OMNISCIENCE
Résumé : Bella est morte, tuée à Phoenix, par James, le traqueur. Les Cullen sont arrivés trop tard. Edward devient dépressif. Pourtant, l'espoir d'une nouvelle relation subsiste entre ces deux êtres. L'amour peut permettre bien des miracles.
Disclaimers : Tous les personnages et tout et tout appartiennent à .
Couples : Une focalisation sur Edward et Bella. Sinon, c'est comme d'habitude.
Voilà, sur le coup, j'ai pas trop de blabla, à part des remerciements !
Ah si, j'adore le titre de ce chapitre – moi et les citations latines, c'est magique !
Que la lumière soit. Et la lumière fut.
Fiat Lux. Et Facta Est Lux.
Chapitre 3 : Fiat Lux. Et Facta Est Lux.
- Bon, c'est en rien contre nous, mais qu'est-ce qu'on est sensé faire au juste ?
- Liice, bon sang, tu le sais, on cherche James et Victoria et Laurent pour venger Bella !
- Mais alors qu'est-ce qu'on fait au milieu de l'Oklahoma ?
- Emmett, Alice, taisez-vous ! s'énerva Rosalie.
- Mais qu'est-ce qu'on fait là ?
- On va prendre de l'essence.
- Que… Quoi ! Vous nous avez fait traverser plus de dix Etats en courant, en portant une voiture sur le dos… Pour quoi ?! Pour chercher de l'essence ! s'égosilla Edward.
- Bah oui, répondit simplement Jasper.
- Et Bella ? demanda Esmé.
- On la venge, dit Rose.
- Ah oui, mais on va vraiment croire ça ! s'indigna Edward.
- Quand vous serez grand, on vous expliquera.
- Très drôle Jasper…
- Tu sais pourtant que j'ai le double de ton âge, informa Carlisle.
- Ouais, et moi, j'ai le double de ta taille…
- Franchement, tu régresses en répartie, Jazz.
- J'apprécie le compliment, Rose.
Heu… Ça c'est le commando de la « Team Cullen » et la « Team Hale ». C'est… Heu… Explosif. Peut-être qu'être morte a certains avantages. Comme ne pas supporter leurs… Leurs trucs, enfin !
- Bon, maintenant, on rentre à Forks, avec le plein et les bidons d'essence…
- Edward, ne t'avise pas de parler.
- Tu sais, ya plus simple. Il suffit de dire « Tais-toi » ou « Ferme-là » ou encore, en plus grossier, « Ta gueule ».
- Vraiment charmant, cher frère…
Je vous laisse deviner qui parlaient. Volontairement, en tant qu'auteur, je saute cette partie de dispute inutile, dont vous ne connaîtrez ni le déroulement ni la fin. Ni la logique des actions de Rose et Jazz, ni leur plan. Sur ce, Bella va reprendre la narration de son histoire, au moment de la rencontre Cullen-Hale vs James-Victoria-Laurent.
Point de vue : Isabella Marie Swan
Jamais, au grand jamais, je n'aurai imaginé voir des vampires se battre. Pourtant, la scène qui se déroulait yeux était réelle. Enfin, si on admettait la vie de l'âme après la mort, et l'existence des vampires. Le fait était que je me trouvai dans ces deux cas. Bizarrement et étrangement.
Finalement, j'aurai du essayer quelque chose pour qu'ils n'en arrivent pas là. Juste qu'ils soient en sécurité, dans le maison, tranquilles et heureux. Sauf qu'ils étaient à quelques pas de leur maison, pas tranquilles, tristes et en danger. Enfin, mais je n'arrivai pas à les voir amorphes et sans vie. Peut-être que j'aurai dû formuler mon vœu, qu'ils vivent enfin en paix. J'aurai dû demander à ce qu'ils m'oublient. Mais maintenant, c'est trop tard. Et je suis trop égoïste pour ça. Au moins, ils ne sauraient rien et seraient en sécurité.
Je tenais pourtant à rester gravé dans leur mémoire éternelle. Je voulais vivre à travers eux. J'avais fait partie d'un fragment de leur existence. Et même, cela me ferait trop mal. Je les aimais. Et j'étais sûre qu'ils n'apprécieraient pas.
Avais-je sans doute parlé trop tôt de danger. Un bûcher avait été allumé par les soins d'Esmé. Je pense avoir sous-estimé cette femme. Elle est plus effrayante que n'importe qui quand on s'attaque à sa famille. Amour et cruauté s'enchaînent avec une telle facilité.
Déjà Laurent brûlait, rejoint par Victoria. Les membres étaient lacérés ; les lambeaux de vêtements tourbillonnaient autour d'eux.
La suite, je n'ai pas vu. J'avais aperçu Edward sauter sur James. Son regard m'avait effrayé. Toute la haine, la rancœur, la colère. Tous ces sentiments indicibles, horribles, culpabilisants…
J'avais fermé les yeux. Par pure lâcheté. Je ne méritais pas Edward. Lui, au moins, avait le courage de risquer son existence, contre lui.
J'avais plissé mes yeux transparents le plus possible, baissé ma tête, résisté à la tentation de l'horreur. Mes oreilles avaient vu pour mes yeux. Il y avait eu des souffles, leurs respirations involontaires qui traduisaient le rythme de leurs coups. C'était au début. Puis tout est allé rapidement et en crescendo par la suite. Après, James a gémis, James a sangloté. James a crié. James a hurlé. James a supplié. James a supplié. De nouveau. Et encore. James a hurlé. James a encore hurlé. Il n'est plus qu'un long hurlement de suppliques et de terreur.
Me couvrir les oreilles ne servirait à rien. Les cordes vocales de James allaient exploser sous la douleur. Je me suis juste mis les mains devant les yeux, geste dérisoire et inutile.
D'entre ses sons abominables, je voyais Edward sous un jour que je n'imaginais pas. Ils me laissaient entendre sa cruauté, son rictus de joie devant sa douleur. Mais, aurai-je été différente, à sa place ? Pire ou clémente. Peut-on pardonner le meurtre de son âme sœur ? Non. Mais, lorsque le sacrifice vient d'elle-même ? Peut-être. Dans toute cette histoire, y aurait-il un « oui » concret qui rassurerait, mettrait en confiance, éluciderait ? Jamais, sans doute. Pourquoi étais-je aussi impuissante dans cette histoire ? Parce que je suis morte. Mais morte avec une faveur, un vœux, darling. Et le prix à payer d'un vœux mal formulé, irréfléchi ? Terrible. Avec une situation irrémédiable. L'amour a des limites. La mort et la vie gagnent sur l'amour. La nature gagne sur l'amour. Nous sommes des être insignifiants, sans importances. Nos souhaits, sont un caprice du moment. Nous sommes des êtres hypothétiques avec des pensées hypothétiques. Je sais ce que l'on vit après la mort. Mais, est-ce quelqu'un sait ce qu'est la mort ? Non. Et l'amour ne peut rien contre la mort. Sinon, Edward et moi, serions ensembles et heureux. Si l'amour triomphait toujours.
Les cris avaient été remplacés par d'autres. Ce n'était plus du supplice, c'était de la peur. De l'angoisse. Celle de perdre un être cher.
- Edward, Non !
- Tu ne peux pas, on a déjà perdu Bella !
- Ce n'est pas la peine de te sentir coupable pour leurs meurtres ! Ils le méritaient. Pour les humains dont tu as bu le sang, si.
C'était Carlisle. Carlisle, le doux patriarche, qui avait prononcé ces mots durs et froids. J'ouvris les yeux. Il faisait face à Edward, qui était à peine un mètre du brasier. Mon second père avait à ses côtés, Alice, Jasper, Rosalie, Emmett et Esmé.
Ils se regardaient dans les yeux.
Peut-être était-ce sa manière, son ultime chance, de retenir son fils du brasier mortel. Même si ce n'était qu'une tentative désespérée, même si cela ne le retenait que quelques secondes.
- J'ai vengé, nous avons vengé Bella. Il est temps pour moi de la rejoindre.
J'ai tendu la main, tentative inutile pour le retenir. Je n'étais même pas à ses côtés.
- Qui que vous soyez,… Mais à qui m'adresser ? J'ai… J'ai fait mon vœux.
En es-tu sur, résonna une voix au fond de moi.
OUI. C'est irrévocable. Je veux leur parler maintenant. Ne serais-ce que cinq petites minutes… Je vous en pris.
Un mètre avant le brasier. Cinquante centimètres avant le brasier. Trente centimètres avant le brasier. Vingt centimètres avant le brasier. Dix centimètres. Edward, non, sois raisonnable, tu ne peux pas…
Vœu accordé !
- Edward ?
Il a fait volte-face, comme tous les autres membres de la famille.
- Bella ? Bella ? Est-ce toi ? Suis-je mort ? T'ai-je enfin rejoint, mon amour.
- Non, Edward. Seule moi est morte. Je suis là pour quelques minutes…
J'étais parmi eux. J'avais toujours ma voix aussi forte qu'une brise d'été, toujours d'une translucidité fantomatique.
Mais dans le monde réel.
- S'il vous plait, laissez-moi parler. Sachez que je vous aime tous, au plus profond de mon être. Edward, je t'aime plus que moi-même. Mais si je suis morte, c'est pour vous. Pour que vous viviez votre éternité. Quelques soient les manières, nous nous retrouverons un jour.
Merci, merci. De m'avoir vengée, de m'avoir protégée, de m'avoir aimée, d'avoir pris des risques pour moi.
Mais vivez, je vous en prie. Vivez.
Il vous reste des choses à vivre, à expérimenter. Je suis une part de votre vie, de votre éternité. Ne vous enfoncez pas dans la tristesse de ma perte, purement physique.
Cette année était merveilleuse à vos côtés. D'autres personnes méritent aussi votre aide.
Vous gâcheriez ma vie, celle que je vous aie offerte, si vous décidiez le suicide.
Allez de l'avant. Ne vous laissez pas vous embourber.
Vous resterez dans mon cœur, à jamais.
Je commençais à disparaître, mon corps se désagrégeait en volute de fumée.
- Bella, Bella ! cria Edward. Qui es-tu, maintenant ?
- Votre ange gardien. À tous. Je vous aime. Adieu.
Je me retrouvai devant mon observateur.
- Écoutons sa parole.
Un murmure, d'une vois connue, m'interpella.
- Bella ?
- Ézéchiel ?
- Félicitation ! Tu as trouvé ton rôle !
- Merci. Mais toi aussi, alors !
- Hein ?
- Oui ! Si je suis un ange gardien, tu en es un !
- Tu sais, c'est peu probable. Chacun a un rôle différent ! Nathanaël est un ange de la nature, lui. Il essaye et influe du mieux qu'il peut pour protéger l'écosystème.
La petite famille, ou la grande, comme vous voulez, a pris à partir de ce moment, un nouveau départ. Elle a définitivement quitté Forks, pour le Nord, l'Alaska et a rejoint le clan Denali.
L'ambiance est tellement agréable là-bas. J'ai quand même un pincement au cœur quand je pense que j'aurai aussi pu y être, près d'eux.
Il y a aussi Ezéchiel. Il est tellement gentil. Il m'a beaucoup soutenue, dans tous les cas. Je trouve cela injuste que, moi, j'ai pu trouver mon rôle et ma mémoire aussi facilement, et que lui continue à s'user les yeux – façon de parler – devant son observateur. Mais il trouvera. J'essayerai de l'aider du mieux que je peux. Et il aura un beau rôle.
Quelque chose m'a surpris dans ma condition. On a accès à nos loisirs préférés ! Lire, écrire, écouter de la musique, c'est vraiment génial !
Enfin, tous les anges sont sympathiques. Il règne une convivialité, une générosité qui dépasse l'entendement.
Puis, la voix, celle qui nous donne des ordres. Dans les archives, il s'agirait du vieux sage. Allez savoir qui sait.
En y repensant, ma vie avait eu un côté triste. Cette discussion me l'avait fait comprendre. Je suis morte un connaissant l'Amour, mais pas les autres. Je n'ai jamais connu l'amour que je porterai à mes enfants, à une sœur, à un frère. Et me voir stérile…
Même vampire, après des années, j'aurai ressenti ce manque et ce regret. J'aurai causé de la peine à Edward, mis Rosalie en colère, qui aurait voulu m'éviter ça. Enfin…
Mis à part cela, j'ai repris une vie de jeune fille fantôme. Je parcours mon monde ; celui des rêves de la famille Cullen, où le soir, je murmure mes mots à ceux qui se souviennent. L'Ange Gardien. Pas celui qui dit qu'il faut se purifier avant l'Apocalypse. Celui qui souffle les rêves de l'inaccessible.
Dans le sens de vie de jeune fille fantôme, je n'entends pas forcément que « veiller sur Edward ». Edward, qui, lui a repris du poil de la bête, et qui se retrouve une nouvelle vie dans Kate, du clan Denali. Maintenant, je le vois sourire à son aise. Il aime à nouveau. Pas l'amour d'une famille, d'un frère ou d'une sœur. Il aime, d'Amour Pur, Kate. Elle a su lui redonner le sourire, grâce à ses belles lèvres rosées. De son côté, je dois admettre que Kate est vraiment quelqu'un de parfait. Elle lui a ouvert son cœur, guéri avec patiente et amour ses blessures. Jamais elle n'a manqué de respect, et toujours fait preuve d'altruisme. J'aime les voir sourire, tous les deux, main dans la main. Il est heureux et il l'a mérité. Je suis faite pour le regarder être heureux. C'est ça l'Amour. L'Amour, ou la symbiose des Âmes.
Mais, ce serait hypocrite de ma part de dire que je n'ai pas été jalouse dans un premier temps. Je me suis raisonnée. Je suis un ange, lui un vampire. Et il ne me reverra probablement jamais. Je m'en veux de lui avoir menti. Est-ce un mensonge si c'est pour protéger ? Non. Est si ce n'est pas la vérité, qu'est-ce ? Un mensonge.
Pourtant… Pourtant… J'ai renoncé à lui, en quelque sorte. Je ne garde que des souvenirs, je n'ai pas de présent avec lui. Il n'a pas de présent avec moi. Il a compris et est allé de l'avant. Il est plus fort que je ne le suis.
Peut-être que c'est à mon tour d'espérer… À nouveau…
Voilà, fin de l'histoire… Etrange, non ?
Donc tout d'abord, Bonne Année, et tous les vœux qui vont avec ! Des bonnes résolutions en vue ?
Aussi mes plus plates excuses pour cet énorme retard. J'ai de moins en moins de temps libre, et de moins en moins accès au WiFi. J'aurai lecteur, je serai déçue et énervée. Je vous comprends et je suis vraiment désolée. Toutes les remarques dessus seront bien prises (je comprends !!!). En plus de ça ; je vous libre un chapitre bâclé, à mon goût, et votre courroux sera aussi justifié de ce côté. En fait, il devait avoir un long chapitre sur la bataille et l'intervention de Bella, et un long épilogue sur l'évolution de la situation de Bella et Edward. En d'autres termes, je reste sur une fiction plutôt inachevée, où le manque d'inspiration se faisait sentir donc honnêtement, je suis déçue de moi-même ! Franchement, je suis désolée et je m'excuse encore. (Et il faut absolument que je vous poste ce chapitre, sinon, cette histoire ne finira pas avant 2011).
Sinon, j'ai une autre idée de fiction dans un style différent, sous le nom de Brown Sugar, rated M. Voilà, mais c'est pas pour toute suite, donc celles qui veulent être au courant de la publication, bah, author alert… Et pour les autres qui ne sont pas inscrites, je ne sais pas (sauf si vous avez des idées de solutions !). Aussi, j'essayerai d'écrire plusieurs chapitre avant d'en poster un, histoire que si j'accumule le retard, j'ai toujours quelque chose !
Au revoir et bises !
