Le Blabla de l'auteur: Alooors…pour commencer je voudrais remercier mes reviewers et en particulier Mauguine et Kiranagio pour leurs avis et leurs critiques constructives ! *___*
Voici donc le quatrième chapitre de cette fanfiction (qui, comme vous avez pu le constater à changé de titre, « First met » n'étant que le premier chapitre). Je sais, je publie avec plusieurs jours d'avance et j'espère que cela ne vous dérange pas trop…le fait est qu'une foi terminé d'écrire, de corriger, relire etcetera, je ne peux résister à la tentation de publier mon chapitre en ligne ! ^__^ Alors nous voilà avec une nouvelle partie de « All About Them », intitulée « Jalousie, prélude ». C'est encore une foi un POV Matt (parce qu'ici on aime Matt !).
Je voulais faire quelques autres précisions à propos de la fic…pour questions de praticité, liées aussi à l'intérêt de l'histoire, je l'ai divisée en trois parties : Paradis, Terre et Enfer. (Ceux qui ont vu Candy me diront que je n'ai rien inventé, pour ça je tiens à préciser que le but n'était pas de rendre le tout plus original.)
Autre (bonne ?) nouvelle ! Il est désormais possible de suivre l'avancement des chapitres de la fic en consultant mon profil. Certes, les pourcentages sont très approximatif et le tout dépend surtout de mon humeur et de mon inspiration, mais ça donne quand même une idée de l'attente aux fans qui attendent impatiemment la suite de la fic (mais y en a-t-il ?? xD)
Rating: Toujours K+ ! Les papouilles tardent à venir, mais elles seront au rendez-vous, c'est garanti !
Copyright: Tsugumi Ohba et Takeshi Obata ont eu la bonne idée de laisser leur oeuvre incomplète, laissant à leurs fans l'occasion de l'enrichir avec des merveilleuses fanfictions! Euh...merci ? ^___^
J'estime vous avoir assez soulés comme ça (d'ailleurs je vous dois un big merci si vous avez lu jusqu'ici !). Je vous souhaite donc une bonne lecture !
CHAPITRE IV
Jalousie, Prélude
Matt
Amoureux…et puis quoi encore ?
Je me retournai dans mon lit encore une foi. A' côté de moi, Mello dormait tranquillement, les paupières frémissantes de rêves cachés, de choses que je ne pouvais voir, qui me l'arrachaient comme maintenant me l'arrachait cette nouvelle obsession pour L.
Amoureux. Mello ne savait même pas ce qu'étaient les sentiments ou l'amour ! Il était partagé entre la jalousie envers Near et la reconnaissance envers moi, mais l'amour, ça, il ne l'avait jamais expérimenté, j'en étais sûr. Je regardai son profil, ces yeux aux cils démesurément longs qui conféraient à son regard une douceur presque féminine, dissimulée par ses expressions colériques et susceptibles. Ce nez petit à la pointe retroussée, puis ces lèvres magnifique, ni trop fines ni trop épaisses, d'un vermeil naturel qui les faisait ressortir sur l'ovale au teint clair de son visage.
Je poussai un soupir, m'obligeant à détourner le regard vers l'un des quatre coins du plafond, loin de ce visage qui me hantait. Dans ma tête les mots que Mello avait prononcé quelques heures auparavant, tournoyaient sans cesse et me tourmentaient. Comment pouvait-il être amoureux de quelqu'un qu'il ne connaissait même pas ? Il m'avait toujours dénigré lorsque je lui avais parlé de sentiment, et le voilà maintenant entrain de perdre le nord pour quelqu'un qui sans le vouloir l'avait charmé, l'avait embobiné et l'avait définitivement éloigné de moi. J'eus un sourire amer lorsque je me souvins que j'avais presque failli lui dévoiler mes sentiments. Mais maintenant mes propres sentiments me semblaient dénués de sens, comme s'il eut suffit d'entendre Mello parler de cet amour éphémère pour que le mien aussi me semble vide, nul.
Je tournai la tête en direction de la table de chevet : Les chiffres lumineux du réveil m'apprirent qu'il était cinq heures moins vingt et que ma nuit blanche s'acheminait donc vers son achèvement. Je soupirai doucement, fermai les yeux, m'obligeant à ne penser à rien…
Lorsque j'ouvris les yeux, la pièce était inondée de la lumière du soleil qui se rependait partout. Mello était assis sur son lit et il me tournait son dos nu. Il n'était couvert que d'une serviette blanche qu'il avait enroulée autour de ses hanches. Ses cheveux mouillés reflétaient la lumière du jour en resplendissaient de lueurs dorées. Je restai immobile, sans faire un bruit, tandis que je fixai son cou, les gouttes qui dégoulinaient des pointes de ses cheveux sur la peau blanche de son dos, le long de ses omoplates.
Il s'étira et son dos se cambra et se détendit de nouveau, une opération qui eut pour résultat de faire glisser de quelque centimètres sa serviette, qui à présent laissait apercevoir le creux de ses reins et faisait deviner la ligne qui séparait ses fesses. J'eus un frémissement et je m'empressai de cacher ma tête sous mon oreiller avant de me laisser échapper un léger hoquet. Je le sentis bouger, puis mon lit eut un grincement suffoqué lorsqu'il vint s'y asseoir.
« Matt ? » il prononça mon nom en un souffle, avant de poser une main sur mon épaule couverte par le drap et de me secouer gentiment.
« Matt, il est plus que l'heure »
Le drap se mouilla de minuscules gouttes d'eau lorsqu'il se pencha.
« Allez, on va être en retard pour le petit déjeuner ! » sur ces mots il me secoua de nouveau avec un peu plus de vigueur. Mais moi je restai inerte dans ma cachette, le coussin appuyé sur la tête. Mello eut un soupir exaspéré, puis il m'arracha l'oreiller, laissant ainsi ma tête à nu, une expression stupide figeant mon visage.
« Tu ne dors même pas ! » il constata d'un air offensé avant de planter ses yeux dans les miens.
Je cherchai à tout prix d'éviter son regard, mais celui-ci me rattrapait à chaque tentative.
« Tu as mal dormi ? T'as des cernes » constata mon meilleur ami.
Pour toute réponse je m'assis sur mon lit en silence, lui arrachant le coussin des mains pour le remettre à sa place contre la tête de mon lit. Mello commençait à se ressentir, il agrippa mon bras, me forçant à le regarder et, accessoirement, à l'écouter.
« Tu veux me répondre ? » il me lança d'un ton hargneux.
« Ouais…j'ai mal dormi » je lui dis enfin, le regard bas.
Il lâcha mon bras et se leva avec un haussement d'épaules :
« T'es franchement bizarre depuis hier soir » il constata avant de se livrer à un bâillement bruyant.
Je me levai à mon tour, une foi de plus sans lui répondre, mais lui tournant le dos. J'enlevai le haut de mon pyjama et je récupérai l'un de mes sweats rayés que j'enfilai tout en évitant de croiser Mello du regard. Je crus qu'il avait préféré m'imiter au lieu de s'obstiner en me posant des questions, donc je restai dos à lui assez longtemps pour qu'il eût le temps de s'habiller. Mais quand je me retournai je le retrouvai entièrement nu entrain de fouiller dans son armoire. J'eus un sursaut et je m'empressai de me tourner de nouveau vers la fenêtre.
« Mello ! Putain, tu pourrais chercher tes fringues avant de te déshabiller ! » je lui lançai.
« Depuis quand t'es devenu aussi pudique, Matt ? » me rétorqua-t-il.
Je me retournai vers lui en un bond. J'attrapai mon jean qui pendait tristement sur le bord de mon lit et je fulminai mon meilleur ami du regard.
« Et bien peut-être que ce que tu m'as dit hier soir me gêne, figure-toi ! » je lui dis rageur, fixant son visage pour m'empêcher de regarder plus bas.
Il me regarda à son tour, tout en rajustant la serviette autour de ses hanches.
« Qu'est ce que tu veux dire ? » je ne me souvenais pas d'avoir déjà entendu autant de froideur dans ses mots.
« Ça veut dire…que tu trouves peut-être ça normale de pouvoir tomber amoureux comme ça d'un mec, mais que ça n'est pas forcement le cas de tout le monde » je le fixai qu'un instant avant de me diriger à grands pas vers la porte. Je l'ignorai lorsqu'il m'appela d'un ton à la foi colérique et préoccupé. Je m'assurai qu'il n'y ait personne dans le couloir, puis j'enlevai hâtivement mon pantalon de pyjama avant d'enfiler mon jean. Je laissai le pantalon en boule par terre, à côté de la porte de la chambre, et je me dirigeai à grands pas vers l'escalier que je descendis en toute hâte.
J'évitai les regards des autres orphelins qui se dirigeaient tous vers la salle à manger que je dépassai. Je rejoignis une grande porte vitrée que je franchis, pour me retrouver dans la cour de l'orphelinat.
J'avais besoin de faire le point.
Mello avait sûrement mal interprété mes paroles : c'était ce que j'avais voulu. Je n'aurais pas eu d'excuses à la rage qui était montée en moi. Je préférai qu'il croie que la révélation de son homosexualité m'avait choqué, plutôt que de montrer jaloux de ce soi-disant amour qu'il ressentait pour L. Mais je savais que je l'avais blessé, qu'il m'en voulait, qu'il se sentait trahi et que tôt ou tard j'aurais du affronter sa colère et son ressenti.
Je rentrai dans le hall en un soupir, refermant la porte coulissante derrière moi, avant de me mêler à un petit group de garçons qui se dirigeaient vers la salle commune.
