Attention : LEMON dans ce chapitre
Le réveil fût brutal ce matin là. Takao se redressa en sursaut dans ses draps, humides de la sueur qui le recouvrait, tremblant, haletant, cherchant un quelconque repère, la peur au ventre et la gorge nouée. C'est Omega qui le ramena à la réalité, quand il sauta du lit en miaulant d'un air penaud, effrayé par le comportement étrange de son jeune maître. En soupirant, l'adolescent se rallongea, passant sa main dans ses cheveux mouillés et collants. Une bonne douche ne lui ferait pas de mal.
Vérifiant que l'heure était assez avancée pour se lever, et risquer ainsi de réveiller tout le monde avec le bruit qu'il ferait sûrement dans la salle de bain, le brun se dégagea de sa couverture emmêlée autour de ses jambes, et quitta sa chambre, après avoir ouvert les volets et la fenêtre, pour se diriger vers la salle d'eau. Ça faisait des années qu'il n'avait plus eu autant la frousse pendant un cauchemar. Ça faisait des années qu'il n'avait pas fait de cauchemars d'ailleurs.
Pourtant c'était assez ridicule, maintenant qu'il rationnalisait, et qu'il n'était plus directement devant la scène. Il avait rêvé de Midorima, qui tout à coup se faisait poursuivre par une ombre terrifiante, grinçante, aux très longs et monstrueux bras, armée de plusieurs couteaux d'une bonne trentaine de centimètres chacun. Evidemment, son amoureux se faisait tuer à la fin, et c'était là qu'il s'était réveillé. Nerveux, il fit tout à coup demi-tour, attrapa son portable, et retourna dans la salle de bain avec. Bien sûr, il était bien conscient que ce n'était qu'un cauchemar, mais ça ne l'empêchait pas de vérifier que le vert allait bien, comme tous les matins, en fait.
Son message envoyé, il prit sa douche rapidement, captant les bruits des membres de sa famille qui se levaient petit à petit. Il entendit aussi le vibreur rassurant de son portable contre la machine à laver, alors qu'il rinçait la mousse qui ornait sa tête et lui piquait les yeux. Une fois sortit de la baignoire, il vérifia le mail rancunier de son amant, qu'il avait réveillé aussi, sourit avec amusement, laissa la place à sa sœur, et rejoignit ses parents pour prendre son petit-déjeuner.
Il était encore un peu tôt pour partir quand il fût près, propre, nourrit et habillé, mais tant pis. Le jeune homme embrassa sa mère et salua son père, qui partait toujours en même temps que Nana, puisqu'ils étaient dans le même collège.
- Pourquoi tu es si câlin avec ta mère et plus avec moi ? Se lamenta Takumi, en le regardant passer la porte de la cuisine pour rejoindre l'entrée.
- P'pa, je t'en prie, arrête avec ça. Lui répondit son fils en enfilant sa veste et ses chaussures, avant de sortir dans l'air frais du matin.
Il s'étira, faisait doucement craquer les os de son dos et de ses bras, puis s'installa sur son vélo pour prendre le chemin de la maison de son partenaire. Il avançait plus rapidement que d'habitude, encore un peu stressé de son réveil express, et donc se retrouva avec près d'une bonne demi-heure d'avance devant la maison Midorima. En trottinant vers l'entrée, il n'avait pas prévu que le soulagement qui l'envahirait à la vue de son petit-ami énervé le forcerait à lui sauter dessus. Ce qui surprit d'ailleurs ledit petit-ami.
- Qu'est-ce qui te prends depuis ce matin, Kazunari ? Demanda le vert en reculant vers l'intérieur, son compagnon toujours pendu à son cou, pour pouvoir refermer la porte.
- Je suis tellement content de te voir, Shin-chan ! Ronronna Takao, ravi que l'autre ait prit l'habitude, depuis un peu plus d'une semaine maintenant, de l'appeler par son prénom quand ils étaient seuls.
- On se voit tous les jours.
Le soupire agacé fit sourire son amoureux. C'était vrai, mais il ne rêvait pas tous les jours qu'il se faisait assassiner par une silhouette horrible aux grands bras. Mais ça, il le garderait pour lui, sinon il était sûr de subir ses moqueries toute la journée. A la place il préféra relever la tête, et profiter que son amant soit baissé vers lui pour poser ses lèvres sur les siennes, accueillantes malgré son air désintéressé. Il fût ensuite bien obligé de le lâché, pour que l'as puisse finir de s'habiller… en lui interdisant tout bonnement de le suivre dans sa chambre.
- J'ai même pas le droit de dire bonjour à Lily ? Tenta-t-il tout de même.
- Tu lui diras plus tard. Lui répondit Mirdorima, l'air de dire « Tu me prends vraiment pour un idiot ? ».
Le brun lui fit son plus beau sourire innocent et alla s'installer dans la cuisine en attendant que son Shin-chan revienne. C'était quand même pas sa faute à lui, si il lui donnait envie de lui sauter dessus toutes les cinq minutes. Et pas seulement pour de gentils bisous du matin, comme celui d'avant. Il écouta distraitement l'horoscope qui passait à la télé, attendant l'arrivé des cancers. La journée serait bonne, et l'objet porte-bonheur était une petite cuillère en argent.
Franchement, il aurait bien rigolé si son cher et tendre, qui pouvait très bien l'entendre d'ici, ne croyait pas dur comme fer à tout ça. Celui qui décidait des objets chanceux devait bien s'amuser, tous les matins, en s'imaginant les auditeurs avec tous ces trucs dans les bras. Peut-être qu'ils devraient prendre son Shin-chan comme mascotte ? Voyant le vert entrer, le faucon bondit de sa chaise pour lui faire un câlin, et se faire fermement repousser.
- Tu ne voulais pas aller saluer Lily ?
- C'est vrai. Je reviens !
Pas découragé, le meneur trottina vers la chambre, laissant son petit-ami prendre son premier repas de la journée, et chercher sa cuillère de la chance sûrement, et s'assit sur la chaise en face du bureau. Il posa son menton sur ses bras croisés, et haussa un peu le ton pour raconter à la petite tortue, qui le fixait d'un air toujours aussi ahuri que la première fois, à quel point son maître était froid et très méchant avec lui. Une fois satisfait de ses plaintes, il se releva, lui souhaita une bonne journée, et retrouva son coéquipier.
- Elle me regarde toujours avec cet air bizarre, elle devrait être habituée à me voir maintenant !
- C'est une tortue, Takao, c'est son air naturel.
Ouch, le nom de famille, son chéri était vexé par les paroles dîtes à la petite bête. Un sourire amusé vint une nouvelle fois éclairer son visage, alors que Midorima se levait pour débarrasser la table, et faire rapidement la vaisselle. Il devrait parler de ses déboires à Lily plus souvent.
- Shin-chaaan ! Chantonna-t-il en venant se lover contre lui par derrière, lui faisait cesser tout mouvement.
- Quoi ?
- Tu es tout tendu ce matin. Déclara le plus petit, ses mains caressant les épaules crispées, puis descendant le long des muscles noués de son dos.
Le vert se retourna brusquement, le rouge aux joues, pour lui attraper les poignets. Ce qui n'empêcha pas l'adolescent joueur de venir se coller contre lui quand même.
- Arrête ça, Takao.
- Et pourquoi, Midorima-sensei ?
Au vu de sa tête, il ne s'y attendait vraiment pas à celle-là. Tel est prit qui croyait prendre, le plus grand savait très bien qu'il n'aimait quand il l'appelait par son nom. Et lui savait très bien que son tsundere d'amant avait pour ambition de devenir médecin, autant l'utiliser pour l'embêter… entre autre. Il nicha son visage dans le cou à sa porté, sa langue partant explorer la peau frissonnante à son contact.
- C'est… c'est pas le moment pour ça…
- Au contraire, Sensei, je crois que j'ai de la fièvre. Gémit-il alors que ses mains étaient libérées, remarquant l'heure qui avançait rapidement du coin de l'œil. Je peux prendre un rendez-vous pour ce soir ?
- Tu es terrible…
- Allez Shin-chan, tu veux pas jouer au docteur avec moi ? Le taquina-t-il avec un grand sourire en passant ses bras autour de son cou.
Trop gêné pour répondre, son petit-ami se contenta de se pencher pour l'embrasser. Mais au vu de l'empressement avec laquelle il vint chercher sa langue, le brun sût qu'il n'avait aucun soucis à se faire, il aurait ce qu'il voulait.
Après avoir réussi à se calmer tous les deux suffisamment, la comédie de Kazunari ayant quand même fait son petit effet, ils purent prendre le chemin du lycée plutôt tranquillement. La matinée passa relativement vite, Midorima ayant rangé son porte-bonheur dans sa poche, les professeurs étaient soulagés de ne pas le voir avec quelque chose de bizarre dans les mains, ou près de lui. Sûrement étaient-ils encore un peu traumatisés par le bouddha géant.
- Tu manges pas avec ta jolie cuillère ? Demanda Takao en riant pendant le repas de midi, recevant un regard noir en réponse.
Les cours prirent fin tout aussi vite, et l'entraînement se passa comme d'habitude. Mis à part les fous rires intempestifs des joueurs, quand ils voyaient le vert se promener avec sa cuillère dans la main, l'air parfaitement naturel et normal. Le numéro dix de l'équipe fût de corvée de rangement, d'après le capitaine il n'avait pas été assez concentré pendant la séance, et il demanda donc à son petit-ami de l'attendre à leur vélo, le temps qu'il finisse et qu'il se change. Il sortit rapidement du gymnase, après avoir salué Ootsubo et le coach, pressé de rentrer à la maison.
Enfin, chez son amant. Mais c'était un peu devenu sa deuxième maison depuis un plus d'une semaine, vu le temps qu'il passait là-bas, prétextant des devoirs à faire pour justifier ça à ses parents. Même si il savait bien que ça ne pourrait pas durer toujours. Sa sœur, elle, se contentait de lui lancer des sourires en coin, ou des petits mouvements d'encouragement, en fonction de son humeur.
Il marchait rapidement sur un terrain derrière le gymnase, qu'il devait toujours traverser pour rejoindre le garage à vélos, quand sa vision de faucon, exacerbée par l'entraînement, capta un objet non identifié qui fonçait vers lui à toute vitesse. Il eut à peine le temps de se baisser, se laisser tomber par terre par reflexe pour être exact, qu'une flèche passait au-dessus de sa tête en sifflant furieusement, le frôlant presque, et allait se ficher dans un arbre plus loin.
Stupéfait, il la regarda quelque seconde vibrer contre le bois, les yeux ronds. D'accord, il venait de se faire attaquer par une flèche. En plein milieu du lycée, en centre ville. La seule explication valable qu'il avait c'était que le club de tir à l'arc était de sortie, et avait décidé de snober leur salle pour aller s'entrainer dehors. Ou alors un espèce de ninja des temps moderne avait essayé de le tuer, pour une raison qui lui était inconnue, au choix.
Il se redressa lentement, surveillant les alentours au cas où, et alla récupérer la flèche. D'après son aspect, l'hypothèse du club était la plus probable. Surtout à cause du petit groupe d'archers qui courait vers lui en ce moment en fait. Il fronça les sourcils. Deux d'entres eux continuaient vers lui, tendis que les autres restaient en retrait.
- Tout va bien ? Demanda le plus grand, l'air inquiet. Nous avons cru que la flèche t'avait touché en te voyant tomber.
- En fait, non, ça va pas. Grogna Takao, mécontent qu'il y ait eu un public à sa petite acrobatie. Vous êtes pas censé avoir un environnement sécurisé ? Si ça avait été quelqu'un d'autre, il se serait retrouvé avec cette flèche plantée dans le crâne !
Et c'était vrai, il n'osait même pas imaginer ce qui se serait passé si son Shin-chan était passé là à sa place, sans sa vision si spéciale, il n'aurait jamais pu l'éviter. Celui qui paraissait le plus jeune des deux avait l'air franchement terrifié pour le coup. Le basketteur se détendit. Après tout, rien de mal n'était survenu, et les accidents ça arrivaient, pas vrai ? Il inspira, et poussa un énorme soupire, les surprenant.
- Bon, heureusement que c'était moi ! Sourit-il finalement, en tendant la flèche au garçon tremblant. J'espère que vous ferez plus attention à l'avenir.
Franchement, il était mal à l'aise en donneur de leçon, mais qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre ? Celui qui lui semblait être un première année le remercia, s'excusa au moins une dizaine de fois et le salua avant de rejoindre le reste du groupe. L'autre n'ayant pas l'air de vouloir bouger, le faucon l'examina plus attentivement. Grand, une tête et demie de plus que lui au moins, la peau légèrement dorée, de longs cheveux noirs, pour l'instant attaché en catogan, et des yeux bleus discrètement bridés. Un foulard attaché à son bras, qui le démarquait des autres, devait montrer son statut de capitaine.
- Je dois dire que je suis vraiment admiratif. Déclara finalement l'illustre inconnu, la voix assez grave pour que le plus petit le note. Comment as-tu vu la flèche arriver assez rapidement pour l'éviter ?
- Secret professionnel ! Répondit Kazunari, s'autorisant un petit rire d'autosatisfaction. A plus !
Et il tourna les talons, ayant hâte d'aller se lover dans les bras de son amant après cette aventure par vraiment agréable.
- Attends, quel est ton nom ? Demanda alors le capitaine du club de tir à l'arc, le faisant se retourner.
- Oh, oh, c'est impoli !
L'autre sembla comprendre, et eut un petit sourire en coin.
- Rodriguez Tezuka, deuxième année, club de tir à l'arc. Ajouta-t-il en montrant sa tenu et son arme avec ironie.
Le basketteur fit une drôle de tête. C'était quoi ce mélange improbable, entre son nom, son prénom, et son apparence ? Sans compter que son nom de famille était proprement imprononçable pour un japonais.
- Takao Kazunari, première année, club de basket. Se présenta-t-il néanmoins.
Le sourire en coin de l'autre se mua en vrai sourire.
- A bientôt, Takao-san.
Le plus jeune acquiesça sans trop comprendre, et sans vraiment le vouloir, et fila rapidement. Shin-chan allait lui passer un sacré savon pour l'avoir fait attendre. Il allait sûrement même le frapper. Et après peut-être qu'il le chouchouterait, après tout, il avait bien faillit finir planté dans un arbre par une flèche perdue ! Une idée lumineuse lui traversa l'esprit, et il la rangea dans un coin de sa tête. Ce serait pour plus tard.
- Shiiin-chaaan ! Cria-t-il en l'attrapa dans une étreinte poulpesque.
Autant parce qu'il était content de le voir, que pour éviter qu'il ne le tape. L'instinct de survie est quelque chose de fondamental quand on sort avec un tsundere. Ou qu'on en côtoie simplement un tous les jours.
- On peut savoir ce qui t'a prit autant de temps ?
Le brun lui raconta alors sa mésaventure, sans trop exagérer les faits pour une fois, c'était déjà assez bizarre comme ça. Midorima avait d'ailleurs l'air un peu perplexe et plutôt étonné quand il se tut.
- Y a vraiment que sur moi que ça tombe, ce genre de trucs… soupira dramatiquement le faucon.
- Le destin a ses raisons. Déclara presque solennellement son petit-ami, et il dû s'empêcher d'éclater de rire.
Le retour se passa tranquillement, l'as insistant pour s'arrêter dans un combini pour faire quelques courses. Le plus petit prit son mal en patience, bientôt ils seraient à la maison, et pourraient enfin finir ce qu'ils avaient commencé le matin même. Mais il commença sérieusement à penser que son amant le faisait exprès, après avoir examiné la moitié du magasin avec bien trop d'attention pour quelqu'un qui n'avait au final que de la sauce soja et un paquet de riz dans son panier.
- Dis-voir Shin-chan. Finit-il par s'énerver, devant le rayon fruits et légumes, qu'il jugeait être un bon endroit pour les disputes de couple.
Enfin, c'était surtout à ce moment là qu'il n'arrivait plus à se retenir en fait.
- Qu'est-ce qu'il y a, Takao ?
- Si on ne sort pas de cet endroit dans moins de dix minutes, je peux t'assurer que, témoins ou pas, je te sauterais dessus.
- Tu es trop impatient. Répondit trop vite son compagnon, dont les oreilles avaient déjà commencées à rougir.
- J'ai attendu toute la journée.
Après avoir argumenté jusqu'au rayon des produits laitiers, soit pendant sept interminables minutes, Kazunari eut enfin gain de cause, et ils purent quitter le magasin. Parfois il ne le comprenait plus du tout, ce matin il avait l'air très enthousiaste à l'idée, et maintenant il trainait la patte dans un combini ? Il y avait des moyens plus simples de lui dire qu'il n'avait tout simplement pas envie !
Il y réfléchissait encore en regardant son partenaire s'afférer à ranger les courses dans la cuisine. Bon, la soirée ne se passait pas vraiment comme lui l'avait prévu, mais il n'allait quand même pas le forcer… il avait l'air encore plus tendu que quelques heures plus tôt. Soupirant, il leva d'un coup, attrapa le bras de son tsundere, et le traîna jusqu'à la chambre, abandonnant les vivres à leur sort. Là il le fit assoir sur le lit et se posta devant lui, les bras croisés.
- Kazunari…
- Nop ! Si tu veux parler, ce sera seulement pour me dire ce qui va pas.
Le plus grand détourna le regard, mal à l'aise, sans même s'offusquer de son attitude impérieuse. Takao ne comprenait pas, c'était pas comme si ils n'avaient pas recommencé à le faire après ce fameux week-end. Bien qu'ils ne soient encore pas allés jusqu'au bout. Minute…
- Shin-chan, t'es trop mignon… Marmonna-t-il, alors qu'un sourire fendait son visage.
Sautant sur Midorima, qui n'avait pas tout suivit au vu de son air perdu, pour le renverser sur le lit, il plaqua sa bouche contre la sienne. Ce n'était pas qu'il n'avait pas envie de le faire, au contraire ! Et ce grand timide ne savait juste pas comment lui dire. Leurs langues se rejoignirent avec envie alors que vêtements et lunettes étaient retirés à la vas-vite, ils n'en étaient plus au stade de la découverte pour cette partie là.
Comme à chaque fois, le brun sentait son corps brûler de l'intérieur. La chaleur le consumait, alimentait son besoin d'être touché, de toucher l'autre, de partager son plaisir. A quatre pattes sur son compagnon, le désir qui enflammait son bas-ventre le fit gémir, le visage enfouit dans le cou de son amant, ses doigts posés sur son torse le griffèrent légèrement quand il le sentit le préparer.
Son bassin venait à la rencontre de ces intrus qui le pénétraient, qui cherchaient à lui faire du bien, mais ça ne suffisait plus, lui aussi avait envie de plus. Il dû s'y reprendre à deux fois pour se redresser, assaillit par une vague de plaisir intense quand son petit-ami retrouva cet endroit qui le faisait toujours crier. L'embrassant à nouveau, il repoussa ses bras, haletant à la sensation de vide dans son intimité.
Le vert se redressa un peu en le voyant faire, et gémit quand il prit sa verge en main. N'ayant pas d'autre lubrifiant que sa salive, le plus petit engloutit le sexe tendu, le léchant lentement, en appréciant les sons qu'il tirait de son partenaire. Il se releva finalement pour se placer au-dessus de lui, ne pouvant plus attendre de le sentir enfin à l'intérieur.
- Kazunari…
- Chut… Lui intima-t-il en passa sa main sur sa nuque pour l'attirer à lui.
Quand leur baiser prit fin, le brun posa à nouveau une de ses mains sur le torse de son amant, l'autre guidant la verge palpitante vers son intimité, s'arrêtant quand il sentit le bout humide contre son entrée. Il inspira lentement, alors que les doigts experts de son compagnon caressaient ses hanches et ses cuisses, puis commença à s'abaisser, s'empalant de lui-même sur le sexe désireux.
Il fallut un moment avant qu'il n'accueille complètement toute sa longueur, et surtout son épaisseur, faisant des pauses à chaque fois que la douleur devenait trop forte. Midorima le rassurait, l'embrassait, le câlinait, il avait l'impression que c'était la première fois qu'il était aussi prévenant avec lui. Mais une fois que ce fût fini, la joie qu'il éprouvait à l'avoir enfin en lui compensait largement son manque de plaisir. Il passa ses bras autour de son cou et happa ses lèvres.
- Je t'aime, Shin-chan. Murmura-t-il contre elles.
- Moi aussi…
Le plus petit gémit en l'embrassant de nouveau. Ce n'était pas un « je t'aime » mais c'était infiniment mieux que les « je sais » auxquels il avait eu droit jusqu'à maintenant. La douleur s'étant faite plus supportable, il tenta un léger mouvement qui fit soupirer son petit-ami. Deux bras entourèrent sa taille alors que ses vas et viens devenaient plus régulier, le désir reprenant ses droits sur leurs corps.
Le plaisir vint colorer ses joues, alors que sa verge glissait entre leurs ventres, et il gémit fortement quand son amant se mit à donner de coups de reins, allant à la rencontre de ses hanches quand elles se baissaient, le pénétrant plus profondément encore.
Il le sentit alors sortir complètement de lui, mais avant qu'il n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche pour lui faire part de son mécontentement, il se retrouva allongé sur le ventre, les fesses relevées par un bras entourant sa taille, criant son plaisir alors que son compagnon s'enfonçait à nouveau en lui, cognant sa prostate pour la première fois, puis à chaque fois qu'il le pénétrait. C'était encore au-delà de tout ce qu'il avait pu imaginer pouvoir ressentir.
La sensation du corps de son amour frottant contre le siens, son souffle erratique sur sa nuque, ses mains qui le maintenant fermement alors qu'il bougeait en lui, les siennes qui s'agrippaient désespérément aux draps, pendant qu'il étouffait ses cris dans ce coussin imprégné de l'odeur de son amant, et le claquement de leurs peau l'une contre l'autre, tout ça lui faisait perdre pied, et il ne lui fallut pas plus longtemps pour atteindre sa limite.
Les contractions de son corps ravagé par l'orgasme prirent son partenaire de court, et lui-même se libéra à l'intérieur du plus petit, dans un gémissement de pur plaisir. Tous deux haletants et en sueur, ils prirent le temps de se remettre de leur jouissance, avant que le vert ne sorte enfin de l'intimité de son petit-ami pour s'allonger près de lui, caressant doucement son dos et ses reins d'une main.
Takao se tortilla pour se mettre sur le côté, découvrant la sensation étrange de se sentir remplit par la semence chaude qui s'écoulait le long de l'intérieur de ses cuisses, et se lover contre son amoureux, qui l'entoura de sa chaleur et parcourut son visage de petits baisers. Il était vraiment bien là, et malgré le fait que, maintenant leur activité finie, il avait vraiment faim, et aurait bien besoin d'une douche, il ne voulait pas bouger. Le grondement de son ventre le trahit.
- Je vais aller préparer quelque chose. Proposa immédiatement son compagnon en faisant mine de se lever.
- Shin-chan, reste avec moi ! Geignit le brun et s'accrochant à lui pour le forcer à rester au lit.
- Si je le fais, dans une heure tu m'accuseras d'être un petit-ami indigne et de te laisser mourir de faim.
- Tu me connais si bien que ça en devient gênant…
- Profites-en pour appeler tes parents, au lieu de dire des bêtises.
Midorima sortit finalement du lit, attrapant un pantalon de jogging et un t-shirt pour les enfiler, sous le regard gourmant de son coéquipier.
- Shin-chan est tellement sexy !
- Et toi je vais finir par te bâillonner ! Répondit le vert en rougissant.
- Oh, tu peux m'attacher aussi si tu veux, pervers sexy.
Le regard noir qu'il eut en retour le fit éclater de rire, alors que son compagnon fuyait vers la cuisine. Attrapant son téléphone, qui traînait par terre avec ses habits, il se glissa sous la couette, laissant le drap souillé de côté. Il avait un appel manqué de chez lui. Oups. Après avoir rassuré son père que « non, je ne suis pas mort, je dors chez Shin-chan », il attendit tranquillement que son partenaire revienne en faisant la conversation à Lily.
- J'ai vraiment l'impression que cette tortue est devenue ta meilleure amie. Déclara Shintaro en revenant.
- Sois pas jaloux, Shin-chan !
- Toi, continu comme ça et tu n'auras pour seul repas que du pain et de l'eau.
Le brun fit mine de zipper sa bouche et de la fermer à clé. Son tsundere n'avait vraiment aucun sens de l'humour.
T
Le lendemain, un miracle se produisit. Etant donné que Takao n'était pas en position, ni en mesure, de pouvoir faire du vélo aujourd'hui, rien que marcher lui était difficile, c'est Midorima qui s'y colla.
- C'est trop bizarre ! S'écria le faucon alors qu'ils arrivaient au lycée.
- Ce n'est pas bizarre, on ne serait simplement jamais arrivé si il avait fallut compter sur toi. Répliqua le chauffeur.
- A qui la faute, hein ? Sourit le plus petit.
Le vert ne répondit pas, préférant l'ignorer. La journée fût un vrai calvaire pour Kazunari, il n'avait jamais remarqué que les chaises en bois des salles de classe étaient aussi inconfortables, et douloureuses. Ah ça, qu'on l'y reprenne à faire des galipettes en semaine… si il avait su, il aurait prit un coussin avec lui, quitte à prétexter une fracture du coccyx, ou même des hémorroïdes. La sonnerie de fin de journée retentit comme une délivrance pour le jeune homme, jusqu'à ce qu'il se rappel qu'il avait encore un entraînement de basket.
- Shin-chan, je vais mourir…
- Si tu es encore capable de geindre comme ça, c'est que tu n'es pas si près de la mort.
- Tu es méchant !
- D'accord. Soupira l'as. Je vais voir ce que peux faire avec le capitaine.
- Merci, Shin-chan.
Puisque Midorima avait droit à trois caprices par jour, peut-être qu'il pourrait en utiliser un pour dispenser son petit-ami pour cette fois. Après avoir réussit à faire avaler une excuse à peu près valable à Ootsubo, celui-ci accepta finalement, disant qu'à la place le numéro dix devrait s'entraîner deux fois plus les jours suivants, pour rattraper son retard, avant d'aller le faire savoir au coach.
Ne pouvant pas s'assoir, le brun resta debout à côté de la porte du gymnase, à regarder les autres jouer, énervé. Il avait envie de s'entrainer, évidemment, mais c'était impossible, il devait déjà supporter la douleur rien qu'en marchant. Mais malgré tout, il ne regrettait rien. Le sourire un peu niais qui se scotcha à son visage lui valut des remontrances du capitaine, et il l'envoya ranger les dvd qu'ils avaient regardé la veille pour comparer différents styles de jeux qu'il pouvait y avoir au basket.
C'est donc ainsi que Takao se retrouva à boitiller dans les couloirs du lycée, deux énormes cartons dans les bras, l'un sur l'autre, à la recherche de leur salle de club, malgré que sa vue soit bouchée par les conteneurs. Peut-être qu'il n'aurait pas dû demander à être dispensé finalement, il souffrait quand même. Encore un escalier à monter, et il serait enfin au deuxième étage, juste devant la porte de leur salle.
Il était presque arrivé en haut quand deux élèves qui se couraient après montèrent derrière lui. Celui qui poursuivait l'autre heurta par inadvertance son épaule, lui faisant perdre l'équilibre. Il loupa la marche qu'il visait, et tomba en avant, les cartons et leur contenu se déversant sur le sol. Pestant et jurant contre tous les idiots de la planète, le basketteur se releva, frottant son tibia endolori qui avait frappé la marche, et commença à ramasser les dvd. Le destin ne devait pas être avec lui aujourd'hui.
- Tout va bien ? Demanda alors une voix grave qu'il reconnu immédiatement.
- J'ai déjà entendu ça quelque part. Railla-t-il en levant la tête pour voir Tezuka, un tas de feuilles dans les bras.
Le deuxième année avait lâché ses longs cheveux lisses, qui voletait souplement devant son visage à l'ai amusé.
- C'est que tu as l'air de te mettre souvent dans le pétrin. Répondit-il en se mettant à genoux, posant son fardeau à côté de lui, pour aider son kouhai à récupérer les biens de son club.
- Et bizarrement, quand ça arrive, t'es toujours dans les parages. Coïncidence ?
- Malheureusement oui, je ne suis pas du genre à vouloir nuire aux gens que je ne connais même pas.
- Je vois. Dit Takao avec un sourire, en se relevant après avoir réussir à tout ranger. Dans ce cas, merci pour ton aide, et j'espère ne plus te recroiser, t'as l'air d'être un drôle d'oiseau qui porte la poisse.
- Quel jugement cruel, moi qui voulait te proposer d'aller manger après les heures de club, pour me faire pardonner. Tout frais payé, évidemment.
- Si tu me prends par les sentiments ! Ah, mais je ne suis pas libre, j'ai un ami que je dois ramener.
- Il peut venir aussi, pas de problème. Lui assura Rodriguez en souriant lui aussi.
La perspective d'un repas gratuit avec un mec plutôt sympathique était assez tentante, mais si il pouvait emmener son Shin-chan en plus, il n'avait plus aucune raison de refuser, pas vrai ? Le plus âgé avait sortit un stylo, et notait quelque chose sur un bout de papier, qu'il lui tendit.
- Mon numéro, pour qu'on puisse se rejoindre plus facilement. A plus tard, Takao-san.
Et il s'en alla rapidement. Peut-être que le brun l'avait mis en retard, mais il n'allait pas s'en vouloir, après tout c'était lui qui était resté pour l'aider. Soupirant, il récupéra ses cartons, après avoir enfin déverrouillé la pièce qu'il essayait désespérément d'atteindre, pour les ranger à leur place. Sa journée n'était peut-être pas complètement perdue, après tout.
Quand il revint finalement au gymnase, l'entraînement venait de prendre fin. Il alla retrouver son petit-ami dans les vestiaires, histoire de le mettre au courant de leur programme de la soirée. Malgré un froncement de sourcil en apprenant qui serait la personne qui allait les accompagner, il accepta assez facilement. Ça faisait longtemps qu'il n'était pas sortit de chez lui pour autre chose que les courses ou le lycée. Mis à part pour aller chez son compagnon.
Kazunari attendit dehors que Midorima finisse de prendre sa douche et de se préparer, et envoya un message à Tezuka. Celui-ci lui donna l'adresse du fast-food où ils pourraient se rejoindre, et le brun répondit positivement. Il quémanda un câlin à son amant, quand celui-ci sortit du gymnase, qui lui fût accordé sans rechigner, pour une fois, pour lui faire plaisir… et parce qu'il n'y avait personne aux alentours.
Une fois arrivé au point de rendez-vous, ils n'attendirent pas longtemps avant que le deuxième année ne les retrouve. Le plus petit ne demanda pas pourquoi ils n'étaient pas partit ensemble du lycée, ce n'était pas vraiment ses affaires et ça revenait au même de tout façon.
- Takao-san, il semble que rien ne te soit arrivé de fâcheux, malgré ma présence. Déclara le nouvel arrivant.
- Ça c'est parce que j'ai mon super Shin-chan porte-bonheur avec moi, sa chance compense ta poisse !
Et il ajouta, avant que celui-ci ne puisse le rabrouer.
- Shin-chan, je te présente… euh… comment tu dis ton nom, déjà ? Rodigué… quelque chose comme ça ?
Ses efforts firent rire leur aîné.
- Tu peux m'appeler Tezuka tu sais, j'ai l'habitude avec vous autre, japonais. Sourit-il avant de se tourner vers Midorima. Rodriguez Tezuka, ravi de faire ta connaissance.
- Midorima Shintaro. De même.
- Je vois, Tezuka alors. Marmonnait le brun. Dans ce cas appelle-moi Kazu, « Takao-san » c'est plutôt pour mon père.
Et il passa la porte du restaurant, la tenant pour laisser entrer les deux autres dans une parodie de portier, en s'inclinant bien bas à leur passage.
- Ton prénom ce n'était pas « Kazunari » ? Demanda alors l'archer, pendant qu'ils faisaient la queue pour commander.
- Laisse tomber, trop long, personne m'appelle comme ça.
« A part Shin-chan ». Et il voulait que ça reste ainsi. Ils s'installèrent finalement à une table au fond de la salle, dans un coin, et le plus petit béni le génie qui avait eut l'idée de rembourrer les bancs. Au moins il pourrait passer le repas tranquillement, sans se tortiller comme un ver de terre, comme il l'avait fait toute la journée. Levant les yeux vers un petit au-parleur au plafond, il sourit en entendant la musique.
- C'est pas mal, pour un fast-food. Dit-il pour lui-même, habitué à ce que son amant ne fasse pas attention à ce qu'il disait.
- De quoi ?
Il sursauta presque. C'est vrai, Tezuka était bien plus sociable que son Shin-chan.
- La musique.
- Tu aimes ?
- C'est chouette.
- Ce n'est pas très recherché.
Le brun haussa les épaules et commença à manger, ce qui donna le feu vert aux deux autres, qui avait l'air de n'attendre que ça.
- Peu importe, c'est divertissant et agréable à l'oreille. De toute façon j'y connais pas grand-chose, contrairement à toi apparemment. C'est quoi ton style ?
- Pas tant que ça. En général le classique, et le rock.
- Sérieux ? C'est vachement différent !
Ce fût au tour de Rodriguez d'hausser les épaules. Takao tourna son regard gris vers son petit-ami, qui ne semblait pas dérangé plus que ça de ne pas participer à la conversation. Mais que pouvait-il attendre d'autre de son tsundere ? Il lui sourit gentiment, avant de fixer leur aîné d'un air interrogatif.
- J'ai toujours aimé le rock, et puisque ma mère est violoniste, elle m'a apprit à apprécier la musique classique. S'expliqua le deuxième année.
- Et toi, tu joues aussi ?
- Du violon, évidement. Répondit l'adolescent avec une certaine autodérision. Depuis que je suis petit, et de la basse plus récemment.
Alors que le basketteur assaillait Tezuka de questions, le vert les regardait, écoutait silencieusement. C'était fou ce que Kazunari pouvait s'adapter facilement à tout type de personne, mais il n'en était pas vraiment étonné, après tout c'était quelqu'un de jovial et qui aimait le contact des autres. Pas surprenant pour un fils de professeurs, en fait. Bien qu'il ait la langue acérée, un caractère plutôt bipolaire et que son comportement pouvait être très excentrique, c'était le genre de personne qu'on aimait avoir près de soi.
Ils restèrent encore un bon moment après avoir finit de manger, les deux pipelettes continuant à aller d'un sujet de conversation à un autre. C'était très rare que le faucon ne soit pas avec son compagnon, ça faisait donc un bout de temps qu'il n'avait pas parlé comme ça avec quelqu'un de sa tranche d'âge. Mais il se promit quand même de s'occuper un peu mieux de son Shin-chan, une fois Rodriguez, nom hérité de son père espagnol, partit, car malgré ses efforts, il n'avait pas réussi à lui faire intégrer leur conversation.
- Aaah, faudra remettre ça ! S'écria le plus petit des trois en sortant du fast-food, les bras en l'air pour s'étirer.
- Tu as mon numéro maintenant, dis-moi quand tu es libre.
- Yep, à plus Tezuka !
- A bientôt Kazu, Midorima-san.
- Rodriguez.
Le vert tourna les talons après l'avoir salué, prononçant son nom de façon parfaite ce qui avait surprit l'adolescent aux cheveux noirs, suivit rapidement par son petit-ami. Il était un peu irrité, sans trop savoir pourquoi.
- Doucement Shin-chan, j'ai toujours du mal à courir ! Et comment t'as fait pour dire le nom de Tezuka ?
Il ralentit son allure, sans répondre à la question, et ils rejoignirent leur vélo à charrette. Une fois arrivé à la maison de Sintaro, le brun le raccompagna jusqu'à l'entrée. Il se sentait un peu mal de ne pas avoir été assez présent pour lui pendant la soirée.
- Shin-chan, t'es pas fâché ? Lui demanda-t-il avant qu'il n'ouvre la porte.
- Pourquoi je le serais ?
- Bah…
Bon, c'était vrai que le vert n'avait fait aucun effort pour s'intégrer, ou pour parler à leur aîné, mais Takao s'en voulait quand même, au moins de ne pas avoir un peu plus essayé.
- Kazunari, ce n'est pas parce que je ne parle pas que je ne passe pas une bonne soirée.
- Oui, mais…
- Et puis, j'étais content de voir que tu t'amusais. Je ne suis pas le meilleur orateur qui soit, et je peux comprendre que ce soit parfois lourd, surtout pour quelqu'un d'aussi intenable que toi.
Ça, c'était sûrement une des choses les plus mignonnes qu'il lui ait jamais dite, de l'avis du brun. Et ça lui prouvait qu'il faisait quand même attention à lui, malgré ses airs de tsundere concerné par rien. Le pauvre as ne l'avait même pas regardé dans les yeux en disant tout ça, trop gêné, et les joues toute rouge.
- Shin-chan…
Souriant, Takao s'approcha et tira sur le devant de sa veste pour qu'il se baisse, afin de sceller leurs lèvres dans un baiser tout doux. Il l'aimait beaucoup trop, ce grand timide aux croyances bizarres.
- A demain alors.
Le vert hocha la tête, avant de se retourner pour rentrer chez lui. Le faucon, lui, retourna vers le vélo, et s'arrêta brusquement devant avant de soupirer. Maintenant que son compagnon n'était plus là, il allait devoir le pousser. Et puisqu'il avait déjà passé une nuit ici, ce serait trop étrange pour ses parents qu'il reste encore ce soir. Tant pis, il allait marcher, ça n'allait pas le tuer après tout ! S'encourageant mentalement, il prit le chemin de sa maison.
Il referma doucement la porte de son entrée, ne voulant pas réveiller sa famille. Sa mère devait déjà être couchée, son père était endormi dans le salon devant la télévision, qu'il prit soin d'éteindre, et sa sœur devait trainer sur son pc malgré l'heure tardive et les consignes d'Aya. Attrapant Omega, allongé comme un pacha en plein milieu du couloir, le jeune homme rejoignit sa chambre, laissant son chat quitter ses bras pour sauter dans son lit.
Il se déshabillait tranquillement pour enfiler le t-shirt qui lui servait de pyjama, quand il entendit le vibreur de son téléphone, resté caché dans une des poches de son sac de cours. Il trottina jusqu'à lui, et chercha le petit appareil. Quand il ouvrit le clapet, ce ne fût malheureusement pas pour voir un message de son amoureux, mais un mail envoyé par Tezuka, qui lui demandait si il était bien rentré. C'était plutôt gentil de sa part. Il répondit donc par l'affirmatif, et fini de se changer avant de reprendre son téléphone en s'allongeant sur son lit, caressant distraitement Omega.
- Kazunari, tu ne penses pas que tu exagères… souffla la voix un peu énervée de Midorima dans le combiné.
- Pourquoi ça ?
- On vient à peine de se quitter, et tu m'appelles.
- C'est parce que tu me manques déjà, Shin-chan !
Ah, si seulement il pouvait passer chaque minute de sa vie avec lui, il serait un homme parfaitement comblé. Quoi que, ça ne plairait sûrement pas à son petit-ami, qu'il lui dise ça… ou peut-être que si ? Comment savoir, avec ce tsundere, qui disait plus souvent l'inverse de ce qu'il pensait, quand il prenait la parole, que ce qu'il pensait vraiment.
- Tu n'es pas fatigué, parfois ? Demanda le vert, qui lui semblait exténué.
- Si bien sûr, ça m'arrive, mais là non. Mais si tu veux dormir, tu peux !
- Avec toi au téléphone ?
- Ça ne me dérange pas de t'écouter dormir, tu sais. Des fois tu fais des trucs marrants. Rigola le brun, en se souvenant de la conversation sans queue ni tête qu'il avait eu avec un Shin-chan assoupit, quelques jours plus tôt.
Oui, Midorima Shintaro parlait en dormant. Parfois. Et même qu'il s'énervait quand Takao ne lui répondait pas, ce qui lui avait valut de rester réveillé une bonne partie de la nuit. Il était vraiment plus bavard dans son sommeil, qu'en réalité. Le faucon se demanda se qui se passait quand son cher et plus ou moins tendre était tout seul. Rien de penser à lui en train de rager en dormant, parce qu'il n'avait personne avec qui discuter, le fit réellement éclater de rire.
- Qu'est-ce qui t'arrives encore ?
- Shin-chan, t'as aucun sens de l'humour, mais t'es vraiment trop drôle !
- Je vais raccrocher.
- Désolé, désolé, attends. Lui dit le numéro dix en prenant une minute pour se calmer. Voilà, ça va mieux.
- Tu m'en vois ravi, mais j'aimerais aller me coucher. Sans toi pour faire des choses bizarres, comme m'écouter dormir.
- Si tu insistes… bonne nuit Shin-chan !
- Bonne nuit.
Au moins il lui avait retourné sa salutation, avant de raccrocher. Remarquant qu'il avait encore un nouveau message, le brun l'ouvrit avec curiosité. C'était encore une fois le deuxième année, qui lui souhaitait une bonne fin de soirée, et une bonne nuit. Décidemment, il était vraiment attentionné, étrange. Puisqu'il ne voulait pas encore aller ce coucher, il lui répondit.
« Est-ce que tu fais ça avec tous tes amis ? »
Il n'eut pas à attendre très longtemps pour avoir une réponse. Est-ce qu'il attendait, justement, de son côté, qu'il lui parle ?
« Seulement les nouveaux, pour faire croire que je suis gentil. »
- V'là autre chose… Sourit l'adolescent, alors qu'Omega réclamait son attention en se couchant sur son ventre.
« Tu caches bien ton jeu, je savais que t'étais pas net, déjà que tu portes la poisse ! »
Il gratouilla un moment le chat qui, ravi, ronronnait comme un bienheureux.
« Ce n'est valable que pour toi ça, Kazu. Tu m'en vois navré… »
Takao haussa un sourcil.
« Au moins je sais à quoi m'en tenir, si je t'approche de trop près, oiseau de malheur. » Et un petit clin d'œil en prime.
« Moi qui espérait que tu serait assez audacieux pour affronter cela… » Un sourire à la fin du message.
« Comment ça ? ».
Il eut beau attendre, même le lendemain, en se levant, il n'avait toujours pas eu de réponse.
Hellow !
Me voilà, je me suis démenée pour pouvoir vous sortir le chapitre avant la reprise des cours, et j'ai réussi \o/ ... enfin presque, puisque, à mon avis, vous n'allez pas lire le chapitre à cette heure... enfin voilà, j'espère qu'il vous aura plu ^^ moi, je fais faire un dodo ! (Je sais que j'avais dis qu'il y aurait la famille Midorima, mais... bah finalement ce sera pour le prochain ! :D)
Remerciements : Jane Foster, Kirinkai, Misaki Hoshi et Mamoizelle Splash Boum (j'ai oublié personne ? D'après mes mails, non... comité réduit aujourd'hui ! ^^)
Kissus, je vous adore, et à très vite pour la suite de "Basket..."
Nyny :3
