Bonne lecture !


Chapitre deux : serment

Décret n°567, paragraphe 6,

« Tout contrat de fiançailles ne peut être brisé sans l'accord des deux parties sous le regard d'un représentant du ministre.

Si l'une des parties souhaite rompre les fiançailles sans l'accord de l'autre, elle doit plaider sa cause devant une assemblée ministérielle qui lui accordera l'annulation de l'union ou non. »

Walburga Black avait laissé à son fils une semaine pour réfléchir. Lorsque Sirius se présenta devant le manoir Black sept jours plus tard, il lui sembla que la conversation qu'il avait eut avec elle avait eut lieu la veille. Devant l'immense demeure, il eut envi de faire demi-tour mais il était un Gryffondore. Prenant son courage à deux mains, il entra.

Aussitôt, Kréatur vint à sa rencontre. Entre deux insultes, il lui appris que sa mère et les invités de cette dernière l'attendaient dans le salon bleu. Les invités ? Prit d'un mauvais pressentiment, il suivit l'hideuse créature jusqu'à l'endroit indiqué et entra.

A l'intérieur, il y avait effectivement sa mère, toujours vêtu d'une de ses robes vieille de cinq siècles. Elle prenait le thé avec les deux Malfoy. Si Abraxas, assis sur le canapé avec elle, souriait poliment et tenait la conversation, son fils, dans l'un des fauteuils, restait figé, le regard posé sur le feu de la cheminé.

Sirius se racla la gorge pour faire savoir qu'il était là. Les deux vieilles personnes se turent et se tournèrent vers lui, un sourire étrange sur les lèvres. Lucius ne réagis même pas.

- Bien, bonjour mon fils.

- Bonjour monsieur Black.

- Heu… Bonjour.

- Venez donc vous asseoir avec nous. Fit sa mère en lui désignant un fauteuil non loin d'elle, nous serons plus à l'aise pour discuter.

Sirius obtempéra. Il s'installa puis tourna la tête vers Walburga, attendant qu'elle lui explique la présence des Malfoy. Elle n'en fit rien et lui demanda, toujours souriante :

- Alors, vous avez fait votre choix ?

Cette question réveilla la colère chez Sirius, annihilant toute la peur qu'il avait put ressentir jusqu'à présent. Ses yeux se mirent à flamber alors qu'il fronçait les sourcils. Il cracha :

- Evidement !

- Et quel est-il ? demanda encore sa mère, sans se soucier du ton employer.

Il n'avait pas remarqué que du coin de l'œil, Lucius l'observait, priant silencieusement pour qu'il refuse. Hélas, les dieux restèrent sourd à ses prières puisque Sirius finit par dire, résigné :

- … D'accord. Mais à une condition.

- Vous n'êtes pas en position de poser des conditions, murmura sa mère, la voix froide.

- Je le fais quand même ! Répliqua le fils, toujours énervé.

Il y eut un court silence, au court duquel chaque partie jaugeait l'ennemi. Les deux Malfoy, de l'autre coté du canapé, avait été oublié. Walburga finit par demandé, méfiante :

- Et quel est cette… condition ?

- Personne ne doit savoir.

- Pardon ?

- Je ne veux aucun faire-part ou truc du genre ! Personne ne doit être mit au courent pour cet… chose.

Il allait dire le fond de sa pensée, saupoudrée de quelque vulgarité, mais s'était retenu. Parce que sa mère devait surement la savoir déjà, et que l'insulter n'allais pas aider sa cause. Madame Black se tourna vers Abraxas, qui fit un léger signe de tête, montrant son accord.

- Parfait ! dit-elle, heureuse. Personne ne sera informé de vos noces. Kréatur !

L'elfe apparue devant sa maitresse dans un « pop » sonore.

- Oui madame ?

- Apporte le contrat magique qui est sur mon bureau .

- Un contrat ? répéta Sirius, surprit. Mais…

- Le mariage est fixé pour le premier aout. D'ici là, nous devons nous assurer qu'aucun partie ne se retire. Expliqua Malfoy père, les yeux brillant de convoitise.

Sirius acquiesça. Le premier aout ? Dans un mois ! Mais s'était si tôt ! Il allait poser une question à sa mère, lui demander pourquoi le premier aout et pas le vingt-cinq décembre, mais Kréatur réapparu tenant un long parchemin. Il le tendis à Walburga puis s'inclina et s'en alla.

- Bien. Fit la vieille femme, sérieuse. Nous somme d'accord Abraxas. Ni vous, ni aucun de vos descendant n'auront de droit sur la famille Black.

- Comme convenu, répondit le vieil homme. En échange, vous nous cédé tous vos actif à « la Gazette du Sorcier ».

- QUOI ? s'écria Sirius. Mais ça va pas !

De un, il n'était pas une donzelle qui avait besoin d'une dote ! Même si depuis une semaine, il avait le sentiment d'être dans la peau d'une vierge offerte à un seigneur de guerre pour sauver la paix. La comparaison était ridicule et peu flatteuse pour lui mais tellement juste.

Ensuite, les actionnariats de la famille Black dans la Gazette étaient les seul dont Sirius se souciait car il jugeait plus qu'important de ne pas laisser ce média à la main des Mangemorts. Avec James, car les Potter aussi y étaient actionnaires, ils étaient majoritaire ! Combien de faits auraient été déformé ou oublié s'il n'avait pas tenu son rôle de future héritier en assistant aux réunions de comité du journal.

- Mon fils, calmez-vous.

- Que je me calme ! éclata enfin le jeune homme en se levant. Que je me calme ?! Mais non seulement vous me faite chanter pour accepter cette union grotesque, mais en plus vous offrez la Gazette à ses Serpents !

Une fois de plus, Lucius l'observait discrètement du coin de l'œil, espérant qu'il fasse échoué ce mariage. Mais madame Black intervint, et de sa voix forte et froide, menaça son fils :

- Suffit, Sirius ! Encore un mot et tes amis les aurores auront du travail. Maintenant tu va exécuter le rituel de fiançailles sans protester. Est-ce claire ?

Elle ne l'avait pas dit mais presque. Sirius ne pouvait pas prendre le risque qu'elle crache le morceau devant les Malfoy, s'il n'était pas déjà au courent. Eux n'hésiteraient pas à tout raconter à leurs ami bien placé, et alors Remus…

- … Très claire. Grogna le jeune homme en se réinstallant.

- Bien, je vous laisse le lire.

Elle tendis le contrat à Abraxas qui prit le temps de le parcourir minutieusement. Enfin, après son étude, il dit :

- Nous sommes d'accord.

A cet instant seulement, Sirius remarqua la passivité de Lucius. Il l'avait déjà croisé au Ministère, il savait que cet homme était du genre coriace, à savoir se qu'il voulait et à tout faire pour l'obtenir… son comportement l'étonnait. Peut-être que lui aussi, on le forçait. Pourtant, le Gryffondore s'en moqua. Il n'allait pas pleurer son ennemi alors que lui-même était contraint à accepter cette union.

- Bien, commençons alors.

Elle se tourna vers son fils et le fixa intensément. Ne sachant pas se qu'elle voulait, il demanda, toujours énervé, quel était le rituel. Abraxas sourit de l'ignorance de son future beau-fils et expliqua :

- Toi et Lucius, vous posez la pointe de vos baguette sur le parchemin et vous acceptez juste, chacun votre tour, l'autre en mariage.

- Bien, fit Walburga en posant le contrat sur la table, entre les deux familles. Je vais commencer puisque...

Elle ne le dit pas mais Sirius l'entendis très bien, la suite, qui donnait à peu près : « mon fils est un ignorant de gryffon incapable qui ne connait rien à l'illustre magie des grandes familles de ce monde». Il serra les dents et l'observa sortir sa baguette pour la poser sur le parchemin :

- Moi, Walburga Bellatrix Black donne comme époux mon fils et mon ainé, Sirius Black a Lucius Malfoy.

Abraxas l'imita et dit, d'une vois formelle :

- Moi, Abraxas Scorpius Malfoy accepte Sirius Black comme époux pour mon fils et mon ainé, Lucius Malfoy.

Puis tout les regards se braquèrent sur Sirius. Ne sachant pas trop quoi faire, il posa la pointe de sa baguette sur le parchemin puis bégaya :

- Je… heu…

- Qui vous êtes et ce que vous acceptez ! lui rappela rapidement sa mère, exaspérée.

- Moi, Sirius Black je… heu… accepte de…

La formule incomplète suffit. Sirius sentit un courent de magie le parcourir et au bas du parchemin apparue le nom des Black. Il retira sa baguette, conscient de ce qu'il venait de faire. Immédiatement après, Lucius jura à son tour. Ce fut le nom des Malfoy qui apparu alors.

- Bien ! s'exclama Walburga, heureuse. Nous n'avons plus qu'a tout préparer pour la cérémonie !

- Mais…

Enfin, s'était ridicule ! On allait quand même pas lui dire que ça y était, grâce à deux coups de baguette et trois mots, dans un salon au coin du feu, il venait de se fiancer à un Mangemort ! Enfin quand même, s'était ridicule ! pourtant, les deux Malfoy se levèrent, et après avoir convenu de se revoir la semaine suivante pour tout organiser, quittèrent le salon.

- Mais…

Walburga, qui avait raccompagné ses invité jusqu'à l'air de transplanage revint dans le salon pour constater que son fils n'avait toujours pas bouger. Elle le regarda un instant puis lui sourit, véritablement heureuse de cette union.

- Avez-vous déjà convenu d'un témoin ?

- Je… ouais mais… je…

Non, enfin, ce n'était pas possible. Il ne s'était quand même pas fiancé avec Malfoy ! Puis il se rappela d'une chose, qu'il avait mis au point avec James pour s'assurer que sa mère ne le ferai plus chanter :

- Je veux un Serment Inviolable.

- Plait-il ? demanda la vieille femme en s'approchant.

- Un Serment. Vous jurez de gardez secret tous ce que vous savez sur Remus…

- Si vous jurez de vous marier le premier aout avec Lucius Malfoy.

- Je…

Il n'avait pas le choix. S'il voulait réellement lever la menace sur Remus, il lui fallait se serment. Il sortit donc une nouvelle fois sa baguette :

- D'accord.

- Bien. Elle tendis aussi sa baguette, de sorte que les deux pointes se touchent. Jurez de vous marier le premier aout prochain avec Lucius Malfoy.

- Jurez de taire tous se que vous savez sur Remus.

- Je jure. Dirent-ils en même temps.

Un ruban rouge de magie s'enroula autour des deux baguettes, liant leurs propriétaires par ce serment.

A suivre…