Heyy, tout le monde ! J'espère que ce chapitre vous plaira :') Aujourd'hui, on va rencontrer Enzo, que vous allez, je pense, adorer x)
Le voyage avec Lizzy se passa extremement bien. De nature très curieuse, la petite fille se contenta de poser quelques questions à son oncle, et de lui tenir la main dès la sortie du bus. En effet, la blonde était apeurée par tous ces gens qu'elle ne connaissait pas, et qui la collaient dans le bus. Ils trouvèrent rapidement la rue indiquée par Antoine (Mathieu connaissant la ville comme sa poche, y habitant depuis de nombreuses années), et cherchèrent le bon numéro. La rue était totalement silencieuse, à l'exception du bruit fait par Lizzy, qui cantonnait à tue-tête Liberée Délivrée, tenant fermement son sac à dos.
- Lizzy, tu peux me rendre un petit service ?
L'enfant hocha la tête, serrant fermement l'anse de son sac à dos dans sa main, et détaillant la rue du regard.
- Oui ?
- Tu peux éviter de faire réfèrence au couple fictionnel que je formerais avec Antoine, s'il te plait ? Ca nous mettrait mal à l'aise tous les deux, et beaucoup de gens y font déjà réfèrence, alors c'est embêtant...
Mathieu soupira, sa nièce fronçant les sourcils, ne s'intéressant qu'à la deuxième partie de la phrase.
- Qui d'autre en parle ?
- Nos abonnés.
La petite blonde hocha la tête. Elle tripotait les cordons de son sac, yeux baissés.
- C'est qui, tes abonnés ?
- Je ne les connais pas tous ! (Mathieu se mit à rire) Mais ils sont beaucoup à penser que je formerais un bon couple avec Antoine...
- Et toi, tu en penses quoi ?
Le vidéaste se mordit la lèvre, soupirant une nouvelle fois.
- J'en pense que les gens sont énervants à toujours voir des couples partout.
Lizzy haussa les épaules.
- Okay.
- Tu n'en parleras pas ? Tu promets ?
- Bien sur !
Il esquissa un petit sourire, posant sa main sur l'épaule de sa nièce, et appuyant sur la sonnette de la maison indiquée par son ami. Ce dernier mit quelques temps à ouvrir la porte, l'air mort de fatigue, les cheveux en bataille et les lunettes de travers. Ils entendirent du bruit émaner de derrière lui, et Mathieu leva un sourcil. Lizzy tenta de regarder derrière lui, curieuse.
- On peut entrer ou tu étais occupé ?
- Hein ?
- D'après les bruits, soit tu jouais à des jeux vidéos, soit tu as invité une dizaine de clones du Patron sans me prévenir... Dans les deux cas, ça plairait aux fangirls...
Antoine éclata d'un rire fatigué, passant une main dans ses cheveux.
- Je suis désolé, il n'a pas voulu arrêter de jouer hier soir, alors je me suis endormi très tôt ce matin... Il est quelle heure ?
Mathieu jeta un coup d'oeil à sa montre.
- Presque 14 heures, on est à l'heure. Le gamin a pas voulu t'obéir ?
Le créateur de What The Cut ?! poussa un petit soupir, acquiesçant.
- Je vais vraiment finir par faire un meurtre, Math... J'en peux plus de ce sale gosse...
Il se poussa pour les laisser entrer, se penchant pour faire la bise à la petite fille, qui s'était contentée de les regarder avec de grands yeux, tentant de suivre ce que racontaient ces deux adultes.
- Et toi, ça va ? Lizzy, c'est ça ?
Elle hocha la tête, grand sourire aux lèvres.
- Oui !
Antoine rit, levant un sourcil en voyant l'énorme sac à dos qu'elle portait.
- T'as de la chance, Math, elle est super mignonne !
Mathieu pouffa.
- Hé, pas touche, elle est réservée par le Patron !
Lizzy fronça les sourcils, suivant Mathieu et Antoine dans la cuisine, s'installant sur l'une des chaises, aux côtés de son oncle.
- Tonton MathMath, c'est pas toi, le Patron ?
- Si, ma puce, Je parlais à Antoine de mon personnage dans SLG. Tu sais, je t'avais expliqué ? La schizophénie de mon perso...?
Lizzy acquiesça, souriante. Antoine se leva, fouillant dans les tiroirs.
- Math', un café, je suppose ?
- Bien vu, chef !
- Et toi, Lizzy, tu veux quoi ? Jus d'orange, grenadine, diabolo, chocolat chaud, de l'eau ?
Lizzy posa un livre sur la table, se balançant sur sa chaise, tout sourire.
- Une grenadine s'il te plait !
Antoine hocha la tête, se tournant pour préparer les boissons. Mathieu fronça les sourcils en entendant les injures proférées par Enzo dans la pièce d'à côté. Il se rendit compte que Lizzy entendait tout, et se mordit la lèvre, s'adressant gentiment à Antoine :
- Antoine, tu peux dire au gosse de se calmer sur les insultes, s'il te plait ? Lizzy va en apprendre plein, et je préfère rendre à sa mère une enfant innocente... Et ne pas avoir à lui expliquer chaque terme ce soir...
Le plus grand se mordit la lèvre.
- Il ne m'écoutera pas, Math', ce gamin est insupportable... Il n'obéit à personne, que ce soit sa mère ou moi...
Mathieu poussa un petit soupir.
- Bon, Lizzy, ne réemploie jamais un des mots prononcés par ce gamin, okay ?
La petite blonde hocha la tête.
- D'accord, tonton.
Antoine posa le café devant Mathieu, tendant la grenadine à l'enfant, avant d'écarquiller les yeux en voyant ses cheveux.
- Lizzy, c'est toi qui a fait cette coiffure ?
Lizzy esquissa un sourire fier, secouant la tête de droite à gauche.
- Non, c'est tonton Mathieu qui a fait les nattes !
Antoine éclata de rire.
- Je comprends pourquoi tu n'as pas fini coiffeur, Math ! Tu veux qu'on arrange ça, Lizzy ?
L'enfant fronça les sourcils.
- Pourquoi, la coiffure n'est pas jolie ?
Son oncle se mordit la lèvre, réprimant tant bien que mal un sourire.
- Disons que je ne suis pas hyper doué en coiffure... Tu sais faire les nattes, Antoine ?
Le concerné haussa les épaules, attrapant sa bière.
- J'ai trois petites soeurs, donc les années de torture de mon enfance m'ont au moins appris à faire des nattes et à appliquer un vernis à ongles potable...
- Et je suppose que ces capacités te servent souvent ?
Antoine rit.
- Plus que tu ne le crois.
Lizzy fronça les sourcils, mais finit par se tourner vers Antoine.
- Bon, d'accord, tu peux me coiffer.
Il éclata de rire, ôtant doucement les deux élastiques des mèches blondes de l'enfant, avant de tresser deux jolies nattes, et de remettre les chouchous. Mathieu écarquilla les yeux en se rendant compte de la rapidité d'Antoine.
- T'es hyper doué de tes mains...
- Et encore, t'as rien vu...
Mathieu piqua un fard, Antoine éclata de rire, fier de son petit effet. Il adorait provoquer l'obsedé de café. Ils furent coupés par un bruit de verre brisé, Antoine se levant brusquement, poussant sa chaise.
- Oh, mon Dieu, je vais le tuer.
Il sortit de la pièce, furieux. Lizzy et Mathieu baissèrent les yeux en entendant des bruits de dispute. Le châtain ne se souvenait pas d'avoir vu son ami aussi en colère. La dispute dura quelques minutes, qui parurent être des heures pour les deux invités qui ne savaient plus où se mettre. Antoine sortit de la pièce accompagné d'un gamin âgé d'à peu près dix ans, en jogging trop grand, l'air narquois en voyant Mathieu et Lizzy.
- Tu vas rester ici, puisque tu es incapable de te gérer tout seul...
Lizzy détailla rapidement le nouveau venu du regard, Antoine soupirant.
- Dis bonjour, au moins.
- B'jour.
- C'est Mathieu et Lizzy. Mathieu est...
- Je sais qui c'est. Sa chaîne est nulle.
Mathieu leva un sourcil, esquissant un sourire amusé. Sa nièce fronça les sourcils. Comment ce crétin osait-il mal parler de son oncle ? Alors qu'il était si gentil ! Elle décida qu'elle détesterait Enzo. Antoine soupira, agacé.
- Elle vaut toujours mieux que la tienne. Bon, je vais te laisser ramasser les bouts de verre, et expliquer à ta maman où son vase préféré est passé. J'ai hâte de voir sa réaction...
Le gamin éclata d'un rire froid, nullement impressionné.
- Elle va essayer de crier, ça va être marrant, tu peux toujours essayer. Je peux y aller, t'as fini ?
Antoine poussa un petit soupir, vaincu.
- Vas-y. Tu sais où sont la pelle et le balai, je te laisse t'occuper de tes conneries.
- Rêve toujours.
Il quitta la pièce, Mathieu écarquillant les yeux en se tournant vers Antoine.
- Wow, quand tu m'avais parlé d'un sale gosse, c'était pas un euphémisme !
Le plus grand hocha la tête.
- M'en parle pas, je suis à deux doigts de l'assassiner violemment, et de cacher son cadavre dans la forêt...
Le buveur de café éclata de rire.
- Je suis dispo quand tu veux !
Lizzy sourit, levant le nez de son livre.
- Moi aussi !
Son oncle se tourna vers elle, levant un sourcil.
- Pardon ?
L'enfant acquiesça, sourire innocent aux lèvres.
- Il a été méchant avec toi, Tonton MathMath. Du coup, il mérite qu'Antoine le tue...
La remarque fit éclater Antoine de rire, qui prit une autre bière dans le frigo, proposant du café d'un geste de la main à Mathieu.
- Math', j'adore cette gamine.
Le plus vieux sourit, échangeant un regard avec Lizzy, sirotant son café.
