Disclaimer : La licence Teen Titans est la propriété de ses ayants-droit, DC Comics et Cartoon Network. Aucun profit n'est fait à partir de cette fiction.
En outre, cette oeuvre est celle de RobinRocks et de Narroch06. Je n'en suis que l'humble traducteur et les remercie pour leur aimable autorisation de publication.

Ce récit est totalement fictif. Toute ressemblance avec des évènements ou personnes de la vie réelle ne serait que pure coïncidence.

Avertissement sur le contenu Cette fiction est réservée à un public extrêmement averti. Elle contient des scènes de viol et d'abus particulièrement explicites pouvant heurter la sensibilité des lecteurs. Si à tout moment, la lecture de ce récit vous mettez mal à l'aise, n'hésitez pas à en interrompre la lecture.


Clauses

Chapitre Quatre
L'effet inverse

« Plus fort ! »

Robin essuya les gouttes de sueur sur son front - repoussant dans un même geste sa frange de cheveux gras - tandis qu'il changeait de position et obéissait à l'ordre de son maître.

« Mets-y plus de force, mon garçon ! Renforce-le coup de tout ton poids ! »

Robin ne parvint pas à retenir une faible plainte provoquée par l'épuisement mais obtempéra encore, refusant de montrer qu'il était sur le point de s'écrouler.

« Bien. Maintenant, plus vite.

- Je peux pas... soupira-t-il, je peux vraiment pas...

- Tu ferais mieux d'essayer ou bien Jump City se retrouvera à court de héros adolescents d'ici demain à la même heure. »

Robin réagit à la menace et recommença à s'agiter un peu, balançant à nouveau son poids dans son coup ; il voulait hurler de frustration. Quoi qu'il fasse, rien n'était assez bon.

Pas assez fort.

Pas assez rapide.

Slade vit son petit apprenti vaciller dangereusement, proche de l'évanouissement, et cela ne fit que lui arracher un sourire.

« Tu peux faire mieux, Robin, maugréa-t-il sur un ton dangereux. Je suis sûr que je n'ai pas besoin de te rappeler ce qui se passera si tu continues de me décevoir... »

Il observa le jeune homme qui essayait de se relever, l'expression déterminée qui se lisait sur son visage ; il bondit une fois de plus vers la cible que Slade tenait nonchalamment dans l'une de ses mains, jeta son maigre corps tout entier dans ce coup de poing et positionna son poignet de façon à gagner un instant supplémentaire...

Slade s'esquiva sur le côté et lui fit un croche-pied en bonne et due forme ; le garçon se retrouva étalé au sol et son cri de surprise fit doucement rire Slade, sincèrement amusé.

« Nous avons fini pour ce soir, déclara-t-il avec aigreur en jetant négligemment la cible par terre. Je ne crois pas que je supporterai plus longtemps de te voir te ridiculiser. »

Robin laissa échapper un grognement à la fois agacé et exaspéré tandis qu'il s'efforçait de se relever et de se tournait vers son maître. Il dégagea encore les cheveux qui lui tombaient devant les yeux, agacé par cela aussi : son gel qui datait de... trois, quatre jours ? Il semblait tout simplement ne faire plus qu'un avec ses cheveux. Les sévices physiques, les sévices sexuels, les sévices mentaux... Il n'était presque plus capable de discerner la frontière entre ces trois choses.

Il savait seulement que Slade le faisait lentement glisser vers la folie.

Pas le genre de folie qui le pousserait à le désirer, comme il l'avait peut-être espérer. Non, juste la folie pure.

Point.

De toute façon, le gel dans ses cheveux avait complètement fondu depuis tout ce temps. La sueur l'avait rendu poisseux et, il devait l'admettre, gras. Il ne s'était pas lavé depuis... combien ? quatre jours ? Il était complètement épuisé sans considérer le travail 'périscolaire' que lui demandait d'accomplir Slade et ses rêves durant lesquels il se débattait, se tournait et se retournait... Il savait que l'odeur de son corps n'était pas très agréable ; il ne s'était jamais senti 'sale' au sens littéral du terme mais aujourd'hui il faisait cette expérience. Il n'avait jamais ressenti, de toute sa vie, un besoin si pressant de prendre une douche, cependant... Il avait le sentiment qu'il n'y avait pas que la sueur qu'il voulait laver... Parce qu'il n'avait toujours pas pris de douche deux jours après que Slade l'ait violé si sauvagement. Il savait son apparence déplorable bien qu'il n'ait pas eu l'occasion de voir son reflet ; il pouvait presque le sentir.

Et Slade sembla percevoir son désespoir ; la supplique d'une douche qu'il lui avait promis la veille au soir.

Il sourit. D'une manière horrible. Mais Robin ne pouvait pas le voir, pas derrière son masque.

« J'imagine qu'à défaut de mon respect, tu as mérité une douche, dit-il doucement en laissant traîner son articulation. »

Le garçon poussa un imperceptible soupir de soulagement tandis qu'il s'imaginait déjà la sensation de l'eau chaude sur sa peau contusionnée.

Le fait de fermer la porte, de laisser Slade à l'extérieur, ne serait-ce que pour dix minutes. Le fait de savoir qu'il aurait quelques précieuses minutes pour lui-même, pour se laisser aller à ses propres pensées, pour disposer de son propre corps et de son propre esprit.

Le fait de pouvoir oublier ce qu'il était en train de devenir lentement - inévitablement.

Le putain d'apprenti de Slade.

Son putain de petit jouet.


La première pensée qui vint à l'esprit de Robin au sujet de la salle de douche alors qu'il allumait les lumière fut une question : quelle raison avait poussé Slade à aménager cette pièce ? Elle était immense pour commencer, semblable aux douches que l'on peut trouver dans les vestiaires d'une équipe de football. À vue d'œil, une douzaine de personnes pouvait facilement se répartir là-dedans.

Hors il n'y avait pas douze personnes en ces lieux. Il n'y avait que Slade et maintenant...

Moi...

Cela dit, ça faisait plus d'espace pour lui. La salle était parfaitement sèche comme si elle n'avait pas servie depuis des années.

Jamais, en fait.

Il commença d'abord par visiter la pièce, sans enlever un seul de ses vêtement, il jeta un œil aux indicateurs pour voir comment ils fonctionnaient. Il modifia les températures de chacune des douches pour qu'elles soient identiques avant d'ajuster leurs pommeaux afin qu'aucun ne soit positionné selon le même angle que les autres.

Afin que tous les jets convergent en un seul point au centre de la pièce.

Il y avait également plein de miroirs. Tous de pleine longueur, partant du sol pour atteindre le plafond, et on en comptait environ huit dispersés sur les murs tout autour de lui. Il entrevit plusieurs images de son corps et éprouva un choc devant l'horrible apparence qui était la sienne.

Cela dit, rien n'était irréversible...

Il retira rapidement son uniforme déchiré et trempé de sueur qui lui collait à la peau, et il évita de porter les yeux sur les sombres ecchymoses à présent douloureusement visible sur son corps entièrement pâle. Sur ses bras et ses jambes, sur son torse, son ventre, son dos et son cou...

Ce n'était pas les raclées qui étaient les plus douloureuses. C'était le fait que Slade semblait prendre un malin plaisir à dégrader sa personne, à l'humilier en profitant de lui...

Le fait de savoir qu'il n'était pas en position de refuser.

Robin frémit tandis qu'il marquait une pause, la main sur l'élastique de son caleçon. Il était d'un naturel paranoïaque et il jeta un coup d'œil rapide tout autour de lui à la recherche de signes quelconques de la présence de Slade.

Rien.

Évidemment.

La pièce était immense et vide si l'on exceptait les douches et les petites étagères sur lesquelles se trouvaient disposés du savon, du shampooing et du gel douche. La porte était verrouillée ; il avait déjà vérifié deux fois. Troublé, il traversa la pièce et l'examina une troisième fois, il sourit un peu lorsqu'elle refusa de s'ouvrir malgré sa tentative.

Il se sentit davantage en sécurité et retira son caleçon noir avant de le jeter avec le reste de son uniforme noir et ambré ; il ne portait à présent plus que son masque qu'il ne retirerait pas, même après avoir vérifié la porte. Il s'avança vers les douches et se tint à l'endroit où les jets se rencontraient, il commença à se faire arroser par une eau délicieusement chaude qui jaillissait de tous les côtés. C'était absolument merveilleux et durant ces quelques minutes, il oublia tout, aidé par une bouteille de shampooing à base d'huile de noix de coco élaboré spécialement pour les chevelures sombres - apparemment, ça leur donnait davantage éclat. Il trouva satisfaction dans le gel douche aux extraits de menthe poivrée ou quelque chose d'approchant et ce dernier l'aida aussi à oublier. En fait, il était heureux ; les femmes ont le lèche-vitrines pour récupérer - Starfire était du genre à acheter des accessoires de coiffure quand elle avait le moral à plat.

Ça, ce n'était pas du lèche-vitrines, non, ça c'était...

Il se retourna et se retrouva face à face avec Slade.

Il était entièrement vêtu, à moitié dissimulé derrière la vapeur qui s'élevait dans la pièce et complètement trempé.

Robin poussa un cri de surprise qui se coinça dans sa gorge.

Tel Blanche Neige et son morceau de pomme ensorcelée. Il lui semblait qu'il s'étranglait également, sans rien avoir avalé...

Derrière son masque, ses yeux s'écarquillèrent, il commença à reculer pour mettre de la distance entre lui et son maître détrempé. Une fois de plus, les mots se dérobaient à son esprit et il fut seulement capable de se plaquer contre le mur tandis que Slade commençait à se rapprocher lentement de lui, l'eau continuant de les mouiller tous deux par jets.

« Qu'est-ce que tu fabriques ici ? lui demanda finalement Robin, d'une voix si étranglée que l'on eût pu croire que Slade le tenait par la gorge. »

L'homme haussa les épaules.

« J'imagine que l'on pourrait appeler cela 'observation de la faune', plaisanta-t-il d'une voix monocorde. J'étudie les créatures dans leurs milieux naturels. Ou, dans ce cas précis, j'étudie une créature sous sa forme la plus naturelle. Dévêtue et imprudente. »

Il laissa son regard courir le long de la silhouette humide, tremblante et nue de Robin. Il y avait dans son unique œil gris un... intérêt explicite ; et quelque chose d'autre également, une expression qu'il ne pouvait pas définir.

Qu'il ne voulait pas définir.

« Où est-il ? demanda l'adolescent qui essayait de changer de posture afin de dérober un maximum de son corps au regard de Slade.

- Hmm ? »

L'homme leva son œil, perplexe, et Robin, les joues rougies par la gêne et la colère, comprit que son maître reluquait son...

« Le détonateur, s'emporta le garçon. Tu es là pour ça, pas vrai ? Pour me menacer ? Pour faire ton affaire avec moi ? »

Slade rit doucement tandis que de l'eau s'écoulait à tire-larigot le long de son masque.

« Mon cher Robin, si paranoïaque à tous les sujets... »

Il rit à nouveau et Robin se retourna, face au mur, au bord des larmes.

« Sors d'ici, dit-il d'une voix brisée, cesse de me faire ça...

- Hmm ? »

Cette fois, le grommèlement interrogateur s'était fait extrêmement menaçant mais Robin ne daigna pas tourner son regard dans sa direction.

« Accomplis ta sale besogne, murmura-t-il, achève ce pour quoi tu es venu jusqu'ici. Et après laisse-moi finir de prendre ma douche en paix.

- C'est un ton très irrespectueux que tu emploies là, Robin, déplora Slade dans un murmure menaçant. Et en vérité, je n'ai pas le détonateur sur moi. Il n'aurait pas résisté à une exposition à l'eau. »

Il se plaça juste derrière le garçon et referma ses mains autour de ses frêles épaules. Robin baissa la tête, il tremblait et luttait pour réprimer ses sanglots.

« Qu'est-ce que tu veux ? explosa-t-il, excédé. Pourquoi joues-tu à ces jeux-là avec moi ? Si tu veux me baiser alors baise moi et qu'on en finisse vite...

- Si c'était ce que je voulais, je l'aurais déjà fait, lui affirma sèchement Slade. »

Il laissa ses mains descendre le long du dos humide et glissant de Robin et il le sentit se tendre de dégoût et de crainte sous son emprise.

« Non, je veux t'apprendre quelque chose, poursuivit-il d'une voix douce pour essayer de donner au garçon un sentiment illusoire de sécurité. »

La dernière fois que tu m'as 'appris' quelque chose,j'ai fini par avaler ta semence...

Slade sentit l'adolescent frémir sous ses mains puissantes.

« Comment es-tu entré ? bredouilla Robin, anéanti. J'avais fermé la porte.

- Il y a plus d'une manière d'entrer ici, tu sais. »

Pas dans mon esprit en tout cas, songea brutalement le garçon. Tu n'en trouveras jamais l'entrée, Slade. Je ne deviendrai jamais celui que tu veux que je sois : ton apprenti ou ton amant. Jamais.

« Non, ce que je veux t'enseigner ce soir, c'est une leçon sur toi, poursuivit-il d'une voix délicate.

- Je n'ai pas envie d'apprendre. »

Slade resserra sa prise sur son petit apprenti tandis qu'il riait.

« Je ne t'ai pas demandé ce que tu voulais faire, répondit-il d'un air mauvais. »

Il fit se retourner brutalement l'ex-Teen Titan. Il le jeta contre le mur et la tête de Robin heurta les tuiles humides. Sa vision s'obscurcit et il se réveilla quelques secondes plus tard, étendu sur le sol. Toutes les douches dispersaient encore cette eau chaude qui faisait naître la vapeur d'eau et il s'assit, secouant sa tête qui le faisait souffrir.

Une sensation délicieuse agita soudainement son corps et il parvint à en déterminer la provenance avec exactitude en quelques secondes.

Slade était assis en tailleur au dessus de l'endroit où il était allongé, la tête au creux de l'une de ses mains, il semblait s'ennuyer.

Son autre main caressait l'intérieur de la cuisse droite de Robin avec délicatesse.

L'adolescent réprima à peine son cri d'horreur et de colère et chercha à s'esquiver vivement ; Slade déploya ses bras et resserra sa prise sur lui, il retint fermement son petit corps trempé tandis qu'il cherchait à lui échapper. Il le ramena vers lui et le coucha sur ses genoux dans une étreinte solide qui contenait ses tentatives de résistance.

« Voilà ta leçon, lui susurra-t-il tandis que Robin s'agitait, trempé, entre ses bras. Il faut que tu arrêtes de bouger si tu veux découvrir quelque chose...

- Je n'ai rien envie de découvrir ! hurla le garçon qui ne cessait de le griffer tel un chat en furie.

- Mais c'est une leçon particulière, lui souffla Slade qui semblait très amusé bien que son apprenti cherchait à lui arracher le seul œil qui lui restait. Seul à seul...

- NON ! cria Robin, la gorge à nouveau obstruée par un bout de pomme ensorcelée tel Blanche Neige.

- Mon cher garçon... »

Slade semblait à nouveau sur le point de rire.

« … Qu'est-ce qui te fait croire que tu as le choix ? »

Il remua l'une de ses grandes mains gantées et humides entre les jambes de Robin et commença à caresser en cadence sa virilité, laissant le bout de ses doigts courir avec douceur le long de sa verge : il la cajola, stimula son expansion et son durcissement sous l'effet de son toucher délicat. Progressivement, la résistance de Robin s'affaiblit à mesure que ses prédispositions virginales submergeaient chacun des sens auxquels il pouvait encore se raccrocher jusque là. Et Slade rit doucement tandis qu'il observait la chute de ce garçon si démuni, vaincu par le corps qui faisait sa fierté. Il relâcha sa prise sur Robin qui arqua alors son dos, le corps toujours ruisselant, ses cheveux d'ébène trempés étincelaient tandis qu'il les repoussaient en secouant la tête ; ses cuisses se tendirent davantage à leur tour et il poussa des halètements et des gémissements sous le toucher sensuel de Slade.

Il comprenait à peine ce qu'il était en train de faire, ce qu'il laissait Slade lui faire.

L'eau ne cessait de jaillir autour d'eux tandis que le maître continuait de procurer du plaisir à son précieux apprenti exactement selon son plan. L'eau commençait à refroidir mais Robin devenait de plus en plus chaud. Les caresses de Slade gagnèrent en fermeté, en rapidité... et la respiration du garçon suivit la même courbe alors qu'il se rapprochait de la jouissance. Sa respiration était si courte qu'il en souffrait presque ; sa virilité excitée semblait au bord de l'explosion...

Mais Slade continua d'attiser son excitation. Il redevint plus doux, ses caresses se firent de moins en moins perceptibles jusqu'à engendrer un manque complet qui conduisit le garçon à percevoir chaque petit effleurement aussi léger qu'une plume comme autant de raisons de pousser un cri déchirant. Mais il se retint de crier parce qu'il redoutait que Slade ne lui fasse du mal - ne le punisse - s'il le faisait.

Qu'il arrête tout.

Il laissa échapper des gémissement qu'il ne pouvait de toute façon plus contenir, surtout maintenant que son maître caresser le bout de son membre, son extrémité - la partie la plus sensible et la plus réactive.

Il laissa courir délicatement son pouce dessus comme s'il se fût agi du détonateur et en agaça les terminaisons nerveuses.

Et alors que l'adolescent venait juste d'acquérir la certitude que les choses allaient se concrétiser...

Slade s'arrêta. Il se releva et entraina Robin avec lui en le tirant par les bras. Il le maintint par les poignets face à l'un des miroirs de la pièce.

Il sourit lorsqu'il entendit la respiration bruyante du garçon. Ses gémissements de frustration.

« Regarde-toi, Robin, lui murmura-t-il d'un air mauvais en désignant d'un signe de tête leurs reflets dans le miroir embué. Regarde-toi simplement, mon garçon... »

Il essaya de calmer sa respiration emballée par l'excitation et leva les yeux vers son reflet.

Lorsqu'il se vit, il en fut presque malade.

Son agitation avait coloré ses joues en rose ; il était nu, trempé, couvert de bleus et...

Ohmondieu...

Et il vit son érection, plus imposante qu'elle ne l'avait jamais été par le passé, et elle était ainsi à cause des caresses de Slade...

« Crois-tu encore ne pas m'appartenir ? ronronna Slade d'une voix si basse que Robin l'entendit à peine. »

L'homme cessa de s'amuser de la situation lorsque le garçon éclata en sanglots une fois encore mais il devint si hystérique qu'il était impossible de lui dire quoi que ce soit, de le calmer.

« Pourquoi pleures-tu ? lui souffla-t-il à l'oreille. Parce que tu viens enfin de comprendre que ce que j'ai essayé de t'enseigner ces derniers est vrai ?

- Non, c'est faux ! sanglota Robin. »

Il chercha à libérer se poignets des mains puissantes de Slade mais ce dernier ne le lâcha pas.

« Je n'ai pas envie pas de ça, Slade...

- Je me moque de tes envies, lui répondit brusquement son maître. Je t'ai dit que tout avait toujours eu un rapport avec toi mais laisse-moi te dire que c'est simplement parce que je veux ton corps - pour moi seul - ça ne signifie pas que je m'intéresse de près ou de loin à ce que tu peux ressentir. Je ne t'aime pas, mon cher garçon. Absolument pas. Et maintenant... »

Il lâcha les poignets de l'adolescent et forma un triangle avec ses mains dont il posa les paumes gantées à plat sur le ventre tout aussi plat de Robin. Le bout de ses doigts étaient à moins de six centimètres de l'extrémité la virilité toujours excitée du garçon.

« … Faut-il que je remédie à ce petit problème à ta place ? chantonna Slade sur un ton légèrement sarcastique. »

Robin observa son reflet terrifiant, aussi raide et fortement excité qu'il l'était lui-même. Slade lui caressa la nuque et il ressentit un élan presque douloureux dans son aine.

Comme son maître lui avait dit, ce n'était pas comme s'il avait le choix de toute façon...

« Oui. »

Il vit la bouche de l'autre Robin former ce mot insidieux. Pourquoi cela lui donnait-il l'impression d'avoir signé son arrêt de mort ?


L'écho de son ultime cri lorsqu'il avait finalement atteint la jouissance résonna dans la salle de douche pendant un long moment après que tout fut fini ; Robin, tremblant, s'effondra sur le sol mouillé, au bord de l'inconscience, les jets des douches fonctionnaient encore et l'eau continuait d'être dispersée autour d'eux.

Slade se tenait au dessus de lui et l'observait.

« Tu as bien travaillé, murmura-t-il finalement. Tu réagis à cet entrainement bien plus vite que je ne l'avais imaginé. »

Robin poussa un léger gémissement en réponse et remua légèrement, trempé, dans sa position fœtale.

« Nous pourrons donc progresser plus rapidement, continua Slade d'une voix douce. Tu viendras me voir plus tard dans la nuit - dans mes quartiers - et tu viendras dans une bonne disposition d'esprit. Tu m'as compris, mon garçon ? »

Robin gémit un oui avant de se recroqueviller davantage.

« Ne reste pas coucher là, misérable gamin ! lui lança son maître. Habille-toi. Je t'ai apporté un uniforme propre. »

L'adolescent s'assit, incapable de s'empêcher de trembler.

Visiblement satisfait, Slade tourna les talons et gagna la porte, non sans laisser une trainée d'eau derrière lui.

« Je ne veux rien qui vienne de toi, lui dit Robin dont la voix était devenue soudainement froide. »

Il commença alors à réaliser ce qu'il venait de faire.

Slade s'arrêta.

Rit.

« Robin, lâcha-t-il dans un soupir, avant de quitter la pièce, je ne t'ai pas demandé ce que tu voulais... »

La porte se referma en claquant et Robin resta simplement assis là tandis que l'eau continuait de refroidir tout autour de lui.