Bonsoir :)

Bon, j'ai mis le temps, mais voilà la suite :) L'ordinateur de mes parents n'est pas toujours à ma disposition, donc... Je fais comme je peux :) Et avec le blocus en plus... j'avais du mal à trouver le temps de me mettre à retaper tout ça (parce que j'écris tout à la main... oui, oui :p)

Je vais d'abord m'atteler à répondre à vos reviews, comme d'habitude :D

Yosshi-chan : Coucou :) J'avoue, mon Sherlock frôle l'OOC... Je fais attention, mais je sais que je vais basculer :p Comme je l'ai déjà dit, tout ce qui passe sous ma plume s'adoucit (demande à Chibi, elle arrête pas de dire que je suis moe... xD). Et la scène de l'hôpital est teeeellement cliché! Mais il me la fallait celle-là :p

Pour ce qui est de la séance d'essayage, je sais que le cuir ne colle pas à John (quoi que, ça colle... hum.), mais vu le club où ils vont se rendre un peu plus tard, il a besoin de ce genre de fringues pour passer inaperçu... tu verras :D (moi aussi j'aime les pulls de John!)

Ils vont se foutre dans un sacré merdier... xD Mais on a droit à quelques petits moments plus calmes avant ça (pour rappel, la "soirée spéciale" n'est pas pour tout de suite, donc je vais faire mariner nos deux héros un petit peu... :) ) Le slash arrive :) ça sera lent, et doux, et dans mon style, mais ça vient :)

Je ne m'étais pas rendue compte, pour les reviews anonymes, donc merci! :) Et pour "L'homme tranquille", Chibi m'en a déjà parlé, et j'irai la lire dès que je peux ;)

Merci de tes reviews toujours pertinentes :)

ShikaeshiYuukito : Le bleu ciel... comment dire? Je voulais une couleur douce, mais comme c'était pour aller en boîte, je me suis dit que du blanc ou du beige serait trop sobre... Et je voulais l'assortir à Sherlock. J'a hésité à le mettre en rouge, mais ça me semblait trop agressif. Bref, bleu ciel :)

TheLauloo : Il y aura encore du John rougissant... Et merci! :)

LilouSkellington : Je m'arrache les cheveux pour que ça soit cohérent, oui xD C'est la première fois que j'écris un récit en prose aussi long, donc je m'applique vraiment pour qu'il soit bien. Je fais plutôt dans la poésie, en général... ce qui se sent à peine dans mon style, hein? :D

Roxanne Lied : Merci Roxanne chou :) Hâte de te revoir :)

MissGossipAddict : Désolée de t'avoir induite en erreur! :) Disons que comme le slash arrive tard, j'ai mis "friendship" au départ... mais ça change! Doucement, mais ça vient, on progresse :D (j'aime pas aller trop vite en besogne, dirons-nous :p)

Les évènements du jour : portrait robot pour John, trajet en taxi surprenant, solo de violon enivrant (j'ai adoré l'écrire, et si je pouvais, je vous en transmettrais l'air qui se joue en moi chaque fois que je relis cette partie... pour vous donner une idée, allez écouter le morceau Shadows, de Lindsey Stirling... ça ressemble à ça... en plus "Sherlock"...), et un soupçon de tension...

(Chibi-chan, si tu passes par là, j'ai beaucoup pensé à toi en écrivant la conversation sms... j'ai vraiment envie de signer les miens comme ça, maintenant :D)

Place au récit :)


"Où es-tu? - SH"

La veille de la soirée spéciale, à sa sortie de la salle de bain, Sherlock Holmes remarqua l'absence de son colocataire. Il était seulement 8 heures du matin, mais John était toujours levé, à cette heure, et toujours dans l'appartement. Or, ce matin-là, ce n'était pas le cas, et si le détective détestait une chose, c'était d'être pris au dépourvu.

Sorti de sa réflexion par un bip insistant, il se précipita vers son portable.

"Reçu sms Lestrade. A Scotland Yard pour portrait robot - JW"

Sherlock décida qu'il fallait qu'il passe à l'étape suivante de son expérience, et décida de montrer à son sujet d'étude qu'il tenait à lui.

"Tu as déjeuné? - SH"

"Pas eu le temps - JW"

Le détective leva les yeux au ciel, maudissant pour un instant son colocataire et son constant oubli de ses propres besoins au profit de ceux des autres.

'Surtout au profit des miens, d'ailleurs...', pensa-t-il avec un sourire.

Le sourire se fit plus malicieux, au fur et à mesure que germait un plan dans les rouages du génial cerveau de notre détective préféré. Le jeune homme attrapa sa veste et descendit l'escalier avant de se précipiter dans la rue. Au dehors, la pluie avait cessé, laissant derrière elle un épais manteau de brouillard.

Après un passage à la boulangerie, Sherlock monta dans un taxi et prit la direction de Scotland Yard.

"Le bureau de Lestrade? - SH"

"Oui. Presque terminé - JW"

"5 minutes - SH"

Exactement 4 minutes plus tard, Sherlock montait l'escalier qui conduisait au premier étage et au bureau de l'inspecteur. Ne se donnant pas la peine de frapper, il entra, et tendit à John le sac en papier ramené de la boulangerie.

"Petit déjeuner."

Les yeux du docteur s'écarquillèrent, mais la surprise qui se lisait sur son visage fut bientôt remplacée par un sourire empli de reconnaissance. Il plongea la main dans le sac et en sortit un petit pain au chocolat dans lequel il mordit à pleines dents.

Sherlock, intérieurement ravi du résultat de son expérience, resta assis dans le fond de la pièce pendant que John terminait sa description approximative de l'homme qu'il avait vu et entamait le second petit pain au chocolat. Enfin, son colocataire fut libéré, et Sherlock put le ramener à Baker Street, impatient d'emmener l'ancien soldat le plus loin possible de l'informaticienne qui avait aidé à créer le portrait robot. Peut-être, qui sait, était-ce à cause de sa vaine tentative à faire du pied à John...?

Dans le taxi qui les emmenait vers leur appartement, Sherlock laissa glisser son regard sur la silhouette de John, sur ses yeux fatigués, ses cheveux en bataille, la tache de chocolat au coin de sa bouche...

Le détective s'autorisa un petit rire. Le son attira l'attention de son colocataire, qui lui lança un regard interrogateur, mais Sherlock se contenta de tendre la main vers John et d'essuyer du pouce le coin de ses lèvres.

"Chocolat", dit-il avec un sourire, amusé par les yeux écarquillés de son ami.

Ce dernier se contenta de hocher la tête, rougit légèrement, et reporta toute son attention sur ses mains, luttant pour rester immobile.

Le sang de John Watson était en ébullition. Il ne pouvait plus nier l'attraction qu'il avait pour son colocataire, et il avait l'impression que Sherlock flirtait de plus en plus souvent avec lui.

'Sherlock? Flirter? Non, ça ne peut pas être ça. Je vois juste ce que j'ai envie de voir...'

A leur arrivée à Baker Street, ils s'installèrent dans le canapé pour parler de leur plan pour le lendemain soir. Quand il ne resta plus à régler que les détails, John ressentit le besoin d'arrêter de réfléchir et alluma la télévision, pour tomber sur un épisode des Experts. Sherlock, par curiosité, le regarda avec lui... et découvrit l'identité de l'assassin au bout de 5 minutes.

John, perturbé par la proximité de son colocataire, ne parvenait pas à se concentrer sur les images qui défilaient devant ses yeux, et il se mit bientôt à regarder plus souvent Sherlock que l'écran. Si l'autre homme en était conscient, il n'en laissa rien paraitre, et avec la fin de l'épisode vint la fin de l'inventaire personnel du docteur concernant ce qu'il admirait et aimait chez Sherlock Holmes.

Ses boucles noires, d'abord, qui semblaient si douces au toucher, puis les doux traits de son visage, indubitablement masculin, les yeux d'un bleu-gris métallique, le long cou blanc, la délicatesse de ses mains...

"John?"

L'intéressé fut brusquement sorti de sa rêverie.

"Désolé, Sherlock, tu disais?"

"Je disais qu'il était l'heure de diner."

La lueur au fond des yeux de son colocataire était impossible à manquer, et John comprit que Sherlock savait à quoi il pensait, même s'il ignorait qui ses rêveries mettaient en scène. Ou, du moins, il espérait qu'il l'ignorait.

L'ancien soldat déglutit, répondit d'un signe de tête, et se dirigea vers la cuisine pour préparer le diner.

oOoOoOo

Ce soir-là, John monta se coucher un peu plus tôt que d'ordinaire, et Sherlock décida de sortir de son étui son magnifique violon. Il passa une heure à le polir, l'entretenir, l'accorder, en focalisant son attention sur l'instrument, et uniquement sur lui. Ses soins terminés, il cala le petit corps de bois sous son menton et leva son archet, pour le laisser en suspension juste au-dessus des cordes. Puis, il laissa son esprit se vider de tout ce qui n'était pas John Watson, et il se mit à jouer.

Les premières notes s'élevèrent, douces - si douces que Sherlock lui-même en fut surpris. Elles annonçaient le morceau, parlaient de John, déjà, un peu. Puis vinrent les doubles croches, virevoltantes, qui disaient leur rencontre, la trépidation née de la découverte d'une nouvelle énigme, l'intérêt qui s'éveille avant même les premières paroles. La mélodie se fit moins joyeuse, et plus profonde, pour raconter leurs premières enquêtes, leurs premiers succès, leur amitié naissante, grandissante.

Puis, le violon se mit à trembler, à suffoquer, à exhaler en saccades de notes la peur du détective à la vue de John, inconscient, le trajet dans l'ambulance, la bataille pour le droit de rester à ses côtés. Progressivement, les notes se firent plus douces, moins effrayées, tendres même : Sherlock, serrant son colocataire tremblant dans ses bras, caressant ses cheveux, écoutant les battements de son cœur, soulagé de le savoir en vie.

Le violon se mit à palpiter au rythme des battements frénétiques de son propre cœur au réveil de John, puis se calma, heureux de ne pas être repoussé, d'être pardonné. Vinrent ensuite les longs sanglots du désir, John en pantalon de cuir, étreint par le tissu soyeux de sa chemise, délectable, tentant, délicieusement interdit. Mais le murmure des cordes disait aussi le désir de John à la vue de Sherlock, ses yeux brulants, sa respiration haletante, ses joues couvertes d'une adorable teinte vermeille.

Puis, les notes se firent caressantes, racontèrent le petit déjeuner apporté à son ami, se firent orageuses, lorsque l'informaticienne tenta en vain de le séduire et que Sherlock brula de jalousie. Un désir plus doux se fit alors entendre, le désir non de frotter du pouce la tache de chocolat, mais de se pencher vers John pour lécher le coin de sa bouche, lire la naissance d'un incendie dans son regard, déposer un baiser sur ses lèvres et...

Abruptement, l'archet fut privé du contact des cordes, et la mélodie cessa. Sherlock luttait pour reprendre son souffle, haletant, les yeux embués, les genoux flageolants. Il déposa précautionneusement le violon et l'archet dans leur étui, et se laissa tomber, les yeux clos, sur le canapé.

Le détective se serait bien giflé. La tendresse, le désir, le sentiment de sécurité que lui inspirait John n'étaient pas ce qu'il avait voulu exprimer dans ce morceau. Mais son cœur avait parlé : il ressentait plus que de l'amitié pour son inestimable colocataire.

Derrière la porte qui menait au salon, John Watson, tremblant, reprenait son souffle. Il se leva lentement de son poste d'écoute à même le sol, et monta en silence dans sa chambre, enviant la personne qui avait réussi à provoquer une telle tempête de sentiments dans le cœur jusque-là si vide du grand Sherlock Holmes.

oOoOoOo

Le jour vint, et, avec lui, le malaise où baignaient les deux colocataires. Chacun, troublé par son attraction pour l'autre, se la reprochait, voulait la cacher, puis ne le voulait plus. Très vite, la conversation se concentra sur l'enquête en cours et leurs projets pour le soir. Rester professionnel était le maitre mot.

"Si j'ai bien compris", commença John, "on entre, on se fait remarquer, on attend de voir un type avec une cape noire et deux autres mecs flippants, on les aborde et on s'arrange pour les amener dehors, où Lestrade nous attendra?"

"Tout à fait."

"Sherlock, c'est du délire! Si le type à la cape n'est pas là, il n'y a aucun moyen de repérer les deux autres!"

"A part aux couleurs."

"Plait-il?"

"Je t'ai déjà parlé des Parques et des Moires, non? Elles ont leurs attributs, mais aussi leurs couleurs! Le bleu pour Clotho, le rose pour Lachésis, et le noir pour Atropos."

"Bon, ok, mais on n'est même pas sûr que les deux autres soient des hommes!"

"S'ils suivent les règles, si. Si Atropos est un homme, c'est forcément le cas des deux autres."

"Depuis quand les criminels suivent-ils les règles, Sherlock?"

"Depuis qu'ils oublient qu'ils ne sont que des hommes."

"... Très... philosophique?"

"C'est une phrase tirée des pratiques latines. Quand un général revenait à Rome couvert de gloire, il y avait toujours un esclave, à son côté, qui lui murmurait 'N'oubliez pas que vous n'êtes qu'un homme'."

"J'aime assez l'idée..."

La tension avait peu à peu coulé hors de leurs muscles, et ils recommençaient à glisser vers une conversation plus banale. Sherlock expliquait les mœurs latines, parlait des rituels funéraires, des Vestales, des sacrifices aux dieux...

John buvait ses paroles, se levait pour leur servir du thé, profitait de la situation pour le dévorer des yeux. Rien n'était oublié, l'attirance était là, et chaque seconde de proximité leur était à tous deux un supplice et un délice.

Quand midi sonna à la pendule, ils se mirent à table, tout en continuant leur conversation. L'atmosphère était de plus en plus "normale", même si tous deux restaient concentrés sur la soirée à venir.


Voilà, voilà! :) Un peu court, hein :p

Le prochain chapitre sera un peu plus palpitant :D C'était le dernier chapitre de réel répit!

Et pour ceux qui attendent le slash : encore un peu de patience, le prochain chapitre devrait vous plaire! ;)

N'oubliez pas de me laisser vos reviews (tous, puisque les reviews anonymes sont maintenant autorisées! :) )

A tout bientôt, j'espère!

~Layla