Hello les psy en herbes, question en bas de chap' ;)
Man eat shark
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Son bras l'attira à lui brusquement, tirant sur ses courbatures, alors qu'elle venait le rejoindre en tombant au milieu des couvertures. Harleen se mit à sourire, sa bouche soudainement très occupée, ses mains se collant au corps de celui qu'elle avait en face d'elle.
Ses mains à lui, froides bien trop froides, allèrent effleurer ses côtes, glissant dessus comme la caresse d'une plume. Elle s'agrippa plus à lui, passant ses mains dans les cheveux masculins et allant jusqu'à sentir l'after-shave qui s'en dégageait. Une douce odeur mélangeant crème à raser et senteur chimique inconnue.
« - Harleen, Harleen, Harleen, chuchota-t-il, sa tête enfouie dans son cou.
Il tira sur son élastique libérant les cheveux blonds de la psychiatre. Y glissa son visage pour mieux sentir le parfum féminin qu'elle portait. Harleen, elle, était infiniment plus concentrée sur le torse musclé qui lui faisait face, y déposant des baisers pour remonter jusqu'aux lèvres et au cou.
- Ethan..." » finit-elle par murmurer à son tour, son propre t-shirt ayant disparu à son tour, ne la laissant qu'en sous-vêtements. Elle se rapprocha, prête à embrasser les lèvres de son petit-ami.
Et il releva la tête, ses cheveux bruns dévoilant son visage tandis qu'elle se rapprochait.
Sauf que ce ne fut pas les yeux verts et le teint bronzé qu'elle découvrit mais un autre, bien plus connu depuis maintenant un mois, qu'elle avait prit l'habitude de voir au travail.
« - Bonjour... doc. »
Et ce sourire, ce sourire...
Harleen poussa un cri en se laissant glisser contre le mur, fermant les yeux. Elle se pressa le visage entre ses mains, certaine d'avoir affaire à un cauchemar. Elle avait simplement à réaliser que c'en était un, et tout irait mieux, tout allait aller mieux. Elle allait se réveiller, elle allait...
« - Harl' ? l'interrompit une voix, alors qu'elle ôtait une main de son visage pour entrouvrir un oeil.
Ethan.
Sans son t-shirt, ses mèches brunes ébouriffées et bien debout devant elle.
Ce... Ce n'était pas un cauchemar. Mais elle ne savait pas si une hallucination valait mieux.
- Harl' tout va bien ? J'ai fait... J'ai fait un truc qui ne t'a pas plu ? Désolé... » s'excusa-t-il en lui tendant la main.
Harleen attrapa sa main pour se relever, esquissant un sourire tordu. Une hallucination. Elle venait... Elle soupira, fermant les yeux. Oui, évidemment, c'était normal. Elle passait bien trop de temps avec son patient, essayant - en vain - de le guérir. Mais... On ne guérissait pas le Joker, elle commençait à le comprendre. On ne pouvait pas le guérir.
Elle ne perdait pas tant espoir pourtant. Le réinsérer comme personne tout à fait normale était impossible, elle le savait. Mais elle pouvait toujours le guérir de sa manie de tuer et de se soucier si peu de la vie humaine. Lui faire éprouver des remords. Malgré son discours, de leur combientième, première, deuxième ? séance. Elle en était convaincue, tout le monde pouvait guérir. Même quelqu'un comme lui.
Et elle comptait bien réussir à le prouver, montrant aux docteurs qu'Harleen n'était pas une incapable, et le Joker pas un taré sans espoir de rédemption. Il lui fallait juste un peu plus de temps. Et elle n'en manquait pas.
En fait... Au cours du temps s'était installé un peu comme une sorte de... Comment le dire...Complicité. Un lien un peu plus fort que le simple docteur/patient, comme deux... Elle n'avait pas de mots pour ça. Connaissances ? Peut-être. Des connaissances qui n'étaient pas amies, encore moins plus, mais pas ennemies non plus. Un mélange d'humour, de questions et de... Une chose indéfinissable. Complicité était ce qui s'en approchait le plus.
Harleen n'avait pas vu ça d'un mauvais oeil. S'approcher de son patient, tisser un lein, lui permettait d'obtenir des confidences. Et elle n'était pas idiote, son crazy patient essayait sans doute de la faire se plier à son mode de vie, à son point de vue. Mais l'un sachant les intentions de l'autres, ils ne s'entendaient pas moins bien pour autant, plaisantant aux séances. Oui. Plaisantant.
Elle ne l'avait pas dit à Ethan - évidemment. Il n'aurait pas compris. Aucun ne pouvaient comprendre. Elle ne comptait pas l'aider à s'évader - elle n'était pas folle - et encore moins l'aider dans ses plans tordus, mais elle appréciait parler avec lui.
« - Non... Non, c'est moi. Désolée, tu sais, trop de temps passé à l'hôpital, plaisanta-t-elle en reprenant pied avec la réalité. Est-ce qu'on pourrait... Sortir ?
- Oui, évidemment, Harl'. Tu veux faire quoi, un ciné, un café ? Voir quelqu'un ? »
Elle grimaça. Non. Elle n'avait pas envie de voir les amis d'Ethan pour le moment. Elle-même n'étant pas très... amies. En réalité, que ce soit la jalousie ou bien l'aura d'hôpital que dégageait Harleen, elle n'avait jamais eu vraiment d'amis. Et se contentait de ses collègues et de ses patients.
« - Un café et une balade dans le parc, ça me va très bien.
- Je m'habille et je suis à toi ! lui lança son petit-ami en s'éloignant. Elle eut un sourire en le voyant torse nu, appréciant ce qu'elle voyait. Harleen poussa un soupir, se laissant tomber sur le canapé, saisissant son portable d'un air distrait.
Un message. De sa mère.
Elle se redressa immédiatement, attentive. Ses parents... Ils avaient mal acceptés le fait qu'elle se détourne de ce qu'ils appelaient la " vraie " médecine pour devenir psychiatre. Leurs contacts s'étaient appauvris, se contentant des fêtes et de quelques exceptions. Que pouvait bien lui vouloir sa mère ?
Harleen,
Ta cousine se marie, j'ose espérer que tu seras présente à son mariage. Les cartons d'invitations ne devraient pas tarder à arriver, Harleen, mais ne viens pas avec lui. Nous avons très hâte de te revoir, à bientôt. Bises de la famille.
Bree Quinzel
Un mariage. La psychiatre leva les yeux au ciel, reposant immédiatement l'appareil. Il lui arrivait depuis peu de regretter les Week-Ends. C'était les seuls jours de la semaine où elle n'avait pas son entretien et où par conséquent elle... s'ennuyait. Elle s'ennuyait des discussions passionnantes qu'elle avait la semaine, et seule la pensée d'être avec Ethan la déridait. Mais pas totalement.
Et ça commençait à l'agacer. Elle ne savait pas vraiment de quoi. De devoir voir son patient uniquement entre quatre murs, ou de n'avoir qu'un temps limité à lui consacrer. Surtout qu'un nouveau patient allait lui être affecté d'ici quelques jours. Elle en souriait d'avance. Après des jours - des semaines - de négociations, elle avait enfin fini par réussir à en avoir un deuxième. Elle n'en connaissait ni l'âge, ni le sexe. Simplement un patient. Et elle brûlait d'une curiosité si peu contenue.
« - Harl' ? Je suis prêt ! On y va ? »
Elle acquiesça à voix haute, récupérant son manteau avant de sortir avec Ethan, lui décochant un sourire.
Ils allèrent simplement emporter une boisson au fast-food-café du coin, Harleen se décidant - comme toujours - sur sa boisson préférée, un mélange savoureux de cannelle, de lait et de sucre et de jus de raisin.
Les deux marchèrent jusqu'à un des parcs de Gotham, se laissant choir sur un des nombreux bancs à leur disposition. Harleen avait l'esprit préoccupé, mélangeant des pensées à propos du mariage, de son nouveau patient et du Joker. S'y entre-coupant quelques remarques sur ce qui les entourait, et des bribes de pensées sur Ethan.
Croisant une mère avec une poussette, elle se mit à sourire, amusée, se cachant derrière sa boisson. Ça lui rappelait quelque chose...
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« - Dans une de vos versions pour vos... hm... cicatrices, vous me parliez d'une femme. Est-ce que les enfants vous indiffèrent ?
- Mauvaise... formulation. On dirait un t-e-st pour... admirateur inconditionnel d'eux. Vous savez, humm - un geste avec ses mains, sa langue qui vient effleurer la peau desséchée - à ce point qu'ils en viennent à les... toucher.
- Vous n'avez pas répondu, avait-elle souri.
- Ah... non ? Est-ce que ça mérite vraiment une ré-ponse, huh ? Vous ne connaissez pas la rép-onse doc' ?
- Je ne connais que votre point de vue face aux humains, aux adultes. Pas aux enfants.
- Ils sont fait de ch-a-ir, de sang et de cris. Sur-tout de cris, huh. Ils sont trop petits, influen-çables. Tout le monde l'est, in-fluençable. A part Batsy - et ça viendra, ça viendra - vous êtes tous sur le fil du rasoir.
- On s'éloigne du sujet. Mais passons. Nous serions alors tous sur le fil entre la raison et la folie ?
- Indubitablement, doc', indubitablement. »
.. Enregistrement 09...
L'hésitation entre la normalité et ce qui ne l'était pas était un sujet assez récurent entre eux. Quelque chose qu'il aimait remettre sur le tapis, prononcer devant elle, la voir se figer un millième de seconde - elle le savait. L'avait vu à un moment.
« - Tout va bien, Harl' ? Tu avais l'air perdue dans tes pensées ?
- Oui-oui, tout va pour le mieux. Continues, désolée. » s'excusa-t-elle alors qu'Ethan reprenait son histoire qui comprenait un ami à lui, un bar et une soirée plutôt arrosée.
Une normalité affligeante aurait-il sifflé. Leur routine, se contentait de dire Harleen. Ils s'embrassaient, allaient dehors et elle écoutait Ethan discuter de sa semaine alors qu'elle lâchait quelques bribes d'informations sur son travail à Arkham. Ethan ne cherchait jamais vraiment à savoir. Elle soignait les fous. Les écoutait parler.
« - Tu penses à eux, hein ?
- Mais non ! se justifia-t-elle, se redressant pour le regarder. Je t'écoutais !
- Ne me mens pas, Harl'. Je ne sais vraiment pas pourquoi tu te complais à écouter un taré raconter n'importe quoi. Il débite des conneries à la seconde, et tu es là, à faire semblant d'acquiescer et lui posant des questions qu'il a entendu mille fois et dont il se moque éperdument. Tu sais qu'il va finir par s'évader - encore - et tu te retrouveras là, sans savoir quoi dire à ta supérieure, car il n'aura pas été guéri.
- Nos entretiens ne se résument pas à des conneries ! s'énerva Harleen en se dégageant. Ton esprit étriqué ne comprend absolument rien. Je sais parfaitement qu'il a une autre vision du monde que nous mais nos discussions sont passionnantes !
- Tu écoutes des dingues te parler de leurs problèmes ! Je n'appelle pas ça un métier ! Oh mon dieu ma vie est si triste, j'ai fait FLAMBER ma maison et ma femme dedans, ayez pitié !
Elle se releva, le fusillant du regard.
- Je discute avec mon patient ! Nous ne parlons pas de savoir si un tel s'est pris un râteau phénoménal - ENCORE ! - en offrant un Mojito à une fille bourrée ! Si un autre ne fait que coucher de droite à gauche, et je me passerais des détails, ou si un dernier enchaîne gueule de bois sur gueule de bois. Je refuse que tu insultes mon travail alors que tu ne fais que servir des verres à des hommes déjà saouls ! finit-elle en chuchotant avec fureur.
Il sembla se calmer en la voyant s'énerver, alors qu'elle ne perdait que rarement son calme. Mais elle avait raison. Ethan avait dépassé les limites cette fois-ci. Critiquer ses patients - ce n'était que de la jalousie refoulée - elle comprenait, se moquer du reste du monde - elle s'y était habituée - mais il ne devait en aucun cas parler de son travail. S'en moquer, alors que depuis son licenciement il vivait pratiquement à sa charge.
- Je suis désolé, Harl', s'excusa-t-il. Un peu à cran. Tu me pardonnes, chaton ?
Elle le fixa sèchement, acquiesçant d'un signe de tête. Harleen détestait les surnoms affectifs. Elle ne lui avait jamais fait remarquer - il l'aurait mal prit - mais elle grimaçait quand on l'appelait comme ça. Elle savait très bien pourquoi. Parce que c'était de cette façon que ces exs l'appelaient, quand il hésitaient entre les différents prénoms de toutes les filles avec qui ils couchaient.
Ethan se pencha vers elle pour l'embrasser, la distrayant quelques secondes. Mais ses pensées se mirent de nouveau à vagabonder, s'accrochant à des cheveux verts emmêlés et un sourire... rallongé.
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« - Il t'en a parlé ? La version qu'il t'a offerte à toi, elle ressemblait à quoi ? lui avait demandé un de ses collègues, à leur pause déjeuner.
- Secret professionnel, Hank, interdiction de t'en parler.
Une grimace. Mais il s'était penché vers toi, toujours plus avide de ragot.
- Allez, Harl' ! On en saura rien.
- Sa femme, avait-elle fini par céder, plus agacée par cette insistance. Une histoire de sourire, de fric et d'une femme.
- Oh, oh. Il se remixe ! On a passé les enregistrements de la soirée Wayne, il n'y a pas longtemps. Une histoire de gonzesse aussi.
Harleen s'était approchée, intriguée.
- Il y a des enregistrements ? Je n'étais pas au courant. Où est-ce que je pourrais les avoir ?
- Les archives. Demande à Guy, il gère tout ça. »
Elle s'était déplacée jusqu'en bas, avait remué toute la salle pour pouvoir les avoir, ces fichus enregistrements, et les avait emportés chez elle afin de pouvoir les visionner en attendant le retour d'Ethan. Ça avait été... instructif.
Harleen se rappelait de son choc en le voyant. Le maquillage était plus voyant, pas comme maintenant qu'il s'effritait, partait en lambeau. Ne restait que le rouge à lèvre - un peu trop résistant pour qu'il ne reçoive pas illégalement du maquillage - le peu de noir ayant survécu autour de ses yeux et des morceaux de blanc sur son visage, laissant voir la peau dessus.
Il avait été... effrayant. Bien plus que de le voir en vrai, de le voir plaisanter, se lécher les lèvres - c'en était devenu une habitude - de se pencher, ses mains menottées, et de lui asséner des réalités trop dures à entendre. Sur la vidéo... Il était... fascinant. Empreint d'une folie qu'on respirait à grand coup en s'en approchant trop, répandant la terreur.
Et son rire, ce rire... Trop aigu, trop... trop, tout simplement.
Ce jour-là, elle avait redouté l'entretien du lendemain. Inutilement. Elle ne savait pas à quoi elle s'était attendue. Il n'était jamais le même, trop versatile, il était sa propre pathologie. L'anarchie. Le chaos. Le désordre.
Et c'était sûrement ce qu'il y avait de plus fascinant chez cet homme.
« - ... retrouvé furieux. Tu le connais, il s'est emporté tout de suite... »
L'histoire que racontait à nouveau Ethan entrait dans son cerveau pour y ressortir de suite. Elle ne lui prêtait plus aucune attention, bien qu'elle soit collée à lui, hochant la tête de temps en temps. Harleen se mit à sourire, ses lèvres s'étirant malgré elle. Elle voyait le Joker tôt dans la journée le lendemain, son nouveau patient lui occupant le début de l'après-midi.
Ça n'avait pas été facile. Loin de là... Elle avait du tant insister. Prouver qu'elle avait fait des progrès déjà sur son premier patient. Harleen avait du lui confier qu'elle avait instauré une atmosphère de complicité, qu'il croie qu'elle pouvait le suivre, afin qu'il se confie plus facilement. Etrangement, son supérieur avait approuvé la nouvelle.
Et de ce fait... Tadam. Un patient. Pour sa plus grande joie.
Elle n'en pouvait plus d'aider aux archives, de nettoyer les bureau et de tourner encore et encore sur sa chaise quand elle avait fini l'analyse journalière de son patient et qu'elle n'avait pas d'entretien avec lui.
Harleen se rappelait de lorsqu'elle lui avait annoncé qu'elle traiterait une autre personne. De nature possessive, elle s'était attendue à une réaction plutôt vive, et... ça n'avait pas manqué.
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« - Je m'occupe dès la semaine prochaine d'un nouveau patient, avait-elle décrété, ce qui nous amène à déplacer notre séance à lundi dans la matinée, exceptionnellement.
Il s'était redressé, abattant ses mains menottées sur la table, son regard se faisant noir. Sa langue était restée dans sa bouche, n'allant pour une fois pas effleurer les bords blessés des lèvres.
- Vous... avez un n-ou-veau patient ? Qui. QUI ?
- Son identité ne m'a pas été divulguée. Cependant ça ne changera rien à nos entretiens, je continuerais de me charger de votre... cas.
- Je n'apprécie pas devoir vous... partager, huh.
- Je ne suis pas un objet qu'on garde précieusement, avait-elle souri, amusée. Mais ça n'ira pas au delà de deux, si ça peut vous rassurer.
- Peu m'importe, avait-il chuchoté, énervé. Il s'était levé, son poing allant frapper la table. PEU IMPORTE. Doc', vous êtes m-a psy. Je n'apprécie pas-du-tout. Je le ferais changer, changer de docteur.
- Si vous réussissez ce tour, si vous arrivez à faire en sorte de le faire changer de docteur, je refuserais le cas qu'on me proposera tant que je nous aurais pas guéri. Ce... contrat vous convient-il ? Et si vous échouez... je vous poserais une question, une seule, à laquelle vous devrez répondre le plus honnêtement possible. Et ça n'aura aucun rapport avec votre passé.
- Quel... fabuleux contrat. Est-ce que vous de-ve-nez aussi folle que les gens que vous soi-gniez huh ? Les portes sont toujours... ouvertes. Mais le départ s'av-ère plus di-ffi-ci-le !
- Je peux en conclure que vous acceptez ?
- Bien sûr que j'acce-pte, doc' » avait-il asséné, se léchant les lèvres une fois de plus.
...Enregistrement 26...
Harleen se reconnecta avec la réalité, Ethan attendant son approbation pour une quelconque raison. Elle s'en était rappelée, de ce contrat. Et après quelques jours pourtant, rien ne s'était passé. Elle aurait pensé que peut-être... Mais non, elle était bien partie pour le remporter.
Et elle se leva, enjoignant son petit-ami à rentrer, inconsciente qu'une fois de plus celui à qui elle pensait avait également les siennes focalisées sur elle.
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Au fond, ça serait plus simple qu'ils comprennent, mais qu'ils ne le puissent pas fait partie de l'ordre des choses. Le poisson mange le plancton, le requin mange le poisson, l'homme mange le requin, et reste imperméable aux réalités de la vie. Il passa sa langue sur ses lèvres sèches, mécaniquement, ne prononça pas un m-o-t.
Il laissa un soupir lui échapper. Elle était là, elle, comme un joli jouet dont on n'arrive pas à se séparer, s'emparant de ses pensées. Sa jolie petite clé de sortie, son ticket gratuit pour un voya-ge Arkham-Maison. Et tu l'as pris tant de fois ce ticket. Des fois... colorées. ne com-pte... plus. C'est comme les moutons qu'ils s'abrutissent à vouloir compter, il... il est ce mouton. Les détenus sont ce mouton. Et les barrières ne sont là que pour être... franchies. Ce ne serait pas drôle sinon, huh ?
Mais il faut que ce soit joli, que ce soit... tape à l'oeil. Parce qu'il est un chien qui court après les voitures, qui ne sait pas quoi faire si elles s'arrêtent, mais parfois... Par-fois c'est plus amusant de faire expl-o-o-ser la voiture et le chien.
Cette-fois c'est une blouse-blanche - ce blanc c'est déprimant, si déprimant que le tapisser de rouge rendrait le tableau bien plus magnifique - et des cheveux-blonds qui ouvriront les portes. Pas de poudre.
Il sourit. Se lèche ses cicatrices, humidifie la douleur. Ça ti-re. Peu importe. La douleur l'a toujours fait rire.
Batsy aussi, huh. Il n'a que ça pour le faire plo-yer, et ça ne marche pas. Les coups.Il l'a con-seillé pourtant. Jamais la tête en premier. Viser les mains. Le corps. Mais il n'a pas dû apprécier.
Parce que la gonzesse d'Harvey a explosée, elle aussi. Les consignes étaient sim-ples pourtant.
Et maintenant le doc. Harvey aussi peut-être ? Harvey Quinzel. Non-non-non. Et cette fichue psy qui ne voulait-pas-dire-son-nom ! Tant pis. Elle finirait quand même par ployer. Parce qu'il était en train d'effectuer la toute pet-ite poussée.
Et que toute psychiatre qu'elle soit, la doc' ne résistait pas aux lois de la gra-vi-té.
Heeey ! Aujourd'hui chapitre un peu spécial, car bien qu'en avance, PAS d'entretien. Et oui, je me suis dit une petite pause dans les entretiens pour mieux savourer le prochain :P
Mais j'ai besoin de vous exceptionnellement.
QUESTION Déjà, qui pensez-vous être le patient d'Harley ? Un/Une ? Adulte/enfant ? OC/Personnage de Batman ? Lâchez-vous ;)
Ensuite est-ce que le POV de J fait assez IC ? Parce que j'ai eu peur que ça ne soit un peu trop out of character.
Bref bisous tout plein !
