Salut ! Voici le quatrième texte avec Mey-Rin.
Mey-Rin était stressée. Des invités allaient bientôt venir et elle devait encore faire les lits. Aussi elle courait à travers tout le manoir, draps dans les bras, et sans vraiment voir où elle allait. Et comme c'était une catastrophe ambulante, il fallait s'attendre au pire. Mais vraiment.
Et bien entendu, le pire arriva. La femme de chambre se prit les pieds dans le linge, trébucha, passa par-dessus la rambarde du premier étage, entraînant les draps avec elle, et finit pendue au lustre par le linge. Déjà la situation pour l'ancienne tueuse à gages était bien humiliante car elle avait l'aire fine accrochée comme ça tel Tarzan à une liane, l'aisance et le cadre sauvage en moins, et tourbillonnant lentement. Mais quand Sébastian, passant par hasard pour aller ranger une pièce, la vit dans une telle situation, la pauvre femme de ménage aurait bien voulu finir six pieds sous terre tellement elle avait honte.
- Je ne veux même pas savoir comment tu as fais ton compte, soupira le majordome en la décrochant après être allé chercher une échelle.
