suis arrivé, je me prends un pantalon noir et un tee-shirt blanc. Fais chier, je n'ai plus de pull et il fait un froid de canard...

Vivement que je fasse les magasins ! Je demanderai à Tom de me prêter un pull. Je retire mon unique vêtement et, je m'habille avec mes autres fringues. Je vais dans la salle de bain pour me rincer le visage et me coiffer un peu. Avant de partir, je caresse la tête de mon phénix qui dort paisiblement dans mon lit.

- Chanceuse.

Je mets mes chaussures puis, je pars en fermant la porte derrière moi. Bon. Il faut que je retourne chez Tom. Je marche et, je dis le mot de passe pour que je puisse entrer. D'après ce que je constate, il allait tout juste partir.

- Tu veux un pull, c'est ça ?
- Oui. J'en ai plus... Bredouillai-je, un peu honteux
- Nous ferons les magasins le 24.

*.*.*

Je mange un petit toaste avec du beurre et de la confiture. Finalement, il m'a passé un pull noir, un peu grand pour moi mais, ce n'est pas inconfortable. Je me sens bien dedans.

- J'aimerai travailler mon Patronus avant que tu partes mais si tu veux refuser, je ne t'en voudrais pas. Tu as eu une nuit assez dure. Me dit Riddle, en tournant sa cuillère dans son café
- Ça me changera les idées. Lui réponds-je. Tu as une idée de souvenir ?
- Peut être...
- Tom, le 31 Décembre, c'est une date en rapport avec toi ? Le questionnai-je
- C'est ma date de naissance... Marmonne-t-il, l'air sombre
- Ok...

Pourquoi il fait une gueule comme ça ? Oh mais... Oh mais il faut que je lui trouve un cadeau ! Et les autres ?! C'est quand leurs anniv' ?! J'espère qu'ils ne sont pas passés ! Je me sentirai vraiment mal !

Non mais, pourquoi il semble si triste ?

- Tom, pourquoi tu fais une telle tête ?
- Ma mère est morte après m'avoir donné la vie et un nom. Depuis le 31 Décembre 1926, je vis à l'orphelinat.

*.*.*

L'entraînement a été moins catastrophique. Il a réussit à faire apparaître une forme qui ressemblait à un serpent mais, c'était très flou et, ça n'a pas tenu plus de 2 secondes. On doit s'entraîner demain.

J'ai écrit à Abraxas et Orion pour leur parler de mon rêve qui était certainement un souvenir refoulé. Je leur ai demandé leurs dates d'anniversaire, et à Allan aussi bien sûr. Je n'ai que... Qu'une trentaine de Mornilles pour leur acheter des cadeaux. Ce qui est déjà pas mal, pour un mec ayant fait un voyage dans le temps, et qui se retrouve qu'avec des habits légèrement bouffés par des asticots et autres bestioles. Il y avait aussi quelques habits intactes mais, très peu.

J'ouvre la porte de Ollivander's et je vais dans la petite pièce. Je fais un signe de la main à Tom, pour lui dire au revoir. Il me le redonne puis, il s'en va en fermant la porte. Je m'assois sur l'une des deux chaises présentes puis, j'attends. Il devrait arriver dans une, deux...

- Bonjours Aris. As-tu bien dormi ? Tu as une petite mine. Me dit-il, en sortant d'une autre porte avec un sac rempli
- J'ai fait un cauchemar mais, Tom pense que c'est un souvenir... Et ce n'était pas très chaleureux et amusant.
- Expliquez donc, cher Aris.

Il se rapproche et, pose son sac sur la table. Il se met devant moi, prêt à écouter ce que j'ai à dire. Bon, je ne sais pas si ça va me faire du bien de le dire à une personne qu'à un "ami" mais, je me suis aperçu que Ollivander est très, très curieux.

- J'étais dans un endroit sombre, aucune lumière. Commençai-je. J'étais enchaîné et j'avais horriblement mal au dos comme si on me l'avait fouetté et ouvert avec des couteaux. Racontai-je. Ensuite, quelqu'un est entré avec des choses dans ses mains et, j'ai commencé à crier et... Je me suis réveillé.
- Cela arrive souvent ?
- J'en ai fait un autre. Dans une forêt, il y avait une maison en feu et un homme éventré sur la porte de l'entré. Je me sentais mal, tellement mal... Comme si j'étais abandonné et désorienté. Ajoutai-je, faiblement
- Je vois. Conclu-t-il

Il me propose de passer à autre chose pour me changer les idées. J'accepte avec enthousiasme puis, il ouvre le sac en déposant son contenu sur la table. Il y a 38 baguettes de bois différents. Il prend la première dans ses mains.

- Voici une baguette faite avec du bois d'Acacia. Ce sont des baguettes assez difficiles à utiliser et souvent, elles refusent de manifester de la magie à une autre personne qu'à son propriétaire. Sinon, si elles sont placés entre de bonnes mains, elles parviennent à être aussi puissantes que les autres baguettes. Il y a très peu de personnes qui ont pu devenir le maître d'une baguette en bois d'Acacia.

Il la repose puis, il prend la deuxième.

- Aubépine. Elles produisent des baguettes fascinantes. Elles sont complexes tout comme leurs propriétaires. Elles sont efficaces pour la magie de guérison, tout comme aux maléfices. J'ai remarqué qu'elles sont à l'aise avec des sorciers ayant des périodes tourmentées ou des sorciers ayant une nature assez... Comment dire... Conflictuelle. Quand elles ne sont pas utilisées correctement, elles peuvent jeter des sortilèges inverses.

Il la repose aussi et, il prend la troisième.

- Bois d'Aulne. C'est un bois très rigide mais, son propriétaire idéal est quelqu'un souvent obligeant, attentionné et plutôt sympathique. C'est le bois le plus adapté aux sortilèges informulés et, c'est une compagne très loyale.

Il la repose et, continue de me parler des différents bois. Cèdres, Cerisier, Charme, Châtaignier... Dans l'ordre alphabétique. C'est vraiment intéressant et captivant. Je sais maintenant pourquoi il aime autant son métier par contre, je ne sais pas comment il fait pour se souvenir de chaque baguettes qu'il vend et qu'il crée. Cet homme est... Fascinant.

Il termine par le bois de Vigne puis, il va maintenant m'expliquer les cœurs. Il vend principalement des baguettes ayant soit une Plume de phénix, soit des Ventricules de dragon ou un Crin de licorne. Mais, il y a aussi quelques autres éléments.

Ils continuent de m'expliquer pendant encore une petite dizaine de minutes. Il aurait bien voulu approfondir mais, il est l'heure d'ouvrir le magasin.

*.*.*

- Faisons une pause Tom. Tu t'améliores mais tu fatigues.

Pendant plus d'une demi-heure, on s'entraînait encore. Il soupire et, il se pose avec grâce sur un canapé qu'il a fait apparaître. Je m'assois sur celui-ci. Je voudrai aller dehors. Même si il ne fait pas chaud, il y a tout de même encore un peu de soleil.

- Tom, on va dehors ?
- Je préfère aller à la bibliothèque.
- Ok. Je te laisse alors.

Je me lève et, je le regarde se reposer. Il est mignon comme ça.

*.*.*

Il fait frais, je ne vais pas rester longtemps ici. Je me suis assis à côté d'un tronc d'un arbre. Le sol n'est pas humide, heureusement par contre, le vent est très froid. Je ferme les yeux, pour me reposer tout de même. Je n'ai pas fait tout ce chemin pour rien ! Voyons, voyons...

Ma mémoire va peut-être revenir. J'ai eu un passé difficile. Je fais des cauchemars. J'aime bien travailler avec Ollivander. Mon père va peut-être venir ici, pour je ne sais quelle raison. L'anniversaire de Tom est le 31 Décembre... Je pourrai lui offrir quoi ? Il est plutôt compliqué ce type. Voyons... Pourquoi pas un bouquin ? Il faudrait que je trouve quelque chose d'intéressant. Hmm... Je ne sais pas ! Ça me saoule !

- Pourquoi fais-tu une telle grimace ?

J'ouvre mes yeux et, je regarde la personne devant moi. Il n'est pas censé être à la bibliothèque, lui ?

- Je pensais à ton cadeau d'anniv'... Je ne sais pas quoi t'offrir ! T'es compliqué !
- Je n'aime pas cette date. Tu n'es pas obligé de me donner quoi que ce soit. Affirme-t-il

Je grogne et je détourne le regard. Oui, je boude. Et alors ? Qu'est-ce que ça peut lui faire, hein ? Je croise les bras et les jambes. C'est étrange, je n'entends aucune remarque de sa part. Il s'assoit à côté de moi, lourdement. Il est si fatigué qu'il a perdu sa grâce de Serpentard ?

- C'est de ta faute si je suis dans cet état... Souffle-t-il
- Pourquoi tu dis ça ?
- J'ai veillé sur toi toute la nuit... Termine-t-il

Je laisse échapper un son de surprise et, je me retourne pour le regarder. Il a fermé ses yeux et il respire doucement. Il a veillé sur moi toute la nuit, alors ? Et il a travaillé son Patronus deux fois dans la journée...? Mais il est complètement fou ce type ! Il sait à quel point ça fatigue ce genre de comportement ? Je le pousse vers moi pour qu'il puisse mettre sa tête contre le creux de mon épaule et je passe un bras derrière son dos. Il faut bien que je le "remercie" d'une "telle" manière... Riddle a été "sympa"...

Rien ne l'obligeait à veiller sur moi cette nuit. Pourquoi l'a-t-il fait ? Ce n'est pas son genre. Il ne l'aurait pas fait si il n'avait pas été contraint.

- Tom, je sais que tu es épuisé et si tu veux, je pourrais te porter jusqu'au château mais j'aimerai que tu répondes à cette question. Rien ne t'obligeait à veiller sur moi, pourquoi l'as-tu fait alors ?
- Je ne peux pas te donner de réponse. Me dit-il, calmement

Ça, ça veut dire qu'il ne sait pas lui-même et ça le perturbe. Sacré Tom !

*.*.*

- Merci Mr. Ollivander pour ce stage ! C'était vraiment enrichissant !
- Moi aussi je te remercie cher Aris. C'est assez rare que je travaille avec une autre personne que moi-même et, j'ai été très étonné d'avoir apprécié notre duo pendant ces trois jours.

Je prends mon écharpe et ma cape de sorcier. Aujourd'hui, il fait un froid de canard au Chemin de Traverse et c'est le professeur Slughorn qui doit venir me chercher. Il ne devrait pas tarder.

- Prenez cela avant de partir. Ne l'ouvrez pas avant d'être rentré à Pourdlard, est-ce clair ?

Je me regarde. Il me tend une lettre qui a l'air assez remplie. Je me demande ce qu'il y a dedans. Je la prend et, j'essaye d'identifier son contenu. Déjà, il a mis un sort pour que la lettre soit aussi légère qu'une plume puis, il a bien collé les extrémités pour que rien ne dépasse.

On entend la porte s'ouvrir. Ah ! Mr. Slughorn.

- Aris, nous devons y aller. Bien le bonjour Mr. Ollivander ! S'exclame le directeur de Maison, en serrant la main du propriétaire du magasin
- Bonjour Slughorn. Vous avez bonne mine. Dit Ollivander, pour être poli
- Je suis heureux d'être revenu ici ! Vois-tu Aris, c'est ici où pratiquement tous les sorciers d'Angleterre ont acheté leur première baguette. Dont moi. Me dit-il, avec un grand sourire aux lèvres
- Bois de Cèdre, ventricules de dragon, 26, 03 cm et légèrement flexible.
- C'est cela ! Quelle mémoire !
- Bon. Eh bien, Aris, si vous voulez refaire un stage chez moi, envoyez moi un hibou et je verrai ce que je pourrai faire. Sur ce, je vous dis au revoir. Termine-t-il, en montrant la porte

Il sait que je veux ouvrir la lettre le plus vite possible. Nous nous en allons, en regardant quelques boutiques.

- Dîtes moi Aris, avez-vous trouvé quelques fragments de souvenirs ? Me demande-t-il
- Oui, on pense, Tom et moi.
- Qu'est-ce qu'on ferait sans lui, hein ? Pourrez-vous en parler pendant notre dîner ? J'aimerai mieux connaître le nouveau membre prodige de ma Maison ! Déclare-t-il
- "Prodige" ? Je ne suis pas aussi intelligent que Tom ou Abraxas pourtant. Ripostai-je, un peu gêné
- C'est vrai mais, vous avez vous aussi un charme et un talent particulier. Cela ne laisse personne indifférent. Pas même Riddle. Rajoute-t-il, en souriant de plus belle

*.*.*

- Le fou ! Le fou ! Hurlai-je
- Pourquoi cries-tu comme ça ?! Tu ne vois pas que je m'entraîne ?!
- Regarde Tom ! Regarde !

Il s'approche de moi, les sourcils froncés. Ollivander, mais qu'est-ce qu'il est fou ! Je comprends mieux pourquoi il ne voulait pas que je l'ouvre dans son magasin. Son enveloppe, elle contenait 25 Gallions... 25 Gallions, c'est énorme ! Surtout, je ne les mérite pas ! C'est homme est vraiment fou !

- Tu as dû travailler dur pour les mériter. Raconte-t-il

*.*.*

Lors du petit déjeuner, j'ai reçu trois lettres. Une de Orion, une autre d'Abraxas et la dernière vient de Allan.

L'anniversaire de Orion est le 30 Octobre donc, il n'est pas encore passé. Par contre, il reste jusqu'au 31 donc, nous ne pourrons pas le fêter avec lui. Néanmoins, je pourrais lui offrir quelque chose !
Malheureusement, Abraxas reste pendant toutes les vacances chez ses parents. Il dit que sa proposition de la veille avant qu'ils ne partent, a été acceptée mais, il faudra qu'il me présente à ses parents avant. Et son anniversaire est le 17 Janvier donc, il n'est pas encore passé non plus. Pour Allan, son anniversaire est le 22 Mars et, il reste chez ses parents jusqu'au 31 Octobre. Il a écrit qu'il aurait voulu revenir à Pourdlard plus tôt mais, il a eu des soucis avec sa famille.

Donc, à mon plus grand bonheur, je n'ai raté aucun anniversaire et à mon plus grand malheur, je vais devoir attendre encore un moment avant de les revoir.

- Aujourd'hui, nous devons t'acheter de vêtements. Tu as intérêt à être sage. Me prévient Riddle, à côté de moi
- Je suis toujours sage, Tom.

*.*.*

Je me suis éclaté ! Je ne savais pas que j'aimais bien faire les magasins ! On m'a acheté 4 pantalons, 3 chemises, quelques paires de chaussettes, des pulls, des caleçons (c'était assez gênant d'ailleurs.). Riddle et Slughorn ont insisté à me faire essayer une tenue assez "classe".

Je mets des gants blancs que Tom a choisi et, je tire le rideau de la cabine. Je me dirige vers le miroir, en ignorant les personnes qui bavent sur moi au passage. Ça ne peut pas m'aller aussi bien que ça quand même ! Si ? Une fois que je suis devant le miroir, je me détaille. C'est vrai que le noir, le blanc et l'argenté ça me va plutôt bien.

Tom m'avait trouvé des gants blancs, un pantalon noir et un chemisier blanc avec des boutons noirs alors que Slughorn avait trouvé une sorte de manteau... Heu... Victorien ? De soirée ? Je sais pas trop mais, c'est le genre de vêtement que Abraxas peut porter souvent. Un vêtement de riche, quoi. Mais, le noir et l'argenté, ça me va bien au teint.

Sinon, ils sont où les deux gens qui sont censés être avec moi ? Je les vois pas.

- Aris, nous sommes désolés pour le retard mais...

Je me retourne, en reconnaissant la voix de mon directeur de Maison. Tom est à côté de lui et, ils ont tous les deux une drôle de tête.

- Tu es... Commence Tom, en cherchant ses mots
- Magnifique ! Cet ensemble vous va à ravir !

*.*.*

J'ai trouvé un cadeau pour Orion, j'ai dit un petit bonjour à Ollivander et j'ai fait les magasins. Je pense que je suis bien, là.

- Salut Pioupiou, je ne t'ai pas trop manqué ?

"Pioupiou" me jette un regard noir et, elle se détourne de moi pour se rendormir. Je soupire et je range mes affaires dans un placard.

- Aris, tu m'as dit que je n'arrivais pas à faire apparaître un Patronus remarquable parce que j'interprète mal mes souvenirs, c'est cela ?
- Oui Tom, je pense que c'est ça.

On se regarde dans les yeux, pour essayer d'y lire quelque chose. Lui, il à l'air d'avoir trouvé ce qu'il cherchait dans mon regard. Je ne comprends pas. Il expire puis, il se remet parfaitement droit, préparé pour rejeter le sort de Patronus.

- Expecto Patronum

Je me lève, en voyant que son sort est beaucoup plus puissant.

Un serpent.

Un immense serpent. Je dirai un basilic mais avec quelques mètres en moins tout de même. Je regarde Tom, qui a un sourire immense sur le visage. Je peux le comprendre, il s'est énormément entraîné. Il fait disparaître son Patronus corporel puis, il me fixe avec un autre sourire. Je ne saurais comment le décrire mais, ça me fait plaisir. Je suis content pour lui.

*.*.*

Le 31 Octobre ! Le jour d'Halloween ! Enfin ! Orion et Allan devraient arriver dans l'après-midi au dortoir. J'espère que mon cadeau va plaire à Orion au moins. Je croise les doigts pour qu'il aime les boucles d'oreilles chaînes et clip en argent. Sinon, je suis mal !

Riddle attend avec moi sur son lit, en lisant un de mes livre. Je me demande ce qu'il y a de si intéressent.

- Tom, pourquoi tu lis toujours mes livres ?
- Parce que c'est très instructif. Me répond-il, en tournant une page
- Ce n'est pas un livre d'école, pourtant. Si ? Demandai-je, en m'approchant
- Non, ce n'est pas un livre de cours. C'est ton journal intime je crois.
- COMMENT ?!

Rapidement, je saute sur son lit et je lui arrache ce livre noir de ses mains. Il laisse échapper un rire et, je regarde ce qui est écrit. Il n'y a que des notes. Des petites notes écrites en latin on dirait. Mes yeux dérivent sur Tom et je m'assois sur lui et lui tenant son col par les deux mains. Pourquoi m'a-t-il menti ?! Il sait quelle sensation ça a pu me faire ?!

- Pourquoi ?!
- J'aime te voir aussi bouleversé et paniqué. Affirme-t-il, avec un fin sourire aux lèvres. Mais il ne fait aucun doute que ce petit livret t'appartient, c'est ton écriture. Je la reconnaîtrais entre mille. Continue-t-il, en me regardant avec ses yeux grenat
- Pourquoi tu ne m'as rien dit ?!
- Parce que je voulais d'abord savoir ce qui était écrit dedans et je peux te dire que tu étais quelqu'un d'ingénieux et de très intelligent. Explique-t-il, d'un ton léger

Je lui donne une claque. Elle a été suffisamment violente pour que je me fasse moi-même mal. Je le lâche et, je pars. Je ne veux pas rester avec lui. Je n'arrive pas à le comprendre. Je veux rester seul désormais.

Je cours jusqu'à la Salle sur Demande et je m'y refuge dedans. Je marche en essayant de me calmer vers le lit que j'ai fait apparaître devant la cheminée en feu et je m'allonge dessus, légèrement dressé. Je pleure. Pourquoi je pleure ? Je n'ai pas à me sentir mal. Je ne comprends pas. Je ne le comprends pas. Je ne me comprends pas. Je suis de nouveau perdu et, ça me fait mal.

- Tu pleures, c'est indigne d'un Serpentard.
- C'est de ta faute si je suis dans cet état... Ripostai-je. Ce n'est même pas la première fois.
- Je sais.

Il se met sur le lit, à côté de moi. Il n'a pas l'air du tout désolé.

- Pourquoi tu pleures ?
- Parce que tu me caches des choses importantes... Et ça t'amuses.
- Non. Ce qui m'amuse, c'est la manière dont tes expressions changent d'un instant à l'autre. De plus, ce petit livret, je l'ai ouvert il y a peu de temps et je ne pensais pas que ça pouvait être réellement important pour ton identité. Me raconte-il, en prenant ce petit livre. Tu as inventé quelques sortilèges intéressants. Veux-tu que je te les montre ? Me propose-t-il, en ouvrant le livre
- Moui...

Je m'installe un peu plus confortablement et je regarde le livre ouvert. Il y a pleins de petits dessins et de notes. Ça ne m'étonne pas trop. J'ai toujours été un peu brouillon.

Il prend sa baguette et avec elle, il montre la première note.

- Celui-ci est un sort de télépathie. Pour une personne qui ne maîtrise pas la légilimencie, c'est pratique. Oratio Mentis. Il permet à une personne de parler mentalement avec trois autres individus pendant un peu plus d'une heure. Il faut mettre sa baguette sur sa tempe, regarder la personne dans les yeux et formuler le sort.
- Il y a certainement d'autres sortilèges de télépathies, il n'y a rien de bien exceptionnel.
- Oui mais, leurs niveaux sont beaucoup trop élevés. J'en ai essayé et, j'ai eu de terribles migraines pendant quelques heures. Dit-il, en se raclant la gorge certainement à cause de douloureux souvenirs
- Ah... Et celui d'à côté, c'est quoi ?

Je ne savais pas que j'étais capable de créer des sorts. Enfin, si j'ai pu fermer mes bouquins avec un mot de passe, c'est que je devais avoir une très bonne maîtrise de la magie.

- C'est un sort de guérison. Ce sont. Tu en as fait trois. Un pour des baguettes ayant une Plume de Phénix. Un autre pour le Crin de Licorne et le dernier pour le Ventricule de Dragon. Malheureusement, tu as un peu bâclé le travail. Pour la Plume de Phénix c'est à point mais, le Crin de Licorne et les Ventricules de Dragons, ça ne marche que très bien pour les blessures superficielles. Tu as expliqué que le sortilège qui fonctionne le mieux avec des baguettes ayant pour cœur une Plume de Phénix est Phoenix Clamoris. Elle fait apparaître des "larmes de Phénix" sur le bout de la baguette et, elle peut guérir n'importe quelle blessure.
- C'est logique, non ? Interrogeai-je Tom, en levant un sourcil. En plus, il y a des/
- Oui, il y a d'autres sortilèges mais le hic avec eux, c'est qu'ils ne peuvent pas soigner une personne d'un poison. Cette formule me permettrait, si tu te fais mordre par un loup-garou par exemple, de soigner ta blessure et d'exterminer le virus aussi. Enfin, c'est ce que tu as marqué et comme tu l'as écrit juste à côté, ce n'est qu'une théorie pour les poisons mais pour les blessures, c'est top. Précise-t-il
- Je vois...
- Pour les baguettes ayant un Crin de Licorne c'est Phoenix Clamoris Pura et pour le Ventricule de Dragon c'est Phoenix Clamoris Dolce.
- Hmm... Je vais essayer de bosser là-dessus.
- Tu as intérêt.

Il tourne la page puis, il entoure en traçant des cercles invisibles avec sa baguette, une autre note.

- Ceci est un sortilège pour masquer les cicatrices. Malheureusement, il ne peut pas cacher les cicatrices faîtes par la magie ou par des objets magiques. Injuriam Invisibilia. Pour annuler le sort, ce n'est qu'autre que Injuriam Visibilia.

Ce n'est pas étonnant. Mes cicatrices sont monstrueuses mais, d'après ce que je peux comprendre, elles ont été faîtes par un objet magique ou par de la magie simple. Donc, c'est forcément dans le monde des sorciers et, non pas les moldus.

- Ce qui est intéressant aussi, ce sont les dernières pages. M'apprend-il, en passant presque toutes les pages. Tu as fait des petites colonnes avec des prénoms et des idées.

C'est vrai. Il y a une petite colonne où c'est écrit "Harry Potter et Hermione Granger : Sort d'invisibilité.n1-2 ... ; Sort de Guérison.n3 ACQUIS (à travailler) ; Télépathie.n1-2 ACQUIS ; Bouclier.n1 ACQUIS ; Dédoublement.n4 ... ; Prison de flamme.n4 ... ;"

- Harry Potter et Hermione Granger sont certainement tes anciens camarades. Ils ont dû repérer ton talent pour l'invention de sortilège.

*.*.*

Finalement, le reste de la journée s'est bien déroulée. Orion et Allan ont été un peu inquiets de mes yeux rouges mais, je leur ai dit que ça s'est arrangé. J'ai donné le cadeau d'Orion à celui-ci et, j'ai été content d'apprendre qu'il aime ce genre de bijoux, même si ses parents les détestent. Allan lui a offert un couteau suisse en argent. Je ne savais pas qu'Allan était du genre à aimer les armes blanches. Ca nous a un peu étonné.

A propos d'Allan, je devrai lui dire que je suis en partie Vélane, non ? Même si il est un peu "fuyard" en ce moment, je peux lui faire confiance. De plus, j'aimerai tenter quelque chose... Juste avant de partir à la Grande Salle, j'attrape Orion par un bras.

- Tu voulais me dire quelque chose ?
- Oui mais, je voudrai te parler d'une manière différente.
- C'est à dire ? Demande Black, un peu sceptique
- Et bien, Tom et moi on a découvert un livret m'appartenant. J'y avais écrit des notes et j'aimerai tenter un sortilèges sur nous deux. Un sortilège de télépathie, sans passer par la légilimencie. Expliquai-je, en essayant d'être convaincant

Il me regarde, en méditant sa réponse. Je ne suis pas sûr qu'il va accepter mais, ça m'étonnerai qu'il refuse.

- Bon, vas-y. Soupire-t-il. Je te fais confiance.
- Merci ! Donc, il faut qu'on se regarde dans les yeux.

Je sors ma baguette de ma poche puis, on se met dans un endroit sombre, à l'abri des regards. Énormément d'élèves sont revenus pour la fête d'Halloween à Poudlard. Une fois que nous sommes bien cachés, je le regarde dans les yeux puis, je pose le bout de ma baguette sur ma tempe. Bien qu'il ait légèrement détourner le regard, on recommence à se fixer.

- Oratio Mentis

On coupe notre souffle pendant une seconde. C'était quoi cette sensation ?! Je cligne des yeux puis, je fais un petit test.
"Tu m'entends ?"; "Ouais. C'était bizarre."

*.*.*

Au début, c'était bizarre mais ensuite, on avait trouvé ça amusant. Je lui ai parlé un peu d'Allan et, il pense qu'on devrait attendre encore avant de lui dire. De même pour Abraxas. Je sais qu'il n'osera pas me trahir mais, je préfère qu'il l'apprenne en même temps qu'Allan. Quand notre lien s'est coupé, on était un peu déçu mais on savait que ça n'allait pas durer plus d'une heure et demi. Par contre, j'ai décidé de leur montrer mon carnet demain. Ils ont le droit de savoir.

Ce soir, Tom dort seul dans sa chambre de Préfet donc, je dors avec Black et Avery.

- Mr. Riddle et Aris ! On n'attendait plus que vous ! Installez-vous donc !

Nous sommes allés au dîner organisé par Mr. Slughorn. Sur la table il y a 4-5 élèves qui avaient commencé à manger en discutant. Nous nous excusons de notre retard puis, on s'installe avec les autres. J'ai dû presque supplier Tom pour qu'il m'accompagne. Il voulait encore aller à la bibliothèque. Qu'est-ce qu'il m'énerve !

Notre Directeur de Maison s'installe avec nous.

- Bien ! Maintenant que nous sommes tous là, nous pouvons passer une bonne soirée !

*.*.*

- Parlez un peu de vous Aris.
- Hm ?
- Mais oui ! Vous m'aviez dit que vous aviez trouvé certaines informations vous concernant, faîtes nous en part ! Déclare le professeur, en attirant tous les regards vers moi

D'un coup, je me sens mal à l'aise. Autant j'ai l'habitude des regards braqués sur moi, autant je n'aime pas être l'attention de tout le monde-là maintenant. Dois-je dire la vérité ? Non, pas tout.

- C'est assez délicat en fait donc... Commençai-je
- Vous pouvez prendre votre temps.
- D'accord alors je... Mon prénom est Aris, je suis né le 8 Février. J'ai dix-sept ans et je... J'aime bien les duels. Voilà. Ah, et mon Père peut venir demain comme dans 3 mois ou 3 ans.

Ils sont déçus mais, je ne peux pas en dire plus. Pas maintenant. J'ai besoin de m'y préparer mentalement.

*.*.*

Je regarde par la fenêtre. C'est déjà le début des cours. Les vacances sont vites passées. Même si elles n'étaient pas longues, il s'y est passé beaucoup de chose. Le stage chez Ollivander, le Patronus de Tom (il n'a pas arrêté de narguer Orion avec), le shopping, la fête d'Halloween, mon petit livret, le dîner avec Mr. Slughorn, et le retour d'Abraxas.

En parlant de lui, il m'a ramené une plume de paon. Il a dit qu'il avait plusieurs paons chez lui et, qu'il s'amusait souvent avec eux quand il était jeune.

C'est peut-être de là d'où vient son Patronus, en fait.